SÜDAFRIKA, TIERSCHUTZ: ZULUS AKZEPTIEREN SYNTHETISCHE LEOPARDENFELLE! – En Afrique du Sud, des peaux de léopard synthétiques pour les Zoulous

In Südafrika, synthetische Leopardenfelle für die Zulus
Durban (Südafrika) (AFP) – 18.02.2014 14.09 Uhr – Von Jean Liou
Wer hätte gedacht, dass die stolzen Zulu ihre Leopardenfelle gegen synthetische tauschen könnten? Das ist die verrückte Wette einer Gruppe von Umweltschützern , die die Shembe-Kirche, eine Gemeinschaft, deren Appetit für Pelze das Glück für Wilderer wurde, zu konvertieren begann….
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En Afrique du Sud, des peaux de léopard synthétiques pour les Zoulous
Durban (Afrique du Sud) (AFP) – 18.02.2014 14:09 – Par Jean LIOU
Qui aurait pensé que les fiers Zoulous pourraient troquer leurs peaux de léopard contre du synthétique? C’est le pari fou d’un groupe d’écologistes qui a entrepris de convertir l’Eglise Shembe, une communauté dont l’appétit pour les fourrures fait le bonheur des braconniers.

Des zoulous de l'Eglise Shembe dansent vêtus de la tenue traditionnelle faite de peaux de léopard, l
Zulus der Shembe- Kirche im traditionellen Outfit der Leopardenfelle aus Durban , Südafrika , 26. Januar 2014
Des zoulous de l’Eglise Shembe vêtus de la tenue traditionnelle faite de peaux de léopards, le 26 janvier 2014 à Durban en Afrique du Sud
afp.com – Alexander Joe

Les célébrations de la communauté Shembe –officiellement “Eglise baptiste de Nazareth”–, qui rassemblent des dizaines de milliers de personnes sur une colline sacrée près de Durban, culminent avec des danses rituelles, lentes et saccadées, qui confinent à la transe.
“C’est notre façon d’adorer Dieu”, explique Lizwi Ncwane, porte-parole de cette Eglise qui mêle racines bibliques et zouloues, et revendique plus de 5 millions de fidèles. “Nous l’adorons à travers des prières et des danses.”
Ce sont les hommes qui mènent la danse. Mais pour participer, il faut pouvoir s’offrir la tenue d’apparat, qui se compose notamment d’un pagne en queues de singes ou de genettes, d’une ceinture en léopard, d’un couvre-chef garni de plumes d’autruches (souvent colorées) et surtout d’une sorte de cape portée sur le torse nu, de préférence en peau de léopard.
“La peau de léopard a de l’importance, elle symbolise le pouvoir”, souligne Lizwi Ncwane.
“C’est comme être le roi”, ajoute Sphiwe Cele, un mineur d’eMalahleni (nord-est), rappelant que ces peaux étaient à l’origine l’apanage de la famille royale et des notables.
“Bien sûr, nous ne sommes pas le roi des Zoulous, mais (le fondateur de l’Eglise) Shembe a dit que nous étions les rois chez nous. Alors il faut porter ça pour aller aux rassemblements traditionnels.”
Il a acheté sa peau de léopard le mois dernier pour 4.500 rands (300 euros). Elle a été obtenue avec un permis de chasse dans une réserve sud-africaine, affirme-t-il.
