SÜDAFRIKA MARIKANA MINENARBEITERSTREIK u. MASSAKER (Part III): 259 VOR GERICHT, mit HELDENEMPFANG – Rustenburg, Afrique du sud: première comparution des mineurs grévistes, la foule salue des héros

Le président sud-africian Jacob Zuma s'adresse aux mineurs de Marikana en grève, le 22 août 2012
Präsident Zuma spricht zu den Streikenden in Marikana, 22. August
Le président sud-africian Jacob Zuma s’adresse aux mineurs de Marikana en grève, le 22 août 2012
Foto (c) AFP –

=> PART II — HAUPTARTIKEL / ARTICLE PRINCIPAL (8 articles, 16.-20.08.) : SÜDAFRIKA: MASSAKER in RUSTENBURG, MARIKANA: TÖDLICHES (Polizei)GEWALT- UND SOZIALDRAMA IN PLATINMINE – (Part II) – Afrique du Sud: drame social, violences intersyndicales et massacre policier dans mine de platine

1. Südafrika: die Direktion der Mine Marikana sucht Befriedung nach der Schießerei
Marikana (South Africa) (AFP) – 2012.08.20 16.31 – Von Sibongile KHUMALO
Die Leitung der südafrikanischen Marikanamine, Schauplatz einer blutigen Schießerei der Polizei gegen Streikende am 16. August, suchte Montag Appeasement mit dem Verschieben des Ultimatums an die Streikenden zur Arbeit zurückkehren, aber ohne die Frage der Löhne zu erwähnen.
2. Südafrika: Streikende Bergarbeiter haben ersten Auftritt vor Gericht, das Publikum begrüßte sie als Helden
Pretoria (AFP) – 2012.08.20 17.09 – Von Johannes Myburgh
Das erste Erscheinen vor Gericht der 259 südafrikanischen Bergleute, die nach der Gewalt in der Platinmine Marikana (Norden) am Montag festgenommen worden waren, wurde unterstützt von einer großen Gruppe von Frauen, die die Unschuld der Angeklagten verkündeten und sie als Helden feierten.
3. Südafrika: Lonmin sieht ab von Kündigungen in Marikana
Marikana (South Africa) (AFP) – 21.08.2012 10:50 – Von Sibongile KHUMALO
Die Spannung löste sich Dienstag im Bergwerk Marikana (Norden), als der Betreiber Lonmin fünf Tage nach der Schießerei sagte, er habe nicht mehr die Absicht, Streikende zu kündigen.
4. Südafrika: Präsident Zuma geht zu den trauernden Streikenden
Marikana (South Africa) (AFP) – 22/8/2012 15.12
Der südafrikanische Präsident Jacob Zuma ging Mittwoch zu den Streikenden der Marikana Mine. Im Gespräch mit einer Menge von etwa 2.000 Minenarbeitern und Frauen der Bergleute rief er zur Ruhe auf.
5. (Part IV) MARIKANA SÜDAFRIKA: TRAUERFEIER für 44 TOTE des MASSAKERS UND DAVOR – L’Afrique du Sud rend hommage aux 44 morts de la mine de Marikana
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEN UNTERSTEN FOTOS

=> All MARIKANA & PLATIN/e in AFRIKANEWS ARCHIV

1er ARTICLE SUR CINQ : Afrique du sud: la direction de la mine de Marikana cherche l’apaisement après la fusillade
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 20.08.2012 16:31 – Par Sibongile KHUMALO
La direction de la mine sud-africaine de Marikana, théâtre d’une sanglante fusillade policière contre des grévistes le 16 août, cherchait l’apaisement lundi, repoussant l’ultimatum lancé aux grévistes pour reprendre le travail, sans toutefois évoquer la question des salaires.
Selon la direction, seuls 27% des employés avaient regagné leur poste lundi, malgré les menaces de licenciements proférées par l’exploitant, Lonmin. L’ultimatum a été repoussé à 7h00 mardi matin (05h00 GMT).

