SÜDAFRIKAs SAXOPHON-STAR SIPHO MABUSE macht mit 60 ABITUR – Du saxo au stylo: la star sud-africaine Sipho Mabuse passe le bac à 60 ans

Vom Saxo zum Kugelschreiber: der südafrikanische Star Sipho Mabuse will mit 60 Abi machen
Soweto (AFP) – 2012.06.22 13.50 – von Griffin Shea
In einer Zeit, wo Teenager von Ruhm träumen und sich im TV drängeln, um Sänger oder Musiker zu werden, hat Sipho Mabuse, Star der südafrikanischen Musikszene, den gegenteiligen Schritt gemacht und geht mit 60 Jahren wieder in die Schule, um zu lernen und sein Abitur zu machen.
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Du saxo au stylo: la star sud-africaine Sipho Mabuse passe le bac à 60 ans
SOWETO (AFP) – 22.06.2012 13:50 – Par Griffin SHEA
A une époque où les adolescents rêvent de célébrité et se ruent à la télévision pour devenir chanteur ou musicien, Sipho Mabuse, star de la musique sud-africaine, a fait le chemin inverse et retourne à l’école à 60 ans pour apprendre et passer son bac.

Le musicien sud-africain Sipho Mabuse sur scène a l'occasion du Mandela Day, à New-York, le 18 juilLe musicien sud-africain Sipho Mabuse, retourne à l'école dans une classe de Soweto, le 25 avril 20
Der südafrikanische Musiker Sipho Mabuse auf der Bühne in New York 2009
Der südafrikanische Musiker Sipho Mabuse auf der Schulbank in Soweto, Südafrika, 2012
Le musicien sud-africain Sipho Mabuse sur scène a l’occasion du “Mandela Day”,à New-York, le 18 juillet 2009
Foto (c) Getty Images/AFP/Archives – by Michael Loccisano
Le musicien sud-africain Sipho Mabuse, retourne à l’école dans une classe de Soweto, le 25 avril 2012
Foto (c) AFP – by Alexander Joe

Le samedi soir, celui que ses fans ont très tôt surnommé “Hotstix” pour son génie de la batterie continue de faire vibrer les foules avec des tubes comme “Jive Soweto” ou “Burn out”, dont le funk des années 1980 n’a pas pris une ride.
Mais les soirs de semaine, on le trouve assis au premier rang de sa classe dans une école de Soweto, la township proche de Johannesburg où il est né en 1951 et a grandi.
“Quand j’ai commencé à devenir musicien, j’étais à un âge très influençable. J’étais jeune, j’avais 15 ou 16 ans”, dit-il à l’AFP. “Soudain, imaginez que vous gagnez plein d’argent, vous êtes invités à des bals de bacheliers et plein de belles filles, tous ces trucs attirants, vous en oubliez que vous êtes encore au lycée. C’est comme ça que j’ai laissé tomber”.
Précoce, doué en tout, batterie, clavier, saxo, flûte, Sipho Mabuse n’a pas eu besoin du baccalauréat pour parcourir le monde avec sa musique, mélange de beat du township, de jazz, de funk et de disco, soutenant la lutte contre l’apartheid.
Au plus dur du régime ségrégationniste, au moment de l’instauration de l’état d’urgence dans une partie du pays en 1985, Sipho Mabuse, ancien du groupe Harari, vendit un demi-million d’exemplaires de son disque “Burn out” sorti la même année, qui fit de lui une tête d’affiche en solo.
Il a joué avec le crooner américain Percy Sledge, avec le chanteur Paul Simon. Il siège aujourd’hui au Conseil national des arts, joue les vedettes à la cérémonie des victoires de la musique (SAMA Awards), est au sommet de sa carrière et n’a plus rien à prouver.
Principal échec de l’après-apartheid
Mais l’an dernier, il a décidé que quelque chose lui manquait.
“Quand j’ai commencé à grandir, et à grandir vraiment comme professionnel responsable, j’ai réalisé qu’il y avait quelque chose que je n’avais pas terminé, et c’était mon baccalauréat”, raconte-t-il.

