SÜDAFRIKA: EXODUS VON ERFOLGREICHEN SCHWARZEN OPERNSÄNGERN – Des Noirs percent dans l’opéra en Afrique du Sud… et s’expatrient

Schwarze reüssieren in der Oper in Südafrika … und wandern aus
CAPE TOWN (AFP) – 08.09.2011 24:33
Pretty Yende wusste nichts von lyrischer Kunst, bis eine TV-Werbung ihr Leben in ihrer fernen Gemeinde änderte. Wie andere schwarze Südafrikaner, ist sie nun als Sängerin anerkannt und singt in der Scala in Mailand. Das berühmte Blumen-Duett aus “Lakmé” von Léo Delibes hatte sie damals so bewegt, dass sie am nächsten Morgen einen Lehrer fragte, was es war. “Er erzählte mir, dass es heißt eine Oper”, erinnert sich Pretty Yende, jetzt 26 Jahre alt.
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Des Noirs percent dans l’opéra en Afrique du Sud… et s’expatrient
LE CAP (AFP) – 08.09.2011 12:33
Pretty Yende ignorait tout de l’art lyrique jusqu’à ce qu’une publicité vue à la télé depuis sa lointaine township change sa vie. Comme d’autres Noirs sud-africains, elle est maintenant une chanteuse reconnue, et réside à La Scala de Milan. Le célèbre duo des fleurs de “Lakmé”, de Léo Delibe, l’avait à ce point émue qu’elle a demandé dès le lendemain matin à un professeur de quoi il s’agissait. “Il m’a dit que ça s’appelle un opéra”, se rappelle Pretty Yende, aujourd’hui âgée de 26 ans.

Pretty Yende pendant les répétitions avec l'orchestre philarmonique du Cap le 3 août 2011, en Afriq
Foto (c) AFP: Pretty Yende während der Proben mit dem Philharmonischen Orchester Kapstadt, 3. August 2011, Cape, Südafrika
Pretty Yende pendant les répétitions avec l’orchestre philarmonique du Cap le 3 août 2011, en Afrique du Sud

Dix ans après lui avoir lancé “je dois faire ça”, la jeune femme qui a grandi à Thandukukhanya –une township de Piet Retief (aujourd’hui eMkhondo) dans l’est du pays– est l’une des voix qui montent sur les scènes internationales.
Elle a remporté en juillet le concours Operalia, fondé par le chanteur espagnol Placido Domingo.
“Tout ce que je voulais faire, c’était chanter. Tout ce que je voulais faire, c’était de savoir chanter. Même maintenant, tout ce que je veux faire, c’est de bien chanter!”
L’arrivée de voix d’opéra noires sur la scène internationale, plus de cinquante ans après les débuts de la soprano afrikaner Mimi Coertse à l’opéra de Vienne, n’est selon les experts pas due à une soudaine effusion de nouveaux talents. Mais la fin de l’apartheid a donné sa chance aux plus doués, qui autrefois n’auraient jamais pu percer.
“Pour le moment, nos meilleurs chanteurs sont noirs”, indique Virginia Davids, responsable des études vocales au Collège de musique d’Afrique du Sud, basé à l’Université du Cap.
On peut écouter les Sud-Africains de Tel Aviv à Londres: la soprano Pumeza Matshikiza a chanté lors du récent mariage du prince Albert II et de la Sud-Africaine Charlene Wittstock à Monaco, tandis que Dimande Nkosazana, basée en Suède, vient de remporter un concours en Italie.
“Autrefois, les gens (de couleur) n’étaient même pas autorisés à monter sur scène. C’est pourquoi on a l’impression d’assister à une explosion”, relativise Mme Davids, qui note que “les choses se sont soudain ouvertes, et ils ont commencé à réaliser qu’ils pouvaient faire carrière”.
“Ces chanteurs ont toujours été là, mais ils ont toujours été ignorés. C’est dommage, parce que beaucoup de merveilleux talents ont ainsi disparu”, regrette-t-elle.
Mais les chanteurs doivent courir les cachets à l’étranger.
L’opéra est le plus souvent perçu comme élitiste en Afrique du Sud, un divertissement “Vieille Europe” pour Blancs fortunés. Et seul Le Cap entretient une compagnie régulière.
“C’est triste. Il n’y a pas assez de compagnies en Afrique du Sud. Pour gagner réellement sa vie comme chanteur d’opéra, il faut aller en Europe ou aux Etats-Unis”, soupire la directrice financière de l’opéra du Cap, Elise Brunelle.
Les élèves sont souvent issus de milieux défavorisés et, contrairement à leurs homologues européens, n’ont pas grandi avec des pianos et des violons.
“La voix est le seul instrument dont ils disposent. Le seul moyen de faire de la musique”, souligne Virginia Davids, qui fut l’une des premières chanteuses d’opéra non-blanches.
Et ce alors que le chant fait partie de la vie de nombreux Sud-Africains de couleur. Il n’est ainsi pas rare de voir un gardien de voitures se lancer dans une aria en pleine rue.
Comme le relève Pretty Yende, “nous sommes une nation chantante. Nous sommes nés avec un battement. Nous pleurons, nous chantons. Nous rions, nous chantons. Nous sommes tristes, nous chantons. Nous perdons, nous chantons. Nous gagnons, nous chantons…”
“Chanter est une partie de nous-mêmes depuis longtemps !”
© 2011 AFP

