SÜDSUDAN: 9. JULI 2011, TAG DER UNABHÄNGIGKEIT – VIDEOS (deutsch untertitelt), REPORTAGEN, HINTERGRUND, GESCHICHTE – Sud-Soudan: 9 Juillet, jour de l’indépendance – histoire, histoires

South_Sudan_President_lifts-9dadb
Präsident Salva Kiir präsentiert die Verfassung von Südsudan. 9. Juli 2011
La constitution

une femme danse dans une rue de Jaba, le 8 juillet 2011
Foto (c) AFP: Vorfreude in Juba, 8. Juli 2011
Une femme danse dans une rue de Juba, le 8 juillet 2011

Zwei der Videos ganz unten werden von mir Sa/So 6.-7.8. noch mit deutschen Untertiteln versehen
Fiche pays et localisation du Sud-Soudan, qui proclame son indépendace le 9 juilletIch freue mich riesig über die Unabhängigkeit des Südsudan – diese zwei Völker gehörten wirklich nicht in eine Nation, vor allem nicht unter den Knüppel des Menschenschlächters al-Bashir. So möchte ich diesen Beitrag als vorläufiges Ende meiner bisherigen 45 Südsudanberichte und als mein Geburtstagsgeschenk für die neue Republik besonders schön machen. Auch in dem Bewusstsein, dass die verheerenden Situationen in der ganzen Region und im neuen Land noch lange andauern werden, meine Berichterstattung also auch – und hoffentlich auch mit vielen Meldungen von Fortschritten – weitergehen wird.
=> DIE DEUTSCHEN ÜBERSETZUNGEN DER AUSLÄNDISCHEN TEXTE HATTEN HIER SPEICHERMÄSSIG KEINEN PLATZ MEHR UND SIND —-> HIERHIN AUSGELAGERT. bETRACHTEN SIE DENNOCH DIE BILDER UND VIDEOS HIER!

Avant-propos: L’indépendance du Sud-Soudan me fait ressentir une profonde joie – ces deux peuples-là ne devaient vraiment pas être enfermés dans une nation, surtout pas sous les bottes de l’assassin al-Bashir. Pour sa naissance, je voudrais donc faire un beau petit cadeau à cette nouvelle république avec ce que je réunirai ici, et puis finir provisoirement mes 45 fois Sud-Soudan dans ce blog.
Tout en sachant, que les situations catastrophique dans la region et dans le nouveau pays dureront encore, comme, aussi, “mes” reportages dont j’espere qu’ils contiendront bientot des nouvelles positives aussi.
Plus d’images? Ici, dans le billet avec les traductions allemandes de tout ce que vous allez lire maintenant:

06.07.2011 – Die letzten Vorbereitungen

1er ARTICLE SUR HUIT:
Le Nord peut-il survivre à l’indépendance du Sud-Soudan?
Afrique | 07.07.2011 | DWW francophone
Le Sud-Soudan sera indépendant ce samedi 9 juillet. Un évènement attendu par plus de huit millions de Sud-Soudanais. Si au Sud, l’heure est à la fête, au Nord par contre, on s’interroge sur l’avenir…..
=> Continuer ici

Des sud-soudanais prient et se recueillent à Juba le 9 juillet 2011, durant la proclamation de l'in
Foto (c) AFP: Südsudanesen beten und sammeln sich während der Proklamation in Juba am 9.Juli 2011
Des sud-soudanais prient et se recueillent à Juba le 9 juillet 2011, durant la proclamation


2. Le futur Sud-Soudan est une véritable mosaïque culturelle
Dans trois jours, le Sud-Soudan proclamera son indépendance. Pour les Sud-Soudanais, ce sera l’accomplissement d’un rêve. Mais la plus jeune nation du monde aura aussi beaucoup de défis à relever à l’intérieur…..
=> Continuer lire ici

Des Soudanais du sud brandissent le drapeau de leur nouveau pays à Juba, le 9 juillet 2011
Foto (c) AFP: Südsudanesen schwenken die Fahne ihres neuen Staates in Juba am 9.Juli 2011
Des Soudanais du sud brandissent le drapeau de leur nouveau pays à Juba, le 9 juillet 2011

