SÜDSUDAN: FLÜCHTLINGE AUS SUDAN ESSEN BLÄTTER UND RINDE – En fuite vers le Sud, des Soudanais se nourrissent d’écorces et de feuilles

Auf der Flucht in den Süden essen die Sudanesen Rinde und Blätter
Flüchtlingslager Kilometer 18 (AFP) – 2012.06.20 00.34 Uhr – von Hannah McNeish
Erschöpft und hungrig: fast 35.000 Menschen sind vor den Bomben im Blue Nile State of Sudan geflohen in den vergangenen Wochen, um Zuflucht im benachbarten Südsudan zu suchen – viele überlebten nur, weil sie während ihrer Reise Baumrinden nagten und Blätter kauten.
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En fuite vers le Sud, des Soudanais se nourrissent d’écorces et de feuilles
CAMP DU KILOMETRE 18 (AFP) – 20.06.2012 12:34 – Par Hannah McNEISH
Epuisées et affamées, près de 35.000 personnes ont fui les bombes dans l’Etat soudanais du Nil Bleu ces dernières semaines pour se réfugier au Soudan du Sud voisin, beaucoup ne survivant qu’en rongeant des écorces et en mâchant des feuilles d’arbres pendant leur périple.

Une infirmière soigne un enfant dans la clinique du camp de réfugiés de Jamam, gérée par MSF, le 15
Krankenschwester von Ärzte ohne Grenzen, Flüchtlingsager Jamam, Südsudan
Une infirmière soigne un enfant dans la clinique du camp de réfugiés de Jamam, gérée par MSF, le 15 juin 2012
AFP – Hannah Mcneish

“Nous avions emporté un peu de sorgho avec nous et de l’eau (…) mais nous nous sommes retrouvés à court de nourriture et nous avons dû manger les feuilles des arbres”, explique Hawa Jema, en avalant un soluté de réhydratation, dans les 40 degrés étouffants de la clinique gérée par Médecins sans Frontières (MSF).
Ces personnes ont échoué dans un camp de transit simplement appelé Kilomètre 18, situé à une cinquantaine de km de la frontière entre les deux Soudans, et qui tire son nom du fait qu’il est à 18 km de Jamam, le camp de réfugiés le plus proche.
Survivre au voyage
“Sur le chemin, des gens sont morts à cause du manque d’eau”, ou de l’eau insalubre. “Certains sont morts parce qu’ils étaient trop faibles pour marcher”, poursuit-elle. Hawa Jema, elle, a eu la chance, en fuyant accompagnée de sa famille, de pouvoir emmener avec elle quelques chameaux.
Non loin de là, un gamin et sa petite soeur tailladent furieusement la moelle de la souche d’un jeune arbre et se fourrent les petits morceaux blancs de bois tendre dans la bouche.
Assise sur un tapis, Anima Hassan Omer, tout juste arrivée au camp, berce sa petite-fille Khalifa. Autour d’elle des mères nourrissent des bébés aux genoux protubérants et à la peau trop large pour leur corps décharné, avec des petites boules de Plumpy’nut, une pâte énergétique de renutrition à base d’arachide.
