SÜDAFRIKA: DIE BERGLEUTE VON MARIKANA ENTKOMMEN DEN SLUMS NICHT – FOTO-SOZIALREPORTAGE – Afrique du Sud: les mineurs de Marikana peinent à échapper aux bidonvilles

Südafrika: Die Bergleute in Marikana haben zu kämpfen, um den Slums zu entkommen
Marikana (South Africa) (AFP) – 05.11.2012 12:20 – Von Jean Liou
bannergold 240-170“Es gibt eine Warteliste für Wohnungen. Und immer muss man Schmiergelder zahlen!” Nosiphiwo Mehlwana glaubt nicht, dass sie bald die Slums vor der Mine Platin Marikana (Norden), wo ihr Mann arbeitet, verlassen kann. Die harten Lebensbedingungen der Bergleute waren einer der Gründe für den blutigen Streik in Marikana, ein “hot spot” der um die Welt ging. 48 Personen insgesamt starben, darunter 34 Bergarbeiter, die von der Polizei am 16. August in einem Massaker getötet wurden.
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Afrique du Sud: les mineurs de Marikana peinent à échapper aux bidonvilles
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 05.11.2012 12:20 – Par Jean LIOU
“Il y a une liste d’attente pour les foyers. Et il faut toujours payer des pots-de-vin!” Nosiphiwo Mehlwana pense qu’elle ne pourra pas quitter de sitôt son bidonville, face à la mine de platine de Marikana (nord) où travaille son mari. Les dures conditions de logement des mineurs ont été l’une des raisons évoquées pour expliquer la sanglante grève qui a fait de Marikana un “point chaud” du globe. Quarante-huit morts au total, dont 34 mineurs abattus par la police le 16 août.

Une femme de mineur vivant dans les bidonvilles près de la mine de platine de Marikana, le 30 octobr
Bergmannsfrau in Blechhüttenslum bei Platinmine Marikana, Südafrika
Une femme de mineur vivant dans des bidonvilles près de la mine de platine de Marikana, le 30 octobre 2012 en Afrique du Sud
Foto (c) AFP – by Jean Liou

La cabane de Nosiphiwo est la plus grande parmi les douze qui s’ordonnent autour d’une petite cour boueuse, en bordure du vaste bidonville de Nkaneng. Les toilettes collectives sont juste à la porte, et un unique robinet fournit l’eau à la trentaine d’habitants des lieux.
“C’est une cuisine, c’est une chambre, c’est un salon!” préfère-t-elle s’amuser. A l’intérieur de cet espace de tôles de 4 mètres sur 3, un grand lit, une chaise en plastique, un réchaud électrique, un frigo, une télé et un lecteur de DVD. Les quelques affaires personnelles sont stockées dans des sacs.
De sa porte, elle a une vue imprenable sur la mine de Rowland, l’un des quatre sites exploités à Marikana par le groupe britannique Lonmin. Tout près de l’endroit de la funeste fusillade du 16 août.
Le “propriétaire”, le premier à avoir squatté le terrain dans les années 1990, demande 350 rands (31 euros) par mois par cabane, et 100 rands pour l’électricité. Les maris gagnent environ 4.000 rands (355 euros) nets, disent Nosiphiwo et ses voisines.
Les foyers dont elles rêvent sont des logements que Lonmin met à disposition des plus chanceux, à quelques centaines de mètres de là.
Récemment rénovées, ces “appartements pour familles” comportent un séjour/cuisine, une salle d’eau et une ou deux chambres. Du vrai luxe! D’autant que le loyer est modeste, 230 ou 320 rands.
“Nous étions sur une liste d’attente depuis 2005, et nous n’avons obtenu ce logement que l’an dernier”, se réjouit Nosimo Faleni, deux enfants, dont le mineur de mari rapporte à la maison entre 6.000 et 7.000 rands (530 à 620 euros) par mois.
Ils habitaient dans le bidonville voisin depuis 1997.
Mais il n’y en aura pas pour tout le monde: Lonmin, qui emploie 28.000 personnes à Marikana, prévoit de transformer ses foyers en 2.790 logements modernes d’ici 2014, dont 1.966 studios pour mineurs célibataires.
Et en attendant, les anciens foyers des années 1970 ne font pas vraiment envie: quatre lits par pièce, des murs nus, un placard de vestiaire, pas de porte, aucune intimité.
“Quand il pleut, il faut bouger les lits”, soupire Mandla Vilakazi, jeune mineur qui vit là depuis quatre ans.
“La nourriture est comprise, mais elle est mauvaise, alors on fait la cuisine nous-mêmes!”, ajoute-t-il, désignant la plaque électrique sur le sol d’une entrée qui n’a jamais été faite pour ça.
“Le loyer ne figure pas sur les fiches de paie. Mais nous savons que ceux qui n’habitent pas dans les foyers ont une allocation de 1.900 rands”, dit-il. Visiblement, tous les mineurs interrogés par l’AFP ne reçoivent pas une telle somme.
La visite de cette micro-société des portes de la mine conduit enfin à Wonderkop, lieu appelé “Indigenous Village” (Village indigène) par les habitants eux-mêmes parce qu’il était originalement peuplé de Tswanas déplacés par l’apartheid.
L’endroit paraît plus riant, avec des arbres fleuris. Même si, ici aussi, les cabanes ont poussé dans les arrières-cours.
Le baraquement de tôles peintes de 2 mètres sur 5 de Thumeka Magwangwana serait même presque coquet, avec sa télé à écran plat et son décodeur satellite, son congélateur et son micro-ondes, si la maîtresse de maison ne rappelait ses visiteurs à la réalité: il n’y a pas d’eau et l’odeur du lieu d’aisances, juste derrière, est souvent insoutenable.
Thumeka est au chômage, mais sa fille Zinzi gagne 4.500 rands par mois en comptant des bâtons de dynamite au fond de la mine.
Il reste moins de 3.000 rands (270 euros) pour faire vivre quatre personnes quand ont été payés le loyer (320 rands pour deux cabanes) et l’électricité (200 rands), car il y a aussi plus de 1.000 rands de dettes à rembourser tous les mois.
“Je ne peux pas envoyer d’argent à ma famille. C’est une honte”, se désole-t-elle, même si ce revenu reste élevé pour un ouvrier sud-africain
Comme la plupart des mineurs de Marikana, Thumeka est xhosa, originaire de la très pauvre région du Cap oriental (sud).
Les rues de Wonderkop sont actuellement en travaux, signe que les autorités ont commencé à investir. Mais les 4 km de piste menant au “centre-ville” de Marikana –une seule rue avec des magasins bon marché– sont toujours défoncés, et virent au bourbier dès qu’il pleut.
Il y a bien une route goudronnée parallèle, mais elle appartient à Lonmin et il est interdit de l’emprunter sans autorisation.
© 2012 AFP