– Fabriquée en Chine –
Pour Guy Balme, qui s’occupe des léopards à l’association américaine de défense des félins Panthera, c’est totalement impossible: les quelques permis délivrés vont à des chasseurs étrangers qui pour rien au monde n’abandonneraient leurs trophées.
“Tout ce que vous voyez ici est totalement illégal”, dit-il devant les entêtantes figures des danseurs, au son des tambours et des vuvuzelas. “C’est la plus grande exposition sur terre de contrebande d’animaux sauvages!”
Les peaux sont braconnées en Afrique du Sud, au Mozambique, au Zimbabwe ou au Malawi, selon lui.
“Ce commerce illégal des peaux menace dangereusement les léopards”, s’inquiète Tristan Dickerson, un zoologiste travaillant pour l’ONG. D’où l’idée de convertir les fidèles Shembe au synthétique.
“Ce que j’ai réalisé, c’est que beaucoup de gens portaient déjà de fausses fourrures de léopard qui ne semblent pas très réalistes”, raconte-t-il, pointant les plus pauvres des danseurs qui se contentent de peaux de vaches ou d’impalas où ont été peintes les taches caractéristiques du pelage du félin.
“Alors je me suis dit que si j’arrivais à mettre au point une version réaliste, je pourrais la proposer à l’Eglise.”
Après quatre ans d’efforts, il a enfin réussi à convaincre la hiérarchie de l’Eglise zouloue d’accepter une fausse peau spécialement fabriquée en Chine.
“Nous voyons qu’il est important de préserver le félin” (le léopard), convient le porte-parole des Shembe Lizwi Ncwane. Montrant désormais l’exemple lui-même, il estime que de 60 à 70% des danseurs auront abandonné les peaux véritables d’ici deux ans.
Panthera doit distribuer 6.000 capes –assemblées à Durban– d’ici la mi-2014. Un tiers d’entre elles ont déjà trouvé preneur, et le synthétique côtoie désormais le vrai léopard, le guépard, le serval ou l’impala sur les épaules des danseurs.
“C’est devenu une sorte de tendance”, s’amuse John Smith, un volontaire zoulouphone de l’ONG qui fait la liaison avec les fidèles. “Au début pourtant, certains étaient très grossiers, et me disaient qu’ils n’avaient pas besoin de ces couvertures sans intérêt!”
Tristan Dickerson s’intéresse maintenant à l’avenir de ce qui est en train de devenir une petite entreprise. Au-delà de la phase de don actuelle, il souhaite vendre ses fausses peaux. D’abord à prix coûtant, 250 rands (17 euros), à l’Eglise, qui les revendrait le double à ses ouailles.
Le synthétique sera de toute façon bien moins cher que la fourrure véritable. Et le zoologue envisage aussi de fabriquer des pagnes, des bracelets ou des ceintures, la parure complète coûtant actuellement de 10.000 à 15.000 rands (700 à 1.000 euros), une sacrée somme pour la majorité des fidèles.
Et ensuite, sourit-il, pourquoi ne pas vendre aussi ces parures à des touristes en mal d’exotisme?
© 2014 AFP

