SÜDAFRIKA Streik und Massaker MARIKANA, DANACH – Les suites – Afrique du Sud: les mineurs arrêtés à Marikana inculpés pour le meurtre de leurs camarades, lla police a tué de sang froid à Marikana, affirme un photographe

Die hier folgenden frz und engl Texte kann ich leider erst Mitte September auf deutsch übersetzt darbieten, dann aber erweitert und aktualisiert

LOHNVERHANDLUNGEN ZÄH – VERHAFTETE PAUSCHAL wg MORD ANGEKLAGT AUFGRUND VON AUFRUHRGESETZEN – PAUSCHALE MORDANKLAGEN WIEDER FALLENGELASSEN – LAUT FOTOREPORTER GREG MARINOVICH HAT POLIZEI KALTBLÜTIG GEMORDET

=> All MARIKANA & PLATIN/e in AFRIKANEWS ARCHIV

PHOTOSTORY:
Streikende hören die Verhandlungen auf Bildschirmen an
Verhandlungen
Verhaftete Platin Bergarbeiter
Polizeifahrzeug vor Streikenden 15 . August
Leiche eines Bergarbeiters 14. August, vor dem Polizeimassaker
Bergung der Toten
Und : Fotos von Greg Marinovich, links siehe Text
Des grevistes sont rassemblés pour écouter les avancées des négociations à la mine de Marikana, le 29 août 2012 en Afrique du Sud
Les participants à la réunion entre direction et syndicats le 29 août 2012 à Rustenbourg
Fotos (c) AFP – by Rodger Bosch
Des mineurs arrêtés après la fusillade policière à Marikana, en Afrique du Sud, sont conduit le 20 août 2012
Un véhicule de police devant les mineurs le 15 août 2012 à Marikana
Le corps d’un mineur tué lors de violences le 14 août 2012 à Rustenburg près de la mine de platine de Marikana
Fotos (c) AFP/Archives –
Des mineurs de marikana suivent le cercueil de l’un des leurs, mort dans la fusillade du 16 août 2012, en Afrique du Sud le 31 août 2012
AFP – Rodger Bosch
Et: photos par Greg Marinovich, voir les liens dans le texte

Des grevistes sont rassemblés pour écouter les avancées des négociations à la mine de Marikana, le 2Les participants à la réunion entre direction et syndicats le 29 août 2012 à RustenbourgDes mineurs arrêtés après la fusillade policière à Marikana, en Afrique du Sud, sont conduit le 20 aUn véhicule de police devant les mineurs le 15 août 2012 à MarikanaLe corps d'un mineur tué lors de violences le 14 août 2012 à Rustenburg près de la mine de platine Des mineurs de marikana suivent le cercueil de l'un des leurs, mort dans la fusillade du 16 août 202012-08-17-cfakepathgreg-marinovich-main-706-410by marinovichby marinovich2bymarinovic16bymarinovich2012-08-30-cfakepathgreg-marikana-murders-main-706-410

1. Afrique du Sud: les mineurs arrêtés à Marikana inculpés pour le meurtre de leurs camarades
JOHANNESBURG (AFP) – 30.08.2012 16:35
Les mineurs arrêtés le 16 août lors de la fusillade policière à Marikana, en Afrique du Sud, ont été inculpés jeudi du meurtre de leurs 34 camarades en vertu d’une clause automatique de la loi, a indiqué jeudi le parquet à l’AFP.
“La cour a inculpé aujourd’hui (jeudi) tous les mineurs de meurtre, conformément à la loi”, a indiqué le porte-parole du parquet Frank Lesenyego.
Cette clause légale prévoit que soient inculpées de meurtre toutes les personnes arrêtées sur le site d’une fusillade impliquant la police, que les victimes soient des policiers ou non.
Cette inculpation concerne 270 mineurs, les 259 arrêtés le 16 août plus les blessés qui ont été placés en état d’arrestation à leur sortie de l’hôpital.
Le juge qui les a entendus jeudi a fixé la prochaine audience au jeudi 6 septembre, et a ordonné leur maintien en détention.
Le jeune tribun populiste Julius Malema, expulsé de l’ANC, le parti au pouvoir, en avril, a assisté à l’audience de jeudi.
“C’est de la folie”, a-t-il dit en entendant prononcer l’inculpation, “les policiers qui ont tué ces mineurs ne sont pas en prison, pas un seul d’entre eux”.
La grève sauvage de la mine de platine de Marikana a fait au total 44 morts. Dix hommes dont deux policiers et deux gardes de sécurité ont été tués lors d’affrontements intersyndicaux entre le 10 et le 12 août, puis 34 mineurs grévistes ont péri lorsque la police a ouvert le feu sur une foule de manifestants le 16 août.
© 2012 AFP

