SÜDAFRIKA: SOWETO HEUTE TRENDY FÜR "LIVE DABEI"-TOURISTEN – Le township de Soweto aujourd’hui à la mode

Soweto ist heute in Mode
Soweto (Südafrika) (AFP) – 2014.04.17 19.33 Uhr
Wie alle südafrikanischen Townships hat Soweto seinen Anteil von Slums und Armut. Aber dieser symbolische Ort des Anti-Apartheid-Kampfes von vor über 20 Jahren ist nun wild in Mode gekommen.
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Le township de Soweto aujourd’hui à la mode
Soweto (Afrique du Sud) (AFP) – 17.04.2014 19:33
Comme tous les townships sud-africains, Soweto a son lot de bidonvilles et de misère. Mais ce lieu emblématique de la lutte anti-apartheid où l’on se battait il y a vingt ans est aujourd’hui devenu furieusement à la mode.

Un résident marche dans une rue de Soweto à côté du centre équestre, le 15 avril 2014
Ein Bewohner spaziert entlang einer Straße in Soweto in der Nähe des Reitzentrums
Un résident marche dans une rue de Soweto à côté du centre équestre, le 15 avril 2014
afp.com – Gianluigi Guercia

Au début des années 1990, Soweto était une zone de guerre, où plusieurs factions se déchiraient, et où les habitants affrontaient les balles de la police de l’apartheid.
La ségrégation raciale s’accompagnait d’une ségrégation géographique, le régime raciste de l’apartheid rejetait ses populations noires dans des quartiers périphériques des grandes villes, les townships tel que Soweto.
On s’y presse désormais le week-end, et les cars de touristes ont du mal à avancer dans les rues étroites encombrées de grosses cylindrées et de berlines élégantes. Soweto, acronyme de “South Western Townships”, townships du sud-ouest de Johannesburg, est devenue une attraction improbable pour tous ceux qui veulent goûter à ce nouveau rêve sud-africain.
Dans les shebeens, ces anciens débits de boisson clandestins devenus des tavernes à la mode, les résidents retrouvent d’autres Noirs partis dans les anciennes banlieues blanches de Johannesburg ou venus d’ailleurs en Afrique du Sud, et aussi des touristes en mal d’exotisme, avides de humer l’air si particulier du township le plus célèbre du monde. Histoire par exemple de vibrer devant une version raffinée du mogodu, le ragoût de tripe traditionnel.
“Je viens à Soweto pour me détendre, rien ne vaut l’expérience d’être parmi les gens d’ici”, note Sandile Mashiyane, un comptable qui a quitté le township il y a cinq ans. “C’est le week-end que c’est le mieux!”
Oubliés, les passeports intérieurs que devaient porter les Noirs sous l’apartheid. Place aux centres commerciaux, aux concessionnaires automobiles, aux hôtels de luxe, aux golfs et aux centres équestres.
Quant à la lutte contre l’apartheid, rendue célèbre ici par le soulèvement de la jeunesse qui, en juin 1976, a refusé un enseignement en afrikaans – une langue considérée à l’époque comme celle de l’oppresseur -, elle est devenue prétexte à un pèlerinage touristico-historique.
Tout comme bien sûr la petite maison de Nelson Mandela sur Vilakazi, devenue un musée où l’on se prend en photo, à quelques dizaines de mètres de la résidence de Desmond Tutu, autre prix Nobel de la paix sud-africain.
– “Nous ne sommes pas libres” –
“Nous n’aurions jamais rêvé que ça soit comme ça”, s’exclame Zodwa Kubheka, 76 ans, qui voit encore les images saisissantes de cadavres jonchant les rues.
“Les nôtres, ils couraient la nuit. Les Blancs, ils leur tiraient dessus. Un homme est mort dans ma cour. Mais aujourd’hui je crois que tout va bien, parce que vous ne voyez plus ça. Maintenant à Soweto, c’est 100% mieux!”
Plus de 500 milliards de rands (35 milliards d’euros) publics et privés ont été déversés sur Soweto depuis la fin de l’apartheid en 1994, selon la municipalité de Johannesburg, dont fait partie le township.
Les rues ont été goudronnées, l’éclairage public étendu, les écoles modernisées, un théâtre monumental a même été construit… Les 1,3 million d’habitants de Soweto – d’après le dernier recensement – auraient selon la mairie un pouvoir d’achat non négligeable. Des nouveaux riches, et aussi une classe moyenne en pleine croissance.
Mais comme ailleurs en Afrique du Sud, d’importantes poches de pauvreté subsistent. Et les baraquements de tôle, les “shacks” des bidonvilles sud-africains, n’ont pas disparu, loin de là.
Selon Trevor Ngwane, un membre du Comité de crise de l’électricité de Soweto, un “système de classes nouvelles” est apparu.
“Cette nouvelle culture de la consommation ostentatoire m’inquiète”, dit-il, ajoutant que ça ne donne pas “une bonne image du township”. “La vérité est que, loin du bling-bling et du glamour, beaucoup de gens sont encore très pauvres!”
L'”hostel” de Dube est tout sauf réjouissant. Ses habitants vivent dans des dortoirs délabrés et surpeuplés, qui avaient été conçus pour des travailleurs migrants – des hommes célibataires -, mais abritent aujourd’hui des familles entières. Qui se sentent abandonnées.
“Nos vies n’ont pas changé. Beaucoup d’entre nous ici n’ont pas l’eau courante. Nous devons faire la cuisine avec de la paraffine”, soupire Milton Mvelase, arrivé à Johannesburg il y a vingt ans.
“Nous ne sommes pas libres ici”, s’emporte-t-il alors que le pays célèbre les vingt ans de la fin de l’apartheid.
© 2014 AFP

