SÜDAFRIKA: LANGSAME DISTANZSUCHE ZU ISRAEL – L’Afrique du Sud cherche une petite distance avec Israel

Südafrika kreiert ein Label “Made in den palästinensischen Gebieten”
Pretoria (AFP) – 22/8/2012 16.30
Südafrika verbot Mittwoch das Label “Made in Israel” für Produkte aus den besetzten Gebieten, und bricht mit einer seit 1994 relativ neutralen Haltung im israelisch-palästinensischen Konflikt, nach Meinung der Analysten.
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L’Afrique du Sud impose un label “fabriqué dans les Territoires palestiniens”
PRETORIA (AFP) – 22.08.2012 16:30
L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette “made in Israël” sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

Une manifestation au Cap le 23 avril 2002 contre l'occupation par Israël des Territoires palestinie
Pro-Palästina-Demonstration 2002 in Kapstadt, Südafrika
Une manifestation au Cap le 23 avril 2002 contre l’occupation par Israël des Territoires palestiniens
Foto (c) AFP/Archives – by Anna Zieminski

Cette mesure, adoptée en conseil des ministres, et symbolique plus que commerciale, était en gestation depuis mai.
Elle avait été qualifiée par avance de “raciste” par la diplomatie israélienne et scandalisé une partie de la communauté juive d’Afrique du Sud, ainsi que les conservateurs évangéliques.
Le gouvernement s’appuye sur une loi de protection du consommateur de 2008, imposant “un étiquettage des biens et produits venant des Territoires occupées pour éviter que les consommateurs ne croient qu’ils viennent d’Israël”.
“C’est conforme à la ligne de l’Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 délimitées par l’ONU et ne reconnaît pas les Territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’Etat d’Israël”, ajoute-t-il.
Cette mesure “met la diplomatie sud-africaine au diapason de sa réthorique pro-palestinienne”, a indiqué à l’AFP Jakkie Cilliers, le directeur de l’Institut des études de sécurité (ISS).
La semaine dernière, le ministre délégué aux Affaires étrangères Ebrahim Ebrahim a ouvertement envisagé de mettre le hola sur les visites officielles en Israël, estimant que celles-ci “légitimaient l’occupation de la terre palestinienne par Israël”.
“C’est un pas de plus pour se rapprocher des Palestiniens et rompre avec la neutralité des relations entretenues par l’Afrique du Sud avec Israël et la Palestine”, observe le directeur de la fondation De Klerk, Dave Steward.
Et un changement radical par rapport à l’apartheid qui entretenait “des coopérations inter-étatiques avec Israël dans d’assez nombreux domaines” y compris militaires.
La décision vient selon lui de “pressions internes à l’ANC et aux syndicats” et “elle ne doit pas être sous-estimée car l’Afrique du Sud tend à avoir plus d’influence que sa taille pourrait suggérer”.
“Nombre d’autres pays pourraient suivre”, juge aussi M. Cilliers selon lequel la décision montre que l’Afrique du Sud, membre du G20 et membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, “adopte une attitude plus indépendante face aux Etats-Unis”.
L’Afrique du Sud a rejoint fin 2010 le bloc des Brics, autour de la Russie et de la Chine, avec le Brésil et l’Inde.
L’Afrique du Sud n’appelle pas pour autant au boycott des produits d’Israël, pays avec lequel elle maintient de bonnes relations.
L’Afrique du Sud abrite une importante communauté juive, historiquement enracinée et dont certains membres ont joué un rôle éminent contre l’apartheid.
Aujourd’hui divisée sur la politique menée par Israël, elle compte 30.000 à 40.000 personnes, surtout au Cap et Johannesburg, depuis l’exode observé à la fin de l’apartheid.
© 2012 AFP

Südafrika kreiert ein Label “Made in den palästinensischen Gebieten”
Pretoria (AFP) – 22/8/2012 16.30
Südafrika verbot Mittwoch das Label “Made in Israel” für Produkte aus den besetzten Gebieten, und bricht mit einer seit 1994 relativ neutralen Haltung im israelisch-palästinensischen Konflikt, nach Meinung der Analysten.
Diese Maßnahme, vom Ministerrat angenommen und mehr symbolisch als kommerziell, war seit Mai in Arbeit.
Sie war im Vorfeld von der israelischen Diplomatie als “rassistisch” bezeichnet worden und empörte Teile der jüdischen Gemeinde in Südafrika sowie die konservativen Evangelikalen.
Die Regierung stützt sich auf ein Verbraucherschutzrecht des Jahres 2008 zur Einführung einer “Kennzeichnung von Waren und Produkten aus den besetzten Gebieten, um sicherzustellen, dass die Verbraucher nicht glauben, dass sie aus Israel kommen.”
“Dies steht im Einklang mit der Linie Südafrikas, das die von den Vereinten Nationen abgegrenzten Grenzen von 1948 anerkennt, nicht aber die besetzten Gebiete jenseits der Grenzen als Teil des Staates Israel” fügt er hinzu.
Diese Maßnahme “setzt die südafrikanische Diplomatie in Einklang mit seiner pro-palästinensischen Rhetorik”, sagte der AFP Jakkie Cilliers, Direktor des Institute for Security Studies (ISS).
Letzte Woche hat der Minister für auswärtige Angelegenheiten Ebrahim Ebrahim offen eine mögliche Beendigung von offiziellen Besuchen in Israel erwähnt, weil sie “die Besatzung palästinensischen Landes durch Israel legitimieren.”
“Dies ist ein weiterer Schritt näher an die Palästinenser und zum Bruch der südafrikanischen Neutralität gegenüber den Beziehungen Israel-Palästina”, stellt der Direktor der Stiftung De Klerk, Dave Steward, fest.
Und eine radikale Veränderung gegenüber der Ära der Apartheid und deren “zwischenstaatliche Zusammenarbeit mit Israel in vielen Bereichen”, einschließlich militärischen.
Die Entscheidung kommt ihm zufolge von “internen Drücken im ANC und den Gewerkschaften” und “sollte nicht unterschätzt werden, weil Südafrika neigt dazu, mehr Einfluss zu haben, als seine Größe vermuten lässt.”
“Viele andere Länder könnten folgen”, sagte Herr Cilliers. Er ist ferner der Auffassung, dass die Entscheidung zeigt, dass die Südafrikaner, Mitglied der G20 und nicht-ständiges Mitglied des Sicherheitsrats der Vereinten Nationen, “eine unabhängige Haltung gegenüber den Vereinigten Staaten adoptieren.”
Südafrika ist seit Ende 2010 auch beim Brics-Block rund um Russland und China, Brasilien und Indien.
Südafrika hat allerdings nicht zum Boykott von Produkten aus Israel, mit dem es gute Beziehungen aufrecht erhält, aufgerufen.
Südafrika ist die Heimat einer großen, historisch verwurzelten jüdischen Gemeinde, deren Mitglieder eine wichtige Rolle gespielt haben gegen die Apartheid.
Heute gespalten über die Politik von Israel, hat sie 30.000 bis 40.000 Menschen, meist in Kapstadt und Johannesburg, nach einem Exodus, der am Ende der Apartheid beobachtet worden war.
© 2012 AFP

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