SÜDAFRIKA : GHETTOBRÄNDE DEMONSTRIEREN WOHNUNGSNOT – Afrique du Sud: les incendies de bidonvilles, symptôme du mal-logement

Südafrika: Slumbrände, ein Symptom für schlechte Wohnverhältnisse
CAPE TOWN (AFP) – 16.03.2013 16:42 – Mit Justine GERARDY
Mit dem nahenden australen Winter werden die Kälte und die damit verbundenen tödlichen Brände, die durch Unfälle mit der Heizung verursacht werden, der schlimmste Feind der Slums in Südafrika, die Heimat eines Südafrikaners von zehn trotz des Baus von Millionen von Häusern seit dem Ende der Apartheid im Jahr 1994.
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Afrique du Sud: les incendies de bidonvilles, symptôme du mal-logement
LE CAP (AFP) – 16.03.2013 16:42 – Par Justine GERARDY
Avec l’hiver austral qui approche, le froid et son cortège d’incendies meurtriers causés par des accidents de chauffage redevient le pire ennemi des bidonvilles en Afrique du Sud, qui abritent un habitant sur dix malgré la construction de millions de maisons depuis la fin de l’apartheid en 1994.

Les ruines du bidonville brûlé de Khayelitsha, en janvier 2013, au Cap-
Die Ruinen des abgebrannten Slums Khayelitsha, im Januar 2013, Kapstadt
Les ruines du bidonville brûlé de Khayelitsha, en janvier 2013, au Cap
Foto © AFP/Archives – Rodger Bosch

Cette crise du logement que la Constitution de la nouvelle Afrique du Sud démocratique croyait reléguer au passé en prescrivant en 1996 le droit de chacun à un logement décent, a pris un tour particulièrement aigu au Cap, la deuxième ville, dont la population a enflé de 30% en une décennie.
Autour de cette grande métropole prisée du tourisme balnéaire, le pourcentage de mal logés, habitant des constructions informelles de carton et de taules, a empiré depuis 1996, pour atteindre 18,2% au dernier recensement de 2011 (contre 16,7% en 1996, et 13,6% en moyenne nationale en 2011).
Les incendies sont fréquents, quand bien même la municipalité fait son possible pour limiter les risques, y compris dans les zones d’urbanisation sauvage: 151 morts en 2011, 105 en 2012.
Un simple feu de bougie peut détruire 600 habitations et mettre 2.500 personnes à la rue, comme cela s’est produit vendredi à Kayamandi, le bidonville le plus proche de la localité de Stellenbosch renommée pour son université et ses caves. L’incendie a fait deux morts.
Le feu se déclare davantage l’hiver, pour une chaufferette renversée ou mal éteinte, un court-circuit provoqué par un branchement électrique sauvage. En raison de la proximité des habitations, tellement serrées les unes sur les autres qu’on ne peut pas étendre les bras en circulant entre les deux, la propagation des flammes est rapide et les dommages impressionnants.
En plus des morts, le feu occasionne aussi de terribles blessures. Et si l’Afrique du Sud s’est passionnée l’an dernier pour le sort de la petite Pippi, une fillette de 3 ans, sauvée par une greffe de peau clonée après un banal accident de barbecue qui l’avait brûlé sur 80% du corps, les enfants des bidonvilles victimes de brûlures n’ont pas la chance comme elle d’accéder au dernier cri de la technique médicale pour guérir.
Au Nouvel An, un autre sinistre avait détruit 800 maisons de fortune et tué 5 personnes à Khayelitsha, la plus grande township noire du Cap dont certaines parties confinent au bidonville.
En quelques heures, Mandisa Pindela, 43 ans, avait vu le peu qu’elle possédait réduit en cendres, même les médicaments qu’elle doit prendre car elle est séropositive. “Maintenant on ressemble à des réfugiés”, dit cette mère de trois enfants, qui squatte dans un local communal avec sa famille depuis Nouvel An.
“Je n’ai même plus une valise, mes vêtements s’entassent dans ces sacs poubelles”, ajoute-t-elle. “Si je pouvais avoir une vraie maison, je pourrais atteindre mes objectifs”, indique sa fille de 24 ans, Ndiphumelelo, qui voudrait monter un service de traiteur-plats cuisinés. “Même si c’est pas flagrant, ça reste l’apartheid” dit-elle, en référence au régime raciste aboli en 1994.
Et sa mère d’ajouter: “Même en 1994 quand on a voté, on nous a promis qu’on aurait des maisons. Ce ne sont que des promesses, sans action derrière”, critique-t-elle, accusant le gouvernement de penser d’abord à loger les siens.
Elle n’a pas entièrement tort. L’ANC au pouvoir depuis 1994 a fait construire 2,68 millions de maisons subventionnées dans le cadre du plan “Reconstruction and Development Programme” (RDP).
D’une part ce n’est pas assez, mais en outre, observe l’opposition, environ 10% des plaintes reçues par le médiateur public entre 2011 et 2012 relevait d’un problème de corruption ou de mauvaise administration de ces fameuses maisons RDP: attribution à des amis ou parents, double ou multiple attribution, pas de priorité pour les plus âgés ou les handicapés, appels d’offres trop souvent passés auprès de membres de l’ANC, factures imputées pour des maisons non construites, etc.
Résultat, la région dont le Cap est capitale souffre d’une pénurie d’environ 600.000 maisons dont 350.000 au Cap même, alors que la ville attire une masse d’immigrés et de travailleurs fuyant des régions rurales. Il faudrait l’équivalent de 10.000 terrains de rugby pour loger tout le monde.
“Depuis que les gens peuvent venir au Cap (avec la fin des restrictions raciales imposées sous l’apartheid, ndlr) la ville connaît une croissance exponentielle et totalement non planifiée”, constate Noeleen Murray, enseignant d’architecture à l’Université du Cap occidental.
Les autorités prévoient la construction d’une ville nouvelle à une trentaine de kilomètres au nord du Cap, destinée aux bas revenus. Elle pourrait abriter 800.000 habitants d’ici 2036.
© 2013 AFP