Une intersection à Soweto, le 15 avril 2014Un cours d'équitation au centre équestre de Soweto, le 15 avril 2014Eine Kreuzung in Soweto
Reitunterricht auf dem Reitzentrum in Soweto
Une intersection à Soweto, le 15 avril 2014
afp.com – Marco Longari
Un cours d’équitation au centre équestre de Soweto, le 15 avril 2014
afp.com – Gianluigi Guercia

Soweto ist heute in Mode
Soweto (Südafrika) (AFP) – 2014.04.17 19.33 Uhr
Wie alle südafrikanischen Townships hat Soweto seinen Anteil von Slums und Armut. Aber dieser symbolische Ort des Anti-Apartheid-Kampfes von vor über 20 Jahren ist nun wild in Mode gekommen.
In den frühen 1990er Jahren war Soweto eine Kriegszone , wo mehrere Fraktionen sich gegenseitig zerrissen und in der die Bewohner den Kugeln der Apartheid- Polizei ausgesetzt waren.
Rassentrennung wurde durch eine geografische Trennung begleitet: das rassistische Apartheid-Regime verwies die schwarze Bevölkerung in Randgebiete der großen Städte, Townships wie Soweto .
Nunmehr drängelt man sich dort am Wochenende, und die Touristen-Busse haben Schwierigkeiten, die sich durch die engen, mit großzylindrigen Karossen und eleganten Limousinen überfüllten Gassen zu winden. Soweto, eine Abkürzung für “South Western Townships” , Townships südwestlich von Johannesburg, hat sich zu einem unwahrscheinlichen Anziehungspunkt für alle diejenigen entwikelt, die diesen neuen südafrikanischen Traum goutieren wollen.
In den Shebeens, diesen ehemaligen heimlichen Trinkhallen, heute modische Tavernen kam, treffen die Bewohner andere Schwarze aus ehemaligen weißen Vororten von Johannesburg oder von anderswo in Südafrika, wie auch Touristen auf der Suche nach Exotik und begierig, die Luft des weltweit berühmtesten Townships zu schnuppern. Beispielsweise vor einer verfeinerten Version des Mogodu, dem traditionellen Kuttelnragout, zu vibrieren.
“Ich komme nach Soweto, um zu entspannen, nichts geht über die Erfahrung, unter den Leuten hier zu sein”, sagte Sandile Mashiyane , ein Buchhalter , der vor 5 Jahren die Gemeinde verlassen hatte. “Am Wochenende ist es am Besten! ”
Vergessen die internen Reisepässe, die die Schwarzen unter der Apartheid tragen mussten. Platz den Einkaufszentren, Autohäusern, Luxushotels, Golfplätzen und Reitzentren .
Der Kampf gegen die Apartheid wurde der Vorwand für historisch-politische Pilgerfahrten.
Wie selbstverständlich das kleine Haus von Nelson Mandela in Vilakazi , heute ein Museum, in dem Sie ein Foto von sich machen, ein paar Dutzend Meter neben der Residenz von Desmond Tutu , einem weiteren Friedensnobelpreisträgers von Südafrika.
– “Wir sind nicht frei” –
“Wir haben nie davon geträumt , dass es so sein wird”, ruft Zodwa Kubheka , 76, die immer noch die lebendigen Bilder von Leichen ent lang der Straßen sieht.
“Die Unseren, in der Nacht rannten sie. Die Weißen, sie erschossen sie. Ein Mann starb in meinem Garten. Aber ich denke, jetzt ist alles in Ordnung, denn man kann so etwas nicht mehr sehen. Jetzt ist es in Soweto100% besser! ”
Mehr als 500 Milliarden Rand (35 Mrd. €), öffentliche und private, wurden auf Soweto gestreut seit dem Ende der Apartheid im Jahr 1994 , laut der Stadt Johannesburg , zu der die Gemeinde gehört.
Die Straßen wurden gepflastert , öffentliche Beleuchtung erweitert , Schulen modernisiert, ein monumentales Theater wurde auch gebaut … Die 1,3 Millionen Einwohner von Soweto – nach der letzten Volkszählung – haben laut Bürgermeister eine signifikante Kaufkraft. Die neuen Reichen, und auch eine wachsende Mittelschicht.
Aber wie überall in Südafrika bleibt erhebliche Armut. Und die Blechhütten, die “shacks” in den südafrikanischen Slums, sind nicht verschwunden , im Gegenteil.
Laut Trevor Ngwane , Mitglied des Kommitees der Stromkrise in Soweto, ist “ein System von neuen Klassen” erschienen .
“Diese neue Kultur des demonstrativen Konsums macht mir Sorgen “, sagte er und fügte hinzu , dass das “kein gutes Bild von der Gemeinde gibt.” “Die Wahrheit ist, dass, weit entfernt von Bling-Bling und Glamour, es vielen Menschen immer noch sehr schlecht geht!”
Die “Herberge” Dube ist alles andere als angenehm. Ihre Bewohner leben in baufälligen und überfüllten Schlafsälen, die für die Wanderarbeiter entwickelt wurden – Single-Männer – aber jetzt ganze Familien beherbergen. Die fühlen sich allein gelassen .
“Unser Leben hat sich nicht verändert. Viele von uns hier haben kein fließendes Wasser. Wir müssen mit Paraffin kochen”, seufzt Milton Mvelase, der in Johannesburg vor 20 Jahren ankam.
“Wir sind nicht frei hier”, regt er sich auf, während das Land den zwanzigsten Jahrestag des Endes der Apartheid feiert.
© 2014 AFP

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