SÜDAFRIKA: MASSAKER in RUSTENBURG, MARIKANA: TÖDLICHES (Polizei)GEWALT- UND SOZIALDRAMA IN PLATINMINE – (Part II) – VIDEO – Afrique du Sud: drame social, violences intersyndicales et massacre policier dans mine de platine

=> PART III (20.08. – …) : SÜDAFRIKA MARIKANA MINENARBEITERSTREIK u. MASSAKER (Part III): 259 VOR GERICHT, mit HELDENEMPFANG – Rustenburg, Afrique du sud: première comparution des mineurs grévistes, la foule salue des héros


videosource: repubblica-tv.it

1. Südafrika: mehrere streikende Bergarbeiter in einem Polizeiangriff getötet
Marikana (Südafrika) (AFP) – 16/08/2012 08.40 Uhr
Carte de localisation de Marikana en Afrique du Sud où des violences entre policiers et mineurs grévMehrere streikende Bergleute wurden Donnerstag getötet während eines heftigen Zusammenstoßes mit der Polizei in der Platin-Mine von Lonmin in Marikana in Südafrika, wo die mit einem Arbeitskampf verknüpfte Gewalt seit Sonntag bereits 10 Menschen getötet hatte.
2. KURZMELDUNG : Südafrika: Über 30 Tote bei dem Angriff der Polizei gegen streikende Bergleute
Marikana (Südafrika) (AFP) – 2012.08.17 09.16 – Von Johannes Myburgh
Über 30 Menschen wurden getötet Donnerstag, als die Polizei das Feuer gegen streikende und bewaffnete Bergleute der Platin-Gruppe Lonmin in Marikana eröffnete, in einem der tödlichsten Einschreiten der Polizei in Südafrika seit dem Ende der Apartheid im Jahr 1994.
© 2012 AFP

3. Die südafrikanische Presse verurteilt das “Blutbad” in der Mine in Marikana
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.08.17 08.19 Uhr
Die südafrikanische Presse verurteilte am Freitag Morgen das “Blutbad” vom Donnerstag bei der Platin-Mine in Marikana, wo die Polizei auf bewaffnete Streikende abgefeuert hatte und mehr als 30 tötete.
5. Südafrika entsetzt über das Massaker von Marikana
Marikana (South Africa) (AFP) – 17.08.2012 20:48 – Von Johannes Myburgh
Südafrika war Freitag im Schock über das schlimmste Massaker, das jemals in einem Polizeieinsatz seit dem Ende der Apartheid im Jahr 1994 eingetreten ist, mit dem Tod von 34 streikenden Bergleuten Donnerstag in der Lonmin Platin-Mine in Marikana (Norden).
6. Nach der Gewalt in Marikana, Ängste in der Wirtschaft für die Investitionen
CAPE TOWN (AFP) – 17.08.2012 20:27 – Von Justine GERARDY
Nach dem Massaker in Marikana befürchten die betroffenen südafrikanischen Unternehmen Freitag ein miserables Image des Landes unter den ausländischen Investoren und ganz allgemein die Instabilität.
7. Shooting Marikana: Beginn der Untersuchung und schon die Zeit für Fragen
Marikana (South Africa) (AFP) – 18.08.2012 11:58 – Von Johannes Myburgh
Eine erste Untersuchung wurde Samstag eröffnet über die Rolle der Polizei in der Schiesserei, die Donnerstag 34 Personen in der Marikana Mine getötet hat, während Südafrika die Ursachen der sozialen Unruhen, die zur Tragödie geführt haben, untersucht.
8. KURZMELDUNG : Marikana: Die Bergmänner sollen Montag wieder arbeiten, NEIN, Dienstag
minetellsMARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 19.08.2012 14:22 – Von Sibongile KHUMALO
Drei Tage nach dem Massaker drohte die Firma Lonmin am Sonntag, Streikende, die am Montag nicht wieder arbeiten, zu entlassen. Aber die Mehrheit der Bergleute hat das Ultimatum zurückgewiesen und will die Bewegung weiterführen
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 20.08.2012 15:34 – Von Sibongile KHUMALO
Die Leitung von Lonmin hat ihr Ultimatum an die Arbeiter auf Dienstag vertagt, nur 25% der Streikenden kamen Montag zur Arbeit.
© 2012 AFP

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN UNTERSTEN FOTOS

=> PLATIN/e in AFRIKANEWS ARCHIV

=> 8. SÜDAFRIKA, MARIKANA-MASSAKER: BÖSE ERINNERUNGEN IN SOWETO – A Soweto, le massacre de Marikana réveille les fantômes de l’apartheid

=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI PART I : SÜDAFRIKA: TÖDLICHE AUSEINANDERSETZUNGEN ZWISCHEN BERGBAU-GEWERKSCHAFTEN – L’Afrique du Sud secouée par des luttes syndicales mortelles

1er ARTICLE SUR ACTUELLEMENT SIX : Afrique du Sud: plusieurs mineurs grévistes tués lors d’un assaut de la police
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 16.08.2012 20:40
Plusieurs mineurs grévistes ont été tués jeudi lors d’un violent affrontement avec la police à la mine de platine de Lonmin à Marikana en Afrique du Sud, où des violences liées à un conflit social avaient déjà fait 10 morts depuis dimanche.

Des policiers entourent des mineurs à terre suite à un échange de tirsprès de la mine de Marikana, eDes mineurs en grève pour demander une augmentation salariale, le 16 août 2012, dans la mine de plat
Polizisten und streikende Bergarbeiter, Platinmine Marikana, bei Rustenburg, Südafrika, 16.08.2012
Streikversammlung der Minenarbeiter, Platinmine Marikana, bei Rustenburg, Südafrika, 16.08.2012
Des policiers entourent des mineurs à terre suite à un échange de tirsprès de la mine de Marikana, en Afrique du sud
Des mineurs en grève pour demander une augmentation salariale, le 16 août 2012, dans la mine de platine de Marikana, dans la province du Nord-Ouest de l’Afrique du Sud
Foto (c) AFP – –