Les ruines du bidonville brûlé de Khayelitsha, en janvier 2013, au Cap
Die Ruinen des abgebrannten Slums Khayelitsha, im Januar 2013, Kapstadt
Les ruines du bidonville brûlé de Khayelitsha, en janvier 2013, au Cap
Foto © AFP/Archives – Rodger Bosch

Südafrika: Slumbrände, ein Symptom für schlechte Wohnverhältnisse
CAPE TOWN (AFP) – 16.03.2013 16:42 – Mit Justine GERARDY
Mit dem nahenden australen Winter werden die Kälte und die damit verbundenen tödlichen Brände, die durch Unfälle mit der Heizung verursacht werden, der schlimmste Feind der Slums in Südafrika, die Heimat eines Südafrikaners von zehn trotz des Baus von Millionen von Häusern seit dem Ende der Apartheid im Jahr 1994.
Die Immobilienkrise, die die Verfassung des neuen demokratischen Südafrikas in 1996 mit dem Recht eines jeden auf angemessenen Wohnraum geregelt zu haben glaubte, nahm eine besonders akute Wende in Kapstadt, der zweiten Stadt, deren Bevölkerung um 30% in einem Jahrzehnt angegeschwollen ist.
In dieser Metropole, einem beliebten Badeurlaubsort, hat sich der Anteil von schlecht untergebrachten Menschen, die in informellen Strukturen aus Karton und Ziegeln leben, seit 1996 verschlechtert und erreichte 18,2% in der letzten Volkszählung im Jahr 2011 (gegenüber 16,7% im Jahr 1996 und 13,6% landesweit in 2011).
Brände sind häufig, obwohl die Gemeinde ihr Bestes tut, um das Risiko zu reduzieren, insbesondere in den Bereichen der wilden Besiedelung: 151 Todesfälle im Jahr 2011, 105 im Jahr 2012.
Eine einfache Kerze kann Feuer legen, 600 Häuser zerstören und 2.500 Menschen auf die Straße setzen, wie geschehen am Freitag in Kayamandi, der Slum am nächsten an der Stadt Stellenbosch, die bekannt ist für ihre Universität und ihre Keller. Das Feuer tötete zwei Menschen.
Feuer bricht mehr im Winter aus, wegen einem defektem oder schlecht gewarteten Heizgerät oder einem elektrischen Kurzschluss. Aufgrund der Nähe der Häuser, die so eng zueinander liegen, dass man zwischen zweien seine Arme nicht ausstrecken kann, ist die Flammenausbreitung schnell und eindrucksvolle Schäden entstehen.
Zusätzlich zu den Toten verursacht das Feuer schreckliche Verletzungen. Und wenn Südafrika auch ergriffen war letzten Jahr über das Schicksal der kleinen Pippi, ein 3-jähriges Mädchen durch eine Hauttransplantation nach einem banalen Grill-Unfall gerettet, der 80% ihres Körpers verbrannte, haben brennende Slum-Kinder keine Chance, da es Zugang zur neuesten Medizintechnik ankommt, um zu heilen.