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Schwarze reüssieren in der Oper in Südafrika … und wandern aus
CAPE TOWN (AFP) – 08.09.2011 24:33
Pretty Yende wusste nichts von lyrischer Kunst, bis eine TV-Werbung ihr Leben in ihrer fernen Gemeinde änderte. Wie andere schwarze Südafrikaner, ist sie nun als Sängerin anerkannt und singt in der Scala in Mailand. Das berühmte Blumen-Duett aus “Lakmé” von Léo Delibes hatte sie damals so bewegt, dass sie am nächsten Morgen einen Lehrer fragte, was es war. “Er erzählte mir, dass es heißt eine Oper”, erinnert sich Pretty Yende, jetzt 26 Jahre alt.
Zehn Jahre, nachdem sie rief: “Ich möchte das tun”, ist die junge Frau, die in Thandukukhanya aufwuchs – eine Gemeinde im Piet Retief (jetzt eMkhondo) im Osten – heute eine der Stimmen, die auf internationalen Bühnen Furore machen.
Sie gewann im Juli den Wettbewerb Operalia, von dem spanischen Sänger Placido Domingo gegründet.
“Alles, was ich tun wollte, war zu singen. Alles, was ich tun wollte, war, zu lernen wie zu singen. Auch jetzt, alles, was ich tun will, ist gut zu singen!”
Die Ankunft der schwarzen Opern-Stimmen auf der internationalen Bühne, mehr als 50 Jahre nach den Anfängen der Burin Mimi Coertse als Sopranistin an der Oper in Wien, ist nach Meinung von Experten nicht Resultat einer plötzlichen Ausgießung von neuen Talenten. Doch das Ende der Apartheid hat den besten Talenten, die früher nicht durchbrechen konnten, ihre Chance gegeben.
“Im Moment, unsere besten Sänger sind schwarz”, sagte Virginia Davids, Leiterin des Gesangsstudium an der Hochschule für Musik in Südafrika, an der Universität Kapstadt.
Sie können die Südafrikaner von Tel Aviv bis London hören: die Sopranistin Pumeza Matshikiza sang auf der letzten Hochzeit von Prinz Albert II und Charlene Wittstock in Monaco, während Dimande Nkosazana, mit Sitz in Schweden, hat gewonnen einen Wettbewerb in Italien.
“In der Vergangenheit waren die Menschen (von Farbe) nicht einmal erlaubt, auf die Bühne zu gehen. Deshalb meint man, einer Explosion beizuwohnen,” bringt Ms. Davids es in die richtige Perspektive und stellt fest, dass “die Dinge plötzlich offen sind, und sie beginnen zu begreifen, sie könnten eine Karriere machen. ”
“Diese Sänger sind immer da gewesen, aber wurden ignoriert. Es ist eine Schande, denn viele große Talente sind so verloren gegangen”, klagt sie.
Aber die Sänger müssen sich ihre Engagements im Ausland holen.
Die Oper wird oft als elitär in Südafrika angesehen, ein Entertainment “Old Europe” für wohlhabende Weiße. Nur Kapstadt hat eine regelmäßige Bühne.
“Es ist traurig. Es gibt nicht genug Unternehmen in Südafrika. Um seinen Lebensunterhalt als echte Opernsängerin zu verdienen, gehen nach Europa oder den Vereinigten Staaten”, seufzt der Chief Financial Officer der Opera Cape, Elise Brunelle.
Schüler sind oft aus sozial benachteiligten Schichten und, anders als ihre europäischen Kollegen, wuchsen nicht mit Klavieren und Geigen auf.
“Die Stimme ist das einzige Instrument, das ihnen zur Verfügung steht. Der einzige Weg, Musik zu machen”, sagte Virginia Davids, die als einer der ersten Opernsänger nicht weiß war.
Und obwohl der Song ist Teil des Lebens vieler schwarzer Südafrikaner. Es ist daher nicht ungewöhnlich, mitten auf der Strasse von einem Parkplatzwächter eine Arie zu hören zu bekommen.
Pretty Yende: “wir sind ein singendes Volk. Wir sind geboren mit einem Takt. Wir weinen, wir singen. Wir lachen, wir singen. Wir sind traurig, wir singen. Wir verlieren, wir singen. Wir gewinnen, wir singen … ”
“Singen ist ein Teil von uns seit eine lange Zeit!”
© 2011 AFP

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