SÜDAFRIKA: INTEGRATIVE SCHULE FÜR FLÜCHTLINGSKINDER – A Johannesburg, une école pour reconstruire l’enfance de petits réfugiés

In Johannesburg, eine Schule zur Wiederherstellung der Kindheit der kleinen Flüchtlinge
JOHANNESBURG (AFP) – 03/07/2011 09.24
schulebannerAufgereiht in den Fluren der Schule in Johannesburg, sehen die Kinder wie normale Kinder aus. Aber es sind kleine Flüchtlinge, die oft den Schrecken gesehen haben – sie sollen in eine Schulstruktur integriert werden. Sie sind 140, die zur Schule am Nachmittag gehen, wenn die Schüler des katholischen College of the Sacred Heart – eine der besten Schulen in der südafrikanischen Stadt – Sport oder Musik betreiben. Drei Stunden pro Tag von 3.00 bis 06.00 Uhr, daher der Name “Three2Six”.
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A Johannesburg, une école pour reconstruire l’enfance de petits réfugiés

JOHANNESBURG (AFP) – 03.07.2011 09:24
En rang dans les couloirs de cette école de Johannesburg, les gamins ressemblent à des écoliers ordinaires. Mais ce sont des petits réfugiés qui ont souvent vu des horreurs, pris en charge pour être intégrés dans une structure scolaire.

Des enfants réfugiés dans le collège catholique du Sacré Coeur à Johannesburg, le 30 juin 2011
Foto (c) AFP: Flüchtlingskinder im katholischen Herz-Jesu- College in Johannesburg, 30. Juni 2011
Des enfants réfugiés dans le collège catholique du Sacré Coeur à Johannesburg, le 30 juin 2011


Ils sont 140 à aller en classe l’après-midi, quand les élèves du collège catholique du Sacré-Coeur (Sacred Heart) –une des meilleures écoles de la métropole sud-africaine– font du sport ou de la musique. Trois heures par jour de 03H00 à 06H00, d’où le nom du programme “Three2Six” (trois à six).
“Il s’agit d’assurer la transition entre leur arrivée en Afrique du Sud et leur intégration dans le système scolaire classique”, résume Martin John, un coopérant allemand qui coordonne le programme.
Les six classes proposent à ces enfants venus de République démocratique du Congo (RDC), du Rwanda, du Zimbabwe ou d’Erythrée, des cours d’anglais et de mathématiques, ainsi que de “savoir vivre”, selon les mots d’Esther Munonoka, une institutrice rwandaise: les choses de la vie qu’un enfant doit connaître.
“C’est pour les aider à s’intégrer dans les écoles publiques, pouvoir répondre à l’enseignant, pouvoir écrire en anglais. Pour le reste, ils sauront se débrouiller”, dit-elle.
A cet égard, insiste le proviseur du collège Colin Northmore, “nous n’appelons pas ça une école, mais un programme pédagogique”.
De fait, Three2Six apporte à la fois un soutien éducatif en vue d’une meilleure intégration et une structure permettant aux petits réfugiés de commencer à se reconstruire.
“Une des choses que fait ce projet, c’est qu’il rend leur enfance aux enfants”, souligne le proviseur. “Beaucoup ont vu des meurtres dans leur famille, ont eu des parents violés sur le chemin de l’Afrique du Sud…”
Grace Kashongo, 13 ans, vient du Kivu, une province du nord-est de la RDC ravagée par la guerre civile fin 2008. Un jour, sur le chemin de l’école, des hommes en armes s’en sont pris à elle et sa soeur.
“Des gens nous ont arrêtées”, raconte-t-elle. “Je lui ai dit +courons+, mais elle m’a dit +non, attends+. Quand nous avons commencé à courir, ils lui ont tiré une balle dans la tête, alors que nous avions le dos tourné. Puis ils m’ont dit de disparaître, sinon ils me tueraient aussi.”
Arrivée en Afrique du Sud avec sa famille en février 2010, elle n’envisage pas de repartir: “Je crois qu’ici, je suis chez moi, je me sens bien, je me sens en sécurité. Les gens ne courent pas, ne sont pas morts… Je suis heureuse!”
Ivan est arrivé du Rwanda en 2007. Comme ses camarades, il lui manque papiers et argent pour intégrer le système scolaire classique.
“Mes parents disent qu’ils sont venus en Afrique du Sud pour pouvoir vivre. Moi, je suis venu en Afrique du Sud pour apprendre et avoir une bonne éducation”, sourit-il.
Dans cette école un peu particulière, les professeurs partagent la même histoire que leurs élèves: eux aussi sont des réfugiés, souvent pour des raisons politiques.
Outre les cours, le collège fournit un uniforme aux enfants, et un repas par jour. La seule chose qu’ils doivent payer, si possible, est le ramassage scolaire.
Le programme est financé par des donateurs étrangers, allemands, néerlandais, américains: dans une Afrique du Sud traversée par des tensions xénophobes, le projet n’est pas forcément très bien vu.
“C’est très difficile de trouver des fonds pour un programme comme celui-là auprès de donateurs sud-africains”, regrette le proviseur Colin Northmore.
“Ce n’est pas politiquement correct de donner de l’argent à des réfugiés quand vos propres compatriotes rencontrent aussi des difficultés.”
© 2011 AFP

