SÜDAFRIKA: VIELFÄLTIGER UND POPULÄRER KAMPF GEGEN NASHORN-WILDEREI – Afrique du Sud: le braconnage de rhinocéros, une criminalité très organisée

1. Nashörner aus Südafrika: Der Kampf gegen Wilderei in Marketing-Sauce
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.05.07 09.57 – Sibongile Khumalo Durch
Mode-Taschen, Armbänder oder Bankprodukte: Südafrikaner sind eingeladen zu konsumieren, um den Kampf gegen die Wilderei von Nashörnern zu unterstützen, eine nationale Sache, die die Freude der Marketing-Profis auslöst. Mit bisher in diesem Jahr über getöteten 200 Nashörnern, nach einem Rekord im vergangenen Jahr von 448, hat das Gemetzel, das schnell die Spezies bedrohen könnte, “Gutmenschen” motiviert, Geld zu sammeln.
2. Südafrika: Nashorn- Wilderei, eine gut organisierte Kriminalität
PRETORIA (AFP) – 2012.09.05 14.17 – Von Johannes Myburgh
Jäger, kleine Händler, korrupte Beamte, Besitzer von Reserven: Rhino Wilderei in Südafrika beruht auf einer ausgeklügelten kriminellen Organisation, vergleichbar mit der Mafia, mit ihren beträchtlichen Ressourcen, Hubschraubern, großkalibrigen Waffen oder Waffen des Krieges. Eine komplexe Organisation, in der Lage, viele Intermediäre zu korrumpieren und Hörner aus Wildreservaten in Südafrika tief nach Asien hinein zu transportieren, wo sie als Wundermittel gegen Krebs oder ein Aphrodisiakum gelten.
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1er ARTICLE SUR DEUX : Rhinocéros d’Afrique du Sud: la lutte contre le braconnage à la sauce marketing

JOHANNESBURG (AFP) – 07.05.2012 09:57 – Par Sibongile Khumalo
Sacs à la mode, bracelets ou encore produits bancaires: les Sud-Africains sont invités à consommer pour aider la lutte contre le braconnage des rhinocéros, une cause nationale qui fait la joie des professionnels du marketing. Avec plus de 200 rhinocéros tués jusqu’à présent cette année, après un record de 448 l’an dernier, cette hécatombe qui pourrait rapidement menacer l’espèce a poussé des âmes charitables à collecter des fonds.

Searl Derman (g), propriétaire d'une réserve en Afrique du Sud, soigne un rhinocéros blessé par des
Ein Reservatsbesitzer pflegt ein von Wilderern verletztes Nashorn, Südafrika
Searl Derman (g), propriétaire d’une réserve en Afrique du Sud, soigne un rhinocéros blessé par des braconniers, le 22 août 2011.
Foto (c) AFP – by Rodger Bosch

Certaines campagnes en ligne n’hésitent pas à utiliser des images particulièrement révoltantes d’animaux à l’agonie et de cadavres décornés.
Car les organisations de défense de l’environnement ont besoin d’argent pour améliorer la sécurité et la formation du personnel chargé de lutter contre des braconniers de plus en plus organisés et puissamment armés.
Rhino Force par exemple, une société fondée l’an dernier, distribue bracelets, foulards, bébés rhinocéros en perles ou CD, et indique que le produit de ses ventes est reversé à l’Endangered Wildlife Trust, une organisation reconnue.
Avec le slogan, “Ce n’est pas un bracelet, c’est notre patrimoine”, Rhino Force espère vendre un million de bracelets dans tout le pays.
“Nous ne pouvons pas rester sans rien faire et laisser disparaître notre patrimoine. Je crois que la mobilisation de chacune et de chacun d’entre nous peut faire la différence”, a expliqué à l’AFP sa fondatrice Joanne Lapin.
“Chaque don compte. Je ne fais pas cela pour moi”, assure-t-elle.
Sa société a jusqu’à présent vendu 150.000 bracelets, ce qui a rapporté 1,1 million de rands (108.000 euros) à l’organisation de défense des espèces en danger.
– Mascotte de l’équipe olympique –
Mais si les intentions sont bonnes, il convient de se méfier, souligne Pelham Jones, président de l’Association des propriétaires privés de rhinocéros, qui représente des réserves privées.
