SÜDSUDAN: JUNGE RÜCKKEHRER WOLLEN DAS LAND AUFBAUEN – Sud-Soudan: des jeunes exilés rentrent pour construire leur pays

Südsudan: Junge Exilanten kehren in ihr Heimatland zurück, um es aufzubauen
Juba (AFP) – 2012.07.06 07.16 Uhr – von Aymeric Vincenot
Viele Südländer waren im Exil wegen der langen Bürgerkriege zwischen den südlichen Rebellen und der Armee von Khartum. Aus Australien, wo sie ihr Leben verbringen wollte, kehrte Suzy Cagai, 25, vor einem Jahr in ihre nun unabhängige Heimat Süd-Sudan zurück. Sie verliess ein bequemes Leben, um sich am Bau ihres neuen Landes zu beteiligen.
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Sud-Soudan: des jeunes exilés rentrent pour construire leur pays
JUBA (AFP) – 06.07.2012 07:16 – Par Aymeric VINCENOT
De nombreux Sud-Soudanais n’ont connu que l’exil en raison de la longue guerre civile entre la rébellion du sud et l’armée de Khartoum. D’Australie où elle comptait faire sa vie, Suzy Cagai, 25 ans, est revenue il y a un an dans son Soudan du Sud natal, devenu indépendant. Elle a lâché une vie confortable pour participer à la construction de son nouveau pays.

Retour le 26 juin 2012 à Juba de Sud-Soudanais
Sudsudanesen, Heimkehr nach Juba
Retour le 26 juin 2012 à Juba de Sud-Soudanais
Foto (c) AFP – by Hannah Mcneish

Son histoire est celle de nombreux compatriotes de son âge, qui n’ont connu que l’exil en raison de la longue guerre civile entre la rébellion du sud et l’armée de Khartoum. Suzy est partie à deux ans avec sa mère, ses trois frères et sa soeur vers l’Ethiopie, puis le Kenya. Elle a 16 ans lorsque toute la famille s’installe à Perth, en Australie, où elle décroche un diplôme universitaire en relations publiques.
Elle n’était jamais revenue au Soudan du Sud avant juillet 2011, quelques jours après la proclamation de l’indépendance, pour ce qu’elle croit être une simple visite à son père malade.
“Je vivais une vie australienne normale. Je me voyais m’installer avec un compagnon, me marier, avoir des enfants, trouver un endroit où vivre et payer les traites”, sourit-elle.
A Juba, “j’ai ressenti un sentiment d’appartenance, peut-être pour la première fois. C’était irrésistible”, poursuit-elle. Auparavant “nous n’avions pas de pays. Nous étions tous exilés à travers le monde”. Suzy dit s’être “attachée” à Juba où elle monte une société d’organisation d’évènements avec son amie et compatriote Nyidhal Dhol, 24 ans, sa voisine à Perth, revenue presque en même temps.
Elle ajoute connaître une centaine de jeunes Sud-Soudanais, de 18 ans à la trentaine, tous diplômés, rentrés dans un pays que, pour la plupart, ils n’ont jamais connu, afin de prendre part à son histoire naissante.
Parmi eux, Nyanuir Joseph Ayom, 30 ans, a passé sa vie à Londres. Elle était revenue au Soudan du Sud simplement pour assister aux célébrations de l’indépendance, le 9 juillet 2011.
“Pour la première fois, j’appartenais à un pays (…) je me sentais chez moi”, raconte celle qui avait quitté le Sud du Soudan à un an. Le choix de rester à Juba “est un défi. Je prévoyais d’ouvrir une affaire là-bas (à Londres), c’est mieux de le faire ici”, dit-elle.
Ajou Deng, 33 ans, est aussi rentré l’an dernier, à l’issue d’une carrière de basketteur professionnel en Europe. “C’est très important que les gens de l’extérieur reviennent ici. Ils sont diplômés et il est évident que le pays a besoin d’eux”, estime ce diplômé d’une université américaine, désormais salarié d’une entreprise de construction.
“L’environnement est difficile. Mais on n’y pense pas négativement, on regarde ce qu’il y a à faire”, explique Ajou, un temps pressenti pour l’équipe nationale britannique. Son frère cadet Luol Dueng, star de l’équipe américaine des Chicago Bulls, jouera sous les couleurs britanniques aux JO.
“C’est très différent de l’Occident. Il n’y a rien, mais il y a énormément d’opportunités. Vous voyez tout grandir”, ajoute-t-il.
Choc culturel, infrastructures inexistantes, climat rude: les débuts sont parfois difficiles et les défis nombreux.
“le pire endroit pour tomber amoureux”
Nyanuir se souvient avoir pleuré en arrivant. “Il faisait trop chaud, les gens étaient mal polis, les routes mauvaises”… mais “je m’attendais à pire”, rit-elle. Ce qui lui manque le plus? “le shopping et la vie sociale”. Ses copines approuvent en riant. Le confort “nous manque parfois, mais on réalise qu’on peut vivre sans”, assure néanmoins Suzy.
Achan D’Awol, 23 ans a suivi son père diplomate de par le monde, notamment en Norvège où elle a vécu six ans, avant de rentrer l’an dernier. Elle déplore qu’il faille ici “vivre selon les normes sociales locales, selon ce que les gens attendent de vous et non comme vous voulez être”.
“Ce que je n’aime pas ici c’est que l’avis des femmes ne compte pas”, renchérit Nyanuir, et “c’est le pire endroit pour tomber amoureux. Les hommes n’ont aucun respect pour les femmes”. “Avec le temps cela va changer. Notre génération à la capacité de changer tout cela”, assure Nyanuir.
Tous disent vouloir rester le plus longtemps possible, mais chacun sait qu’une vie de famille est difficile à Juba. “Sur l’avenir, je suis partagée à 50/50. Je veux rester ici. En tant que célibataire, ça ne me pose pas de problème”, explique Cathy.
“Mais si j’ai des enfants, il me faudra y réfléchir à deux fois. Parce que je veux que mes enfants aient une bonne éducation et des soins médicaux”. Deux choses introuvables à Juba à l’heure actuelle.
© 2012 AFP