“Oui, des gens ont perdu la vie”, a déclaré à l’AFP par sms le porte-parole du ministère de la Police Zweli Mnisi, première source officielle à faire état de morts, sans toutefois donner de chiffres.
Un photographe de l’AFP avait pu photographier cinq corps ensanglantés de mineurs grévistes juste après l’échange de tirs, sans pouvoir dire avec certitude si les victimes étaient mortes ou blessées.
La fusillade a été brève mais intense. La police a apparemment riposté à des tirs venus des rangs des grévistes. Des images montrent des policiers faire feu en direction des manifestants, dont plusieurs se sont effondrés dans un nuage de poussière.
Le président de Lonmin, Roger Phillimore, a implicitement rejeté la responsabilité des affrontements meurtriers de jeudi sur les forces de l’ordre.
“La police sud-africaine était chargée de l’ordre et de la sécurité sur le terrain depuis le début des violences entre syndicats rivaux ce week-end”, note M. Phillimore dans un communiqué publié jeudi soir.
“Il va sans dire que nous déplorons profondément ces décès, dans ce qui est clairement une affaire d’ordre public plutôt qu’un conflit social”, ajoute-t-il.
Le ministère, a déclaré pour sa part M. Mnisi, “considère que, compte tenu de la volatilité de la situation, la police a fait de son mieux”.
“Ce qui s’est passé aujourd’hui (…) n’aurait pas dû arriver dans une démocratie, parce que le droit de manifester est un droit légal et constitutionnel reconnu à chaque citoyen”, a admis le porte-parole, “cependant, nous avions une situation où les gens étaient armés jusqu’aux dents, s’attaquaient et se tuaient les uns les autres”.
“Nous vivons comme des animaux”
Gillian Findlay, la porte-parole de Lonmin, l’entreprise qui extrait le platine de Marikana, s’est refusée à tout commentaire à chaud. “C’est vraiment une opération de police, c’est donc plutôt à eux de commenter leur opération”, a-t-elle dit.
Ces incidents surviennent après des violences qui ont fait dix morts depuis dimanche.
Les violences avaient commencé vendredi 10 août, lorsque des centaines de mineurs de fond ont lancé une grève sauvage. Certains, encouragés par le petit syndicat AMCU, réclamaient 12.500 rands par mois (1.250 euros), soit plus qu’un triplement de leur salaire actuel qui est d’environ 4.000 rands par mois (400 euros).
Des affrontements ont alors éclaté entre des partisans du grand syndicat des mines NUM et ceux de l’AMCU, née d’une dissidence de la NUM. Dix personnes ont été tuées.
“Nous sommes exploités, ni le gouvernement ni les syndicats ne sont venus à notre aide”, avait déclaré l’un d’eux mercredi, Thuso Masakeng, “les sociétés minières font de l’argent grâce à notre travail et on ne nous paye presque rien. Nous ne pouvons pas nous offrir une vie décente. Nous vivons comme des animaux à cause des salaires de misère”.
Les mineurs vivent dans des taudis accolés à la mine, sans eau courante.
Lonmin affirme que la grève a déjà coûté six jours de production à Marikana, soit 300.000 tonnes de minerai. L’entreprise estime désormais improbable d’atteindre son objectif annuel de production de 750.000 onces de platine.
© 2012 AFP

2. BREVE: Afrique du Sud: plus de 30 morts dans l’assaut de la police contre des mineurs grévistes
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 17.08.2012 09:16 – Par Johannes MYBURGH
Plus de trente personnes ont été tuées jeudi lorsque la police a ouvert le feu contre des mineurs grévistes armés à la mine de platine Lonmin de Marikana, dans l’une des interventions policières les plus meurtrières en Afrique du Sud depuis la chute de l’apartheid en 1994.
© 2012 AFP

3. La presse sud-africaine condamne le “bain de sang” de la mine de Marikana
JOHANNESBURG (AFP) – 17.08.2012 08:19
La presse sud-africaine condamnait vendredi matin le “bain de sang” de jeudi à la mine de platine de Marikana, où la police a tiré sur des grévistes armés, faisant plus d’une trentaine de morts.
Sous le titre “bain de sang”, le quotidien Sowetan publie en première page une photo de policiers marchant au milieu de corps allongés.
“C’est un pays anormal, dans lequel on promulgue des lois excellentes, et dont la Constitution est saluée comme la meilleure du monde. Tout est pour le mieux, et pourtant la vie humaine, particulièrement celle des Africains (noirs ndlr), continue à n’avoir aucune valeur”, déplore le quotidien de Soweto.
Le massacre de Marikana, note l’éditorialiste, est une conséquence des tensions sociales qui minent le pays depuis longtemps. “Cela nous renvoie brutalement à la réalité d’une bombe à retardement dont l’heure est arrivé: elle a explosé!”.
“Le champ de la mort”, titre The Times, au dessus d’une mosaïque de photos montrant des grévistes armés de lances et des policiers pendant la fusillage.
star1“Les flics y sont allés pour tuer”, renchérit en Une The Star, qui raconte la “bataille” vue par un mineur tué d’une balle dans la tête. (Remarque personelle de l’auteur du blog: la maudite presse jaune, il y en a partout, et de cette facon, elle ne va pas calmer les esprits => link “Cops go in for kill”)
star2Business Day, qui titre “Des travailleurs meurent dans un bain de sang à Marikana”, raconte comment “les Sud-Africains ont suivi avec horreur hier à la télé les développements de ce drame sanglant, avec des scènes rappelant les pires massacres de l’époque de l’apartheid”.
L’hebdomadaire Mail&Guardian analyse pour sa part la tactique des grévistes dans les mines: “La violence est devenue un mode opératoire normal dans ce type de grève”, note l’hebdomadaire, qui insiste sur le fait que les mineurs, qui gagnent des salaires de misère, considèrent que la violence est un moyen efficace d’obtenir gain de causes dans leurs négociations.
© 2012 AFP

Des policiers se tiennent debout devant des mineurs touchés par des tirs ouverts contre les grévisteDes policiers encadrent des mineurs en grève à la mine de Marikana, en Afrique du Sud le 15 août 201
Polizisten und streikende Bergarbeiter, Platinmine Marikana, bei Rustenburg, Südafrika, 15. u. 16.08.2012
Des policiers se tiennent debout devant des mineurs touchés par des tirs ouverts contre les grévistes, le 16 août 2012 à MArikana, en Afrique du Sud
Des policiers encadrent des mineurs en grève à la mine de Marikana, en Afrique du Sud le 15 août 2012
Foto (c) AFP – –

