SÜDAFRIKA, ROOIBOS-TEE: STREIT UM MARKENNAMENSCHUTZ – Afrique du Sud: la défense du nom du thé rouge rooibos, INPI

Südafrika: die Verteidigung des roten Rooibos-Tee, eine Staatsaffäre
JOHANNESBURG (AFP) – 2013.07.03 21.00 – By Jean Liou
Die südafrikanischen Behörden haben versprochen, den Rooibos zu verteidigen, einen roten Tee, einzigartig in dem Land, den sie bedroht glauben durch den Willen einer französischen Firma, den Namen als Marke zu registrieren. Dieser Schritt würde den Export dieser sehr lokalen Spezialität nach Frankreich erschweren.
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Afrique du Sud: la défense du thé rouge rooibos, une affaire d’Etat
JOHANNESBURG (AFP) – 07.03.2013 21:00 – Par Jean LIOU
Les autorités sud-africaines ont juré de défendre le rooibos, un thé rouge unique au pays, qui, selon elles, est menacé par la volonté d’une entreprise française de déposer son nom, une démarche qui compliquerait l’exportation vers la France de cette spécialité très locale.

Un fermier récolte du rooibos, le 13 février 2012 à Clanwilliam en Afrique du Sud
Ein Landwirt erntet Rooibos, 13. Februar 2012 in Clanwilliam, Südafrika
Un fermier récolte du rooibos, le 13 février 2012 à Clanwilliam en Afrique du Sud
Foto © AFP/Archives – by Nathalie Bardin

L’affaire a éclaté quand Compagnie de Trucy, une société d’investissement basée à Paris, a demandé à l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) français de déposer douze marques contenant le mot “rooibos” ou “rooibos tea” (en anglais), comme “The Rooibos Company”, “Compagnie européenne du rooibos”, “La maison du rooibos”, etc.
De quoi inquiéter sérieusement les producteurs: “Personne d’autre ne pourra appeler le rooibos par son nom en France” à moins de payer des royalties à la firme française, se désole Snoekie Snyman, coordinatrice du Conseil du rooibos sud-africain.
“Qu’une compagnie veuille l’utiliser (le rooibos) comme une marque déposée à l’étranger et toucher des royalties est franchement inacceptable”, s’est emporté le ministre du Commerce Rob Davies.
“C’est une cause que nous allons défendre” coûte que coûte, a-t-il ajouté devant un récent congrès sur la propriété intellectuelle.
Couramment appelé “thé rouge”, le rooibos est une plante qui ne contient pas de théine. Il donne en infusion une boisson agréable, légèrement sucrée, renommée pour ses bienfaits pour la santé.
Il ne pousse que dans le Cederberg, dans l’arrière-pays du Cap. Le chiffre d’affaires de la filière n’est pas énorme, de l’ordre de 500 millions de rands par an (42 millions d’euros), dont 45% partent à l’exportation. Mais le pays y est très attaché, comme au biltong (viande séchée) ou à l’agneau du Karoo (le vaste plateau aride du sud-ouest du pays).
Compagnie de Trucy n’a pas spécifiquement voulu déposer le mot “rooibos” lui-même. Mais c’est tout comme pour Claire Neirac, juriste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
“Si on emploie le mot rooibos, ça fait concurrence aux marques +Le comptoir du rooibos+, +Le palais du rooibos+, etc. (…) Tout ce qui contiendrait le mot rooibos serait contrefaisant parce que trop proche de ces marques”, explique-t-elle.
La compagnie américaine Burke International avait déjà tenté d’enregistrer le nom aux Etats-Unis en 1994, exigeant des royalties des importateurs, mais elle avait été contrainte à faire marche arrière onze ans plus tard au terme d’une longue bataille judiciaire.
Pour être protégé à l’étranger, un produit doit déjà l’être dans son propre pays. Or, l’Afrique du Sud ne connaît pas les appellations d’origine contrôlées, ce qui complique la donne pour les producteurs de rooibos.
Mais il n’y pas pas de danger, assure Jean-Michel Flu, le directeur des marques à l’INPI: “La position de l’INPI, c’est que nous considérons que le terme +rooibos+ n’est pas distinctif, et que personne ne peut se l’approprier.”
Concrètement, le thé rouge sud-africain est selon lui assez connu pour qu’on ne puisse pas entraver sa commercialisation. L’INPI, qui a enregistré huit des douze marques proposées par Compagnie de Trucy, a quand même retoqué les appellations “Rooibos Tea” et “South African Rooibos”.
“Il y a une trentaine de marques avec le terme +rooibos+, dont certaines sont très anciennes”, relève d’ailleurs M. Flu. Y compris le mot “Rooibos” associé à un logo représentant une tasse qui fume, déposé en 2005 par Rooibos Limited, une ancienne coopérative qui écoule environ 70% de la production mondiale.
“Je ne vois pas bien où est le débat”, s’interroge Matthias Leridon, le président de Compagnie de Trucy, qui entend créer une marque de luxe commercialisant notamment du rooibos fournis par des petits producteurs.
“Nous avons pleinement conscience que le terme rooibos présente un caractère générique, usuel et nécessaire à la désignation de cette variété de plante”, a-t-il écrit dans un courrier au ministre Rob Davies dont l’AFP a obtenu copie.
Selon des professionnels du secteur, des producteurs sud-africains seraient à l’origine de la polémique, afin d’accélérer le processus de reconnaissance d’une appellation d’origine contrôlée (ou protégée) pour le rooibos.
© 2013 AFP