Les ouvriers en grève se regroupent le 20 août 2012 devant de la mine de platine de Marikana, en AfrDes femmes chantent et dansent aux abords du tribunal de Ga-Rankuwa, près de Pretoria, en soutien au
Streikversammlung in Marikana 20. August
Frauendemonstration vor Gericht in Ga-Rankuwa
Les ouvriers en grève se regroupent le 20 août 2012 devant de la mine de platine de Marikana, en Afrique du Sud
Foto (c) AFP – by Stéphane de Sakutin
Des femmes chantent et dansent aux abords du tribunal de Ga-Rankuwa, près de Pretoria, en soutien aux grévistes mineurs qui comparaissent devant la justice le 20 août 2012
Foto (c) AFP – by Stringer

Affirmant que l’activité de la mine de platine, située près de Rustenburg (nord), avait repris, Lonmin a pour la première fois discuté avec les syndicats, quatre jours après la fusillade qui a fait 34 morts.
“Après des consultations avec plusieurs représentants syndicaux aujourd’hui (lundi), l’entreprise peut annoncer que les mineurs en grève illégale qui n’ont pas repris le travail ce matin ne seront pas licenciés, et qu’il leur a été accordé un jour de plus, à la lumière des circonstances actuelles”, a déclaré l’entreprise dans un communiqué.
Plus tard, le vice-président de Lonmin chargé des opérations minières Mark Munroe est resté cependant ferme sur les termes de l’ultimatum: “Nous comptons qu’à 7h00 demain matin les ouvriers reprennent le travail, ensuite, Lonmin a le droit de les licencier”, a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.
L’entreprise n’a a aucun moment évoqué les revendications salariales à l’origine de la grève sauvage qui a dégénéré en violences.
Le petit syndicat AMCU, à l’origine du mouvement pour réclamer un triplement des salaires des mineurs (1.250 euros contre 400 euros actuellement), n’a pas été convié aux négociations.
Dans la matinée, environ un millier d’hommes s’étaient regroupés sur le terrain vague qui avait accueilli de grands rassemblements ces derniers jours, refusant toujours de reprendre le travail.
“Ils peuvent nous virer s’ils veulent, nous ne retournons pas au travail. (Le président Jacob) Zuma doit fermer cette mine”, a dit l’un des mineurs présents, s’adressant à ses collègues.
L’ambiance au cours de ce meeting n’avait pourtant plus rien à voir avec celle des jours précédents. La colère était retombée, les hommes ne portaient plus d’armes blanches et le ton était moins virulent.
L’hélicoptère de la police, qui survole le site depuis quatre jours, se tenait cette fois à distance.
Les grévistes qui avaient déclenché un mouvement sauvage le 10 août étaient environ 3.000 au total. Il était impossible lundi de savoir combien parmi eux avaient repris le travail.
Dimanche, ceux que l’AFP avait interrogés avait clairement indiqué qu’ils n’entendaient pas se conformer à l’ultimatum aussi longtemps que la direction n’auraient pas entendu leurs revendications salariales.
Une semaine de deuil national a été décrétée à compter de ce lundi, après ces événements qui constituent le pire massacre policier depuis la fin de l’apartheid. Un débat extraordinaire aura lieu mardi à l’Assemblée nationale au Cap.
Au total, 44 personnes sont mortes à Marikana: dix hommes, dont deux policiers, tués entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux. Plus les morts dans la fusillade de jeudi, qui a également fait 78 blessés.
A près de deux heures de voiture de la mine, près de Pretoria, les 259 hommes arrêtés pendant les violences ont comparu brièvement lundi devant la justice, notamment pour meurtre, avant un renvoi du dossier à lundi prochain.
Le juge leur a lu devant une salle comble les faits reprochés, allant de la violence publique au meurtre ou à la tentative de meurtre.
Epouses, soeurs, filles, au total une centaine de personnes venues les soutenir, ont hué la police et se sont mises à pleurer, gémir et à prier avant d’être évacuées vers une rue adjacente où elles ont continué à manifester en chantant et en dansant.
A Marikana, quelques familles cherchaient encore leurs proches, sans savoir s’ils étaient morts, blessés ou arrêtés. Six corps n’avaient pas encore identifiés.
© 2012 AFP