4. L’Afrique du Sud horrifiée par le massacre de la mine de Marikana
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 17.08.2012 20:48 – Par Johannes MYBURGH
L’Afrique du Sud était sous le choc vendredi du pire massacre jamais survenu dans une opération policière depuis la chute de l’apartheid en 1994, avec la mort de 34 mineurs grévistes jeudi à la mine de platine Lonmin de Marikana (nord).
Le président Jacob Zuma a quitté subitement vendredi matin un sommet régional au Mozambique pour se rendre sur les lieux du drame, et annoncer la création d’une commission d’enquête.
“Nous devons faire éclater la vérité sur ce qui s’est passé ici, c’est pourquoi j’ai décidé d’instaurer une commission d’enquête pour découvrir les causes réelles de cet incident”, a déclaré le chef de l’Etat, dans une allocution retransmise en direct à la télévision.
Pour la chef de la police nationale Riah Phiyega, les choses sont déjà claires: “Le groupe des grévistes a chargé en direction de la police, tirant des coups de feu et brandissant des armes dangereuses. Les policiers se sont repliés et ont été forcés d’utiliser la force pour protéger leur vie”, a-t-elle expliqué, avant d’annoncer un bilan de 34 morts, 78 blessés et 259 arrestations.
Vendredi, les lieux du massacre étaient bouclés par des véhicules blindés de la police, survolés par des hélicoptères. La police scientifique ratissait le terrain à la recherche d’indices.
A quelques centaines de mètres, à côté des misérables baraquements des mineurs, quelques centaines de femmes chantaient des chants de l’époque de la lutte contre l’apartheid.
“La police est venue ici, pour tuer nos maris, nos frères. Ici. Nos enfants!”, criait l’une d’elles, Nokuselo Mciteni, 42 ans.
Alors qu’aucune liste sur le nom et la nationalité des victimes n’a encore été publiée, certaines femmes, en larmes, cherchaient toujours un mari ou un frère disparu depuis la veille.
Vendredi soir, la direction de Lonmin a annoncé qu’elle allait ouvrir une cellule d’aide à l’hôpital pour aider les familles à identifier les morts, et mettre en place un soutien psychologique.
Près de 2.000 hommes se sont également rassemblés non loin du lotissement, affirmant qu’ils continueront la grève tant que leurs revendications ne seront pas entendues.
Tous les médias du pays ont consacré leur une ou leur antenne au “massacre de Marikana”.
Dans une nation où le souvenir des luttes sanglantes contre le régime raciste de l’apartheid est omniprésent, la vision de policiers tirant sur des grévistes, eux-mêmes armés, a ravivé des plaies encore vives.
Résumant un sentiment général, le grand quotidien The Times notait que les images qui ont fait le tour du monde “semblaient appartenir à une Afrique du Sud du passé, lorsque les confrontations entre la police et les civils étaient monnaie courante (…) Mais ces images n’étaient pas des images de l’apartheid”.
“Nous sommes choqués et consternés par cette violence insensée. Nous croyons qu’il y a assez de place dans notre système démocratique pour que les différends soient résolus par le dialogue, sans violation de la loi et sans violence”, a réagi le président Zuma.
Les commentateurs, vendredi, recherchaient les causes de ce drame dans plusieurs directions.
Les uns notaient que les responsabilités étaient partagées: entre la police d’une part, mal formée et mal équipée pour faire face à la situation, et les grévistes d’autre part, qui ont fait de la violence un moyen ordinaire d’appuyer leurs revendications.
D’autres pointaient du doigt la condition misérable des mineurs et l’accumulation de leurs frustrations, exacerbées par la surenchère de certains syndicats.
Les mineurs de Marikana gagnent environ 4000 rands (400 euros) par mois, et réclamaient jusqu’à 12.500 rands (1.250 euros). La plupart d’entre eux vivent dans des baraquements insalubres accolés à la mine, sans eau courante.
“Il y a eu très peu d’amélioration dans la vie des gens depuis des décennies, a affirmé à l’AFP Daniel Silke, chercheur en sciences sociales, et le gouvernement n’a pas été capable de faire face à cette frustration”.
Une aile minoritaire mais parfois bruyante de l’ANC, le parti au pouvoir, appelle d’ailleurs régulièrement à des mesures radicales pour réduire les inégalités économiques, toujours gigantesques dix-huit ans après l’avènement de la démocratie.
© 2012 AFP

5. Après les violences de Marikana, l’économie craint pour les investissements
LE CAP (AFP) – 17.08.2012 20:27 – Par Justine GERARDY
Après le massacre de la mine de platine de Marikana qui a fait 34 morts jeudi, les milieux d’affaires sud-africains s’inquiétaient vendredi de l’image du pays auprès des investisseurs étrangers, et plus généralement des risques d’instabilité.
Après le massacre de la mine de platine de Marikana qui a fait 34 morts jeudi, les milieux d’affaires sud-africains s’inquiétaient vendredi de l’image du pays auprès des investisseurs étrangers, et plus généralement des risques d’instabilité.
“Le message que cela envoie est bien évidemment négatif”, déclare Iraj Abedian, PDG du groupe Pan African Investments, en stigmatisant la compagnie propriétaire, les syndicats, mais aussi les politiques.
“C’est une chose d’avoir des syndicats puissants, c’en est une autre totalement différente d’avoir 30 mineurs tués, ce qui veut dire que ni les dirigeants de l’entreprise, ni les leaders syndicaux, ni les leaders politiques n’ont été capables d’anticiper et d’éviter ce type de situation”, ajoute M. Abedian.
“Tout cela est de mauvais augure en cette période économique et financière très difficile dans le monde”, souligne-t-il.
Un autre investisseur sud-africain, Owen Nkomo de Inkunzi Investments, renchérit: “c’est très mauvais pour l’image de l’Afrique du Sud auprès de ceux à l’étranger qui veulent placer leur argent ici”.
De fait les vidéos de policiers tirant à balles réelles sur des grévistes armés ont fait le tour du monde, en rappelant celles de la répression du régime raciste d’apartheid. C’est le plus grave massacre du genre depuis la fin de l’apartheid en 1994.
Or, bien que première économie du continent, l’Afrique du Sud, dont la croissance ralentit, a grand besoin de capital frais, pour combattre le chômage et la pauvreté qui engendrent sporadiquement des violences sociales.
La tuerie de Marikana survient après des heurts meurtriers entre le puissant syndicat des mines NUM et un petit syndicat dissident radical, qui ont fait 10 morts ce mois-ci, provoquant la fermeture de la mine de platine. De plus trois ouvriers ont été battus à mort lors d’une longue grève dans une autre mine, Impala Platinum.
Pour ces raisons, le cours international du platine a bondi vendredi à son plus haut niveau depuis plus d’un mois, mais l’action de Lonmin a chuté de près de 6%. Et, selon des experts à Londres, les affrontements meurtriers en Afrique du Sud avivent les inquiétudes sur des perturbations prolongées de la production de métaux platinoïdes dans le pays.
L’Afrique du Sud est le premier pays producteur de platine de la planète, avec environ 75% de l’offre mondiale de ce métal précieux très utilisé par l’industrie automobile.
Mais son extraction devient plus coûteuse. Et les industriels des métaux précieux s’inquiètent de propositions de nationalisation, émanant de l’extrême gauche de l’ANC, le parti au pouvoir.
Même avant les incidents, les investisseurs du platine semblaient hésiter en raison de mauvaises perspectives sur ce marché, note Hugo Pienaar, un analyste économique à l’université de Stellenbosch.
“Ce qui s’est passé cette semaine est vraiment tragique (…) l’environnement n’était déjà pas bien bon, mais maintenant je pense que cela va refroidir les investisseurs potentiels dans le secteur minier”, ajoute Hugo Pienaar.
© 2012 AFP