3. Le Sud-Soudan a proclamé son indépendance, vite reconnue à travers le monde
JUBA (AFP) – 09.07.2011 19:28
Le Sud-Soudan a proclamé samedi son indépendance devant des dizaines de milliers de sudistes en liesse et un parterre de dirigeants étrangers, après un conflit de pratiquement un demi-siècle avec le Nord qui a fait des millions de morts.
La communauté internationale, Etats-Unis, Chine, Russie, Union européenne et ses Etats membres en tête, a rapidement reconnu ce nouveau pays africain figurant parmi les plus pauvres au monde malgré ses vastes ressources pétrolières, et l’a assuré de son soutien.
C’est le chef du Parlement sud-soudanais, James Wanni Igga, qui a lu la “déclaration d’indépendance du Sud-Soudan” pendant une cérémonie à Juba, la capitale.
“Nous, les représentants démocratiquement élus du peuple, nous fondant sur la volonté du peuple du Sud-Soudan, et comme l’ont confirmé les résultats du référendum sur l’auto-détermination (en janvier, ndlr), proclamons par la présente le Sud-Soudan une nation indépendante et souveraine”, a-t-il dit.
Le Sud, dont le territoire occupe presque un quart de la superficie de l’ancien Soudan, et dont la majorité des plus de 8,5 millions d’habitants est chrétienne, se sépare ainsi du Nord musulman après une longue guerre -entrecoupée par une période d’accalmie de quelques années- entre les rebelles sudistes et les gouvernements successifs de Khartoum.
Le nouveau drapeau du Sud-Soudan été ensuite hissé sous les applaudissements frénétiques, les cris de joie, mais aussi les pleurs, de la foule.
Puis Salva Kiir a prêté serment en tant que premier président sud-soudanais et promulgué la Constitution provisoire, en jurant de “favoriser le développement et le bien-être du peuple”.
“Un jour heureux comme celui-là ne devrait pas être terni par de mauvais souvenirs. Mais il est important de se rappeler que cette terre a souffert pendant plusieurs générations (…) Nous devons pardonner, même si nous n’oublierons pas”, a affirmé M. Kiir dans un discours prononcé peu après.
“Nous ne nous soumettrons jamais, jamais !”, ont scandé des milliers de ses compatriotes.
Intervenant à son tour devant des dizaines de milliers de sudistes, le président du Soudan, Omar el-Béchir, a affirmé qu’un succès du Sud-Soudan serait également une réussite pour Khartoum.
“Nous respectons nos engagements vis-à-vis du nouvel Etat du Sud-Soudan et nous allons l’aider dans ses premiers pas, car nous voulons qu’il réussisse. Son succès sera notre succès”, a déclaré M. Béchir, sous le coup de mandats d’arrêt internationaux pour génocide et crimes contre l’humanité au Darfour, région de l’Ouest en proie à la guerre civile.
Khartoum avait reconnu dès vendredi la République du Sud-Soudan.
Omar el-Béchir a en outre appelé à la paix et à des relations fraternelles entre le Sud et le Nord : “Il est de notre responsabilité commune de bâtir (une relation de) confiance” qui permettra de régler les “questions en suspens”, a-t-il dit, faisant allusion en particulier au partage des richesses pétrolières et au statut de provinces frontalières contestées, dont celle d’Abyei.
De même étaient présents le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et des représentants de pays tels que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le France.
Placée sous haute sécurité, la cérémonie s’est déroulée au mausolée de l’ex-dirigeant rebelle sudiste John Garang, mort dans un accident d’hélicoptère en 2005, peu après la signature de l’accord de paix ayant mis un terme au plus long conflit en Afrique.
Elle a débuté par les sermons de deux dignitaires religieux, l’un musulman et l’autre chrétien, avant un défilé militaire.
“Aujourd’hui, nous nous souvenons et nous prions pour tous ceux qui ont été solidaires avec nous pendant les longues années de guerre”, a dit l’archevêque catholique Paulino Lokudu, exhortant à une “nouvelle entente” et à la coopération avec le Nord.
Dès le petit matin, des Sud-Soudanais enthousiastes avaient afflué vers le lieu des festivités, chantant et agitant des drapeaux.
“Sud-Soudan oyee (oh oui) ! Sud-Soudan libre !”, scandait la foule, pendant ce rassemblement, le plus grand jamais vu à Juba, ville au bord du Nil Blanc où manquent même les infrastructures de base.
Au plan diplomatique, le président Barack Obama a déclaré que le Sud-Soudan pourrait compter sur l’aide des Américains, tandis que la Chine, principal partenaire commercial du Soudan et plus gros investisseur dans son industrie pétrolière, espère que le Nord et le Sud seront “de bons voisins, des partenaires et des frères pour toujours”.
L’Union européenne “envisage un accord de partenariat avec la République du Sud-Soudan” et le président russe Dmitri Medvedev a évoqué l'”intérêt” du “monde russe des affaires” pour les ressources naturelles de ce nouvel Etat.
© 2011 AFP

National anthem:
Oh God
We praise and glorify you
For your grace on South Sudan,
Land of great abundance
Uphold us united in peace and harmony.

Oh motherland
We rise raising flag with the guiding star
And sing songs of freedom with joy,
For justice, liberty and prosperity
Shall forever more reign.

Oh great patriots
Let us stand up in silence and respect,
Saluting our martyrs whose blood
Cemented our national foundation,
We vow to protect our nation

Oh God bless South Sudan.
End.

L’hymne national du Sud-Soudan:
Oh Dieu
Nous te louons et nous te glorifions
Pour ta grâce sur le Sud-Soudan,
Terre d’abondance,
Garde-nous unis dans la paix et l’harmonie.

Oh mère patrie
Nous nous levons en levant le drapeau à l’étoile qui guide
Et chantons des chansons de liberté avec joie,
Pour que la justice, la liberté et la prospérité
Règnent pour toujours.

Oh grands patriotes
Levons-nous dans le silence et le respect,
Saluant nos martyrs dont le sang
Cimenté notre fondation nationale,
Nous nous engageons à protéger notre nation

Oh que Dieu bénisse le Sud-Soudan.
Fin.

L’ECOUTER => A song for south Sudan: Writing a new national anthem du 12.01.2011.

4. Le Sud-Soudan
JUBA (AFP) – 09.07.2011 11:54
Le Sud-Soudan, qui accède formellement samedi à l’indépendance, partage ses frontières à l’Est avec l’Ethiopie, au sud avec le Kenya et l’Ouganda et à l’Ouest avec la RD Congo et la République centrafricaine.

SITUATION GEOGRAPHIQUE: le Sud-Soudan, qui accède formellement samedi à l’indépendance, partage ses frontières à l’Est avec l’Ethiopie, au sud avec le Kenya et l’Ouganda et à l’Ouest avec la RD Congo et la République centrafricaine.

SUPERFICIE: 589.745 km2, soit 24% de l’ancien Soudan.

POPULATION: plus de 8,5 millions de personnes, soit environ 20% de la population totale soudanaise.

CAPITALE: Juba

Villes principales: Rumbek, Malakal, Wau.

RELIGION: Essentiellement le christianisme ou l’animisme, ainsi qu’une minorité musulmane.

LANGUES: L’anglais est la langue officielle du gouvernement. L’arabe est aussi largement parlé.

HISTOIRE: l’Egypte ottomane de Mohamed Ali envahit le Soudan en 1820. Les hommes de Mohamed Ahmed, dit le +Mahdi+, leader religieux et politique soudanais, chassent en 1885 de Khartoum les troupes du général anglais Gordon.
Le condominium anglo-égyptien durera de 1899 à 1956, date de l’indépendance. En 1955 éclate une guerre civile Nord-Sud, jusqu’en 1972. Le régime militaire du général Gaafar al-Nimeiri dure de 1969 au soulèvement populaire de 1985.
En 1986, les élections multipartites sont remportées par le parti Umma de Sadek al-Mahdi, renversé en 1989 par le coup d’Etat du militaire Omar el-Béchir.
De 1983 à 2005, le pays est plongé dans une autre guerre civile Nord-Sud, conflit à l’origine de deux millions de morts et quatre millions de déplacés. Le 9 janvier 2005, les rebelles sudistes signent avec Khartoum un accord de paix, qui prévoit la fin de l’application de la Charia (loi islamique) dans le Sud et accorde six années d’autonomie au Sud avant un référendum sur l’indépendance.
En janvier 2011, le Sud-soudan vote la sécession à 98,83%.