2. Afrique du sud: première comparution des mineurs grévistes, la foule salue des héros
PRETORIA (AFP) – 20.08.2012 17:09 – Par Johannes MYBURGH
La première comparution au tribunal des 259 mineurs sud-africains arrêtés après les violences à la mine de platine de Marikana (nord) a suscité lundi le soutien d’une foule de femmes, venues clamer l’innocence des prévenus, considérés comme des héros.
Sindiswa Zazini, 51 ans, disait sa fierté, convaincue que son compagnon Maneli Mlothana, 46 ans, est un héros. “Il sera fort. C’est un homme car il se bat pour ses droits”.
Rassemblées aux abords du tribunal de Ga-Rankuwa, une ancienne township à deux bonnes heures de route de la mine et à 40 km de Pretoria, elles ont copieusement hué la police convoyant les prévenus, acheminés à bord de camions escortés par des blindés et dont certains sont poursuivis pour meurtre.
Leur arrivée a déclenché des scènes frisant l’hystérie, épouses ou soeurs se mettant à pleurer, gémir et à prier, tentant d’apercevoir ou de saluer un proche, avant d’être évacuées vers une rue adjacente où elles ont continué à manifester, entonnant des chants de protestation de l’époque de la lutte contre l’apartheid.
“Libérez les travailleurs qui n’ont rien fait”, “Laissez les dehors, ils sont innocents”, “Leur place n’est pas en prison”, pouvait-on lire sur les pancartes brandies par la foule campée sur une route poussiéreuse, sous haute surveillance policière.
“On est là pour soutenir les nôtres. On veut qu’ils sortent car ils sont innocents”, expliquait Pauline Masulhlo, 42 ans, résidente à Marikana et dont le fils gréviste a échappé à l’arrestation. “Moi je demande, pourquoi ils ont arrêtés les nôtres là-bas ? Car ils ne se sont pas battus”, raisonne-t-elle.
“Il doit sortir car il n’est pas coupable”, expliquait un jeune en dreadlocks, 32 ans, venu de plusieurs centaines de kilomètres s’enquérir de son père dont il a fini par trouver le nom sur les listes de prisonniers.
Selon lui, leur arrestation est une injustice car l’entreprise aurait les moyens de leur verser les 1.250 euros de salaires qu’ils demandent: “C’est possible car chacun et chaque jour, nous produisons là beaucoup de platine”.
Tous, à l’exception d’un gréviste hospitalisé, n’ont comparu que brièvement, le temps pour le juge Esau Bodigelo de leur énoncer devant une salle comble les faits reprochés, allant de la violence publique au meurtre.
Le dossier a été renvoyé, comme c’est l’usage au vu de la gravité des chefs d’accusation, et les prévenus ont été placés en détention provisoire.
L’audience a été ralentie par les besoins de la traduction de l’anglais vers les différentes langues des prévenus, tswana, sotho, xhosa, et même le shona, une langue du Zimbabwe et le shangaan, parlé au Mozambique, témoignant de la présence de travailleurs immigrés sur le site de Marikana.
Quarante-quatre personnes sont mortes à Marikana, d’où le groupe Lonmin, coté à Londres, extrait du platine.
Dix hommes, dont deux policiers, ont été tués entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux, avant que la police n’ouvre le feu jeudi contre les grévistes faisant 34 morts et 78 blessés, dans la plus sanglante intervention policière depuis la fin de l’apartheid.
© 2012 AFP

Des mineurs grévistes sont rassemblés devant la mine de Marikana, le 20 août 2012, en Afrique du SudDes femmes chantent et dansent aux abords du tribunal de Ga-Rankuwa, près de Pretoria, en soutien au
Streikversammlung in Marikana 20. August
Frauendemonstration vor Gericht in Ga-Rankuwa
Les ouvriers en grève se regroupent le 20 août 2012 devant de la mine de platine de Marikana, en Afrique du Sud
Foto (c) AFP – by Stéphane de Sakutin
Des femmes chantent et dansent aux abords du tribunal de Ga-Rankuwa, près de Pretoria, en soutien aux grévistes mineurs qui comparaissent devant la justice le 20 août 2012
Foto (c) AFP – by Stringer