6. Fusillade de Marikana: début de l’enquête et déjà le temps des questions
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 18.08.2012 11:58 – Par Johannes MYBURGH
Une première enquête a été ouverte samedi sur les responsabilités de la police dans la fusillade qui a fait 34 morts jeudi à la mine de Marikana, alors que l’Afrique du Sud s’interroge sur les causes profondes du malaise social qui a conduit au drame.
Samedi matin, des experts de la police des polices sont arrivés à la mine de platine exploitée par Lonmin, près de Rustenburg (Nord-Ouest).
Il sont chargés de déterminer si la réaction des policiers, qui ont ouvert le feu à balles réelles, faisant 34 morts et 78 blessés, était proportionnelle à la menace des mineurs, comme l’affirme la direction de la police.
Une autre enquête interne à la police est ouverte. Et le président Jacob Zuma a également annoncé vendredi la mise en place prochaine d’une commission d’enquête plus large pour faire la lumière sur les événements.
A quelques centaines de mètres des lieux du massacre, toujours bouclé par les forces de l’ordre, plusieurs centaines de mineurs se sont de nouveau rassemblés samedi, dans le calme.
Comme la veille, nombre d’entre eux portaient des bâtons ou des barres de fer.
Un hélicoptère de la police survolait les environs.
Julius Malema, le jeune leader populiste récemment exclu de l’ANC, les a rejoints à la mi-journée, et devait s’adresser à eux. Malema a longtemps incarné la branche radicale du parti au pouvoir, celle qui souhaite que le gouvernement consacre désormais tous ses efforts à lutter contre la pauvreté et les inégalités.
De nombreuses familles étaient toujours à la recherche d’un proche, sans savoir s’il était mort, blessé ou simplement au nombre des quelque 500 personnes arrêtées après les violences.
Pour la plupart des commentateurs, la responsabilité immédiate du drame était partagée entre la police, mal équipée et mal préparée pour ce type de situation, et les grévistes eux-mêmes, violents et armés d’armes blanches et, selon certains témoignages, d’armes à feu.
“Il y a une semi-militarisation de la police, qui n’est pas entraînée pour faire face aux manifestations d’une façon pacifique. Ils préfèrent utiliser la force, tirer sur les gens”, dénonce l’analyste politique Dirk Kotze, de l’Université d’Afrique du Sud (Pretoria).
De fait, les policiers déployés face aux grévistes n’avaient ni boucliers ni protections lourdes, et étaient armés de fusils automatiques.
L’incapacité des syndicats à encadrer et à prévenir le mouvement était également mise en cause. “Les leaders syndicaux ont agi de façon irresponsable, dans une culture de la grève où la violence est un élément permanent”, estime le politologue Ebrahim Fakir.
Durant toute la phase de tension qui a précédé le massacre, “les dirigeants syndicaux sont restés invisibles”, constate Dirk Kotze. Selon lui, le grand syndicat des mines NUM a perdu son emprise sur les mineurs, “parce qu’il est vu comme un allié du gouvernement, et spécialement du président Jacob Zuma”.
Ce discrédit a laissé une place libre à d’autres syndicats, plus radicaux. A Marikana, c’est le petit syndicat AMCU, une dissidence de NUM, qui est montré du doigt pour avoir échauffé les mineurs en promettant de mirifiques augmentations de salaires.
Avant le drame de jeudi, des affrontements entre partisans de NUM et d’AMCU avaient fait dix morts en quelques jours.
Plus profondément encore, c’est l’incapacité du gouvernement à gérer ce genre de crise, et surtout à améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière, 18 ans après la chute de l’apartheid, qui est largement dénoncée.
“Je ne crois pas qu’ils se rendent compte à quel point notre société est devenue volatile”, dit à l’AFP l’analyste Adam Habib, de l’Université de Johannesburg, “cent ans après le début des mines en Afrique du Sud, les gens vivent toujours dans les mêmes conditions qu’au début du 20e siècle”.
Pessimiste, M. Fakir prédit que ce type de catastrophe risque de devenir récurrent en Afrique du Sud: “Ca va exploser de nouveau dans trois ans, parce le gouvernement ne fait rien pour résorber les inégalités, les différences de salaires, les conditions de travail, la santé et la sécurité dans les mines, alors que ce sont les données de bases du problème”.
Plus optimiste, son collègue Adam Habib espère que le drame de Marikana va provoquer “une crise existentielle en Afrique du Sud: qui sommes-nous, et qui devenons-nous?”.
“Si cela arrive, je pense que ce sera une bonne chose pour l’Afrique du Sud”, dit-il.
© 2012 AFP

7. BREVE : Marikana: les mineurs sommés de reprendre le travail lundi, NON, mardi
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 19.08.2012 14:22 – Par Sibongile KHUMALO
Trois jours après le massacre de la mine de Marikana, l’exploitant Lonmin a menacé dimanche de licencier les grévistes qui ne reprendraient pas le travail lundi matin, mais la majorité des mineurs ont rejeté cet ultimatum et entendaient poursuivre le mouvement.
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 20.08.2012 15:34 – Par Sibongile KHUMALO
La direction de Lonmin a repoussé à mardi son ultimatum exigeant la reprise du travail des grévistes, dont 25% seulement arrivaient au travail lundi.
© 2012 AFP