Le musicien sud-africain Sipho Mabuse écoute son professeur dans une école de Soweto, le 25 avril 20
Der südafrikanische Musiker Sipho Mabuse lauscht seinem Lehrer in Soweto, Südafrika, 2012
Le musicien sud-africain Sipho Mabuse écoute son professeur dans une école de Soweto, le 25 avril 2012
Foto (c) AFP – by Alexander Joe

En 2011, il a passé l’examen dans six matières et en a réussi quatre, une gageure même pour un élève à temps complet. Cette année, il se concentre sur l’histoire et la géographie, les deux matières qui lui manquent pour le bac, mais va aussi au cours de gestion, par plaisir.
En classe, il est le premier à poser des questions et à s’inquiéter de savoir si le “Grand Trek”, cette page d’histoire chère aux Afrikaners au pouvoir dans sa jeunesse, est toujours au programme.
Le “Grand Trek”, qui retrace l’exode de milliers de fermiers boers au milieu du XIXe siècle, est toujours enseigné, mais moins longuement.
Quand Sipho a quitté l’école en 1969, la majorité noire avait droit à une éducation de seconde zone, “l’éducation bantoue” destinée à former les noirs pour des rôles subalternes dans une économie sud-africaine dirigée par les Blancs.
Sept ans plus tard, le pouvoir a imposé dans tous les établissements pour noirs l’usage unique de l’afrikaans, la langue des Afrikaners dérivée du néerlandais, provoquant des émeutes à Soweto en 1976 et poussant de nombreux jeunes à abandonner l’école.
Depuis l’avènement de la démocratie en 1994, l’éducation est le premier budget de l’Etat mais aussi le principal échec de l’Afrique du Sud post-apartheid. 10% des écoles n’ont pas l’eau courante, 15% pas l’électricité, et les étudiants ont souvent une table pour deux.
Environ 70% des candidats ont réussi le bac l’an dernier, mais dans certaines matières, une note faible suffit.
La présence de Sipho Mabuse à l’école secondaire Thaba-Jabula est donc un signal fort. Alors qu’il aurait pu s’offrir un répétiteur ou une école privée, il a préféré s’inscrire dans un cours pour adultes dans une école publique.
Avant les cours, il est bavard, il plaisante avec les filles sur leurs petits amis, montre la couverture de son prochain disque “Class Act”.
Mais en classe, sa présence studieuse inspire les autres, disent les professeurs.
Au fond, dit-il, “on veut tous la même chose, on veut le savoir. Pour eux, voir un sexagénaire venir et s’asseoir en classe, c’est un encouragement. Les gens se disent, s’il y parvient à son âge, pourquoi pas nous?”.
© 2012 AFP