INSTITUTIONS POLITIQUES: A la fin de la dernière guerre civile Nord-Sud en 2005, les ex-rebelles sudistes du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) fondé par John Garang et le Parti du congrès national de M. Béchir forment un gouvernement d’union.
En avril 2010, Salva Kiir -qui a remplacé John Garang tué dans un accident d’hélicopère en 2005- est reconduit à la tête du Sud-Soudan. Il dirige également le Parlement sudiste.

ECONOMIE: Malgré des décennies de conflit entre Nord et Sud, qui ont laissé la partie méridionale du pays exsangue, le Soudan possède des réserves de 6,7 milliards de barils de pétrole.
Trois quarts des 470.000 barils produits chaque jour par le Soudan, proviennent du Sud et des régions frontalières. Le pétrole représente 98% des ressources du Sud-Soudan mais les installations pétrolières sont toutes dans le Nord qui veut un partage des richesses.
Le pays dispose également d’importantes richesses minières, notamment en uranium. Il y a également un fort potentiel agricole non-exploité à cause de la guerre.
Selon la Banque mondiale, le Sud-Soudan a l’un des indicateurs de développement les plus faibles au monde et plus de la moitié de sa population vit sous le seuil de la pauvreté.

FORCES ARMEES: L’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), compte environ 140.000 hommes, selon l’ONG suisse Small Arms Survey.
Le Conseil de sécurité a rebaptisé la mission de l’ONU au Soudan en “Mission des Nations unies en République du Sud-Soudan” (Minuss) avec 7.000 soldats et 900 civils.
© 2011 AFP

5. Soudan: les relations Nord-Sud depuis l’accord de paix de 2005
KHARTOUM (AFP) – 09.07.2011 12:22
Rappel des relations entre le Nord et le Sud du Soudan depuis l’accord de paix de 2005.

– 9 jan 2005: Gouvernement soudanais et rébellion sudiste du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SPLM/A) de John Garang signent à Nairobi un accord de paix global mettant fin à un conflit de plus de 20 ans (environ deux millions de morts).
Cet accord prévoit un partage du pouvoir et des richesses, et une période d’autonomie de six ans pour le Sud jusqu’à la tenue d’un référendum en 2011 sur l’indépendance. L’accord limite l’application de la loi islamique aux seuls Etats du Nord.

– 24 mars: L’ONU décide l’envoi d’une mission de 10.000 hommes (Minus) pour superviser l’accord.

– 9 juil: Nouvelle Constitution organisant les rapports Nord/Sud. Omar el-Béchir président de la République, John Garang premier vice-président du Soudan.

– 3O juil: Décès de John Garang dans un accident d’hélicoptère. Salva Kiir lui succède.

– 20 sept: Premier “gouvernement d’union nationale”.

– 22 oct: Formation d’un gouvernement du Sud-Soudan par Salva Kiir.

– 27 déc 2007: Les sudistes réintègrent le gouvernement central après des désaccords sur l’application de l’accord.

– Mai 2008: Combats entre Nord et Sud dans la région disputée d’Abyei, à la lisière Nord/Sud: des dizaines de morts, plus de 50.000 déplacés.

– 22 juil 2009: La Cour permanente d’arbitrage de La Haye modifie les contours d’Abyei.

– 29-30 déc: Adoption de la loi sur le référendum dans le Sud.

– 11-15 avr 2010: Premières élections multipartites depuis 1986, marquées par des accusations de fraudes. Béchir reconduit à la tête de l’Etat, Salva Kiir premier président élu du Sud.

– 12 oct: Echec des négociations sur Abyei. Le référendum sur le rattachement de cette région au Nord ou au Sud repoussé sine die.

– 9-15 jan 2011: Référendum historique au Sud: 98,83% des Sud-Soudanais votent en faveur de l’indépendance.

– 28 avr: Béchir déclare qu’il ne reconnaîtra pas le futur Etat du Sud-Soudan s’il revendique Abyei.

– 21 mai: Les forces nordistes appuyées par des blindés entrent dans Abyei. Plus de 100.000 habitants prennent la fuite (ONU).

– 5 juin: Combats entre nordistes et une milice pro-sudiste au Kordofan-Sud, seul Etat pétrolier du Nord.

– 10: L’armée sudiste accuse Khartoum d’avoir bombardé des positions dans l’Etat d’Unité (Sud) pour s’emparer des champs pétroliers.

– 12: Début de pourparlers Nord/Sud à Addis Abeba sous l’égide de l’Union africaine.

– 15 juin: Khartoum menace de priver le Sud de l’utilisation de ses infrastructures pétrolières si un accord n’est pas conclu avant la sécession.

Le président américain Barack Obama appelle à un cessez-le-feu.

– 20 juin: Khartoum et le Sud-Soudan signent un accord de cessez-le-feu sur Abyei.

– 27 juin: Le Conseil de sécurité de l’ONU vote l’envoi de 4.200 Casques bleus éthiopiens à Abyei.

– 1er juillet: Béchir ordonne à l’armée nordiste de poursuivre ses opérations au Kordofan-Sud afin de le “nettoyer” des rebelles.

– 8 juillet: Le Conseil de sécurité rebaptise la mission de l’ONU au Soudan en “Mission des Nations unies en République du Sud-Soudan” (Minuss) avec 7.000 soldats et 900 civils.