Des femmes protestent sur le lieu du massacre, à Marikana en Afrique du Sud, le 17 août 2012Lieu du massacre passé au peigne fin par les enquêteurs, à Marikana, dans le nord de l'Afrique du SUn mineur (d) blessé raconte raconte les affrontements avec la police au président sud-africain JacoUn mineur sud-africain brandit une machette en écoutant avec ses collègues Julius Malema, jeune lead
Frauen protestieren am Ort des Massakers, in Marikana, 17.08.2012
Untersucher am Ort des Massakers, in Marikana, 17.08.2012
Präsident Zuma bei einem verletzten Bergmann, Krankenhaus Andrew Saffy in Marikana, 17.08.2012
Bergarbeiter mit Machete auf einer Versammlung, wo der radikale Ex-Jugendführer Julius Malema spricht, 18. August, Marikana, Südafrika
Des femmes protestent sur le lieu du massacre, à Marikana en Afrique du Sud, le 17 août 2012
Lieu du massacre passé au peigne fin par les enquêteurs, à Marikana, dans le nord de l’Afrique du Sud, le 17 août 2012
Fotos (c) AFP – –
Un mineur (d) blessé raconte raconte les affrontements avec la police au président sud-africain Jacob Zuma (g), le 18 août 2012 à l’hôpital Andrew Saffy de Marikana
Foto (c) AFP – by Kopano Tlape
Un mineur sud-africain brandit une machette en écoutant avec ses collègues Julius Malema, jeune leader populiste, le 18 août 2012 à la mine de Marikana où 34 grévistes ont été tués par la police, AFP – –

1. Südafrika: mehrere streikende Bergarbeiter in einem Polizeiangriff getötet
Marikana (Südafrika) (AFP) – 16/08/2012 08.40 Uhr
Mehrere streikende Bergleute wurden Donnerstag getötet während eines heftigen Zusammenstoßes mit der Polizei in der Platin-Mine bei Lonmin Marikana in Südafrika, wo die mit einem Arbeitskampf verknüpfte Gewalt seit Sonntag bereits 10 Menschen getötet hatte.
“Ja, Menschen haben ihr Leben verloren”, sagte der AFP per SMS der Sprecher des Ministeriums für Polizei Zweli Mnisi, die erste offizielle Quelle, die Todesfälle meldet, aber ohne Angabe von Zahlen.
Ein AFP-Fotograf war in der Lage, fünf blutige Leichen von streikenden Bergarbeitern kurz nach den Schusswechseln zu fotografieren, konnte aber nicht mit Sicherheit sagen, ob die Opfer tot oder verletzt waren.
Das Schiessen war kurz, aber intensiv. Die Polizei reagierte auf Schüsse, die offenbar aus den Reihen der Streikenden kamen. Bilder zeigten Polizei, die auf Demonstranten schießen, von denen viele in einer Staubwolke zusammenbrachen.
Der Vorsitzende der Minengesellschaft Lonmin, Roger Phillimore, wies implizit die Schuld der Sicherheitskräfte für die tödlichen Zusammenstöße am Donnerstag zurück.
“Die südafrikanische Polizei war zuständig für Ordnung und Sicherheit auf dem Terrain, seit dem Ausbruch der Gewalt zwischen rivalisierenden Gewerkschaften an diesem Wochenende”, sagt Herr Phillimore in einer Erklärung veröffentlicht Donnerstag Abend.
“Es ist selbstverständlich, dass wir zutiefst die Todesfälle bedauern, in dem, was eindeutig eher eine Angelegenheit der öffentlichen Hand ist als ein sozialer Konflikt”, fügt er hinzu.
Das Ministerium seinerseits sei, laut Herrn Mnisi, “der Auffassung, dass angesichts der angespannten Lage, die Polizei ihr Bestes getan hat.”
“Was heute passiert ist (…) hätte in einer Demokratie nicht geschehen dürfen, weil das Recht auf Protest ein jedem Bürger gewährtes juristisches und verfassungsmäßiges Recht ist”, räumte der Sprecher ein, betonte aber: “Allerdings hatten wir eine Situation, wo Menschen schwer bewaffnet waren und sich gegenseitig angegriffen und getötet haben”.
“Wir leben wie Tiere”
Gillian Findlay, Sprecherin von Lonmin, der Firma, die Platin in Marikana extrahiert, lehnte eine Stellungnahme ab. “Es ist wirklich eine Polizeiaktion, aber es ist deren Sache, ihre Operation zu kommentieren”, sagte sie.
Diese Vorfälle sind auftreten, nachdem die Gewalt zehn Tote seit Sonntag gefordert hatte.
Die Gewalt begann am Freitag, 10. August, als Hunderte von Bergleuten einen wilden Streik ins Leben riefen. Einige, ermutigt durch die AMCU, eine kleine Gewerkschaft, forderten 12.500 Rand pro Monat (1250 €), mehr als dreimal ihr aktuelles Gehalt von ca. 4000 Rand pro Monat (400 Euro).
Zusammenstöße brachen dann aus zwischen Anhängern der großen Bergbau-Gewerkschaft NUM und denen von AMCU, die von einem Dissens aus der NUM geboren worden war. Zehn Menschen wurden getötet.
“Wir werden ausgebeutet, weder die Regierung noch die Gewerkschaften sind uns zu Hilfe gekommen”, sagte einer von ihnen Mittwoch, Thuso Masakeng: “Bergbau-Unternehmen verdienen Geld durch unsere Arbeit und sie zahlen uns fast nichts. Wir können uns kein menschenwürdiges Leben erlauben. Wir leben wie Tiere wegen der Hungerlöhne. ”
Die Bergleute leben in Slums neben dem Bergwerk, ohne fließendes Wasser.
Lonmin sagte, dass der Streik schon sechs Tage der Produktion bei Marikana gekostet hat, oder 300.000 Tonnen Erz. Das Unternehmen schätzt nun als unwahrscheinlich ein, dass das jährliche Produktionsziel von 750.000 Unzen Platin zu erfüllen sein kann.
© 2012 AFP

2. KURZMELDUNG : Südafrika: Über 30 Tote bei dem Angriff der Polizei gegen streikende Bergleute

Marikana (Südafrika) (AFP) – 2012.08.17 09.16 – Von Johannes Myburgh
Über 30 Menschen wurden getötet Donnerstag, als die Polizei das Feuer gegen streikende und bewaffnete Bergleute der Platin-Gruppe Lonmin in Marikana eröffnete, in einem der tödlichsten Einschreiten der Polizei in Südafrika seit dem Ende der Apartheid im Jahr 1994.
© 2012 AFP