2. Afrique du Sud: la police soupçonnée d’exactions sur des grévistes de Marikana
JOHANNESBURG (AFP) – 30.08.2012 15:34
Les négociations se poursuivaient jeudi pour tenter de trouver une issue au sanglant conflit social de la mine sud-africaine de Marikana (nord), alors que la police est soupçonnée d’avoir tué des grévistes de sang froid le 16 août.
Les pourparlers engagés sous l’égide du gouvernement ont repris à Rustenburg, la principale ville des environs, entre le groupe minier Lonmin et les syndicats, qui représentent désormais l’ensemble des grévistes.
“Nous avons réalisé que sans les syndicats, ça nous aurait pris plus de trois mois pour engager le dialogue avec l’employeur”, a indiqué Zolisa Bodlani, porte-parole du noyau dur des 3.000 foreurs en grève depuis le 10 août, qui revendiquaient jusqu’à présent leur indépendance.
“Je pense qu’aujourd’hui sera le jour qui permettra de décider de la voie à suivre. Je pense que c’est le jour J”, a estimé l’évêque Jo Seoka, médiateur du Conseil sud-africain des Eglises.
Même optimisme chez Lonmin: “nous espérons trouver une solution aujourd’hui” (jeudi), a déclaré sa porte-parole, Sue Vey.
Le groupe veut un “accord de paix” permettant d’engager dans de bonnes conditions des négociations sur les revendications des mineurs, qui réclament un triplement de leurs salaires.
Seuls 6,6% des 28.000 employés de la mine se sont rendus au travail jeudi, selon l’entreprise.
Le vice-président sud-africain, Kgalema Motlanthe, a estimé mercredi soir que les compagnies minières devaient “penser très différemment” les conditions de vie de leurs employés, souvent misérables.
Il a dit s’inquiéter du cocktail explosif provoqué par la cohabitation en Afrique du Sud de populations très pauvres et très aisées, “ingrédient pour une révolution”.
“Le maintien d’un niveau négligeable d’investissement au profit des populations proches des mines, les conditions de vie sordides de la plupart des mineurs et la ruée sur les bénéfices immédiats, créent malheureusement des risques pour le caractère durable de l’industrie minière”, a renchéri la ministre des Mines, Susan Shabangu.
Le photojournaliste Greg Marinovich, qui a passé quinze jours à Marikana, a affirmé jeudi sur le site d’information Daily Maverick que la plupart des grévistes tués par les forces de l’ordre l’ont été de sang froid…. voir article 4 …..
Un tribunal de la banlieue de Pretoria entendait parallèlement jeudi les 270 mineurs arrêtés le jour de la fusillade, qui sont accusés de rassemblement interdit, port d’arme, menace contre des collègues non-grévistes ou même meurtre.
L’ex-président de la Ligue de jeunesse de l’ANC Julius Malema, devenu opposant au pouvoir du président Jacob Zuma, y a fait une entrée remarquée, avant que l’affaire ne soit reportée au 7 septembre. Les prévenus ont été maintenu en détention préventive par le juge.
Malema avait fait parler de lui le 23 août en attaquant le gouvernement et appelant les grévistes à la révolution lors d’une cérémonie en hommage aux victimes de Marikana.
© 2012 AFP