– 9 juillet: Le Sud-Soudan proclame son indépendance.
Salva Kiir prête serment comme premier président du pays.
Le république du Sud-Soudan reconnue par de nombreux pays dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Soudan.
© 2011 AFP

6. Après la fête, le Sud-Soudan prie pour son avenir

JUBA (AFP) – 10.07.2011 21:18
Au lendemain de la fête de l’indépendance, les fidèles se pressent dans les églises pour célébrer le Sud-Soudan et prier pour son avenir, alors que le travail de construction du tout nouvel Etat ne fait que commencer.
“Hier a été un jour unique dans ma vie… Je n’étais pas vraiment sûr qu’il puisse arriver sans que le Nord et le Sud ne soient à nouveau plongé dans la guerre”, raconte Gabriel Kiir, un étudiant de 23 ans, devant l’église catholique Saint-Joseph à Juba.
“Aujourd’hui, tout le monde prie pour l’unité des Sudistes, pour la fin du tribalisme et de la corruption du gouvernement”, ajoute-t-il, debout sous l’ombre d’un arbre à l’extérieur de l’église bondée, au milieu de centaines d’autres fidèles.
Sur la place de la Liberté, le vaste terrain où des dizaines de milliers de personnes ont célébré samedi la déclaration d’indépendance du Sud-Soudan et assisté à la première levée de drapeau du nouvel Etat, des jeunes bénévoles ramassent les détritus.
“C’est un énorme boulot, mais nous voulons que notre nouvelle capitale ait belle allure”, explique à l’AFP John Goi Deng, l’un des animateurs. “C’est le début de la construction du pays. D’abord, vous devez nettoyer puis vous commencez à construire”.
Cette construction s’annonce difficile pour le Sud-Soudan, l’un des pays les plus pauvres du monde, qui va devoir faire face à d’importants défis après plusieurs décennies de conflits dévastateurs entre les rebelles sudistes et les gouvernements soudanais successifs, qui ont laissé le pays en ruines.
Selon un récent rapport d’International Crisis Group, le classement du Sud-Soudan sur l’échelle de l’ONU pour l’Indice de développement humain -qui évalue la qualité de vie et le développement d’un pays- devrait être inférieur à celui du Soudan, déjà 154e sur 169 pays répertoriés.
Outre des infrastructures primitives, le pays est toujours marqué par des violences qui ont fait plus de 1.800 morts cette année, selon les estimations des Nations Unies. Il devra aussi s’attaquer à la corruption de ses politiques et aux violations des droits de l’Homme commises par son armée, composée d’anciens rebelles qui peinent à former une force régulière.
Par ailleurs, de nombreuses questions épineuses n’ont toujours pas été réglées avec le Nord, laissant planer la menace d’un nouveau conflit.
Venu prononcer le sermon à la cathédrale de Juba, le cardinal kenyan Mgr John Njue a appelé les dirigeants sud-soudanais à être des “instruments de paix et d’union”. “Ne tombez pas dans les mêmes pièges que tant d’autres avant vous”, a-t-il lancé.
A l’église pentecôtiste de Juba, elle aussi bondée, le culte de dimanche est consacré à l’action de grâce pour le nouvel Etat. “Nous prions pour que le pays reste paisible et qu’il puisse se développer”, explique le pasteur Marcelo Obwoma.
“Pendant toutes les années de guerre, les gens ont prié pour la paix et l’indépendance. Alors maintenant nous sommes venus à l’église pour remercier Dieu de nous les avoir données et demander son aide”, renchérit le député Julius Moilinga, debout sur les marches de l’église.
“Accéder à l’indépendance est une chose, mais avancer ensemble pour construire un pays qui fonctionne en est une autre”, ajoute-t-il.
A l’autre bout de la ville, Aloysious Keny, un ouvrier de 36 ans, explique que pour la première fois il s’est senti suffisamment confiant pour rapatrier ses enfants, réfugiés en Ouganda depuis une dizaine d’années.
“L’avenir a commencé hier”, assure-t-il. “La paix est maintenant confirmée et le bonheur que nous avons ressenti va durer pour notre pays et nos enfants”, poursuit-il.
© 2011 AFP

Une femme pasteur bénit un enfant devant la statue du leader indépendantiste John Garang, à Juba, le
Foto (c) AFP: Eine Pfarrerin segnet ein Kind vor der Statue des Unabhängigkeits-Führers John Garang in Juba, 9. Juli 2011
Une femme pasteur bénit un enfant devant la statue du leader indépendantiste John Garang, à Juba, le 9 juillet 2011

7. Les grands espaces, l’autre richesse du Sud-Soudan
PARC DE BADINGILO (Sud-Soudan) (AFP) – 10.07.2011 13:57
Le Sud-Soudan, qui doit à tout prix développer son économie au lendemain de la proclamation de son indépendance, a l’ambition de devenir une destination de référence pour amateurs de safaris, avec sa riche faune et ses régions sauvages.
“Les gens ont été surpris lorsqu’ils ont découvert, après la signature en 2005 de l’accord de paix entre le Nord et le Sud, que la faune avait survécu” à un demi-siècle d’une guerre civile dévastatrice, note le général Alfred Akwoch, conseiller auprès du ministère sud-soudanais du Tourisme et de la Faune.
“La nature et la faune sont des trésors à préserver”, poursuit ce responsable, dans le Parc national de Badingilo, situé à 85 kilomètres au nord de Juba, la capitale du Sud-Soudan.
Cette réserve, récemment inaugurée, abrite plusieurs espèces d’antilopes géantes, ainsi que des girafes, des lions, des guépards et une importante population d’oiseaux.

Un troupeau de girafes dans le Parc national de Badingilo, au nord de Juba, le 6 juillet 2011
Foto (c) AFP: Eine Herde von Giraffen im Nationalpark Badingilo, nördlich von Juba, 6. Juli 2011
Un troupeau de girafes dans le Parc national de Badingilo, au nord de Juba, le 6 juillet 2011

