SÜDAFRIKA, MEDIZIN: GEISTERHEILER IM AUFSCHWUNG – Afrique du Sud: la médecine des osselets sort de l’ombre

Südafrika: die Medizin der Knöchelchen tritt aus dem Schatten
Soweto (Südafrika) (AFP) – 2014.04.09 11.27 – Von Susan Njanji
Knochen , Muscheln, manchmal Würfeln oder Münzen: das Repertoire der Heiler-Wahrsager , der traditionellen “Sangoma” in Südafrika, hat seine dunkle Seite erhalten. Aber diese Medizin wurde teilweise modernisiert , die Markt explodiert und es gibt Dringlichkeit, sie zu regulieren. In Soweto , dem größten schwarzen Township in der Nähe von Johannesburg, empfängt Sangoma Mahlasela Matcheke in einem Haus mit makellosen weißen Fliesen.
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Afrique du Sud: la médecine des osselets sort de l’ombre
Soweto (Afrique du Sud) (AFP) – 09.04.2014 11:27 – Par Susan NJANJI
Des osselets, des coquillages, parfois aussi des dés ou des pièces de monnaie: la panoplie du guérisseur-devin, le “sangoma” traditionnel en Afrique du Sud a conservé sa part d’ombre. Mais cette médecine s’est en partie modernisée, le marché explose et il y a urgence à la réglementer. A Soweto, le plus grand township noir près de Johannesburg, “mamie” Mahlasela Matcheke reçoit dans une maison au carrelage d’un blanc immaculé.

Phepsile Maseko, sangoma (guérisseuse traditionnelle), à Soweto, en Afrique du Sud, le 26 mars 2014
Phepsile Maseko, eine ” Sangoma ” ( traditionelle Heilerin ) in Soweto , Südafrika
Phepsile Maseko, “sangoma” (guérisseuse traditionnelle), à Soweto, en Afrique du Sud, le 26 mars 2014
afp.com – Marco Longari

Sa salle de consultation est tapissée de bocaux transparents, soigneusement rangés dans des étagères à la propreté étincelante, scrupuleusement étiquetés, kaléidoscope coloré de poudres, racines pilées, graines, prêtes à être prescrites à des patients qu’elle commence toujours par examiner physiquement avant de pratiquer la divination, notamment en “jetant les osselets”.
On est loin du cliché du sangoma d’autrefois, gesticulant avec des bâtons devant sa hutte de paille au bout d’un piste en terre défoncée.
Si ce type de guérisseur existe toujours, la médecine traditionnelle africaine attire désormais une nouvelle génération de praticiens et de patients.
Nokulinda Mkhize, 28 ans, diplômée de sciences sociales, s’est mise à son compte depuis cinq ans et consulte ses patients par Skype. Environ 7.000 personnes la suivent sur Twitter (@noksangoma) et son site internet réunit une boutique en ligne, sa biographie et des articles de journaux qu’elle a écrits.
Les nouvelles technologies étaient “une étape logique et naturelle” pour être “plus accessible” aux patients, dit cette jeune femme dont la vocation, dit-elle, est “un destin, un appel”.
Il est difficile de savoir combien de Sud-Africains consultent un guérisseur. Le chiffre qui a longtemps circulé de 60 à 80% de la population a été jugé excessif.