3. Die südafrikanische Presse verurteilt das “Blutbad” in der Mine in Marikana
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.08.17 08.19 Uhr
Die südafrikanische Presse verurteilte am Freitag Morgen das “Blutbad” vom Donnerstag bei der Platin-Mine in Marikana, wo die Polizei auf bewaffnete Streikende abgefeuert hatte und mehr als 30 tötete.
Unter dem Titel “Blutbad” veröffentlichte die Zeitung Sowetan auf der Titelseite ein Foto der Polizeibeamten, stehend in der Mitte von liegenden Körpern.
“Dies ist ein anormales Land, wo ausgezeichnete Gesetze verkündet worden sind, und dessen Konstitution als die beste in der Welt gefeiert wird. Alles ist zum Besten, und doch haben menschliche Leben, insbesondere die der Afrikaner (Schwarzen, Hinweis), andauernd keinen Wert”, klagt diese Tageszeitung aus Soweto.
Das Massaker von Marikana, so der Editorialist, ist eine Folge der sozialen Spannungen, die das Land seit langem heimgesuchen. “Dies führt uns zurück zu der nackten Realität einer Zeitbombe, deren Zeit gekommen ist: sie explodiert”.
“Das Feld des Todes” titelt The Times, vor einem Mosaik aus Aufnahmen von Streikenden mit Speeren und Polizei während der Schiessereien.
“Die Bullen gingen dorthin, um zu töten”, titelt The Star, die die “Schlacht” über einen per Kopfschuss getöteten Bergmann erzählt. (Persönliche Anm. des Blogautoren: Bildzeitungen gibt es echt überall. Das muss ja übel sein, dieser Artikel, und unglaublich aufwieglerisch. => link “Cops go in for kill”)
Business Day titelt “Wie Arbeiter in einem Blutbad bei Marikana sterben” und erzählt, wie “die Südafrikaner gestern im Fernsehen in Entsetzen den Entwicklungen dieses blutigen Dramas zugesehen haben, mit Szenen, die an die schlimmsten Massaker während der Apartheid erinnern”.
The Weekly Mail & Guardian analysiert für seinen Teil die Taktik der Streikenden in den Minen: “Gewalt ist zu einem normalen Verfahren in dieser Art von Streik” geworden; die Bergleute, die Elendslöhne verdienen, seien der Ansicht, dass Gewalt ein wirksames Mittel ist, um in ihren Verhandlungen zu gewinnen.
© 2012 AFP

2.a)

Streikende Minenarbeiter mit Macheten in der Hand (rtr)

Südafrika

4. Blutbad in Platinmine

Hat die Polizei das Feuer eröffnet oder waren es die rund 3000 Minenarbeiter im südafrikanischen Marikana? Was mit einem Streik begann, endete in einem Blutbad mit mindestens 45 Toten.

Bei einem unangemeldeten Streik kam es zu Schießereien zwischen Bergarbeitern und der Polizei. An der Platinmine 70 Kilometer nordwestlich der Hauptstadt Johannesburg hatte der Streik am vergangenen Freitag begonnen. Über das Wochenende waren bereits zehn Menschen zu Tode gekommen, darunter auch zwei Polizisten.

Die Polizei weist jede Verantwortung von sich: “Die Polizei hat alles getan, aber die Minenarbeiter haben gesagt, dass sie nicht weggehen würden und bereit seien, zu kämpfen”, erklärte ein Polizeiminister. “Was soll die Polizei denn in solchen Situationen tun, wenn sie es ganz klar mit bewaffneten und zu allem entschlossenen Kriminellen zu tun hat, die die Ordnungskräfte ermorden?”

Die Polizei und Sanitäter kümmern sich um Bergarbeiter, die verletzt am Boden liegen (rtr)

Ob die Polizei oder die Berarbeiter das Feuer eröffneten, ist unklar

Illegale Schusswaffen im illegalen Streik

Die Bergarbeiter waren in den Streik getreten, weil sie eine Verdreifachung ihres Gehalts von 4000 Rand (umgerechnet etwa 400 Euro) auf 12 000 Rand (etwa 1200 Euro) verlangen. Zudem sind zwei verschiedene Gewerkschaften in den Streik involviert. Zwischen den Angehörigen der rivalisierenden Gewerkschaften soll es ebenfalls zu Gewalttaten gekommen sein.

Die streikenden Bergarbeiter waren mit illegalen Schusswaffen und mit Macheten bewaffnet, weshalb die Auseinandersetzung besonders brutal verlief. Einige Menschen wurden verbrannt und zu Tode gehackt. Die örtlichen Medien berichteten von einem “Massaker”. Die Polizei habe nach eigenen Angaben zunächst versucht, mit Wasserwerfern und Tränengas die streikende Menge in den Griff zu bekommen. Dann waren Schüsse gefallen. Eine Kommission soll aufklären, wer zuerst geschossen hat.

Brutalität unangemessen für eine Demokratie

Der südafrikanische Präsident Jacob Zuma rief zum Ende der “sinnlosen Gewalt” auf. “Wir glauben, dass es in unserem demokratischen System genug Möglichkeiten gibt, jeden Streit durch einen Dialog beizulegen, ohne dabei das Gesetz zu brechen oder Gewalt anzuwenden.”, sagte Zuma.

Doch auch der Regierung wird vorgeworfen, sich in dem Konflikt falsch verhalten zu haben. Kritiker prangern an, dass die Machthaber nicht früher reagiert hätten, um den Konflikt zu schlichten. Kein einziges Regierungsmitglied habe die Mine seit Beginn des Streiks Ende vergangener Woche besucht.

Bergwerk vorübergehend geschlossen

Das Bergwerk, das dem britischen Konzern Lonmin gehört, hat seinen Betrieb vorübergehend eingestellt. Das Unternehmen ist der drittgrößte Platinproduzent der Welt und mit 28.000 Beschäftigten einer der größten Arbeitgeber Südafrikas.

Arbeiter installieren Stacheldraht zum Schutz einer Platinmine der britischen Firma Lonmin (dapd)

80 % der Platinvorkommen befinden sich in Südafrika

Die südafrikanische Stiftung Bench Marks beschäftigt sich mit den Arbeitsbedingungen im Bergbau. Sie kritisierte die Lebens- und Arbeitsbedingungen in Marikana scharf. Die Gesundheit und die Sicherheit der Bergarbeiter würden systematisch gefährdet, hieß es in einer Studie der Organisation.