Des bidonvilles près de la mine de platine de Marikana, le 30 octobre 2012 en Afrique du SudL'intérieur d'un bidonville où vivent des mineurs de la mine de platine de Marikana, le 30 octobreUne femme de mineur vivant dans les bidonvilles près de la mine de platine de Marikana, le 30 octobr
Bergarbeiter-Slum bei Platinmine Marikana, Südafrika
Hausinneres
Bergmannsfrau
Des bidonvilles près de la mine de platine de Marikana, le 30 octobre 2012 en Afrique du Sud
L’intérieur d’un bidonville où vivent des mineurs de la mine de platine de Marikana, le 30 octobre 2012 en Afrique du Sud
Une femme de mineur vivant dans des bidonvilles près de la mine de platine de Marikana, le 30 octobre 2012 en Afrique du Sud
Fotos (c) AFP – by Jean Liou

Südafrika: Die Bergleute in Marikana haben zu kämpfen, um den Slums zu entkommen
Marikana (South Africa) (AFP) – 05.11.2012 12:20 – Von Jean Liou
“Es gibt eine Warteliste für Wohnungen. Und immer muss man Schmiergelder zahlen!” Nosiphiwo Mehlwana glaubt nicht, dass sie bald die Slums vor der Mine Platin Marikana (Norden), wo ihr Mann arbeitet, verlassen kann. Die harten Lebensbedingungen der Bergleute waren einer der Gründe für den blutigen Streik in Marikana, ein “hot spot” der um die Welt ging. 48 Personen insgesamt starben, darunter 34 Bergarbeiter, die von der Polizei am 16. August in einem Massaker getötet wurden.
Die Hütte von Nosiphiwo ist die größte der zwölf, die um einen kleinen schlammigen Innenhof am Rand des weitläufigen Slums Nkaneng angeordnet sind. Die öffentlichen Toiletten sind vor der Tür, und ein einzelner Hahn liefert Wasser für 30 Bewohner.
“Es ist eine Küche, ein Schlafzimmer und ein Wohnzimmer!”, macht sie Spaß. Innerhalb des Blechraumes von 4 mal 3 Metern: ein großes Bett, ein Plastikstuhl, Elektroherd, Kühlschrank, Fernseher und DVD-Player. Die wenigen persönlichen Habseligkeiten sind in Taschen gelagert.
Vor der Tür hat sie einen atemberaubenden Blick auf die Mine Rowland, einer der vier Standorte, der von der britischen Gruppe Lonmin in Marikana betrieben wird. Direkt neben dem Ort der tödlichen Schüsse vom 16. August.
Der “Eigentümer”, der erste, der das Land in den 1990er Jahren squattete, verlangt 350 Rand (€ 31) pro Monat pro Hütte und 100 Rand für Strom. Die Ehemänner verdienen etwa 4.000 rand (355 Euro) netto, sagen Nosiphiwo und ihre Nachbarn.
Die Häuser von denen sie träumen sind Häuser, die Lonmin den wenigen Glücklichen wenige hundert Meter entfernt anbietet.
Kürzlich renoviert, verfügen diese “Familien-Appartements” über ein Wohnzimmer / Küche, ein Bad und ein oder zwei Schlafzimmer. Der wahre Luxus! Vor allem, da die Miete klein ist, 230 oder 320 Rand.
“Wir waren auf einer Warteliste seit 2005, und wir haben die Wohnung im vergangenen Jahr bekommen”, freut sich Nosimo Faleni, zwei kleine Kinder, deren Mann nach Hause bringt zwischen 6.000 und 7.000 Rand ( 530-620 Euro) pro Monat.
Sie lebten im benachbarten Slum seit 1997.