3. Afrique du Sud: Lonmin lâche du lest sur les licenciements à la mine de Marikana
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 21.08.2012 10:50 – Par Sibongile KHUMALO
La tension a semblé retomber mardi à la mine de sud-africaine de Marikana (nord), dont l’exploitant Lonmin a fait savoir qu’il n’envisageait plus de licencier massivement les grévistes, cinq jours après la fusillade policière qui a fait 34 morts parmi les mineurs.
Mardi matin, 33% des mineurs avaient repris le travail, selon Lonmin. La direction invite instamment les 25.000 non-grévistes sur un total de 28.000 salariés, à revenir à leur poste, assurant que leur sécurité était garantie.
A l’extérieur du site, comme chaque jour, quelques centaines d’hommes étaient rassemblés pour répéter leur refus de reprendre le travail. “Notre position n’a pas changé, nous ne bougeons pas, nous refusons d’être intimidés par Lonmin”, lançait Litha Mpula, qui se décrit qui un “survivant” de la fusillade du 16 août.
Sur le site du massacre, un autre groupe était en prière, mené par un évêque méthodiste.
La veille, la direction de la mine de platine avait fixé à 07h00 (05h00 GMT) ce mardi l’expiration d’un ultimatum lancé aux 3.000 foreurs en grève sauvage depuis le 10 août: ils étaient sommés de reprendre le travail, sous peine d’être licenciés.
A 07h00, le secrétaire général de la présidence sud-africaine, Collins Chabane, est intervenu pour demander à Lonmin de suspendre son ultimatum jusqu’à ce que toutes les victimes de la répression policière aient été identifiées et enterrées.
Deux corps sur les 34 de la fusillade de jeudi dernier n’ont toujours pas été identifiés. La plupart des autres ont été renvoyés à leurs familles, souvent dans des régions lointaines.
Les autorités espèrent avoir achevé le processus d’identification d’ici mercredi, à temps pour des cérémonies d’hommage prévues jeudi dans le cadre d’une semaine de deuil national décrétée par le président Jacob Zuma.
“Lors de nos discussions avec la direction”, a précisé M. Chabane, “nous avons souligné, et nous pensons qu’ils nous ont entendus, qu’à ce stade, je pense que nous devons essayer de calmer l’explosion d’émotions de chaque coté et de tenter de parvenir à une solution raisonnable”.
“Et donc dans ce contexte du deuil des personnes qui sont mortes dans cette grève, nous pensons qu’il est important pour eux d’examiner la question d’une suspension de l’ultimatum, et nous pensons qu’il sont d’accord, et nous allons confirmer avec eux ce matin ce qui s’est passé”, a ajouté M. Chabane.
Un peu plus tard, le vice-président de Lonmin Mark Munroe, intervenant sur une radio, a confirmé qu’il avait bien reçu le message du pouvoir: “Je ne pense pas que cela contribuerait à créer un environnement plus stable si Lonmin arrive avec des dates limites et des ultimatums en disant ‘nous allons virer tout le monde si personne ne vient travailler’ “, a-t-il dit.
Pour autant, Lonmin n’a jamais évoqué l’ouverture de négociations salariales avec les grévistes, qui réclamaient plus qu’un triplement de leurs salaires (l’équivalent de 1.250 euros contre 400 actuellement).
L’entreprise affirme que les foreurs gagnent déjà plus de 1.100 euros mensuels avec les primes, “des niveaux de salaire comparable à ses concurrents”.
Mardi matin, la branche régionale de la confédération syndicale Cosatu estimait que “tous les travailleurs devaient être autorisés à porter le deuil pendant toute la semaine”.
“Le retour au travail doit se faire seulement après que tous les travailleurs concernés aient été consultés”, insiste la Cosatu.
Lundi, Lonmin avait discuté avec le syndicat majoritaire NUM (membre de la Cosatu), mais n’avait pas convié le petit syndicat AMCU, qui a soutenu et encouragé le mouvement spontané – et illégal au regard du droit du travail – des mineurs de fond.
Un débat extraordinaire aura lieu ce mardi à l’Assemblée nationale au Cap pour évoquer ce massacre policier, le pire depuis la fin de l’apartheid en 1994.
© 2012 AFP

5. (Part IV) MARIKANA SÜDAFRIKA: TRAUERFEIER für 44 TOTE des MASSAKERS UND DAVOR – L’Afrique du Sud rend hommage aux 44 morts de la mine de Marikana