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afp.com – Alexander Joe

In Südafrika, synthetische Leopardenfelle für die Zulus
Durban (Südafrika) (AFP) – 18.02.2014 14.09 Uhr – Von Jean Liou
Wer hätte gedacht, dass stolzen Zulu ihre Leopardenfelle gegen synthetische tauschen könnten? Das ist die verrückte Wette einer Gruppe von Umweltschützern , die die Shembe-Kirche, eine Gemeinschaft, deren Appetit für Pelze das Glück für Wilderer wurde, zu konvertieren begann.
Die Feiern der Shembe Community – offiziell “Baptist Church of Nazareth” – die Zehntausende von Menschen auf einem heiligen Berg in der Nähe von Durban zusammenführen, haben ihren Höhepunkt in rituellen Tänzen, langsam und ruckartig, an der Grenze zu Trance.
“Das ist unsere Art , Gott zu verehren “, sagt Lizwi Ncwane , Sprecher der Kirche, die biblische und Zulu-Wurzeln vereint , und über mehr als 5 Millionen Anhänger verfügt. ” Wir verehren ihn durch Gebete und Tänze. ”
Es sind die Männer, die den Tanz führen . Aber um teilzunehmen, müssen Sie in der Lage sein, sich die Insignien leisten zu können: insbesondere einen Lendenschurz Schwänzen von Affen oder Ginsterkatzen, einen Leoparden- Gürtel, einen Kopfschmuck aus Straußedern (oft farbig) und vor allem eine Art Umhang über dem nacktem Oberkörper, vorzugsweise aus Leopardenfell.
“Das Leopardenfell ist von Bedeutung , es symbolisiert die Macht “, sagte Lizwi Ncwane .
” Es ist, wie der König zu sein”, sagt Sphiwe Cele , ein Bergmann aus Emalahleni (Nordosten) , und erinnert daran, dass diese Tierhäute ursprünglich die Domäne der königlichen Familie und Gemeindeleiter waren.
“Natürlich sind wir nicht der König der Zulus , aber (der Gründer der Kirche ) Shembe hat gesagt, dass wir bei uns die Könige sind. So muss man sie tragen, um zu den traditionellen Versammlungen zu gehen. ”
Er kaufte sein Leopardenfell im letzten Monat für 4.500 Rand (300 Euro). Es war mit einem Jagdschein in einem südafrikanischen Schutzgebiet geschossen worden, sagt er.
– Made in China –
Für Guy Balme , der sich bei „Panthera“, der Amerikanischen Vereinigung für die Verteidigung der Wildkatzen, um die Leoparden kümmert, ist es völlig unmöglich, den ausländischen Jägern, die für nichts in der Welt ihre Trophäen aufgeben würden, ein paar Genehmigungen abzutrotzen.
” Alles, was Sie hier sehen, ist völlig illegal gewonnen”, sagte er vor den berauschenden Figuren der Tänzer , dem Klang der Trommeln und Vuvuzelas . “Das ist die größte Ausstellung der Welt von Schmuggelware von wilden Tieren! ”
Die Felle werden in Südafrika, Mosambik , Simbabwe und Malawi pochiert, sagte er.
” Dieser illegale Handel mit Fellen bedroht die Leoparden gefährlich”, sorgt sich Tristan Dickerson , ein Zoologe, der für NGOs arbeitet. Daher die Idee der Konvertierung der Shembe-Anhänger zu synthetischen Fellen.
” Was mir klar geworden ist: viele Menschen tragen bereits Leopardenfellimitate, die nicht sehr realistisch scheinen”, sagt er und zeigt auf die Ärmsten der Tänzer, die nur Kuh- oder Impalafelle tragen, auf die die charakteristischen Flecken des Fells der Katze gemalt wurden.
“Dann sagte ich mir, wenn ich eine realistische Version entwickeln kann, könnte ich ich sie der Kirche anbieten. ”
Nach vier Jahren der Anstrengung hat er es endlich geschafft, die Hierarchie der Zulu -Kirche zu überzeugen, eine falsche, speziell in China gefertigte Haut zu akzeptieren.
” Wir sehen ein, dass das wichtig ist , um die Katze zu erhalten ” ( den Leoparden ) , bestätigt Shembesprecher Lizwi Ncwane . Er geht als Vorbild voran und schätzt, dass 60-70% der Tänzer das wahre Fell innerhalb von zwei Jahren aufgegeben haben werden.
Panthera soll 6000 Umhänge verteilen bis Mitte 2014, die in Durban zusammengenäht werden. Ein Drittel von ihnen sind bereits verkauft worden , und jetzt konkurrieren die synthetischen Felle mit echten Leoparden, Geparden , Impalas oder Serval auf den Schultern der Tänzer.
“Es ist zu einer Art Trend geworden”, witzelt John Smith, ein zoulouphoner Freiwilliger der NGO, die die Verbindung mit den Gläubigen hält. “Zunächst aber waren einige sehr unhöflich und sagten mir, sie hätten kein Interesse an diesen wertlosen Decken! ”
Tristan Dickerson kümmert sich jetzt um die Zukunft von dem, was sich zu einem kleinen Unternehmen mausert. Jenseits der aktuellen Geschenkphase will er seine falschen Häute verkaufen. Zuerst zu den Anschaffungskosten von 250 Rand ( 17 Euro) an die Kirche , die es dann für das Doppelte an ihre Getreuen verkauft .
Das synthetische Fell sowieso viel billiger als echter Pelz . Und Zoologe plant auch, Lendenschürze, Armbänder und Gürtel zu machen, der komplette Satz kostet derzeit 10.000 bis 15.000 Rand ( 700 bis 1000 Euro) , ein hübsches Sümmchen für die Mehrheit der Gläubigen.
Und dann lächelte er: warum nicht auch diese Ornamente an Touristen auf der Suche nach Exotik verkaufen?
© 2014 AFP

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