“La migration saisonnière de la faune du Sud-Soudan n’a d’équivalent qu’en Tanzanie et au Kenya”, assure Alfred Akwoch.
Et si le parc de Badingilo s’étend sur 10.000 kilomètres carrés, la zone sauvage est bien plus vaste : c’est la plus grande savane toujours intacte en Afrique de l’Est et une extension de ce domaine à près de trois fois sa taille actuelle a même été proposée.
“Le Sud-Soudan est béni”, se réjouit à cet égard Paul Elkan, à la tête de l’Association de préservation de la faune (WCS) du Sud-Soudan, qui aide à mettre en place des parcs afin de perpétuer cette richesse.
Si ces derniers “sont bien gérés, la migration saisonnière (de la faune) dans cette région pourrait devenir la plus grande d’Afrique”, va-t-il jusqu’à avancer.
La WCS recueille des informations sur les mouvements des troupeaux via en particulier des observations aériennes et des colliers GPS.
“Nous avons constaté que les années de guerre avaient également créé des zones tampons” pour les animaux, souligne Paul Elkan.
La découverte de “l’immensité et la grandeur” de la faune est comparable à celle d'”une mine d’or”, s’enthousiasme pour sa part William Hammink, directeur de la mission locale de l’Agence américaine de développement international (USAID).
“Si le parc peut nous apporter du travail, de la sécurité et des écoles, alors c’est une bonne chose”, acquiesce Augustino Kenyi, un ancien de l’ethnie Mundari.
Aujourd’hui, le budget du Sud-Soudan dépend à 98% du pétrole, dont la production devrait diminuer, et il est dès lors symptomatique que Badingilo se trouve sur une concession du géant pétrolier français Total.
Les défenseurs de l’environnement espèrent travailler “en partenariat” avec les compagnies pétrolières pour assurer une bonne gestion des ressources naturelles, souligne M. Elkan.
Si les violences qui embrasent régulièrement la région ne permettent pas d’envisager à court terme une grande industrie touristique, cette réserve pourrait devenir une destination de week-end pour les légions de travailleurs humanitaires présentes à Juba, à seulement deux heures de route.
Mais là encore, les infrastructures font défaut : il n’y a aucun terrain de camping et la route reliant le parc à la capitale n’est qu’une piste sablonneuse qui louvoie entre des panneaux “Mines”.
Tout cela ne décourage toutefois pas l’entreprise ougandaise Wildplaces Africa, spécialisée dans les excursions pour touristes fortunés, en négociation pour ajouter Badingilo à son offre.
“Ce qui m’attire, c’est l’étendue de cette région avec des paysages à couper le souffle et relativement peu de désagréments”, explique Jonathan Wright, le propriétaire de la société, selon lequel ce parc pourrait “rivaliser avec tous les autres en Afrique” d’ici à 10 à 20 ans.
En attendant, s’y rendre relèvera pendant longtemps encore de l’aventure.
“Si votre avion devait se poser ici, ça prendrait deux mois pour en sortir à pied”, lance M. Wright avec un large sourire. “C’est exactement ce qui m’attire.”
© 2011 AFP

8. Le Sud-Soudan croit en son avenir sportif
JUBA (Soudan) (AFP) – 06.07.2011 11:23
Le terrain de football est mal entretenu, le gardien de but tente d’éloigner les chèvres errantes et l’équipe de basket s’entraîne sur le modeste panier d’une école primaire mais le Sud-Soudan, bientôt indépendant, croit en son avenir sportif.
“Voir notre drapeau national et écouter notre hymne national dans le stade lors de nos prochains matchs sera un moment historique”, lance Rudolf Andrea secrétaire de l’association de football du Sud-Soudan (SSFA).
“Nous attendons ce moment depuis longtemps, nous voulons montrer au monde entier que nous sommes vraiment une nouvelle nation”, ajoute-t-il, en suivant de près le premier entraînement public de l’équipe nationale.
La guerre civile avec le nord (1983-2005) a été un coup dur pour le Sud-Soudan. Plus de deux millions de personnes sont mortes dans ce conflit qui a mené à un référendum en janvier 2011 lors duquel 99% des citoyens ont voté pour la sécession et la création d’une nouvelle nation.
Le pays doit officiellement obtenir son indépendance le 9 juillet. Les premiers matchs internationaux sont prévus le lendemain. L’équipe de football affrontera le Kenya alors que l’équipe de basket jouera contre l’Ouganda.
“Avoir notre propre équipe est un rêve devenu réalité. C’est inimaginable”, se réjouit Gatbel Chigash un étudiant venu regarder l’entraînement de l’équipe nationale au stade universitaire.
“Vous vous imaginez notre match contre le Nord-Soudan? Ce sera un match à ne pas manquer”, poursuit le jeune homme.

La nouvelle équipe de basket du Sud-Soudan s'entraîne à Juba, le 27 juin 2011
Foto (c) AFP: Die neue Basketballmannschaft des Sudsudan beim Training in Juba, am 27.Juni 2011
La nouvelle équipe de basket du Sud-Soudan s’entraîne à Juba, le 27 juin 2011

Pour le moment, le Sud-Soudan manque de centres d’entraînements. Les stades doivent être rénovés pour accueillir bientôt les premiers matchs internationaux de football et de basket-ball.
Les nouvelles équipes ont encore beaucoup à apprendre, mais elles compensent leur manque d’experience par leur enthousiasme.
“Les résultats de nos premiers matchs ne nous inquiètent pas, nous sommes certains que l’avenir du Sud-Soudan dans le football sera brillant”, reprend le secrétaire du SSFA.
L’équipe de basket ball, elle aussi, a placé la barre assez haut. Même si le Sud-Soudan n’a toujours pas enregistré de records sportifs, le pays a quand même déjà produit des stars internationales.
“Nos sportifs ont joué avec les plus grandes équipes dans le monde”, affirme Deng Lek, entraîneur de l’équipe nationale de basket ball.
“Mais ils n’ont toujours pas joué pour leur équipe nationale, d’où l’importance d’avoir notre propre équipe”, poursuit-il.
Le joueur le plus célèbre est sans doute Manute Bol (2,31 m), décédé en 2010 à l’âge de 47 ans et qui a évolué pendant une décennie dans le championnat américain (NBA).
Luol Deng, joueur des Chicago Bulls et désigné athlète favori du président américain Barack Obama, figure également dans cette liste de stars soudanaises du basket ball. Il a quitté le Sud-Soudan lors de la guerre civile et a vécu en Grande-Bretagne.
“Ces personnes sont une source d’inspiration”, renchérit Lek soulignant que les ambitions ne se limitent pas aux compétitions régionales, le Sud-Soudan prépare en effet sa qualification aux jeux olympiques de Londres en 2012.
La Grande-Bretagne apporte son aide dans ce domaine et “fait de son mieux pour que le Sud-Soudan soit présent aux prochains jeux olympiques”, a affirmé Alastair McPhail, le consul général de Grande-Bretagne dans un discours.
Les responsables locaux espèrent également que le sport renforcera l’union de la nouvelle nation.
“Nous espérons que le sport sera un moyen de mettre fin aux conflits”, a indiqué le ministre des Sports Makuac Teny.
© 2011 AFP