“De nombreuses campagnes tous azimuts ont été lancées récemment. Les donateurs devraient être vigilants”, met-il en garde. Car sur les 272 organisations qui récoltent des fonds pour la sauvegarde des rhinocéros, seules 15% sont crédibles, selon lui.
“Certaines grandes entreprises ont apporté d’importantes contributions à diverses campagnes visant à sauver les rhinocéros. D’autres personnes recueillent tout simplement des fonds pour leur propre profit”, accuse-t-il.
La campagne de sensibilisation portant ses fruits, le public a choisi un rhinocéros de mousse baptisé Chukuru comme mascotte officielle de l’équipe olympique nationale. Un vote qui “montre le niveau de prise de conscience face à la menace du braconnage”, relève Vinesh Maharaj, directeur financier du comité national olympique.
De fait, on ne compte plus les initiatives.
Une grande station radio a ainsi organisé la mise aux enchères d’une peinture d’un membre du groupe de rock The Parlotones, récoltant 570.000 rands (56.000 euros) qui doivent aller à la formation de chiens policiers.
Nedbank, l’un des principaux établissements financiers sud-africains, a parallèlement adopté le rhino pour promouvoir un compte dont l’activité alimente des dons à WWF. La banque indique avoir versé 115 millions de rands (11,3 millions d’euros) à l’organisation depuis son lancement en 1990.
Certains craignent cependant les effets pervers de cet engouement médiatique.
“Nous sommes pris dans une spirale. Nous devons prendre des mesures, mais ces actions font augmenter le prix de la corne de rhinocéros et la rendent donc plus attirante”, se désole Simon Gear de la campagne civique Lead SA, lancée par de grands médias.
“Toute cette publicité a effectivement montré que ces animaux sont précieux, si bien que des criminels qui n’avaient jamais envisagé de braconner commencent à réaliser qu’il y a de l’argent à gagner.”
© 2012 AFP

2. Afrique du Sud: le braconnage de rhinocéros, une criminalité très organisée
PRETORIA (AFP) – 09.05.2012 14:17 – Par Johannes MYBURGH
Chasseurs, petits trafiquants, fonctionnaires corrompus, propriétaires de réserves: le braconnage des rhinocéros d’Afrique du Sud s’appuie sur une organisation criminelle sophistiquée, comparable à des mafias avec leurs importants moyens, hélicoptères, fusils de gros calibre ou armes de guerre.
Une organisation complexe, capable de corrompre de nombreux intermédiaires et d’acheminer les cornes depuis les réserves animales sud-africaines jusqu’au fin fond de l’Asie, où elles sont considérées comme un remède miracle contre le cancer ou un aphrodisiaque.
Cinquante-sept affaires, impliquant plus de 160 suspects, sont actuellement devant les tribunaux en Afrique du Sud, révélant l’ampleur des complicités, y compris parmi ceux qui sont censés protéger les animaux: propriétaires de réserves privées, vétérinaires, policiers, rangers de parcs nationaux…
“Certains appartiennent au crime organisé, d’autres non”, constate Joanie Spies, l’une des magistrates du pôle anti-braconnage à Pretoria.
L’Afrique du Sud a mis en place ce pôle spécialisé de magistrats pour mieux lutter contre un trafic qui a coûté la vie à 200 rhinocéros, rien que depuis le début de cette année.
Sur le terrain, dit-elle à l’AFP, “le braconnier de base peut être n’importe qui. Cela va de celui qui est recruté exprès au ranger que l’on corrompt”, explique-t-elle.
“Cela demande un degré élevé d’organisation”, la chaîne allant du braconnier au consommateur final “compte jusqu’à quatre niveaux, voire davantage”, relève-t-elle.
Des chasseurs traquent les rhinocéros avec des hélicoptères avant de les tuer et de couper leurs cornes. D’autres sont victimes de petits braconniers alléchés par les perspectives de revente ou à la solde de puissants commanditaires.
Et les cornes atterrissent le plus souvent aux mains des mêmes gros bonnets en Asie, qui les achètent au prix de l’or.
“Lentement mais sûrement, nous avançons”, assure Mme Spies.