4. Afrique du Sud: le président Zuma se rend devant les grévistes endeuillés
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 22.08.2012 15:12
Le président sud-africain Jacob Zuma est allé mercredi à la rencontre des grévistes de la mine de Marikana (nord) endeuillée par des affrontements meurtriers, qui ont fait 44 morts dont 34 sous les balles de la police.
S’adressant à une foule d’environ 2.000 mineurs et épouses de mineurs du groupe britannique Lonmin, il les a appelé au calme.
Il s’était déjà rendu sur place après la fusillade du jeudi 16 août, mais ne s’était pas adressé aux grévistes.
Mercredi, il leur a affirmé avoir entendu leur revendication de 12.500 Rands de salaire mensuel (1.250 euros environ), sans faire aucune promesse.
“Les grèves sont courantes en Afrique du Sud et protégées par la Constitution. Ceux qui disent que notre gouvernement a donné l’ordre de tuer sont mal informés, car jamais notre police ne s’attaquerait à ceux que nous représentons, cela n’arrivera jamais”, a-t-il déclaré, en soulignant qu’il attendait le rapport de la commission d’enquête “pour savoir qui était en tort et qui avait raison”.
“Tout sera fait pour élucider les causes et également éviter que cela ne se reproduise à l’avenir”, a-t-il assuré, tandis qu’un groupe de femmes lui a fait escorte en chantant lors de sa sortie.
Le président Zuma tenait à rencontrer le comité interministériel à pied d’oeuvre à Marikana pour venir en aide aux familles, notamment pour les formalités de rapatriement des corps et des obsèques.
M. Zuma avait été prié de se rendre sur le site de la fusillade qui a fait 34 morts et 78 blessés quand la police a ouvert le feu le 16 août contre des grévistes armés de machettes, barres de fer et pour certains d’armes à feu. Mais le cortège présidentiel, suivi par des mineurs, ne s’y était finalement pas arrêté.
Avant l’intervention de Zuma, un mineur a pris la parole pour déclarer que Julius Malema, le jeune tribun exclu de l’ANC, était “le seul à être venu et à avoir témoigné de son attention, le seul à être de notre côté”.
“Nous voulons que le gouvernement sache que nous continuons d’exiger 12.500 Rands et nous ne lâcherons pas”, a-t-il lancé.
© 2012 AFP

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Des mineurs arrivent à la mine de Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, pour prendre leurs po
Polizeifahrzeug vor Bergwerk Lonmin, Marikana 21. August
Wiederaufnahme der Arbeit in Marikana, 21. August
Un véhicule de police devant la mine de Marikana, le 21 août 2012, en Afrique du Sud
Des mineurs arrivent à la mine de Marikana, dans le nord de l’Afrique du Sud, pour prendre leurs postes, le 21 août 2012
AFP – Stéphane de Sakutin