La mère de Khalifa a disparu durant le voyage, alors qu’elle était partie chercher de l’eau. Le bébé a dû se contenter d’eau insalubre pour survivre.
“Nous avons fui à cause des bombes, celles des (avions) Antonov, celles de soldats sur le terrain et celles (de l’artillerie lourde) arrivant de loin”, raconte sa grand-mère. “Nous avons tout perdu. Nous n’avons plus de draps, plus de vêtements, pas même un seau en plastique”.
Quelques heures plus tard, la petite Khalifa a été transférée d’urgence à l’hôpital de MSF dans le camp de Jamam, pour une renutrition intensive, car elle est incapable de garder l’eau ou la pâte d’arachide. Selon l’ONG, elle est arrivée in extremis à la clinique du kilomètre 18.
Ali Osman montre, lui, une blessure laissée sur sa jambe par un éclat d’obus.
“Alors que nous partions, l’armée a lâché de grosses bombes et j’ai été blessé à la jambe”, explique Osman qui a fui avec ses cinq enfants son village de Jam, dans le comté de Bau.
Des niveaux de maltrunition au delà des seuils d’urgence
“Durant cinq jours, nous n’avions plus de nourriture. Nous avons mangé des feuilles d’arbres et bu n’importe quelle eau que nous pouvions trouver sur la route”, raconte-t-il.
La pénurie de nourriture et d’eau a suivi les réfugiés jusque dans le camp. “Nous manquons d’eau, de sanitaires et de latrines ce qui provoque de nombreux cas de diarrhée”, explique le Dr Erna Rijnierse, de MSF.
“Nous voyons une hausse importante du nombre de consultations. Nous en avons eu 500 la semaine dernière, nous en sommes déjà à 900 à la moitié de la semaine”.
Selon MSF, les niveaux de malnutrition sont au-delà des seuils d’urgence, surtout chez les enfants de moins de cinq ans, et la diarrhée peut s’avérer aisément fatale chez des réfugiés affaiblis par le temps passé sans nourriture et sur la route.
“Vous êtes déjà vulnérable, vous n’avez que peu à manger et vous êtes réfugié depuis quatre semaines: si vous souffrez de diarrhée il est facile de franchir la ligne qui sépare un enfant normal d’un enfant sous-alimenté”, souligne le Dr Rijnierse.
A cela s’ajoutent des abris inadaptés et le manque de moustiquaires, qui entraînent maladies respiratoires et paludisme chez les réfugiés.
Les puits en nombre limité au kilomètre 18 s’assèchent rapidement, malgré les pluies qui s’annoncent et qui vont rendre les routes d’accès au camp de transit impraticables. Et les agences humanitaires s’attendent à l’arrivée prochaine de nombreux autres réfugiés.
“Nous courons contre deux montres” en même temps, résume le Dr Rijnierse.
© 2012 AFP