“Et nous parvenons à attraper des responsables de haut niveau, qui n’ont pas appuyé eux-mêmes sur la gâchette”, dit-elle, alors que l’impuissance de la justice à remonter jusqu’aux commanditaires et à les mettre sous les verrous a été critiquée en janvier au Parlement sud-africain.
La plupart des cornes de rhinocéros tués en Afrique du Sud passent en fraude à l’aéroport international de Johannesburg. En avril, un Vietnamien de 25 ans, That Thai Dung, y a ainsi été arrêté avec trois cornes dans ses valises.
Mais certaines cornes prennent aussi le chemin du port de Beira au Mozambique, pays où la corruption est notoire. Le pays est frontalier du plus célèbre parc animalier sud-africain, le Kruger, où a lieu une bonne partie du braconnage.
Le reste du circuit est variable. Hong Kong, où les douaniers ont effectué une saisie record de 33 cornes en novembre dernier, est l’un des points névralgiques du trafic, et le Vietnam le principal marché.
“Certaines routes arrivent directement au Vietnam, d’autres passent par la Thaïlande, ou via le Cambodge et le Laos”, note Naomi Doak, coordinatrice au Vietnam du réseau de surveillance du commerce de la faune sauvage Traffic.
Selon elle, “les moyens pour coordonner l’acheminement des cornes d’Afrique du Sud au Vietnam sont tels que l’implication de mafias fait peu de doutes”.
Outre le braconnage, certains criminels opèrent avec de faux permis de chasse. La chasse au rhinocéros est en effet légale en Afrique du Sud, quoique strictement encadrée et peu pratiquée, avec une centaine d’animaux tués par an.
Une majorité de chasseurs viennent d’Asie. Ils ont le droit d’emporter la corne en souvenir.
La revendre est ensuite un jeu d’enfant, même si cela est officiellement interdit, car selon les organisations de défense de la nature, les autorités vietnamiennes n’effectuent pas de contrôles.
Trois Thaïlandais et un propriétaire terrien sud-africain ont été arrêtés récemment, soupçonnés d’avoir procuré de précieux permis de chasse à des prête-noms, des amis, des prostitués, et même des strip-teasers, pour récupérer ensuite les trophées.
La tête du réseau, Chumlong Lemtongthai devrait être jugé en juin. Selon les autorités, il a acheté les cornes 65.000 rands (8.400 dollars) le kilo, et les a revendues 55.000 dollars.
Jusqu’à présent, les gros bonnets sont restés hors d’atteinte de la justice, mais les peines prononcées par les tribunaux peuvent être sévères.
Fin janvier, une cour a infligé la sanction la plus lourde jamais prononcée pour braconnage, 25 ans de réclusion. Les condamnés, trois jeunes Mozambicains, étaient de simples porte-flingues.
© 2012 AFP

1. Nashörner aus Südafrika: Der Kampf gegen Wilderei in Marketing-Sauce
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.05.07 09.57 – Sibongile Khumalo Durch
Mode-Taschen, Armbänder oder Bankprodukte: Südafrikaner sind eingeladen zu konsumieren, um den Kampf gegen die Wilderei von Nashörnern zu unterstützen, eine nationale Sache, die die Freude der Marketing-Profis auslöst. Mit bisher in diesem Jahr über getöteten 200 Nashörnern, nach einem Rekord im vergangenen Jahr von 448, hat das Gemetzel, das schnell die Spezies bedrohen könnte, “Gutmenschen” motiviert, Geld zu sammeln.
Einige Online-Kampagnen zögern nicht, besonders empörende Bilder von sterbenden Tieren und enthornten Kadavern zu verwenden.
Die Organisationen des Umweltschutzes brauchen Geld, um Sicherheit und Ausbildung des Personals, das gegen zunehmend organisierte und schwer bewaffnete Wilderer kämpft, zu verbessern.
Rhino Force zum Beispiel, ein Unternehmen gegründet im letzten Jahr, verkauft Armbänder, Schals, Baby-Nashörner als Perlen oder CDs, und zeigt an, dass die Erlöse dem Endangered Wildlife Trust, einer anerkannten Organisation, gespendet werden.
Mit dem Slogan “Es ist nicht ein Armband, es ist unser Erbe” hofft Rhino Force, eine Million Armbänder im ganzen Land zu verkaufen.
