SÜDAFRIKA: FAHRRADTOURISMUS IM SCHWARZEN ARMENVIERTEL ALEXANDRA – Afrique du Sud: tourisme et vélo dans la township d’Alexandra

Südafrika: Wandern und Radfahren in der Township Alexandra
JOHANNESBURG (AFP) – 10.03.2013 07:13 – von Celine AGOSTINI
Alexandra, die den Ruf einer der gefährlichsten Townships in Südafrika hat, macht eine schrittweise Öffnung für den Tourismus, und es ist nicht ungewöhnlich, dass eine Gruppe von Fremden sich auf dem Fahrrad in das Labyrinth von überfüllten Straßen wagt, um sie zu entdecken.
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Afrique du Sud: tourisme et vélo dans la township d’Alexandra

JOHANNESBURG (AFP) – 10.03.2013 07:13 – Par Céline AGOSTINI
Alexandra, qui a la réputation d’être une des plus dangereuses townships d’Afrique du Sud, s’ouvre progressivement au tourisme, et il n’est plus rare de voir un groupe d’étrangers s’aventurer à vélo dans son dédale de rues bondées.

Une touriste photographie la township d'Alexandra, le 12 février 2013
Eine Touristin fotografiert die Township Alexandra, 12. Februar 2013
Une touriste photographie la township d’Alexandra, le 12 février 2013
Foto © AFP – by Mujahid Safodien

“Aujourd’hui, vous n’êtes pas des touristes, vous faites partie de la township”, assure Jeffrey Mulaudzi à six visiteurs hollandais prêts à enfourcher leurs vélos. A 21 ans seulement, il est le créateur d’une agence de tourisme à Alexandra, la plus ancienne township du pays.
Cela fait trois ans que Jeffrey, un jeune noir natif de ce quartier très pauvre, organise des tours de la ville à pied ou en vélo.
L’aventure a commencé en 2010, grâce à son professeur de hockey sur gazon qui voulait voir à quoi ressemblait l’un des présumés coupe-gorges de Johannesburg. Le professeur a adoré, et conseillé à ses amis de faire de même.
A Soweto, la fameuse township du sud-ouest de Johannesburg, cela fait dix ans qu’un tour similaire à vélo existe. Mais rien de cela n’était organisé à Alexandra, ghetto pauvre à la réputation sulfureuse. Jeffrey s’est alors lancé sur le marché avec une idée bien précise.
“Je ne voulais pas d’un autre tour en bus, où les gens prennent des photos sans être en contact avec la population. On n’est pas dans un zoo ici!”, explique-t-il.
“De plus, le piège de ces tours en bus est qu’à la fin, les touristes ne se souviennent que de la pauvreté et de la saleté.”
En effet, à Alexandra, le risque est grand. Près de 400.000 personnes s’entassent dans 7,6 kilomètres carrés, beaucoup dans des baraquements en tôle composés d’une seule pièce.
Quelque 35% de la population est au chômage, et les rues jonchées de détritus semblent bien inhospitalières pour les non-initiés.
La visite commence par une dégustation de la bière traditionnelle de la township. Assis en rond, les touristes se mélangent à la population locale.
Titus, habitant d'”Alex” –nom affectueux donné par ses habitants–, a l’habitude de s’asseoir le dimanche devant ce baraquement transformé en shebeen (taverne).
Il connaît bien Jeffrey et son tour. “Je pense que son initiative est très bonne pour Alexandra”, estime Titus.
“C’est bon de savoir que les Blancs apprécient les Noirs”, juge ce Sud-Africain né dans un pays qui, vingt ans après, soigne encore les cicatrices laissées par le régime raciste de l’apartheid.
La plupart des clients de Jeffrey viennent d’Europe.
“Majoritairement, les touristes sont hollandais. Il a aussi des Allemands, des Anglais, des Français et des Italiens”, expose-t-il. Ils paient 300 rands (26 euros) pour deux heures, ou 400 rands (35 euros) pour quatre heures.
De leur côté, les visiteurs d’un jour ne boudent pas leur plaisir.
“J’ai déjà fait le même tour à Soweto”, explique la Néerlandaise Mariow, hôtesse de l’air depuis plus de vingt ans, qui passe régulièrement quelques jours à Johannesburg.
“C’est beaucoup mieux à Alexandra, le guide connaît très bien la township et on a vraiment l’impression d’être les bienvenus. Tous les habitants que l’on rencontre nous parlent!”
Quant aux questions de sécurité, elles restent l’une des préoccupations récurrentes des touristes.
“En trois ans, je n’ai jamais eu de problème”, assure Jeffrey. “Alexandra est à présent un endroit calme!”
“Il y a quelques années, on ne pouvait pas se promener d’un bout à l’autre de la township sans se faire voler ou agresser”, admet-il. “Mais à présent les choses ont bien changé.”
Quelques touristes reconnaissent avoir eu des inquiétudes avant le début du tour: “J’avais un peu d’appréhension avant de venir, surtout pour des questions de sécurité et j’avais peur d’être mal vue en tant que Blanche dans une township noire, mais très vite on oublie complètement ce côté d’Alexandra”, relate Caroline, elle aussi hôtesse de l’air.
Jeffrey ne compte pas s’arrêter là. Il a d’autres projets pour Alexandra. Il doit bientôt s’envoler pour le Cap afin de promouvoir son tour, puis il ira à Londres pour étudier les possibilités d’instaurer un système de vélo en libre service entre Alexandra et Sandton, le richissime quartier d’affaires qui jouxte la township.
© 2013 AFP