3. Afrique du Sud: la police a tué de sang froid à Marikana, affirme un photographe
JOHANNESBURG (AFP) – 30.08.2012 10:27
La plupart des mineurs grévistes tués le 16 août par la police sud-africaine près de la mine de platine de Marikana (nord) l’ont été de sang froid, affirme jeudi le photojournaliste Greg Marinovich, qui a passé quinze jours sur place, sur le site d’information Daily Maverick.
Sur les 34 personnes tuées par la police à Marikana, pas plus d’une douzaine ont été abattues sur la colline où a eu lieu la fusillade diffusée en direct à la télévision. Les autres sont mortes dans des rochers à 300 mètres de là, certaines touchées à bout portant, affirme Greg Marinovich.
http://dailymaverick.co.za/article/2012-08-17-beyond-the-chaos-at-marikana-the-search-for-the-real-issues
http://dailymaverick.co.za/article/2012-08-30-the-murder-fields-of-marikana-the-cold-murder-fields-of-marikana
La seule version officielle à ce jour affirme que les policiers ont ouvert le feu pour protéger leur vie lorsque la foule des mineurs, armés de lances, de machettes et de quelques armes à feu, les a chargés.
La 14e victime n’a pu être qu’exécutée à bout portant contre le rocher où elle est morte, et où figure désormais la lettre “N” laissée par les enquêteurs, explique notamment le photographe sud-africain, qui s’est fait un nom lors de la “guerre des townships” entre l’ANC, le parti zoulou Inkhata et la police au début des années 1990.
“Après avoir passé des journées sur le site de ce massacre sanglant, je n’ai pas besoin de beaucoup d’imagination pour croire que N a supplié qu’on lui laisse la vie sauve en cet après-midi d’hiver”, écrit-il, notant qu’il est mort dans un endroit presque entièrement entouré de rochers. “Son tueur ne pouvait pas être éloigné de plus de 2 mètres, la géographie l’interdit.”
“D’autres lettres suggèrent des scénarios aussi morbides”, ajoute-t-il: “J et H sont morts à côté l’un de l’autre. Ils n’avaient aucune échappatoire possible et ont dû être abattus à très faible distance.” “Il devient clair (…) que des policiers très armés ont pourchassé et tué les mineurs de sang froid”, juge Greg Marinovich. “Une minorité a été tuée lors de l’événement filmé où la police dit qu’elle a agi en état d’autodéfense. Le reste a été un meurtre à grande échelle”, ajoute-t-il.
Les événements du 16 août ont fait 34 morts et 78 blessés quand la police a tiré à balles réelles sur les manifestants, alors que des affrontements imputés à de rivalités syndicales avaient déjà fait 10 morts (dont 2 policiers) dans les jours précédents.
Quelque 260 grévistes ont été arrêtés après la fusillade, tandis que les blessés sont également en état d’arrestation.
La police des polices sud-africaine s’est refusée à tout commentaire, d’autant qu’une commission d’enquête spéciale a été chargée de faire toute la lumière sur la mort des 44 victimes de Marikana.
“Je ne peux pas faire de commentaire tant que je n’ai pas lu l’article et parlé aux enquêteurs”, a indiqué à l’AFP Moses Dlamini, porte-parole de la Direction indépendante d’enquêtes de la police.
Selon le quotidien The Star, qui citait lundi une source anonyme proche de l’enquête, “les rapports d’autopsie indiquent que la plupart des gens fuyaient la police quand ils ont été tués”. “Un grand nombre d’entre eux ont été abattus dans le dos et les balles sont sorties par leurs poitrines”, a ajouté la source, notant que quelques-uns ont été touchés de face.
Lors de la cérémonie en hommage aux victimes le 23 août, Zolani Bodlani, l’un des meneurs des grévistes et survivant de la fusillade, avait raconté que des policiers avaient abattu un homme à terre, l’un d’entre eux disant “il n’est pas mort, finis-le”.
© 2012 AFP