1. Südafrika: die Direktion der Mine Marikana sucht Befriedung nach der Schießerei
Marikana (South Africa) (AFP) – 2012.08.20 16.31 – Von Sibongile KHUMALO
Die Leitung der südafrikanischen Marikanamine, Schauplatz einer blutigen Schießerei der Polizei gegen Streikende am 16. August, suchte Montag Appeasement mit dem Verschieben des Ultimatums an die Streikenden zur Arbeit zurückkehren, aber ohne die Frage der Löhne zu erwähnen.
Laut Management waren nur 27% der Mitarbeiter an ihre Posten zurückgekehrt Montag, trotz der Drohungen mit Entlassung durch den Betreiber Lonmin. Das Ultimatum wurde verschoben auf Dienstag Morgen um 7.00 Uhr (0500 GMT).
Bekräftigend, dass die Aktivität der Platin Mine in der Nähe Rustenburg (North) wieder aufgenommen hatte, hat Lonmin nun, vier Tage nach der Schießerei mit 34 Toten, zum ersten Mal mit den Gewerkschaften diskutiert.
“Nach Rücksprache mit mehreren Gewerkschaftsvertretern heute (Montag) gibt die Gesellschaft bekannt, dass die Bergleute im illegalen Streik, die diesem Morgen nicht zur Arbeit zurückgekehrt sind, noch nicht gefeuert werden, und dass sie im Licht der gegenwärtigen Umstände einen Tag mehr Frist bekommen”, sagte das Unternehmen in einer Erklärung.
Späterjedoch blieb der Vizepräsident Mark Munroe standhaft zu den Bedingungen des Ultimatums: “Wir erwarten bis 7:00 morgen die Arbeiter wieder zur Arbeit, danach hat Lonmin das Recht, Streikende zu feuern”, sagte er während einer Pressekonferenz.
Das Unternehmen hat zu keinem Zeitpunkt die Lohnforderungen, der Ursprung des wilden Streiks, der gewalttätig geworden war, angesprochen.
AMCU die kleine Gewerkschaft am Ursprung der Bewegung fordert eine Verdreifachung der Löhne der Bergleute (1.250 Euro gegen 400 € heute), und sie wurde nicht zu den Verhandlungen eingeladen.
Am Morgen versammelten sich etwa tausend Männer, die sich immer noch weigern, zur Arbeit zurückzukehren, auf dem Ödland, wo große Versammlungen veranstaltet wurden in diesen Tagen.
“Sie können uns erschießen, wenn sie wollen, aber wir werden nicht zur Arbeit zurückkehren. (Präsident Jacob) Zuma muss die Mine schließen”, sagte einer der Bergleute, wie auch seine Kollegen.
Die Atmosphäre während des Treffens war jedoch nicht wie in den vorherigen Tagen. Die Wut hatte sich gelegt, nur einige Männer hatten Messer, und der Ton war weniger virulent. Der Polizei-Hubschrauber, der vier Tage über den Platz geflogen war, stand dieses Mal auf Distanz.
Die Streikenden seit 10. August waren etwa 3000 insgesamt. Montag war es unmöglich zu wissen, wie viele von ihnen an die Arbeit zurückgekehrt waren.
Sonntag hatten Befragte der AFP gesagt, dass sie nicht beabsichtigen, das Ultimatum einzuhalten, so lange, wie das Management würde nicht ihre Lohnforderungen gehört haben.
Eine Woche Staatstrauer wurde ab Montag erklärt, nach den Ereignissen, die die schlimmsten Massaker der Polizei seit Ende der Apartheid darstellen. Eine außerordentliche Aussprache findet am Dienstag in der Nationalversammlung in Cape Town statt.
Insgesamt starben 44 Menschen in Marikana: zehn Männer, darunter zwei Polizisten, wurden zwischen 10. und 12. August getötet, in inter-gewerkschaftlichen Konflikten. Mehr in der Schießerei Donnerstag, die auch 78 verwundete.
Fast zwei Stunden Fahrt von der Mine erschienen die 259 während der Gewalt festgenommenen Männer kurz vor Gericht Montag.
Der Richter las vor ausverkauftem Haus die Vorwürfe: öffentliche Gewalt, Mord oder versuchter Mord.
Ehefrauen, Schwestern, Töchter, insgesamt hundert Menschen kamen, um sie zu unterstützen, und buhten die Polizei aus, fingen an zu weinen, zu jammern und mit Singen, Beten und Tanzen zu demonstrieren.
In Marikana sind einige Familien noch auf der Suche nach ihren Angehörigen, wissen nicht, ob sie tot sind, verwundet oder verhaftet. Sechs Leichen sind noch nicht identifiziert worden.
© 2012 AFP

2. Südafrika: Streikende Bergarbeiter haben ersten Auftritt vor Gericht, das Publikum begrüßte sie als Helden
Pretoria (AFP) – 2012.08.20 17.09 – Von Johannes Myburgh
Das erste Erscheinen vor Gericht der 259 südafrikanischen Bergleute, die nach der Gewalt in der Platinmine Marikana (Norden) am Montag festgenommen worden waren, wurde unterstützt von einer großen Gruppe von Frauen, die die Unschuld der Angeklagten verkündeten und sie als Helden feierten.
Sindiswa Zazini, 51, sagte voll Stolz, sie sei davon überzeugt, dass ihr Partner Maneli Mlothana, 46, ein Held ist. “Er wird stark sein. Er ist ein Mann, weil er für seine Rechte kämpft.”
Die Frauen versammelten sich am Gericht von Ga-Rankuwa, eine Gemeinde in zwei Autostunden von der Mine und 40 km von Pretoria, und buhten herzlich die Polizei aus, die die Angeklagten auf Lastwagen antransportierte, begleitet von Panzern. Einige sind wegen Mordes angeklagt.
Ihre Ankunft löste an Hysterie grenzende Szenen aus, von Ehefrauen oder Schwestern, die schreien, stöhnen und beten, die schubsen, um einen Nahestehenden zu sehen oder begrüßen, bevor sie in eine nahe gelegene Straße evakuiert werden, wo sie weiter demonstrieren mit Gesängen des Protestes aus der Zeit des Kampfes gegen die Apartheid.
“Befreit die Arbeiter, die nichts getan haben”, “Lasst sie raus, sie sind unschuldig”, “Ihr Platz ist nicht im Gefängnis”, stand auf den Schildern der Menschenmenge vor Gericht, auf einer staubigen Straße unter schweren Polizeiaufsicht.
“Wir sind hier, um unsere Männer zu unterstützen. Wir wollen, dass sie frei kommen, weil sie unschuldig sind”, erklärte Pauline Masulhlo, 42 Jahre, wohnhaft in Marikana, deren Sohn festgenommen wurde. “Ich frage, warum sie sie dort verhaftet haben? Sie hatten nicht gekämpft”, argumentiert sie.
“Er muss gehen, weil er nicht schuldig ist”, erklärt ein junger Mann in Dreadlocks, 32; er kam aus Hunderten von Kilometern für seinen Vater.
Ihm zufolge ist die Verhaftung unfair, weil das Unternehmen sich leisten könnte, ihnen 1.250 € Gehalt zu zahlen: “Das ist möglich, weil jeden Tag, haben wir viel Platin dort produziert.”
Alle, mit Ausnahme der ins Krankenhaus eingelieferten Streikenden, erschienen nur kurz, die Zeit für den Richter Esau Bodigelo, ihnen vor einem ausverkauftem Haus die Vorwürfe zu verlesen: von öffentlicher Gewalt bis Mord.
Die Angelegenheit wurde vertagt, wie es üblich ist in Anbetracht der Schwere der Vorwürfe, und die Angeklagten wurden in Untersuchungshaft genommen.
Die Anhörung wurde verlangsamt durch die Notwendigkeit der Übersetzung aus dem Englischen in andere Sprachen der Angeklagten, Tswana, Sotho, Xhosa, und sogar die Shona Sprache aus Simbabwe und das Shangaan, in Mosambik gesprochen; es gibt viele Wanderarbeiter und Arbeitsmigranten in Marikana.
© 2012 AFP