Aber es wird nicht für jeden sein. So plant Lonmin, die 28.000 Menschen beschäftigt in Marikana, ihre Häuser in 2790 moderne Wohnungen zu verwandeln, bis 2014, darunter 1.966 Einzimmerwohnungen für unverheiratete Bergleute.
Und in der Zwischenzeit machen die ehemaligen Heime der 1970er Jahre nicht wirklich Lust: vier Betten pro Zimmer, kahle Wände, ein Kleiderschrank, keine Tür, keine Privatsphäre.
“Wenn es regnet, müssen Sie das Bett bewegen”, seufzt Mandla Vilakazi, junger Bergmann, der dort seit vier Jahren lebt.
“Das Essen ist inklusiv, aber es ist schlecht, dann kocht man selbst!” Er zeigt auf die elektrische Platte auf dem Boden eines Eingangs, der nicht für sie gemacht wurde.
“Die Miete ist nicht auf dem Lohnzettel. Doch wir wissen, dass diejenigen, die nicht in den Arbeiterheimen leben, eine Hilfe von 1.900 rand bekommen”, sagte er. Offensichtlich bekommen nicht alle von AFP interviewten Arbeiter eine solche Summe.
Der Besuch dieser Mikro-Gesellschaft vor den Toren der Mine führt schließlich zu Wonderkop, Ort “Indigenous Village” (Eingeborenendorf) von den Bewohnern selbst genannt, weil es ursprünglich von den Tswana , verdrängt durch die Apartheid, bewohnt wurde.
Der Ort scheint zu lachen mit blühenden Bäumen. Selbst wenn, wie hier, die Blechhütten in den Hinterhöfen gewachsen sind.
Die Hütte von 2 Meter auf 5 von Thumeka Magwangwana würde sogar fast hübsch sein, mit seinen Flachbild-TV und Satelliten-Decoder, der Tiefkühltruhe und Mikrowelle, wenn die Gastgeberin die Besucher nicht an die Realität erinnerte: es gibt kein Wasser und der Geruch von der Toilette direkt hinter der Hütte ist oft unerträglich.
Thumeka ist arbeitslos, aber seine Tochter Zinzi verdient 4500 Rand pro Monat mit dem Zählen von Stangen Dynamit an der Unterseite der Mine.
Es gibt weniger als 3.000 rand (270 Euro) zu leben, wenn für vier Leute die Miete (320 Rand für zwei Hütten) und Strom (R200) bezahlt wurden, da auch noch mehr als 1.000 rand Schulden zurückzuzahlen sind pro Monat.
“Ich kann kein Geld an meine Familie schicken. Schande”, klagt sie, auch wenn das Einkommen hoch ist für einen Arbeiter in Südafrika.
Wie die meisten Bergleute ist Marikana ist Thumeka ein Xhosa aus dem sehr armen Eastern Cape (Süden).
Wonderkops Straßen sind derzeit in Reparatur, ein Zeichen, dass die Behörden zu investieren begannen. Aber die 4 km lange Strecke auf “downtown” der Marikana – eine Straße mit billigen Geschäften – ist immer noch aus Sand und sieht das Chaos, wenn es regnet.
Es gibt eine gepflasterte Straße parallel, aber es gehört Lonmin und es ist verboten, sie ohne Erlaubnis zu benutzen.
© 2012 AFP

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  1. SÜDAFRIKA: KRITISCHES AUGE EINES FOTOGRAFEN AUF DIE MINEN – David Goldblatt: regard critique d’un photographe sur les mines sud-africaines
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    JOHANNESBURG (AFP) – 30.10.2012 12:42 – Von Jean Liou
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