Une petite fille réfugiée dans une salle de classe du collège du Sacré Coeur à Johannesburg, le 30 j
Foto (c) AFP: Flüchtlingskinder im katholischen Herz-Jesu- College in Johannesburg, 30. Juni 2011
Des enfants réfugiés dans le collège catholique du Sacré Coeur à Johannesburg, le 30 juin 2011

In Johannesburg, eine Schule zur Wiederherstellung der Kindheit der kleinen Flüchtlinge
JOHANNESBURG (AFP) – 03/07/2011 09.24
Aufgereiht in den Fluren der Schule in Johannesburg, sehen die Kinder wie normale Kinder aus. Aber es sind kleine Flüchtlinge, die oft den Schrecken gesehen haben – sie sollen in eine Schulstruktur integriert werden. Sie sind 140, die zur Schule am Nachmittag gehen, wenn die Schüler des katholischen College of the Sacred Heart – eine der besten Schulen in der südafrikanischen Stadt – Sport oder Musik betreiben. Drei Stunden pro Tag von 3.00 bis 06.00 Uhr, daher der Name “Three2Six”.
“Dies ist der Übergang zwischen ihrer Ankunft in Südafrika und ihrer Integration in das formale Bildungssystem”, sagt John Martin, einer kooperierenden Deutschen, der das Programm koordiniert.
Den sechs Klassen dieser Kinder aus der Demokratischen Republik Kongo (DRC), Ruanda, Simbabwe und Eritrea, sind Kurse in Englisch und Mathematik sowie “savoir vivre” angeboten, in den Worten von Esther Munonoka, eine Lehrerin aus Ruanda: die Dinge im Leben, die ein Kind wissen muss.
“Wir wollen ihnen helfen, in öffentlichen Schulen klarzukommen, dem Lehrer zu antworten, auf Englisch zu schreiben. Den Rest schaffen sie alleine”, sagte sie.
In diesem Zusammenhang betont der Rektor der Hochschule Colin Northmore, “wir nennen es nicht eine Schule, sondern ein pädagogisches Programm.”
In der Tat bietet Three2Six sowohl pädagogische Unterstützung für eine bessere Integration und einen Rahmen für die kleinen Flüchtlinge, ein neues Leben zu beginnen.
“Eines der Dinge, dass dieses Projekt ist, dass es Kindern die Kindheit zurückgibt”, sagte der Schulleiter. “Viele haben Morde in ihren Familien gesehen, hatten Eltern, die auf ihrem Weg nach Südafrika vergewaltigt wurden…”
Kashongo Grace, 13, kommt aus Kivu, einer Provinz im Nordosten der Demokratischen Republik Kongo, im Bürgerkrieg zerrissenen seit Ende 2008. Eines Tages auf dem Weg zur Schule, griffen bewaffnete Männer sie und ihre Schwester an.
“Die Leute hielten uns fest”, sagt sie. “Ich sagte ihr wegzulaufen, aber sie sagte, nein, warte. Als wir wegzulaufen begannen, haben sie ihr in den Kopf geschossen, von hinten. Dann haben sie mir gesagt zu verschwinden, oder sie würden mich auch töten. ”
Angekommen in Südafrika mit ihrer Familie im Februar 2010, hat sie keine Pläne das Land zu verlassen: “Ich glaube, dass ich hier zu Hause bin, fühle ich mich gut, ich fühle mich sicher, Leute nicht laufen, nicht sterben … Ich bin glücklich! ”
Ivan kam aus Ruanda im Jahr 2007. Wie bei seinen kleinen Kollegen, es fehlten Papiere und Geld, um sich in das Schulsystem zu integrieren.
“Meine Eltern sagen, dass sie nach Südafrika kamen, um zu leben. Ich kam nach Südafrika, um zu lernen und zu haben eine gute Ausbildung”, schmunzelt er.
In dieser etwas besonderen Schule teilen Lehrer die gleiche Geschichte wie ihre Schüler: Auch sie sind Flüchtlinge, oft aus politischen Gründen.
Neben Kursen bietet die Hochschule die Schuluniform für Kinder, und eine Mahlzeit am Tag. Das einzige, was sie zu zahlen haben, wenn möglich, ist der Schulbus.
In einem Südafrika durchzogen von fremdenfeindlichen Spannungen ist das Projekt möglicherweise nicht sehr gut angesehensehen: Das Programm wird von ausländischen Gebern, Deutsch, Niederländisch, USA, finanziert.
“Es ist sehr schwierig, die Mittel für ein Programm wie dieses von Spendern in Südafrika zu finden”, klagt der Direktor Colin Northmore.
“Es ist hier nicht politisch korrekt, Geld für Flüchtlinge auszugeben, wenn die eigenen Leute auch Schwierigkeiten haben.”
© 2011 AFP

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