“Wir können nicht tatenlos zusehen und sie unser nationales Naturgut verschwinden lassen. Ich glaube, dass die Mobilisierung von jedem und jeder von uns einen Unterschied machen kann”, sagte der AFP die Gründerin Joanne Lapin.
“Jede Spende zählt. Ich tu das nicht für mich”, sagt sie.
Ihr Unternehmen hat bisher 150.000 Armbänder verkauft, was 1,1 Millionen Rand (108.000 Euro) für die Organisation der Verteidigung der bedrohten Arten einbrachte.
– Maskottchen der Olympia-Mannschaft –
Aber wenn die Absichten auch gut sind, sollten die dennoch vorsichtig sein, sagte Pelham Jones, Präsident der Assoziation der privaten Eigentümer von Nashörnern, die privaten Reservate repräsentiert.
“Alle möglichen Kampagnen wurden vor kurzem gestartet. Spender sollten wachsam sein”, warnt er. Weil von den 272 Organisationen, die Geld für das Erhalten von Nashörnern sammeln, nur 15% glaubwürdig sind, sagte er.
“Einige große Unternehmen haben bedeutende Beiträge zu verschiedenen Kampagnen gegeben, um die Nashörner zu retten. Andere einfach sammeln Gelder für ihren eigenen Vorteil”, erklärt er.
Die Kampagne trägt Früchte: die Öffentlichkeit entschied sich für ein Schaumgummi-Nashorn namens Chukuru als offizielles Maskottchen der nationalen Olympia-Mannschaft. Eine Abstimmung, die “den Grad der Sensibilisierung über die Bedrohung durch Wilderei zeigt”, sagt Vinesh Maharaj, Chief Financial Officer vom Nationalen Olympischen Komitee.
In der Tat gibt es unzählige Initiativen.
Ein großer Radiosender hat eine Versteigerung eines Gemäldes von einem Mitglied der Rockband The Parlotones organisiert und sammelte 570.000 Rand (56.000 €) für die Ausbildung von Polizeihunden.
Nedbank, eine führende südafrikanische Finanzinstitution, hat ein Nashorn adoptiert, um ein Konto zu fördern, dessen Aktivität Spenden an den WWF nährt. Die Bank erklärt, dass sie 115 Millionen Rand (11,3 Millionen Euro) der Organisation überwiesen hat seit ihrer Einführung im Jahr 1990.
Es wird befürchtet, dass es negative Auswirkungen dieses Medien-Hypes gibt.
“Wir sind in einer Spirale gefangen. Wir müssen Maßnahmen ergreifen, aber diese Aktionen erhöhen den Schwarzmarkt-Preis von Rhino-Hörnern und machen die Wilderei somit attraktiver”, bedauert Simon Gear von der Bürger-Kampagne Lead SA, die von den großen Medien ins Leben gerufen wurde.
“All diese öffentliche Aktivität hat tatsächlich gezeigt, dass diese Tiere wertvoll sind, so dass Verbrecher, die nie geplant hatten zu wildern, erkennen, dass es dort Geld zu gewinnen gibt.”
© 2012 AFP

2. Südafrika: Nashorn- Wilderei, eine gut organisierte Kriminalität
PRETORIA (AFP) – 2012.09.05 14.17 – Von Johannes Myburgh
Jäger, kleine Händler, korrupte Beamte, Besitzer von Reserven: Rhino Wilderei in Südafrika beruht auf einer ausgeklügelten kriminellen Organisation, vergleichbar mit der Mafia, mit ihren beträchtlichen Ressourcen, Hubschraubern, großkalibrigen Waffen oder Waffen des Krieges. Eine komplexe Organisation, in der Lage, viele Intermediäre zu korrumpieren und Hörner aus Wildreservaten in Südafrika tief nach Asien hinein zu transportieren, wo sie als Wundermittel gegen Krebs oder ein Aphrodisiakum gelten.
