SÜDAFRIKANISCHER THEATERMACHER AUF DEN SPUREN DES RASSISMUS – Théâtre: le Sud-Africain Brett Bailey remonte aux sources du racisme

Theater : Der Südafrikaner Brett Bailey spürt den Wurzeln des Rassismus nach
Paris (AFP) – 20.11.2013 11.36 Von Marie -Pierre FEREY
Der Südafrikaner Brett Bailey, 1967 unter der Apartheid geboren, hat zwei Schockschauspiele in Paris gezeigt, eine anrührende Installation, die “menschlichen Zoos” der Kolonialzeit, und ein verrücktes Kabarett, offen für alle Arten von Musik der Regenbogen-Nation.
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Théâtre: le Sud-Africain Brett Bailey remonte aux sources du racisme
Paris (AFP) – 20.11.2013 11:36 – Par Marie-Pierre FEREY
Le Sud-Africain Brett Bailey, né en 1967 sous l’apartheid, présente à Paris deux spectacles chocs, une installation saisissante qui reproduit les “zoos humains” de l’époque coloniale, et un cabaret délirant, ouvert à toutes les musiques de la nation arc-en-ciel.

Un tableau de l'installation Exhibit B
Ein Bild der Installation “Exhibit B”, Inszenierung der “Eingeborenen”, wie sie damals auf kolonialen Messen und Ausstellungen gezeigt wurden, am 11. Juli 2013 beim Festival d’ Avignon
Un tableau de l’installation “Exhibit B”, mettant en scène des “indigènes” tels qu’ils étaient montrés à l’époque dans les foires et les expositions coloniales, présenté le 11 juillet 2013 au festival d’Avignon
afp.com – Franck Pennant

Deux spectacles aux antipodes: l’un, “The House of the Holy Afro” est une sorte de night club, un condensé du “melting pot sud-africain”, explique-t-il, “avec du gospel des townships, des chants spirituels chamaniques, de la pop ++chewing gum bubble gum++ et des drag queens”.
L’autre, “Exhibit B”, est une installation glaçante: douze tableaux vivants mettent en scène des “indigènes” tels qu’ils étaient montrés à l’époque dans les foires et les expositions coloniales.
“La politique traverse toute mon oeuvre”, explique Brett Bailey, de passage à Paris pour les deux événements. “Exhibit B remonte aux racines du racisme ordinaire”.
Le public admis au compte-goutte dans “Exhibit B” dans un silence de mort reçoit comme un coup de poing la révélation des atrocités du colonialisme, incarnées par des êtres de chair et de sang. A Avignon, où l’installation a été montée en juillet dernier, des spectateurs évoquaient leur “honte” face à un passé colonial largement méconnu.
Une femme noire presque entièrement nue fixe le spectateur du regard: elle incarne la “Vénus hottentote”, Saartjie Baartmann (1789-1815), exposée en Angleterre puis en France dans les foires, morte dans la misère et disséquée par le scientifique Georges Cuvier, qui voit chez elle la preuve de l’infériorité de certaines races. Le moulage de son corps et son squelette sont restés exposés au Musée de l’Homme à Paris jusqu’en 1974, et ce n’est qu’en 2002 que ses restes ont été restitués à l’Afrique du Sud.
– Premiers camps de concentration –
Aucun pays européen n’est exempt d’atrocités. Les Allemands ont ainsi mis en place au début des années 1900 les premiers camps de concentration en Namibie pour enfermer les Héréros ? L’installation met en scène des femmes contraintes de faire bouillir les crânes de leurs codétenus décapités. Les crânes “nettoyés” étaient envoyés dans les laboratoires, comme celui du généticien allemand Eugen Fischer dont la théorie de l’hygiène raciale a inspiré les nazis.
L’installation ne se cantonne pas au passé: elle met aussi en scène des migrants d’aujourd’hui, morts pendant leur périlleux voyage ou pendant leur expulsion.
Pour Brett Bailey, le racisme prend racine dans l’époque coloniale, “comme ce qui se passe en France, où la ministre de la Justice est comparée à un singe”, souligne-t-il.
“Ce qui est intéressant, c’est d’avoir les deux spectacles sur le même site”, ajoute-t-il. “Dans Exhibit B, les noirs sont des victimes tandis que dans House of the Holy Afro, ils ont le contrôle sur scène, en dehors de tout stéréotype européen et ils font la fête”.
L’artiste sud-africain salue la vitalité de la scène sud-africaine: “le hip hop est un phénomène énorme en ce moment”, dit-il. Mais il pointe l’absence de soutien aux artistes, qui le contraint à créer exclusivement à l’étranger. “Tous les deux ans, je parviens à monter un de mes spectacles en Afrique du Sud”.
L’état de la nation Arc-en ciel “n’incite pas à l’espoir”, soupire-t-il, évoquant “les deux hontes que sont la détérioration de l’éducation et le peu de transformation économique” ainsi que “la corruption généralisée”. “Il y a 20 ans nous avions Mandela. Il n’y a pas de figure aujourd’hui pour mettre une nouvelle vision sur la table”.
– “House of the Holy Afro”, dans le cadre du Festival d’Automne, 19 au 21 novembre Centquatre à Paris.
– “Exhibit B” 25 au 27 novembre au Centquatre puis à Strasbourg du 3 au 7 décembre, au Festival d’Edimbourg du 8 au 25 août et au Barbican de Londres du 23 au 27 septembre 2014.
© 2013 AFP