9. REVUE DE LA PRESSE ALLEMANDE, par Deutsche Welle World, red francophone


Sud-Soudan: libre, mais déchiré

Afro-Presse | 08.07.2011

Cette semaine encore la naissance du Sud-Soudan retient en priorité l’attention des journaux. Les articles cités ci-dessous ont tous été publiés avant les cérémonies du 9 juillet.

die Tageszeitung évoque le mélange de joie et d’inquiétude qui domine chez les Sud-Soudanais. Une joie qui s’est exprimée dans la fébrilité des préparatifs de la fête. A Juba les quelques rues asphaltées et même les nombreux chemins de sable ont été balayés tous les jours. Les bâtiments ont été repeints. Une énorme cargaison de drapeaux “made in China” est arrivée. En janvier dernier, note le journal, lorsque le Sud s’est prononcé par référendum pour l’indépendance, c’était l’euphorie. Six mois plus tard des nuages sombres se sont amoncelés dans le ciel. Et die tageszeitung d’énumérer les nombreux litiges non résolus entre le Nord et le Sud, comme le tracé de la frontière, le pétrole, l’enclave d’Abyei. Il évoque aussi la hausse vertigineuse des prix au Sud-Soudan. Au marché noir le litre d’essence et de diesel est allé jusqu’à coûter l’équivalent de dix euros. Entre temps de l’essence arrive de l’Ouganda et du Kenya, et les prix ont à nouveau baissé. Mais poursuit le journal, sept petites bananes par exemple coûtent six livres soudanaises, environ deux euros.

Foto (c): DWW
La Berliner Zeitung est allée à Mundri, une ville de 33 000 habitants située à 200 km au nord-ouest de Juba. L’école primaire est installée à l’ombre d’un manguier. Les branches d’arbres qui servent de sièges sont l’unique mobilier à côté du tableau que le maitre a acheté au marché. Il n’y a pas de tables, les enfants n’ayant ni cahiers ni crayons, ils n’en ont pas besoin. Mais poursuit le journal, les enfants apprennent quand même quelque chose: la lecture, le calcul, l’anglais, les sciences naturelles. Cela ne va pas de soi dans une région qui a derrière elle plus de 20 années de guerre civile. A Mundri la vie reste dure pour les habitants. Mais tous, sans exception, sont reconnaissants de vivre en paix et n’ont pas oublié le cauchemar de la guerre.
Foto (c): AP/DW: Salva Kiir, le président du Sud-Soudan
Tout à construire
Deux hebdomadaires pointent les défis qui attendent le nouvel Etat.
Bienvenue à Juba, titre Der Spiegel, qui écrit qu’à la descente de l’avion le voyageur qui arrive dans la capitale du Sud-Soudan a d’abord l’impression d’avoir atterri sur un chantier. Maintenant, pour ce qui est de la conception de la démocratie dans le plus jeune Etat du monde, il semble que là aussi tout soit à construire. Des journalistes, souligne le journal, sont soupçonnés d’espionnage, la police fait régner l’arbitraire aux barrages routiers, la vie politique est entièrement dominée par le SPLM, le parti du président. Les problèmes profonds du pays ne sont pas réglés, ce sont la corruption galopante, le manque d’ardeur au travail. Avant qu’un ministre n’approuve la construction de dix kilomètres de route goudronnée, il attend au moins un nouveau 4×4. Les ministères sont dirigés en majorité par des hommes qui ont infiniment plus d’expérience dans le nettoyage de fusils que dans la direction d’une administration efficace.
Foto (c) dpa/DWW: Répétition avant la fête
Un autre hebdomadaire, Die Zeit, évoque les conflits inter-communautaires au Sud-Soudan. Le Sud, écrit-il, n’a jamais été un front uni. Au début des années 90, une fracture sanglante s’est opérée au sein de la SPLA, l’armée de libération, entre d’un côté les puissants Dinka , de l’autre les Nuer et les Chillouk. Aujourd’hui, pour les habitants du Sud, la violence intérieure est beaucoup plus mortelle que la menace émanant du régime de Khartoum, l’ONU a recensé plus de 1 500 morts depuis le début de l’année. Cela suffirait déjà, poursuit le journal, à prédire une crise existentielle au nouvel Etat. Mais comme le souligne une présentatrice d’une radio locale, Elisabeth Mayik Lual, “vous avez oublié les vols de bétail”. Les boeufs sont sacrés au Sud-Soudan, c’est en boeufs que sont payées les dots pour les filles. Il peut arriver par exemple qu’une jeune fille dinka soit négociée pour 100 boeufs ou plus. Elisabeth Mayik Lual, apprend-on plus loin, fait partie à présent d’un réseau de Sud-Soudanaises de différentes tribus et ethnies qui prennent leurs téléphones portables pour jouer les médiatrices lorsque les jeunes hommes de leurs tribus respectives ont déjà le kalachnikov en main. Il y a deux semaines elles ont négocié un “traité de paix” entre deux communautés ennemies qui étaient déjà sur pied de guerre. Le document a cinq pages et se lit, ajoute die Zeit, comme un mélange de résolution de l’ONU et de feuille de route israélo-palestinienne.

DIESE VIDEOS WERDEN DEUTSCH UNTERTITELT: BITTE WARTEN UND 8.8. WIEDERKOMMEN


South Sudan celebrates independence


South Sudan celebrates Independence Day


South Sudan leader vows not to forget civil war

(Wird übersetzt, Quelle: Nordsudan
http://www.sudantribune.com/Salva-Kiir-takes-oath-grants,39479 )
July 9, 2011 (JUBA) – Salva Kiir was officially been sworn-in on Saturday as the first president of the newly-created Republic of South Sudan, moments after he signed the country’s controversial transitional constitution, watched by tens of thousands of celebrating Southern Sudanese.

Clad in his trademark hat Kiir repeated his offer of an amnesty to the six South Sudanese rebel groups destabilising the new nation. He urged them to join hands in the struggle to move forward the new nation.