Siebenundfünfzig Fälle mit mehr als 160 Verdächtigen sind derzeit vor Gericht in Südafrika und enthüllen das Ausmaß der Komplizenschaft, selbst unter denen, die angeblich zum Schutz der Tiere da sind: Besitzer von privaten Reserven, Tierärzte, Polizei, Rangers der National Parks …
“Einige sind aus der organisierten Kriminalität, manche nicht”, sagt Joanie Spies, eine der Richter des Justizsektors Anti-Wilderer in Pretoria.
“Der Wilderer an der Basis kann jeder sein. Dies geht von dem, der speziell rekrutiert wird, bis zum bestochenen Ranger”, sagt sie.
“Es erfordert ein hohes Maß an Organisation”, denn die Kette vom Wilderer bis zum Endverbraucher “ist in vier Stufen oder mehr”, sagt sie.
Manche Jäger spüren die Nashörner mit Hubschraubern auf, bevor sie sie töten und ihre Hörner abtrennen. Andere sind Opfer von kleinen Wilderern, die von der Aussicht auf den Weiterverkauf gelockt oder von mächtigen Sponsoren entlohnt werden.
Und die Hörner landen am häufigsten in den Händen der gleichen Bonzen in Asien, die sie zum Goldpreis kaufen.
“Langsam aber sicher bewegen wir uns vorwärts”, sagt Richterin Spies.
“Und es gelingt uns, hochrangige Beamte zu erwischen, die nicht selbst auf den Auslöser gedrückt haben”, sagt sie, während die Ohnmacht der Justiz gegenüber den hohen Tieren im Januar im südafrikanischen Parlament kritisiert worden war.
Die meisten Rhinozeroshörner aus Südafrika werden über den Johannesburg International Airport geschmuggelt. Im April wurde ein 25-jähriger Vietnamese, Thai Mist, mit drei Hörnern im Gepäck festgenommen.
Aber einige Hörner gehen zunehmend auch in den Hafen von Beira in Mosambik, einem Land, wo Korruption berüchtigt ist. Das Land grenzt an den berühmtesten südafrikanischen Wildpark, den Kruger, wo viel von der Wilderei stattfindet.
Der Rest des Kreislaufs variiert. Hong Kong, wo der Zoll eine Rekord- Beschlagnahme von 33 Hörnern im November letzten Jahres gemacht hat, ist einer der neuralgischen Punkte des Traffics, und Vietnam ist wichtigster Markt.
“Manche Routen kommen direkt nach Vietnam, andere gehen durch Thailand oder über Kambodscha und Laos”, sagte Naomi Doak, Koordinatorin in Vietnam des Netzwerkes Überwachung des Handels von Wildtieren “Traffic”.
Sie sagt: “die Organisation der Lieferung der Hörner von Südafrika nach Vietnam lässt die Beteiligung der Mafia nicht bezweifeln”.
Neben der Wilderei, operieren einige Kriminelle mit gefälschten Jagdscheinen. Rhino-Jagd ist in der Tat in Südafrika legal, wenn auch streng kontrolliert und selten benutzt, mit Hundert Tieren jährlich getötet. Eine Mehrheit dieser Jäger sind aus Asien. Sie haben das Recht, das Horn als Souvenir mitzunehmen.
Der Verkauf ist dann Kinderspiel, auch wenn es offiziell verboten ist, weil laut der Organisationen der Verteidigung der Natur die vietnamesischen Behörden keine Überprüfungen vornehmen.
Drei Thailänder und ein Grundbesitzer aus Südafrika sind vor kurzem unter dem Verdacht verhaftet worden, wertvolle Jagdscheine an Namensspender, Freunde, Prostituierte und sogar Stripper verteilt zu haben, um dann später die Trophäen zu bekommen.
Der Kopf dieses Netzes, Chumlong Lemtongthai, soll im Juni vor Gericht. Die Behörden erklärten, er kaufte die Hörnern 65.000 Rand (8.400 Dollar) pro Kilogramm, und verkaufte sie 55.000 Dollar.
Bis jetzt blieben die großen Tiere außerhalb des Zugriffs der Justiz, aber die Sätze von Gerichten verhängt können schwerwiegend sein.
Ende Januar hat ein Gericht die höchste Strafe ausgesprochen, die jemals für Wilderei verhängt worden war, 25 Jahre Gefängnis. Die Angeklagten waren drei junge Mosambikaner, einfache Gewehrträger.
© 2012 AFP

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