In Südafrika befinden sich etwa 80 Prozent der weltweit bekannten Platinreserven. Das Edelmetall wird unter anderem zur Herstellung von Katalysatoren, Laborgeräten und Schmuck verwendet.

nem/haz (dpa, epd, dapd)

5. Südafrika entsetzt über das Massaker von Marikana
Marikana (South Africa) (AFP) – 17.08.2012 20:48 – Von Johannes Myburgh
Südafrika war Freitag im Schock über das schlimmste Massaker, das jemals in einem Polizeieinsatz seit dem Ende der Apartheid im Jahr 1994 eingetreten ist, mit dem Tod von 34 streikenden Bergleuten Donnerstag in der Lonmin Platin-Mine in Marikana (Norden).
Präsident Jacob Zuma hat sich plötzlich am Freitagmorgen von einem regionalen Gipfel in Mosambik verabschiedet, um die Szene des Dramas zu besuchen und die Schaffung einer Kommission zur Untersuchung zu verkünden.
“Wir müssen die Wahrheit finden über das, was hier passiert ist, so dass ich beschlossen habe, eine Untersuchungskommission zu etablieren, um die wahren Ursachen dieses Vorfalls zu entdecken”, sagte das Staatsoberhaupt in einer Rede im Fernsehen.
Für die Leiterin der nationalen Polizei, Phiyega Riah, sind die Dinge bereits klar: “Die Gruppe der Streikenden fing gegenüber der Polizei mit Schüssen und schwangen gefährliche Waffen. Die Officers haben sich zurückgezogen und wurden gezwungen, Gewalt anzuwenden, um ihr Leben zu schützen”, sagte sie und nannte die Bilanz: 34 Tote, 78 Verletzte und 259 Festgenommene.
Freitag wurden die Szene des Massakers durch gepanzerte Polizei versiegelt und von Hubschraubern überflogen. Forensiker harkten den Boden auf der Suche nach Hinweisen.
Ein paar hundert Meter entfernt, neben den elenden Hütten der Bergleute, sangen Hunderte von Frauen Lieder aus der Zeit des Kampfes gegen die Apartheid.
“Die Polizei kam hierher, um unsere Männer, unsere Brüder zu töten. Unsere Kinder!”, schrie eine von ihnen, Nokuselo Mciteni, 42 Jahre.
Obwohl noch keine Liste der Namen und Staatsangehörigkeit der Opfer veröffentlicht worden ist, waren einige weinende Frauen noch auf der Suche nach einem seit gestern verschwundenen Ehemann oder Bruder.
Freitag Nacht hat das Management von Lonmin angekündigt, dass sie einen Transport ins Krankenhaus öffnen, um Familien zu helfen, die Toten zu identifizieren, und dass sie eine psychologische Unterstützung einrichten.
Fast 2.000 Menschen sammelten sich auch in der Nähe und sagten, dass sie den Streik fortsetzen, bis ihre Forderungen gehört werden.
Alle Medien des Landes haben das “Massaker von Marikana” on top.
In einem Land, wo die Erinnerung an den blutigen Kampf gegen das rassistische Regime der Apartheid allgegenwärtig ist, macht die Vision von der Polizei, die das Feuer auf bewaffnete Streikende eröffnet, Wunden wieder lebendig.
Ein allgemeines Gefühl zusammenfassend, sagt die große Zeitung The Times, dass die Bilder, die um die Weltgingen “schienen zu einem Südafrika in der Vergangenheit zu gehören, als Auseinandersetzungen zwischen Polizisten und Zivilisten üblich waren, (…) Aber Diese Bilder waren nicht Bilder der Apartheid. ”
“Wir sind schockiert und durch diese sinnlose Gewalt entsetzt. Wir glauben, es gibt genug Platz in unserem demokratischen System, so dass Streitigkeiten durch Dialog gelöst werden können, ohne gegen das Gesetz zu verstoßen und ohne Gewalt”, antwortete Präsident Zuma.
Kommentatoren haben am Freitag in mehreren Richtungen versucht, die Ursachen dieser Tragödie zu finden.
Einige sagen, dass die Verantwortung geteilt war: zwischen der Polizei einerseits, zu schlecht ausgebildet und schlecht ausgerüstet, um mit der Situation fertig zu werden, und den Streikenden andererseits, die aus Gewalt ein gewöhnliches Mittel gemacht haben, um ihre Ansprüche durchzusetzen.
Andere wiesen mit dem Finger auf den elenden Zustand der Bergleute und ihre akkumulierten Frustrationen, deren Eskalation von bestimmten Gewerkschaften verschärft wird.
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© 2012 AFP

6. Nach der Gewalt in Marikana, Ängste in der Wirtschaft für die Investitionen
CAPE TOWN (AFP) – 17.08.2012 20:27 – Mit Justine GERARDY
Nach dem Massaker in Marikana befürchten die betroffenen südafrikanischen Unternehmen Freitag ein miserables Image des Landes unter den ausländischen Investoren und ganz allgemein die Instabilität.
“Die Botschaft, die das sendet, ist offensichtlich negativ”, sagte Iraj Abedian, CEO von Pan African Investments, und verurteilte alle, den Besitzer der Firma, Gewerkschaften, und die Politik.
“Es ist eine Sache, starke Gewerkschaften zu haben, es ist eine ganz andere, dass 30 Bergleute getötet werden, was bedeutet, dass weder die Direktoren der Gesellschaft noch Gewerkschaftsführer noch politische Führer in der Lage gewesen sind, diese Art von Situation zu antizipieren und zu vermeiden”, sagt Abedian.
“All dies verheißt nichts Gutes in dieser sehr schwierigen wirtschaftlichen und finanziellen Lage in der Welt”, sagte er.
Ein weiterer südafrikanischer Investor, Owen Nkomo von Inkunzi Investments, fügte hinzu: “Das ist sehr schlecht für das Image von Südafrika bei denen im Ausland, die ihr Geld hier setzen wollen.”
Videos, die an die Unterdrückung des rassistischen Apartheid-Regimes erinnerten, gingen um die Welt.
Das leider obwohl des Kontinents größte Volkswirtschaft, Südafrika, wo sich das Wachstum verlangsamt, dringend frisches Kapital braucht, um Arbeitslosigkeit und Armut zu bekämpfen, welche sporadische soziale Gewalt verursachen.
Der internationale Preis für Platin stieg Freitag auf den höchsten Stand von seit mehr als einem Monat, aber die Aktie von Lonmin fiel um fast 6%. Und nach Ansicht von Experten in London, heizen die tödlichen Zusammenstöße in Südafrika Ängste vor längeren Unterbrechungen in der Produktion von Platinmetallen im Land.
Südafrika ist der größte Produzent von Platin in der Welt, mit etwa 75% des weltweiten Angebots an diesem Edelmetall, das von der Automobilindustrie stark verwendet wird.
Aber seine Extraktion wird teurer. Industrie- und Edelmetalle sind auch von Vorschlägen für die Verstaatlichung seitens der extremen Linken des ANC, der Regierungspartei, betroffen.
Schon vor dem Vorfall waren Investoren zurückhaltend bei Platin wegen der schlechten Aussichten in diesem Markt, sagt Hugo Pienaar, ein wirtschaftlicher Analyst an der Universität von Stellenbosch.
“Was passiert ist in dieser Woche ist wirklich tragisch (…) die Umgebung war schon nicht sehr gut, aber jetzt denke ich, wird es die potenziellen Investoren im Bergbausektor endgültig abkühlen”, sagt Hugo Pienaar.
© 2012 AFP