Neujahr hatte ein weiterer Zwischenfall 800 Häuser zerstört und fünf Menschen getötet in Khayelitsha, dem größten schwarzen Township in Kapstadt mit großen Teilen davon an der Grenze zum Slum.
In ein paar Stunden sah Mandisa Pindela, 43, das Wenige was sie hatte, verbrannt, sogar die Medikamente, die sie nehmen muss, weil sie HIV-positiv ist. “Jetzt siehst du wie Flüchtlinge aus”, sagte die Mutter von drei Kindern, die mit ihrer Familie für das neue Jahr in einem gemeinsamen Raum zusammenhockte.
“Ich habe nicht einmal einen Koffer, meine Kleidung ist in diesen vollgestopften Müllsäcken”, fügt sie hinzu. “Wenn ich ein richtiges Zuhause haben könnte, könnte ich meine Ziele erreichen”, sagte das 24 Jahre alte Mädchen Ndiphumelelo, die gern einen Cateringservice für gekochte Mahlzeiten aufbauen würde. “Auch wenn es nicht offensichtlich ist, ist es Apartheid”, sagte sie, bezogen auf das im Jahr 1994 abgeschaffte rassistische Regime.
Ihre Mutter fügte hinzu: “Im Jahr 1994, als wir gewählt haben, versprach man uns Häuser. Dies waren nur Versprechen, ohne Aktion danach”, sagt sie kritisch, beschuldigt die Regierung des Denkens nur an sich selbst.
Sie liegt nicht ganz falsch. Der ANC an der Macht hat seit 1994 2,68 Millionen subventionierte Häusern im Plan “Reconstruction and Development Programme” (RDP) gebaut.
Auf der einen Seite ist dies nicht genug, aber auch beobachtet die Opposition, dass etwa 10% der Beschwerden an den Bürgerbeauftragten der Öffentlichkeit zwischen 2011 und 2012 Korruptionsprobleme oder Missstände der berühmten RDP Häuser betrafen: Zuordnung zu Freunden oder Verwandten, doppelte oder mehrfache Zuordnung, keine Priorität für ältere oder behinderte, Ausschreibungen oft für Mitgliedern des ANC, ausgestellte Rechnungen für nicht gebaute Häusern, etc..
Ergebnis: die Region, deren Hauptstadt Kapstadt ist, hat einen Mangel von rund 600.000 Häusern, darunter 350.000 in Kapstadt, während die Stadt eine Masse von Einwanderern und Arbeitern aus ländlichen Gebieten anzieht. Es sollte das Äquivalent von 10.000 Rugbyfeldern brauchen, um alle unterzubringen.
“Da die Menschen nach Kapstadt (mit dem Ende des rassistischen Beschränkungen unter der Apartheid auferlegt, ed) können, wächst die Stadt exponentiell und völlig ungeplant”, sagt Noeleen Murray, Professorin für Architektur an der Western University of Cape Town.
Die Behörden planen, eine neue Stadt etwa dreißig Kilometer nördlich von Kapstadt zu bauen, für Leute mit niedrigem Einkommen. Die könnte 800.000 Menschen bis 2036 aufnehmen.
© 2013 AFP

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