4. Afrique du Sud: bataille juridique autour de l’inculpation pour meurtre de 270 grévistes
JOHANNESBURG (AFP) – 31.08.2012 22:06 – Par Jean LIOU
Le sanglant conflit de la mine sud-africaine de Marikana (nord) tournait à la bataille juridique vendredi après l’étonnante inculpation pour meurtre de près de 300 grévistes, consécutif au massacre de 34 de leurs camarades par la police le 16 août.
Le ministre sud-africain de la Justice Jeff Radebe a demandé des explications après cette décision, qui rappelle les bonnes vieilles méthodes de l’apartheid.
“Il ne fait aucun doute que la décision du Parquet a induit un sentiment de choc, de panique et de confusion dans la société sud-africaine”, a déclaré M. Radebe dans un communiqué.
Le magistrat Esau Bodigelo n’a pas indiqué sur quel texte il s’est basé jeudi pour inculper de meurtre ces hommes qui faisaient partie des grévistes, armés de lances et de machettes, sur lesquels la police a tiré.
De nombreux juristes estiment que le juge a utilisé une loi anti-émeutes de 1956 du temps de l’apartheeid, qui est toujours en vigueur.
Le texte prévoit que soit inculpée pour meurtre toute personne arrêtée sur le site d’une fusillade impliquant la police, que les victimes soient des policiers ou non.
“Le régime de l’apartheid a souvent utilisé cette disposition pour obtenir une condamnation pénale d’un ou de plusieurs dirigeants d’une manifestation, ou de dirigeants d’organisations de la lutte anti-apartheid telles que l’ANC (…), dont les membres (…) avaient pris part à des activités de sabotage, agressé ou tué des représentants du régime de l’apartheid”, rappelle le constitutionnaliste Pierre de Vos sur son blog.
A moins que le Parquet n’ait à sa disposition des éléments inconnus du public, “il n’y a aucune raison valable possible” d’inculper les mineurs pour meurtres, estime-t-il.
“Je comprendrais si le cas avait à voir avec le meurtre de deux policiers (tués dans les jours précédents, ndlr), mais les inculper pour la fusillade de la police sur leurs camarades est étrange”, a renchéri Vincent Nmehille, juriste à l’Université de Witwatersrand.
Aucun policier n’a encore été inquiété, une commission d’enquête spéciale ayant été installée pour faire la lumière sur cette affaire.
Le Parquet a confirmé que l’inculpation pour meurtre était une procédure normale pour les personnes arrêtées lors d’un affrontement mortel avec la police.
Les avocats des 270 inculpés ont appelé le président Jacob Zuma à “prendre toutes les mesures nécessaires pour faire libérer (leurs) clients d’ici 13H00 (11H00 GMT) dimanche 2 septembre”.
La prochaine audience a été fixée au 6 septembre.
Plusieurs enterrements ce week-end
La journée de vendredi a été plutôt calme à Marikana, où le corps de l’une des victimes a été apporté sur la colline de la fusillade, où un bon millier de personnes lui ont rendu hommage.
Une vingtaine de funérailles devaient être organisées ce week-end, surtout dans le sud-est du pays, plus de quinze jours après le drame.
Les négociations entre les syndicats et Lonmin, le groupe qui exploite la mine de platine de Marikana, ont par ailleurs été ajournées jusqu’à lundi.
“Nous ne pouvons pas dire que nous sommes satisfaits des progrès à ce jour. L’employeur n’a pas fait d’offre sur les salaires. Tout ce qu’ils veulent, c’est que les travailleurs retournent simplement au travail”, a déclaré Zolani Bodlani, l’un des représentants des grévistes, alors que seuls 5,7% des 28.000 employés se sont rendus à la mine vendredi matin.
Les 3.000 foreurs qui se sont mis en grève le 10 août réclament un triplement de leur salaire.
Le petit syndicat radical AMCU, qui a soutenu la grève sauvage de Marikana, a d’ores et déjà annoncé qu’il claquait la porte.
“Nous n’avons pas confiance dans les négociations, elles sont juste une distraction pour que Lonmin puisse apparaître comme faisant quelque chose”, a commenté son dirigeant Joseph Mathunjwa.
Dix hommes, dont deux policiers, ont été tués entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux à Marikana. Puis 34 personnes ont été abattues par la police le 16.
© 2012 AFP

0 thoughts on “SÜDAFRIKA Streik und Massaker MARIKANA, DANACH – Les suites – Afrique du Sud: les mineurs arrêtés à Marikana inculpés pour le meurtre de leurs camarades, lla police a tué de sang froid à Marikana, affirme un photographe”

Leave a Reply