Une touriste à bicyclette dans la township d'Alexandra, le 12 février 2013Des touristes à vélo dans la township d'Alexandra le 12 février 2013
Eine Touristin auf einem Fahrrad in Township Alexandra, 12. Februar 2013
Touristen beim Radfahren in der Township Alexandra 12. Februar 2013
Une touriste à bicyclette dans la township d’Alexandra, le 12 février 2013
Des touristes à vélo dans la township d’Alexandra le 12 février 2013
Fotos © AFP – by Mujahid Safodien

Südafrika: Wandern und Radfahren in der Township Alexandra
JOHANNESBURG (AFP) – 10.03.2013 07:13 – Mit Celine AGOSTINI
Alexandra, die den Ruf einer der gefährlichsten Townships in Südafrika hat, macht eine schrittweise Öffnung für den Tourismus, und es ist nicht ungewöhnlich, dass eine Gruppe von Fremden sich auf dem Fahrrad in das Labyrinth von überfüllten Straßen wagt, um sie zu entdecken.
“Heute sind Sie nicht Touristen, Sie sind Teil der Gemeinde”, sagt Jeffrey Mulaudzi zu sechs niederländischen Besuchern, die bereit sind, ihre Bikes zu fahren. Mit 21 Jahren ist er der Schöpfer eines Reisebüros in Alexandra, dem ältesten Township des Landes.
Es ist drei Jahre her, seit Jeffrey, ein junger Schwarzer aus dieser sehr armen Gegend, organisiert Stadtführungen zu Fuß oder mit dem Fahrrad durchführt.
Das Abenteuer begann im Jahr 2010, dank seines Hockeylehrers, der sehen wollte, wie eine der angeblichen Mordgruben von Johannesburg ausah. Der Lehrer liebte es, und riet seinen Freunden, das gleiche zu tun.
In Soweto, dem berühmten Township südwestlich von Johannesburg, gibt es seit zehn Jahren ähnliche Fahrradtouren. Aber nichts davon wurde in Alexandra organisiert, einem armen Ghetto mit üblem Ruf. Jeffrey ging dann auf den Markt mit einer klaren Vorstellung.
“Ich wollte nicht noch eine Bus-Tour, wo die Menschen fotografieren, ohne in Kontakt mit der Bevölkerung zu kommen. Wir sind nicht in einem Zoo hier”, sagt er.
“Darüber hinaus ist die Falle dieser Bustouren, dass am Ende dieTouristen nichts anderes erinnern als Armut und Schmutz.”
In der Tat, in Alexandra ist diese Gefahr groß. Fast 400.000 Menschen drängen sich auf 7,6 Quadratkilometern, viele einräumige Blechhütten.
Etwa 35% der Bevölkerung ist arbeitslos, und die Straßen sind mit Müll übersät, alles scheint unwirtlichen für den Uneingeweihten.
Die Tour beginnt mit einer traditionellen Bierverkostung im Township. Sitzend in einem Kreis, mischen sich die Touristen mit den Einheimischen.
Titus ist Einwohner von “Alex” – liebevolle Bezeichnung von seinen Bewohnern gegeben – und hat die Gewohnheit, vor der Hütte am Sonntag zu sitzen, die in eine Shebeen (Taverne) umgewandelt wurde.
Er kennt Jeffrey und seine Tour. “Ich denke, die Initiative ist sehr gut für Alexandra”, sagte Titus.
“Es ist gut, dass die Weißen die Schwarzen mögen”, meint dieser Südafrikaner in einem Land, das 20 Jahre später immer noch die Wunden heilt, die das rassistische Apartheid-Regime hinterlassen hat.
Die meisten Kunden Jeffreys kommen aus Europa.
“Meistens sind die Touristen Holländer. Aber auch Deutsche, Englische, Französische und Italiener”, sagt er. Sie zahlen 300 Rand (26 Euro) für zwei Stunden oder 400 Rand (35 Euro) für vier Stunden.
Für ihren Teil, scheuen die Eintags-Besucher das Vergnügen nicht.
“Ich habe den gleichen Trip in Soweto getan”, sagt die niederländische Mariow, Stewardess seit über zwanzig Jahren, die regelmäßig ein paar Tage in Johannesburg ist.
“Es ist viel besser hier in Alexandra, hier kennt der Führer sehr gut die Gemeinde und wir haben wirklich das Gefühl, willkommen zu sein. Mit allen Menschen, die wir treffen, sprechen wir!”
Fragen der Sicherheit bleiben eines der wiederkehrenden Anliegen der Touristen.
“In drei Jahren, ich hatte noch nie ein Problem”, sagt Jeffrey. “Alexandra ist jetzt ein ruhiger Ort!”
“Vor ein paar Jahren konnte man nicht von einem Ende zum anderen der Gemeinde gehen, ohne ausgeraubt oder überfallen zu werden”, gesteht er. “Aber jetzt haben sich die Dinge geändert.”
Einige Touristen haben Bedenken vor der Tour: “Ich war ein wenig besorgt, vor allem für Fragen der Sicherheit, und ich hatte Angst als Weisse in einem schwarzen Township, aber bald vergaßen wir völlig diese Seite von Alexandra “, erzählt Caroline, auch Stewardess.
Für Jeffrey ist das noch nicht alles. Er hat andere Pläne für Alexandra. Es wird bald nach Kapstadt fliegen, um seine Tour zu fördern, dann wird er nach London gehen, um die Möglichkeiten für ein System von Miet-Bike-Service zwischen Alexandra und Sandton, dem reichen Geschäftsviertel neben dem Township, zu studieren.
© 2013 AFP

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