“I want to offer public amnesty to all those who took arms against the people of South Sudan. Let them lay down these arms and help us in building this new nation,” Kiir said.

After various last years elections various aggrieved groups took up arms against the Juba government. This year a senior member of the southern army defected sighting tribalism and corruption.

Kiir downplayed the possibility that internal conflicts would tear apart the new nation, describing it was a wish for “detractors of peace, security and political stability”.

During his address, president Kiir appealed to citizens of the new republic to focus on unity based on cultural and ethnic diversity, which he said was a source of pride for South Sudan.

“You may be a Zande, Kakwa, Lutugo, Nuer, Dinka or Shiluk, but first remember yourself as a South Sudanese. There will be equal access to existing opportunities for all,” said the leader of the new Republic.

South Sudan’s president reiterated that his government would remain committed in the fight against corruption and all forms of graft. “Transparency and accountability,” he said, shall form the basic foundation of the new leadership.

According to Kiir, effective service delivery in the public interest will be an obligation to all civil servants and that those who are hesitant to comply will cease to be part of the new government.

“In order to move this country forward, sacrifices have to be made in public service. Those who are not ready to make this kind of sacrifice will not be part of the new government,” the president said, amidst cheers.

The new republic, he emphasised, will closely work with development partners and the international community in efforts to steer the country’s progress. South Sudan he added, will abide by the international covenants as it prepares to be part of their membership.

The president further pledged to play an instrumental role in resolving the outstanding issues of Sudan’s 2005 Comprehensive Peace Agreement (CPA), citing the Abyei referendum as well as popular consultations in South Kordofan and Blue Nile.

He further called for a just and lasting solution to the conflicts in Sudan’s troubled western region of Darfur, oil-producing region of Abyei and southern Kordofan.

“I want to assure the people of Abyei, Darfur, Blue Nile and South Kordofan that we have not forgotten you. When you cry, we cry. When you bleed, we bleed. I pledge to you today that we will find a just peace for all,” he said.

In his speech, Kiir paid tribute to fallen heroes and heroines of the new nation, saying their tireless efforts, which eventually led to the independence, were not in vain. Reciting a proverb, Kirr said, “The night may be too long, but the day will surely come”.

DECLARATION OF INDEPENDENCE

Moments before the president’s speech, James Wani Igga, the speaker of South Sudan’s Parliament had officially declared the independence of the south, according to a resolution reportedly made by the South Sudan’s Legislative Assembly on July, 07, 2011.

The occasion, which was immediately followed by the signing of the transitional constitution by the president, later climaxed with the raising of the country’s flag as the old one was lowered.

LOW POINTS

Part of the pavilion meant for the guest remained incomplete and at one moment, Pagan Amum, the Secretary General of the south’s ruling party had to request legislators and South Sudanese citizens to vacate their seats in order to accommodate guests.

Also, shortly before Sudan president, Omar Hassan Al-Bashir took to the podium, the public address system went off air, raising speculation of foul play by some southern officials.(ST)

(Wird übersetzt, http://allafrica.com/stories/201107090061.html ,
+ viele Artikel auf englisch)
South Sudan: Salva Kiir Calls for Forgiveness As South Gains Independence

Benon Hebert Oluka & Gerald Bareebe

9 July 2011
In his first address as the President of the new South Sudan Republic, Mr Salva Kiir asked the people of the South Sudan to forgive but not forget those who committed atrocities against them during decades of conflict with the north in which some 1.5 million people died.

Mr Kiir, who signed the constitution and took his oath of office in front of a jubilant crowd, said South Sudan faces a number of challenges, ranging from conflict, poverty and economic hardships.

“It’s important for us to note that this land has seen many sufferings and deaths,” Mr Kiir said, adding, “It is also important for us to forgive, though we shall not forget…we have been at the receiving end of injustice for the past decades.”

Tens of thousands of South Sudanese watched the raising of the new country’s flag at an independence ceremony in the capital, Juba. Mr Kiir signed the constitution and took his oath of office in front of jubilant crowds as president of the world’s newest nation.

The independence ceremony was held at the mausoleum of the late rebel leader John Garang, who died just months after signing the peace deal that ended Africa’s longest-running conflict.

President of Sudan Omar Hassan al-Bashir, who agreed the 2005 peace deal with the Sudan People’s Liberation Army (SPLA), also spoke at the ceremony.

“We congratulate our brothers in the south for the establishment of their new state,” Reuters news agency quotes him as saying.

The under-developed oil-producer won its independence in a January referendum and Salva Kiir stood next to his old civil war foe, President Bashir.

World reacts

The US and Britain announced their recognition of South Sudan as a sovereign nation. President Barack Obama said the day was a reminder that “after the darkness of war, the light of a new dawn is possible.”

“A proud flag flies over Juba and the map of the world has been redrawn,” Obama said in a statement. “These symbols speak to the blood that has been spilled, the tears that have been shed, the ballots that have been cast, and the hopes that have been realized by so many millions of people.”

Dignitaries including U.N. Secretary General Ban Ki-moon and the leaders of about 30 African nations, including Ugandan President Yoweri Museveni attended.

1. Der Südsudan wird unabhängig
Deutsche Welle World, 06-07-2011
Am Samstag (09.07.2011) wird der Südsudan unabhängig. Fast 50 Jahre tobte dort einer der blutigsten Bürgerkriege Afrikas. Für viele geht mit der Unabhängigkeit ein Traum in Erfüllung.

Offiziell begann der erste Krieg zwischen Nord- und Südsudan 1955, wenige Monate vor der geplanten Unabhängigkeit. Denn bereits damals fürchteten viele Einwohner des Südens, in einem unabhängigen Sudan nur Bürger zweiter Klasse zu sein. Kaum überraschend für viele Sudan-Kenner, denn die Spannungen zwischen Nord und Süd bestanden damals bereits seit Generationen. Während Ägypten und Großbritannien den Norden gemeinsam verwalteten, gehörte der Süden zur Kolonie “Britisch-Ostafrika”. Die Aufteilung war mehr als Formsache – und hatte schwerwiegende Konsequenzen: “Der Zugang zur Staatsmacht war auf das Nildreieck, also auf Khartum und das Dreieck zwischen blauem und weißen Nil konzentriert”, erklärt die deutsche Sudan-Expertin Elke Grawert vom Bonner Konversionszentrum. Im Süden hingegen gab es nur eine begrenzte Kolonialverwaltung in den Städten – die Briten überließen den Großteil des Gebietes also einfach sich selbst.