3. Südafrika: Lonmin sieht ab von Kündigungen in Marikana
Marikana (South Africa) (AFP) – 21.08.2012 10:50 – Von Sibongile KHUMALO
Die Spannung löste sich Dienstag im Bergwerk Marikana (Norden), als der Betreiber Lonmin fünf Tage nach der Schießerei sagte, er habe nicht mehr die Absicht, Streikende zu kündigen.
Dienstag Morgen hatten 33% der Streikenden die Arbeit wieder aufgenommen bei Lonmin. Die Direktion forderte insbesondere auch die 25.000 Nicht-Streikenden von insgesamt 28.000 Mitarbeitern auf, auf ihre Posten zurückkehren, und versicherte denen, dass ihre Sicherheit gewährleistet werde.
Außerhalb des Geländes, wie jeden Tag, versammelten sich Hunderte von Menschen, um ihre Weigerung, die Arbeit wieder aufzunehmen, zu demonstrieren. “Unsere Position hat sich nicht geändert, wir haben uns nicht bewegt, wir weigern uns, uns durch Lonmin einschüchtern zu lassen”, sagt Litha Mpula, der sich als einen “Überlebenden” des 16. August beschreibt.
Auf dem Gelände des Massakers war eine andere Gruppe, angeführt von einem methodistischen Bischof, im Gebet vertieft.
Am Tag zuvor hatte Lonmin das Ultimatum auf 07:00 Uhr (0500 GMT) am Dienstag gesetzt.
In 0700 griff der Generalsekretär der südafrikanischen Präsidentschaft, Collins Chabane, ein, damit Lonmin das Ultimatum aufhebt, bis alle Opfer von polizeilicher Repression identifiziert und begraben worden sind.
Zwei der 34 Toten vom vergangenen Donnerstag sind noch nicht identifiziert worden. Die meisten anderen wurden zu ihren Familien zurückgegeben, oft in abgelegenen Gebieten.
Die Behörden hoffen, den Prozess der Identifizierung am Mittwoch fertig zu haben, vor der Zeit der Hommage-Zeremonien am Donnerstag – Teil einer Woche Staatstrauer, von Präsident Jacob Zuma verordnet.
“In unseren Gesprächen mit dem Management”, sagte Herr Chabane, “sagten wir, und wir denken, dass sie uns gehört haben, zu diesem Zeitpunkt, ich denke, wir sollten versuchen, die Explosion der Emotionen auf beiden Seiten zu beruhigen und versuchen, eine vernünftige Lösung zu erreichen.”
“Und in diesem Zusammenhang der Trauer für jene, die in diesem Streik gestorben sind, glauben wir, dass es wichtig für sie ist, die Frage der Aussetzung des Ultimatums zu berücksichtigen, und wir denken, Lonmin wird zustimmen und wir werden mit ihnen bestätigen, an diesem Morgen, was passiert ist”, sagte Herr Chabane.
Ein wenig später bestätigte der Vizepräsident von Lonmin, Mark Munroe, über ein Radio, dass man die Botschaft der Macht empfangen hat: “Ich glaube nicht, dass es zur Schaffung einer stabilen Umgebung beiträgt, wenn Lonmin kommt mit Fristen und Ultimaten und wenn wir sagen: ‘Wir feuern alle, die nicht kommen, um zu arbeiten'”, sagte er.
Allerdings hat Lonmin nie Lohnverhandlungen eröffnet mit den Streikenden, die mehr als eine Verdreifachung ihrer Gehälter (das Äquivalent von 1.250 € gegen 400 derzeit) fordern.
Die Firma behauptet, dass die Bohrer bereits mehr als 1.100 Euro im Monat verdienen inklusive der Boni, “ein Gehaltsniveau vergleichbar mit unseren Konkurrenten.”
Dienstag Morgen meinte die regionale Zweigstelle vbom nationalen Gewerkschaftsverband Cosatu, dass “allen Arbeitnehmer erlaubt sein sollte, die ganze Woche zu trauern.”
“Die Rückkehr zur Arbeit sollte getan werden, nur nachdem alle betroffenen Arbeitnehmer konsultiert wurden”, beharrt Cosatu.
Montag hatte Lonmin mit der Mehrheitsgewerkschaft NUM (Mitglied von Cosatu) diskutiert, aber noch nicht mit der AMCU, jener kleinen Gewerkschaft, die die spontane – und illegale nach, Arbeitsrecht – Bergleute-Bewegung losgetreten und gefördert hat .
Eine außerordentliche Aussprache findet am Dienstag in der Nationalversammlung in Kapstadt statt, um das Polizeimassaker, das schlimmste seit dem Ende der Apartheid im Jahr 1994, zu diskutieren.
© 2012 AFP