Mais il est clair que des millions de Sud-Africains consultent régulièrement des dizaines de milliers de sangomas à travers le pays.
Il y a quatre ans, l’économiste Myles Mander de Durban (est) s’était essayé à estimer le marché de la médecine africaine traditionnelle avec des collègues. Ils ont conclu à un chiffre d’affaires annuel de près 3 milliards de rands (280 millions de dollars).
– “Cela marche magnifiquement” –
“Il y a une forte demande pour cette médecine et cela ne diminue pas”, dit-il. “Dans presque chaque ville, il y a des centaines sinon des milliers d’acteurs sur ce marché”.
Pour beaucoup, c’est une alternative – bon marché et digne de confiance – à la médecine occidentale, alors que les dispensaires publics marchent mal et les médecins privés coûtent trop cher.
Complètement ignorée du temps du régime raciste d’apartheid, la médecine traditionnelle africaine connaît un début de reconnaissance.
On trouve certaines herbes médicinales, empaquetées avec soin dans des sachets, dans le réseau des pharmacies conventionnelles. Un médecin généraliste de Johannesburg, qui préfère rester anonyme par peur d’être radiée, confie à l’AFP qu’elle n’hésite pas à en prescrire.
“Cela marche magnifiquement et parfois je les recommande, si les patients sont demandeurs, sinon j’utilise les voies conventionnelles”, dit-elle.
L’an dernier, la plus haute juridiction sud-africaine a aussi validé le certificat médical d’un guérisseur et donné tort à un employeur qui avait licencié la salariée absente pour maladie.
Pour autant, le secteur reste dramatiquement sous réglementé. Rien ne garantit l’efficacité, ni l’innocuité de cette médecine, et rien ne permet non plus de combattre le charlatanisme.
Fin 2013, l’Afrique du Sud a lancé un processus de certification pour toutes les médecines “complémentaires” d’ici 2019: chinoise, indienne, ayurvédique, aromathérapie. Paradoxalement la médecine traditionnelle africaine a été laissée de côté.
“Une insulte et une honte”, tempête Rui de Carvalho qui a quitté une confortable situation d’informaticien pour devenir guérisseur, après que sa fille ait été guéri de l’asthme par un “sangoma”.
Nombreux sont encore les guérisseurs prétendant avoir le pouvoir de vous rendre plus riche. D’autres qui alimentent la presse tabloïd en faits divers où le comique le dispute au sordide tant la crédulité du patient a été abusée.
Les publicités douteuses pour l’allongement du pénis ou le raffermissement du vagin sont légion, et la frontière avec la sorcellerie est parfois carrément franchie, quand ce n’est pas le sacrifice humain.
“La médecine traditionnelle peut être dangereuse. Beaucoup de ces remèdes contiennent des toxines extrêmement puissantes”, souligne M. Mander. “Elles font beaucoup de bien, mais des gens en meurent aussi”.
“Il est clair que c’est un domaine que nous devons réglementer en Afrique du Sud”, a reconnu récemment le ministre de la Santé Aaron Motsoaledi.
© 2014 AFP