Ein SPLA-Kämpfer während des Bürgerkrieges Auch wirtschaftlich hatte die Teilung Folgen. “Investiert wurde vor allem im Norden”, sagt Elke Grawert. Im Süden gab es dagegen kaum Infrastruktur, die Menschen lebten weiter als Kleinbauern und Viehhüter. Unter vielen Südsudanesen ging die Angst um, dass sich ihre Lage nicht bessern würde, wenn sie mit dem Norden in einem Staat zusammen leben müssten. Ein Auslöser genügte, damit Gewalt ausbrach. Soldaten aus dem Süden meuterten 1955. Sie wollten nach der Unabhängigkeit nicht unter arabischen Offizieren dienen. Die Soldaten bildeten die Keimzelle der Rebellenbewegung Anya-Nya. 1972 schlossen beide Seiten dann den Friedensvertrag von Addis Abeba. Die Rebellen hatten ihr Ziel erreicht: Durch den Vertrag bekam der Süden politische Autonomie und ein eigenes Parlament. Doch das Abkommen hielt kaum mehr als zehn Jahre.

“Es gab immer wieder Eingriffe des Nordens in das politische Leben des Südens”, sagt Alfred Lokuji, Historiker und Professor an der Universität von Juba im Südsudan. Als der Militärherrscher Numeirei, ein Nordsudanese, schließlich 1983 das Parlament in Juba auflöste und islamische Recht einführte, meuterten erneut Soldaten aus dem Süden. Die Regierung in Khartum schickte einen charismatischen Oberst, der mit den Soldaten verhandeln sollte: John Garang. Doch er schloss sich stattdessen den Meuterern an und gründete gemeinsam mit ihnen eine neue Rebellengruppe. Die Südsudanesische Volksbefreiungsarmee (SPLA) war geboren.

“Für einen ‘Neuen Sudan'”

“Wir kämpfen für einen ‘Neuen Sudan'” sagte Garang in einem Interview kurz nach der Gründung der SPLA. Die Truppe machte den Soldaten aus dem Norden das Leben schwer. Die Rebellen griffen Armeekonvois an, schossen Flugzeuge aus dem Norden ab und eroberten eine Reihe Städte im Süden. Doch ideologisch war sich die SPLA nicht immer eins. “Garang glaubte, dass der Sudan in einen “Neuen Sudan” vewandelt werden könnte. Das sollte ein säkularer Staat sein, in dem es keine Staatsreligion gibt. Es sollte ein Staat sein, in dem ‘Afrikaner’ und ‘Araber’ zusammen lebten”, erklärt der Historiker Alfred Lokuji. Doch Garangs Idee traf nicht immer auf Gegenliebe – weder innerhalb der SPLA noch innerhalb der Bevölkerung. “Das Konzept war sehr intellektuell. Die meisten Menschen im Süden aber waren immer noch wütend, weil der Norden den Friedensvertrag von 1972 gebrochen hatte. Sie waren eher für eine Unabhängigkeit”, erklärt Alfred Lokuji.

Nach jahrzehntelangem Krieg begannen Vertreter der Regierung in Khartum und der SPLA über einen Frieden zu verhandeln. Als Vermittler agierten Diplomaten verschiedener afrikanischer Staaten unter kenianischer Leitung. 2005 einigten sich beide Seiten auf ein Friedensabkommen und versprachen zusammen in einem Staat zu leben – vorerst. “Wir teilen unseren Reichtum gerecht und liebevoll, und wir regeln unsere politischen Geschäfte freundschaftlich”, versprach damals Staatspräsident Omar al-Bashir. Nach dem Friedensabkommen bekam der Süden weitreichende Autonomie und eine eigene Regierung. Zugleich bildeten die SPLA – inzwischen in Südsudanesische Volksbefreiungsbewegung (SPLM) umbenannt – und die nordsudanesische Regierungspartei NCP eine gemeinsame Koalitionsregierung in Khartum. John Garang wurde Vizepräsident. Der Friedensvertrag schrieb vor, dass diese Übergangsperiode sechs Jahre dauern würde. Anschließend sollte der Süden in einer Volksabstimmung entscheiden, ob der Sudan ein Einheitsstaat bleibt oder geteilt wird.

Fehlende Friedensdividende

Nur wenige Monate später kam ein heftiger Dämpfer: John Garang starb beim Absturz seines Helikopters. Sein Nachfolger Salva Kiir gilt eher als Befürworter der Unabhängigkeit. Zudem verbesserten sich die Lebensumstände der Menschen im Südsudan nicht wie erhofft. Mehr als die Hälfte der Bevölkerung lebt immer noch unterhalb der Armutsgrenze, über 70 Prozent können nicht lesen und schreiben, die Müttersterblichkeit bei der Geburt gehört zu den höchsten in Afrika. Daran hat sich seit dem Friedensschluss nur wenig gebessert. “Die versprochene und erhoffte Friedensdividende ist nicht eingetreten. Dafür sind nicht nur die beiden Regierungen, sondern auch die Politik der internationalen Hilfsorganisationen verantwortlich, die ihre Schwerpunkte nicht auf eine grundlegende sozio-ökonomische Entwicklung gelegt haben”, konstatiert die Sudan-Expertin Elke Grawert.

Viele Menschen hoffen, dass sich ihre Lage verbessert, wenn der Süden unabhängig wird. Entspechend klar fiel das Ergebnis der Volksabstimmung im Februar 2011 aus: Fast 99 Prozent votierten für die Unabhängigkeit des Südens. Somit ist nach mehr als 50 Jahren klar: Die Welt bekommt einen neuen Staat.
Autor: Daniel Pelz
Redaktion: Katrin Ogunsade

=> DIE DEUTSCHEN ÜBERSETZUNGEN ALLER AUSLÄNDISCHEN TEXTE HATTEN HIER SPEICHERMÄSSIG KEINEN PLATZ MEHR UND SIND —-> HIERHIN AUSGELAGERT.

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