Anima Hassan et sa petite fille, qui ont fui le Soudan, au camp de réfugiés de Jamam, au Soudan du S
Amina Hassan und Enkelin, Flüchtlinge im Lager Jamam, Südsudan
Anima Hassan et sa petite fille, qui ont fui le Soudan, au camp de réfugiés de Jamam, au Soudan du Sud, le 15 juin 2012
Foto (c) AFP – by Hannah Mcneish

Auf der Flucht in den Süden essen die Sudanesen Rinde und Blätter
Flüchtlingslager Kilometer 18 (AFP) – 2012.06.20 00.34 Uhr – von Hannah McNeish
Erschöpft und hungrig: fast 35.000 Menschen sind vor den Bomben im Blue Nile State of Sudan geflohen in den vergangenen Wochen, um Zuflucht im benachbarten Südsudan zu suchen – viele überlebten nur, weil sie während ihrer Reise Baumrinden nagten und Blätter kauten.
“Wir hatten etwas Wasser und Sorghum mit (…) aber wir hatten einen Mangel an Lebensmitteln, und wir mussten Blätter von den Bäumen essen”, sagt Hawa Jema beim Schlucken einer Rehydrationslösung , in den schwülen 40 Grad in der Klinik von Médecins Sans Frontières (MSF, Ärzte ohne Grenzen).
Diese Leute sind nun in einem Durchgangslager mit Namen Kilometer 18, das etwa 50 Meilen von der Grenze zwischen den beiden Sudans liegt, und seinen Namen hat, weil es 18 km von Jamam, dem nächsten richtigen Flüchtlingslager, entfernt ist.
Die Flucht überleben
“Auf dem Weg sind die Menschen gestorben wegen des Mangels an Wasser”, oder unsauberem Wasser. “Einige starben, weil sie zu schwach zum Gehen waren”, sagt sie. Hawa Jema, sie hatte das Glück, bei der Flucht mit ihrer Familie einige Kamele mit sich zu führen.
In der Nähe, ein Junge und seine kleine Schwester hacken wütend den Stamm eines jungen Baumes und stecken kleine weiße Stücke von weichem Holz in den Mund.
Sitzend auf einem Teppich, Anima Hassan Omer, gerade angekommen auf dem Camp, schaukelt ihre Enkelin Khalifa. Müttern halten Babys auf ihren Knien mit faltiger Haut, die zu groß scheinen für ihre ausgemergelten Körper; sie füttern sie mit kleinen Kugeln aus Plumpy’nut, eine energiereiche, erdnuss-basierte Paste für Ernährungsrehabilitation.
Khalifa’s Mutter verschwand während der Reise, als sie gegangen war, um Wasser zu holen. Das Baby musste schmutziges Wasser trinken, um zu überleben.
“Wir flohen wegen der Bomben, der (Flugzeuge) Antonov, der Soldaten auf dem Boden und der schweren Artillerie aus der Ferne”, sagte seine Großmutter. “Wir haben alles verloren. Wir haben keine Laken mehr, keine Kleidung, nicht einmal einen Plastikeimer.”
Stunden später wurde die kleine Khalifa dringend auf das Krankenhaus von Ärzte ohne Grenzen im Lager Jamam übertragen, für die intensive Ernährungsrehabilitation, weil sie kein Wasser oder Erdnuss-Paste behalten kann. Laut der NGO, kam sie in extremis in die Klinik von 18 Kilometer.
Osman Ali zeigt eine Wunde an seinem linken Bein von einem Granatsplitter.
“Als wir gingen, hatte die sudanesische Armee große Bomben abgeworfen, und ich wurde am Bein verletzt”, sagte Osman, der mit seinen fünf Kindern aus seinem Dorf Jam geflohen ist, in der Grafschaft Bau.
Unterernährung jenseits der Notfall-Schwellen
“Fünf Tage lang hatten wir nichts zu essen. Wir aßen Baumblätter, und tranken, was auch immer an Wasser wir auf der Straße finden konnten”, sagt er.
Der Mangel an Nahrung und Wasser verfolgte die Flüchtlinge bis ins Lager. “Uns fehlen Wasser, sanitäre Einrichtungen und Latrinen, was viele Fälle von Durchfall verursacht”, sagt Dr. Erna Rijnierse von Ärzte ohne Grenzen.
“Wir sehen einen deutlichen Anstieg der Besuche. Wir hatten 500 letzte Woche, jetzt sind wir schon bei 900 und es ist erst die Hälfte der Woche”.
Laut Ärzte ohne Grenzen ist die Mangelernährung über dem Notfall-Level, vor allem bei Kindern unter fünf Jahren. Durchfall kann leicht tödlich werden bei Flüchtlingen, die durch die Zeit ohne Nahrung und auf der Straße geschwächt sind.
“Sie sind bereits anfällig, wenn Sie wenig zu essen haben und ein Flüchtling für vier Wochen sind: Wenn Sie Durchfall haben, ist es leicht, die Grenze zwischen einem normalen Kind und einem unterernährten Kindes zu überqueren,” sagt Dr. Rijnierse.
Dazu kommen unzureichende Unterkünfte und das Fehlen von Moskitonetzen, was zu Atemwegserkrankungen und Malaria unter den Flüchtlingen führt.
Die Brunnen in begrenzter Anzahl auf 18 km trocknen schnell aus, trotz der Regenfälle, die vor uns liegen, und die die Straßen zum Durchgangslager unpassierbar machen werden. Und die Hilfsorganisationen erwarten die Ankunft vieler neuer Flüchtlinge.
“Wir laufen gegen zwei Uhren” zur gleichen Zeit, sagt Dr. Rijnierse.
© 2012 AFP

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