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Une sangoma (guérisseuse traditionnelle), à Soweto, en Afrique du Sud, le 26 mars 2014Une future sangoma (guérisseuse traditionnelle) à la fin de sa formation, à Johannesburg, en Afrique
Eine ” Sangoma ” ( traditionelle Heilerin ) in Soweto , Südafrika
Zukünftige ” Sangoma ” am Ende ihrer Ausbildung in Johannesburg , Südafrika
Une “sangoma” (guérisseuse traditionnelle), à Soweto, en Afrique du Sud, le 26 mars 2014
Une future “sangoma” (guérisseuse traditionnelle) à la fin de sa formation, à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 26 mars 2014
afp.com – Marco Longari

Südafrika: die Medizin der Knöchelchen tritt aus dem Schatten
Soweto (Südafrika) (AFP) – 2014.04.09 11.27 – Von Susan Njanji
Knochen , Muscheln, manchmal Würfeln oder Münzen: das Repertoire der Heiler-Wahrsager , der traditionellen “Sangoma” in Südafrika, hat seine dunkle Seite erhalten. Aber diese Medizin wurde teilweise modernisiert , die Markt explodiert und es gibt Dringlichkeit, sie zu regulieren. In Soweto , dem größten schwarzen Township in der Nähe von Johannesburg, empfängt Sangoma Mahlasela Matcheke in einem Haus mit makellosen weißen Fliesen.
Ihr Beratungsraum ist tapeziert mit fein säuberlich auf blitzblanken Regalen arrangierten und sorgfältig beschrifteten, transparenten Gläsern: ein buntes Kaleidoskop von Pulvern zerstoßener Samen , bereit, um Patienten verschrieben zu werden. Die Patienten werden zuerst immer körperlich untersucht, bevor die Praxis der Wahrsagerei losgeht, darunter das “Knochenwerfen”.
Man ist weit weg von dem Stereotyp der alten Sangoma, die vor ihrer Strohhütte am Ende eines holprigen Feldweges mit Stöcken herumfuchtelte.
Wenn auch diese Art von Heiler immer noch vorhanden ist, zieht diese afrikanische Volksmedizin nun eine neue Generation der Ärzte und Patienten an.
Nokulinda Mkhize , 28, Absolventin der Sozialwissenschaften, arbeitet selbstständig seit fünf Jahren und berät Patienten über Skype . Rund 7.000 Menschen folgen ihr auf Twitter ( @ noksangoma ) und ihre Website beinhaltet einen Online-Shop , ihre Biographie und Zeitungsartikel von ihr.
Neue Technologien seien ” ein logischer und natürlicher Schritt “, um ” zugänglicher ” für die Patienten zu sein, sagte die junge Frau, die “ein Schicksal , ein Ruf ” sein möchte.
Es ist schwierig zu wissen, wie viele Südafrikaner einen Heiler konsultieren. Die lange in Umlauf gebrachte Zahl von 60 bis 80 % der Bevölkerung war übertrieben.
Aber es ist klar , dass Millionen Südafrikaner regelmäßig die Zehntausende Sangomas im ganzen Land konsultieren.
Vor vier Jahren hatte der Ökonom Myles Mander aus Durban (Ost) mit Kollegen versucht, den Markt für traditionelle afrikanische Medizin zu schätzen. Sie schlossen auf einen Jahresumsatz von etwa 3 Milliarden Rand (280 Millionen Euro) .
– “Es funktioniert wunderbar ” –
“Es gibt eine starke Nachfrage nach dieser Medizin und es wird sich nicht verringern, ” sagte er. ” In fast jeder Stadt gibt es Hunderte, wenn nicht Tausende von Spielern in diesem Markt. ”
Für viele ist dies eine Alternative – günstig und zuverlässig – zu der westlichen Medizin , während die öffentlichen Kliniken schlecht funktionieren und private Ärzte zu teuer sind.
Zur Zeit des rassistische Apartheid-Regimes völlig ignoriert , beginnt die afrikanische Volksmedizin anerkannt zu werden.
Es gibt einige Heilkräuter, sorgfältig verpackt , auch in den herkömmlichen Apotheken. Eine Ärztin aus Johannesburg , die aus Angst vor Probationsverlust anonym bleiben will, sagte AFP, dass sie nicht zögert, die zu verschreiben.
“Es funktioniert wunderbar und manchmal empfehle ich das, wenn die Patienten fragen, ansonsten nehme ich die herkömmlichen Wege “, sagte sie .
Im vergangenen Jahr validierte der höchste südafrikanischen Gericht ebenfalls die ärztliche Bescheinigung eines Heilers und entschied gegen einen Arbeitgeber, der einen Arbeitnehmer wegen Krankheit entlassen hatte .
Allerdings bleibt der Sektor dramatisch unterreguliert. Es gibt keine Garantie für die Wirksamkeit oder Sicherheit von dieser Medizin , und es gibt auch keinen Kampf gegen Quacksalberei .
Chinesisch, Indisch , Ayurveda , Aromatherapie : Ende 2013 hat Südafrika einen Zertifizierungsprozess für jede ” komplementäre ” Medizin bis 2019 ins Leben gerufen. Paradoxerweise ist die traditionellen afrikanische Medizin außer Acht gelassen worden .
Es gibt immer noch viele Heiler, die behaupten, die Macht zu haben, Sie reicher zu machen. Weitere Andere alimentieren die Boulevardpresse in Anekdoten, wie die Leichtgläubigkeit des Patienten missbraucht wurde, wo Komik und Sordides wetteifern .
Werbung für Penisvergrößerung oder Straffung der Vagina sind Legion , und die Grenze mit Hexerei ist manchmal geradezu erreicht , wenn es das Menschenopfer auch nicht mehr gibt.
“Traditionelle Medizin kann gefährlich sein. Viele dieser Mittel enthalten extrem starke Giftstoffe “, sagt Mander . “Sie tun viel Gutes , aber Menschen sterben auch. ”
“Es ist klar , dass dies ein Bereich ist , den wir in Südafrika dringend zu regulieren haben” , räumte vor kurzem Gesundheitsminister Aaron Motsoaledi ein.
© 2014 AFP

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