7. Shooting Marikana: Beginn der Untersuchung und schon die Zeit für Fragen
Marikana (South Africa) (AFP) – 18.08.2012 11:58 – Von Johannes Myburgh
Eine erste Untersuchung wurde Samstag eröffnet über die Rolle der Polizei in der Schiesserei, die Donnerstag 34 Personen in der Marikana Mine getötet hat, während Südafrika die Ursachen der sozialen Unruhen, die zur Tragödie geführt haben, untersucht.
Samstag Morgen kamen Polizeiexperten in der Mine an.
Sie sind verantwortlich für die Bestimmung, ob die Reaktion der Polizei, als sie das Feuer mit scharfer Munition eröffnete, proportional zu der Bedrohung durch die Arbeiter war, wie der Polizei angegeben wurde.
Weiterhin wurde eine Polizeiinterne Untersuchung eröffnet. Und Präsident Jacob Zuma meldete Freitag die bevorstehende Gründung einer breiteren Untersuchung, um Licht auf die Ereignisse zu werfen.
Ein paar hundert Meter von der Szene des Massakers, noch von der Polizei abgeriegelt, waren mehrere hundert Bergleute wieder versammelt am Samstag, aber in Ruhe.
Nach wie vor trugen viele von ihnen Schlagstöcke oder Eisenstangen.
Ein Polizeihubschrauber flog über das Gebiet.
Julius Malema, der kürzlich aus dem ANC ausgeschlossene populistische Jugendführer, kam eine Rede halten. Malema hat seit langem den radikalen Flügel der regierenden Partei verkörpert.
Viele Familien waren noch auf der Suche nach Nahestehenden.
Für die meisten Kommentatoren ist die unmittelbare Verantwortung des Dramas geteilt zwischen der Polizei, schlecht ausgerüstet und schlecht vorbereitet für diese Art von Situation, und den Streikenden selbst, gewalttätig und bewaffnet mit Messern und, nach einigen Berichten, mit Schusswaffen.
“Es gibt eine Halb-Militarisierung der Polizei, die nicht trainiert ist, um mit den Protesten in einer friedlichen Art und Weise umzugehen. Sie bevorzugen es, Gewalt anzuwenden, auf die Menschen zu schießen”, kritisiert der Politologe Dirk Kotze, University of South Africa (Pretoria).
In der Tat hatten die gegen die Streikenden eingesetzten Polizisten keine Schilde oder schweren Schutz, und sie waren mit automatischen Gewehren bewaffnet.
Die Unfähigkeit der Gewerkschaften, die Bewegung zu überwachen und so etwas zu verhindern, wurde ebenfalls in Frage gestellt. “Die Gewerkschaftsführer handelten verantwortungslos in einer Kultur der Gewalt, die ein fester Bestandteil im Streik ist”, sagte der Politologe Ebrahim Fakir.
Während der Phase der Spannung, die dem Massaker vorausgegangen war, “sind die Gewerkschaftsführer unsichtbar geblieben”, sagt Dirk Kotze. Ihm zufolge hat die größte Minengewerkschaft NUM ihren Griff auf die Arbeiter verloren, “weil sie als Verbündete der Regierung, vor allem Präsident Jacob Zumas, gesehen wird”.
Das schaffe Freiraum für andere Gewerkschaften, radikalere. In Marikana heizte AMCU, kleine Gewerkschaft und Abspaltung des NUM, die Bergleute mit Versprechen auf enorme Lohnzuwächse.
Vor dem Drama Donnerstag forderten Zusammenstöße zwischen Anhängern von NUM und AMCU zehn Toten in ein paar Tagen.
Tiefere Ursache ist die Unfähigkeit der Regierung, diese Art von Krise zu bewältigen, und vor allem, die Lebensbedingungen der Arbeiterklasse zu verbessern, 18 Jahre nach dem Fall der Apartheid, was vielfach kritisiert wird.
“Ich glaube nicht, dass sie erkennen, wie sehr unsere Gesellschaft volatil geworden ist”, sagte der Nachrichtenagentur AFP der Analyst Adam Habib, University of Johannesburg, “hundert Jahre nach dem Beginn der Minenausbeutung in Afrikas Süden leben Menschen noch immer in den gleichen Bedingungen wie zu Beginn des 20. Jahrhunderts.”
Pessimistisch prophezeit Mr. Fakir, dass derartige Katastrophen sich in Südafrika rezidivierenden können: “Es wird wieder explodieren in drei Jahren, weil die Regierung nichts tut zur Verringerung der Ungleichheit, der Unterschiede bei den Löhnen,nichts für Arbeitsbedingungen, Gesundheit und Sicherheit in den Bergwerken, während dies die grundlegenden Basen des Problems ist. ”
Mehr optimistisch hofft sein Kollege Adam Habib, das Drama Marikana verursache “eine existentielle Krise in Südafrika: Wer sind wir und wer wollen wir werden?”.
“Wenn das passiert, ich denke, es wird gut sein für Südafrika”, sagte er.
© 2012 AFP

8. KURZMELDUNG : Marikana: Die Bergmänner sollen Montag wieder arbeiten
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 19.08.2012 14:22 – Von Sibongile KHUMALO
Drei Tage nach dem Massaker drohte die Firma Lonmin am Sonntag, Streikende, die am Montag nicht wieder arbeiten, zu entlassen. Aber die Mehrheit der Bergleute hat das Ultimatum zurückgewiesen und will die Bewegung weiterführen
© 2012 AFP

One thought on “SÜDAFRIKA: MASSAKER in RUSTENBURG, MARIKANA: TÖDLICHES (Polizei)GEWALT- UND SOZIALDRAMA IN PLATINMINE – (Part II) – VIDEO – Afrique du Sud: drame social, violences intersyndicales et massacre policier dans mine de platine”

  1. SÜDAFRIKANISCHE MINENARBEITER: EIN JAHRHUNDERT ELEND und LEID – SOZIALREPORTAGE – Mineurs sud-africains: un siècle de misère et de souffrances
    Südafrikanische Bergleute: ein Jahrhundert von Misere und Leid
    Marikana (South Africa) (AFP) – 19.08.2012 12:28 – Von Johannes Myburgh
    Wie die überwiegende Mehrheit der südafrikanischen Bergarbeiter leben die Familien der Opfer der Schießerei von Mar…

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