4. Südafrika: Präsident Zuma geht zu den trauernden Streikenden
Marikana (South Africa) (AFP) – 22/8/2012 15.12
Der südafrikanische Präsident Jacob Zuma ging Mittwoch zu den Streikenden der Marikana Mine. Im Gespräch mit einer Menge von etwa 2.000 Minenarbeitern und Frauen der Bergleute rief er zur Ruhe auf.
Er hatte den Ort bereits nach der Schießerei am Donnerstag, 16. August besucht, hatte aber nicht zu den Streikenden gesprochen.
Mittwoch sagte er ohne irgendwelche Versprechungen, er habe ihre Forderung von 12.500 Rands Monatsgehalt (1250 Euro) gehört.
“Streiks sind in Südafrika üblich und geschützt durch die Verfassung. Diejenigen, die sagen, dass unsere Regierung den Auftrag zum Töten gab, liegen falsch, weil unsere Polizei nicht die Menschen angreift, die wir vertreten, das wird nicht passieren, niemals”, sagte er und betonte er erwarte den Bericht der Enquete-Kommission, “um zu bestimmen, wer im Unrecht und wer im Recht war. ”
“Alles wird getan, um die Ursachen zu klären und auch um zu verhindern, dass es in der Zukunft nochmal passiert”, sagte er, während eine Gruppe von Frauen mit Gesängen seinen Abtritt eskortierte.
Präsident Zuma legte Wert darauf, das ressortübergreifende Gremium zu treffen, das den Marikana Familien, einschließlich bei den Formalitäten für die Rückführung des Körpers und der Beerdigung, zu helfen hat.
Zuma wurde gebeten, den Ort des Massakers zu besuchen. Aber der Präsidentschafts-Autokorso, gefolgt von den Arbeitern, stoppte dort schließlich nicht.
Vor der Intervention von Zuma sagte ein Arbeiter in einer Rede, dass Julius Malema, der junge, aus dem ANC ausgeschlossene Tribun, “der einzige ist, der gekommen ist und von seiner Aufmerksamkeit zeugte, der einzige auf unserer Seite”.
“Wir wollen die Regierung wissen lassen, dass wir 12.500 Rands benötigen und wir werden nicht aufgeben”, sagte er.
© 2012 AFP

5. (Part IV) MARIKANA SÜDAFRIKA: TRAUERFEIER für 44 TOTE des MASSAKERS UND DAVOR – L’Afrique du Sud rend hommage aux 44 morts de la mine de Marikana

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