Südafrika: die Verteidigung des roten Rooibos-Tee, eine Staatsaffäre
JOHANNESBURG (AFP) – 2013.07.03 21.00 – By Jean Liou
Die südafrikanischen Behörden haben versprochen, den Rooibos zu verteidigen, einen roten Tee, einzigartig in dem Land, den sie bedroht glauben durch den Willen einer französischen Firma, den Namen als Marke zu registrieren. Dieser Schritt würde den Export dieser sehr lokalen Spezialität nach Frankreich erschweren.
Der Fall kam auf, als Trucy Company, eine Investmentgesellschaft mit Sitz in Paris, das Nationale französische Institut für Geistiges Eigentum (INPI) gebeten hat, zwölf Marken mit dem Wort “Rooibos” oder “Rooibos-Tee” ( in englischer Sprache) zu registrieren, wie “The Rooibos Company”, “Company European Rooibos”, “Das Haus des Rooibos”, etc..
Was ernste Besorgnis der Erzeuger auslöste: “Niemand sonst kann dann den Rooibos in Frankreich bei seinem Namen nennen”, außer bei Zahlung von Lizenzgebühren an die französische Firma, klagt Snoekie Snyman, Koordinator des Rates des südafrikanischen Rooibos.
“Das Unternehmen will den Namen (Rooibos) als Markenzeichen im Ausland verwenden, und Tantiemen sind ehrlich gesagt inakzeptabel”, hat der südafrikanische Handelsminister Rob Davies gesagt.
“Das ist eine Sache, die wir verteidigen”, um jeden Preis, sagte er vor einer kürzlich abgehaltenen Konferenz über geistiges Eigentum.
Allgemein bekannt als “roter Tee”, ist Rooibos ein Kraut, das kein Koffein enthält. Es ergibt einen schönen Tee, leicht süßlich, bekannt für seine gesundheitlichen Vorteile.
Er wächst nur in der Region Cederberg im Hinterland von Kapstadt. Der Umsatz der Branche ist nicht riesig, rund 500 Millionen Rand pro Jahr (42 Millionen Euro), davon 45% vom Export. Aber das Land hängt sehr daran, wie an Biltong (Trockenfleisch) oder Karoo Lamm (aus der trockenen Hochebene im Südwesten des Landes).
Trucy wollte nicht ausdrücklich das Wort “Rooibos”. Aber laut Claire Neirac, Legal Center for International Cooperation in Agrarforschung für Entwicklung (CIRAD) ist es so als ob.
“Wenn wir das Wort Rooibos verwenden, konkurriert es mit Marken + Der Rooibosladen + , + Der Palast von Rooibos +, etc.. (…) Alles, was das Wort Rooibos enthält, geht zu eng an diese geschützten Marken” , sagt sie.
Die amerikanische Firma International Burke hatte schon versucht, den Namen in den Vereinigten Staaten im Jahr 1994 zu registrieren, wollte anspruchsvolle Lizenzgebühren seitens der Importeure, wurde aber elf Jahre später nach einem langen juristischen Kampf zurückgezwungen.
Um im Ausland geschützt zu werden, muss ein Produkt bereits in seinem eigenen Land geschützt sein. Allerdings kennt Südafrika keine registrierten und geschützten Ursprungsbezeichnungen. Das erschwert die Situation der Erzeuger von Rooibos.
Aber es gibt keine Gefahr, sagt Jean-Michel Flu, der Markendirektor des INPI: “Die Position des INPI, ist, dass wir glauben, dass der Begriff Rooibos keine Unterscheidungskraft besitzt, und dass niemand ihn in Besitz nehmen kann. ”
Insbesondere sei der südafrikanische rote Tee so gut bekannt, dass niemand seine Kommerzialisierung verhindern könne. INPI, die acht der zwölf Marken vom Unternehmen Trucy registrierte, hat immerhin die Begriffe “Rooibos Tea” und “South African Rooibos” nicht angenommen.
“Es gibt etwa 30 Marken mit dem Begriff Rooibos, von denen einige sehr alt sind”, sagt Mr. Flu. Beispielsweise das Wort “Rooibos” mit einem Logo mit einer dampfenden Tasse, im Jahr 2005 von Rooibos Limited eingereicht , eine ehemalige Genossenschaft, die rund 70% der weltweiten Produktion verkauft.
“Ich sehe nicht, wo die Debatte ist”, fragt Leridon Matthias, Präsident der Trucy Company, der eine Luxusmarke erschaffen will, die Rooibos von kleinen Erzeugern vermarktet.
“Wir sind uns bewusst, dass der Begriff Rooibos einen Allgemeincharakter, üblich und notwendig für die Benennung der Pflanzenart, präsentiert”, schrieb er in einem Brief an Minister Rob Davies, von dem AFP eine Kopie erhalten hat.
Laut Branchenexperten sind die südafrikanischen Produzenten im Ursprung der Kontroverse, um die Anerkennung einer Ursprungsbezeichnung (oder geschützt) für Rooibos zu beschleunigen.
© 2013 AFP

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