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L'installation Exhibit B du sud-africain Brett Bailey, présentée le 11 juillet 2013 au festival d'Av
Installation “Exhibit B” des Südafrikaners Brett Bailey, am 11. Juli 2013 beim Festival d’ Avignon
L’installation “Exhibit B” du sud-africain Brett Bailey, présentée le 11 juillet 2013 au festival d’Avignon
afp.com – Franck Pennant

Theater : Der Südafrikaner Brett Bailey spürt den Wurzeln des Rassismus nach
Paris (AFP) – 20.11.2013 11.36
Von Marie -Pierre FEREY
Der Südafrikaner Brett Bailey, 1967 unter der Apartheid geboren, hat zwei Schockschauspiele in Paris gezeigt, eine anrührende Installation, die “menschlichen Zoos” der Kolonialzeit, und ein verrücktes Kabarett, offen für alle Arten von Musik der Regenbogen-Nation.
Zwei gegenläufige Schauspiele: eins, “Das Haus des Heiligen Afro” ist eine Art Nachtklub, eine Zusammenfassung des “südafrikanischen Schmelztiegels”, erklärt er , “mit dem Gospel der Townships, mit schamanischen spirituellen Liedern, mit Popmusik + + Kaugummi Bubble Gum+ + und mit Drag-Queens.”
Der andere , “Exhibit B”, ist eine Installation, die erstarren lässt: zwölf lebende Bilder inszenieren “Eingeborene”, wie sie damals auf kolonialen Messen und Ausstellungen gezeigt wurden.
“Die Politik durchsetzt mein ganzes Werk”, sagt Brett Bailey, der für die beiden Ereignisse nach Paris gekommen war. “Exhibit B spürt die Wurzeln des alltäglichen Rassismus auf.”
Das Publikum, tropfenweise eingelassen in “Exhibit B” in Totenstille, erhält wie einen Faustschlag die Offenbarung der Gräueltaten des Kolonialismus, von Wesen aus Fleisch und Blut verkörpert. In Avignon, wo die Installation im Juli stattfand, erwähnten Zuschauer ihre “Scham” vor einer weitgehend unbekannten kolonialen Vergangenheit .
Eine schwarze Frau, fast nackt, fesselt den Blick des Betrachters : Sie verkörpert die ” Hottentotten- Venus”, Saartjie Baartmann (1789-1815), in England und dann in Frankreich auf Messen ausgestellt. Sie starb im Elend und wurde von dem Wissenschaftler Georges Cuvier seziert, der sie als Beweis der Minderwertigkeit bestimmter Rassen sah. Der Abdruck ihres Körpers und ihr Skelett blieben bis 1974 im Musée de l’ Homme in Paris ausgestellt, und erst 2002 wurden ihre sterblichen Überreste nach Südafrika zurückgegeben.
– Erste Konzentrationslager –
Kein europäisches Land ist frei von Grausamkeiten. Die Deutschen gründeten in den frühen 1900er Jahren die ersten Konzentrationslager in Namibia, um die Hereros einzusperren. Die Installation zeigt Frauen, die gezwungen werden, die Schädel ihrer enthaupteten Mitgefangenen zu kochen. Die “gereinigten” Schädel wurden an Labors geschickt, wie das des deutschen Genetikers Eugen Fischer, dessen Theorie der Rassenhygiene die Nazis inspiriert hat.
Die Installation ist nicht auf die Vergangenheit beschränkt : sie inszeniert auch heutige Migranten, die während ihrer gefährlichen Reise oder bei ihrer Ausweisung starben.
Für Brett Bailey ist der Rassismus in der Kolonialzeit verwurzelt”, wie es jetzt in Frankreich passiert, wo der Justizminister mit einem Affen verglichen wird”, sagt er .
” Was interessant ist: beide Shows auf dem gleichen Gelände zu haben”, fügt er hinzu. “In Exhibit B sind Schwarze die Opfer, während in Haus des Heiligen Afro kontrollieren sie die Bühne, außerhalb jeden europäischen Stereotyps, und sie feiern.”
Der südafrikanische Künstler begrüßt die Vitalität der südafrikanischen Szene: “Hip-Hop ist ein Massenphänomen im Moment”, sagt er. Aber er weist auf die mangelnde Unterstützung für Künstler hin, was ihn zwingt, ausschließlich im Ausland zu schaffen. “Alle zwei Jahre gelingt es mir, eine meiner Shows in Südafrika zu zeigen.”
Der Zustand der Regenbogen-Nation “gibt keinen Anlass zur Hoffnung”, seufzt er und erwähnt “die beiden Schandflecke, die Verschlechterung der Ausbildung und mangelhafte wirtschaftliche Transformation” ebenso wie “die weit verbreitete Korruption.” “Vor 20 Jahren hatten wir Mandela. Es gibt heute keine Figur, die eine neue Vision auf den Tisch bringen könnte.”
– “House of the Holy Afro” lief im Rahmen des Herbst-Festivals, vom 19. bis 21. November 2013 in Paris im Centquatre.
– “Exhibit B” vom 25. bis 27. November 2013 im Centquatre, dann vom 03. bis 07.Dezember in Straßburg, auf dem Edinburgh Festival vom 8. bis 25. August 2014 und im Barbican in London vom 23. bis 27. September 2014.
© 2013 AFP

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