Vom Saxo zum Kugelschreiber: der südafrikanische Star Sipho Mabuse will mit 60 Abi machen
Soweto (AFP) – 2012.06.22 13.50 – von Griffin Shea
In einer Zeit, wo Teenager von Ruhm träumen und sich im TV drängeln, um Sänger oder Musiker zu werden, hat Sipho Mabuse, Star der südafrikanischen Musikszene, den gegenteiligen Schritt gemacht und geht mit 60 Jahren wieder in die Schule, um zu lernen und sein Abitur zu machen.
Am Samstagabend, begeistert er, den seine Fans “Hotstix” tauften für sein Genie im Schlagzeug, die Massen weiterhin mit Hits wie “Jive Soweto” oder “Burn out”, deren Funk der 1980er Jahre nicht gealtert ist.
Aber unter der Woche sitzt er abends in der ersten Reihe seiner Klasse an einer Schule in Soweto, dem Township nahe Johannesburg, wo er 1951 geboren wurde und aufgewachsen ist.
“Als ich Musiker zu werden begann, war ich in einem sehr beeinflussbaren Alter. Ich war jung, ich war 15 oder 16 Jahre”, sagte er AFP. “Plötzlich sich vorstellen, dass Sie viel Geld verdienen, zu Bällen der Absolventen und voll von schönen Mädchen eingeladen sind, all das tolle Zeug, da vergessen Sie, dass Sie noch in der High School sind. So hatte ich die Schule fallen gelassen “.
Frühreif und begabt in allem, Schlagzeug, Keyboard, Saxofon, Flöte, brauchte Sipho Mabuse kein Abi, um die Welt zu bereisen mit seiner Musik, Mix aus Township-Jazz, Funk und Disco – und Unterstützung des Kampfes gegen die Apartheid.
Zur härtesten Zeit vom Apartheid-Regime, während der Errichtung eines Notstands in einem Teil des Landes im Jahr 1985, verkaufte Sipho Mabuse, Ex-Mitglied der Gruppe Harari, eine halbe Million Exemplare seines Albums “Burn out”, was ihn zu einem Solo-Headliner machte.
Er spielte mit dem amerikanischen crooner Percy Sledge, mit dem Sänger Paul Simon. Er sitzt nun im National Arts Council (Nationalen Kunstrat), macht den Zeremonienmeister bei den SAMA Awards, ist an der Spitze seiner Karriere und hat nichts mehr zu beweisen.
Haupt-Scheitern der Post-Apartheid
Aber im letzten Jahr, entschied er, dass etwas fehlte.
“Als ich zu wachsen und wirklich zu wachsen begann als verantwortlicher Profi, merkte ich, es gab etwas, das ich nicht fertig gemacht hatte, und das war mein Studium”, sagt er.
Im Jahr 2011 machte er die Prüfung in sechs Fächern und schaffte es in vier, eine Herausforderung auch für einen Vollzeit-Studenten. In diesem Jahr konzentriert sich auf Geschichte und Geographie, die beiden restlichen Fächer, lernt aber auch Management, zum Vergnügen.
In der Klasse ist er der erste, Fragen zu stellen und darüber nachzudenken, ob der “Große Treck”, diese Seite der Geschichte lieb den Buren an der Macht in seiner Jugend, nach wie vor auf der Tagesordnung ist. Der “Große Treck”, die Abwanderung von Tausenden von Burenfarmern in der Mitte des neunzehnten Jahrhunderts, wird immer noch gelehrt, aber weniger umfangreich.
Als Sipho Schule verließ im Jahr 1969, wurde für die schwarze Mehrheit eine zweitklassige Ausbildung mit dem Titel “Bantu Education” entwickelt, um Schwarze für untergeordnete Rolle in einer Wirtschaft des südafrikanischen Weißen zu trainieren.
Sieben Jahre später hat die Macht in allen Institutionen für die Schwarzen alleinige Verwendung von Afrikaans verhängt, die Sprache der niederländischen Buren, was Unruhen in Soweto im Jahr 1976 auslöste und viele junge Menschen aus den Schulen trieb.
Seit der Einführung der Demokratie im Jahr 1994 ist Bildung der erste Posten des Staatshaushaltes, aber auch das größte Versäumnis des Südafrika nach der Apartheid. 10% der Schulen haben kein fließendes Wasser, 15% keinen Strom, und Studenten haben oft einen Tisch für zwei Personen.
Etwa 70% der Kandidaten bestanden das Abitur im vergangenen Jahr, aber in einigen Fächern reicht eine niedrige Punktzahl.
Die Anwesenheit von Sipho Mabuse am Gymnasium Thaba-Jabula ist also ein starkes Signal. Obwohl er sich Nachhilfelehrer oder private Schule leisten könnte, entschied er sich, sich in einem Kurs für Erwachsene in einer öffentlichen Schule anzumelden.
Vor der Schule, er ist gesprächig, scherzt mit den Mädchen über ihre Freunde, zeigt das Cover von seinem nächsten Album “Class Act”.
Aber in der Klasse inspiriert seine Anwesenheit andere zum Fleiß, sagen die Lehrer.
Im Grunde, sagt er, “wir alle wollen das Gleiche, wir wollen wissen. Für sie, es ist eine Ermutigung, sehen einen Sechzigjährigen zu kommen und sich in der Klasse zu setzen. Die jungen Leute sagen, wenn er erfolgreich sein kann in seinem Alter, warum nicht wir? “.
© 2012 AFP

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