Südsudan: Junge Exilanten kehren in ihr Heimatland zurück, um es aufzubauen
Juba (AFP) – 2012.07.06 07.16 Uhr – von Aymeric Vincenot
Viele Südländer waren im Exil wegen der langen Bürgerkriege zwischen den südlichen Rebellen und der Armee von Khartum. Aus Australien, wo sie ihr Leben verbringen wollte, kehrte Suzy Cagai, 25, vor einem Jahr in ihre nun unabhängige Heimat Süd-Sudan zurück. Sie verliess ein bequemes Leben, um sich am Bau ihres neuen Landes zu beteiligen.
Ihre Geschichte ist eine von vielen Landsleuten in ihrem Alter, die das Exil gekannt haben wegen des langen Bürgerkriegs zwischen den südlichen Rebellen und der Armee von Khartum. Suzy ging mit zwei Jahren mit ihrer Mutter, drei Brüdern und Schwestern nach Äthiopien und dann Kenia. Sie ist 16 Jahre alt, als die Familie nach Perth, Australien, auswandern kann, wo sie einen Abschluss in Public Relations macht.
Sie kehrte nie wieder nach Süd-Sudan zurück vor Juli 2011, aber dann, nur wenige Tage nach der Ausrufung der Unabhängigkeit, für was sie glaubt, ein einfacher Besuch ihres kranken Vaters zu sein.
“Ich habe ein normales australisches Leben gelebt. Ich sah mich mit einem Freund, heiraten, Kinder haben, einen Platz zum Leben finden und Rechnungen bezahlen”, lächelt sie.
In Juba aber “fühlte ich ein Gefühl der Zugehörigkeit, vielleicht zum ersten Mal. Es war unwiderstehlich”, sagt sie. Zuvor “Wir hatten kein Land. Wir waren alle Exilanten, auf der ganzen Welt.” Susi fühlt sich Juba “verbunden”, wo sie eine Event-Agentur aufbaut, zusammen mit ihrer Freundi und Landsfrau Nyidhal Dhol, 24, ihre Nachbarin in Perth, die fast gleichzeitig zurückkam.
Sie fügt hinzu, etwa hundert junge südsudanesische Exilanten, in ihren Dreißigern, alle Absolventen, kehrten zurück nach einem Land, das zum größten Teil sie nie gekannt haben, um sich an seiner frühen Geschichte zu beteiligen.
Unter ihnen ist Nyanuir Joseph Ayom, 30, die ihr Leben in London verbracht hatte. Sie kehrte nach Südsudan zurück, nur um die Feierlichkeiten zur Unabhängigkeit, 9. Juli 2011, zu besuchen.
“Zum ersten Mal gehörte ich in ein Land (…), habe ich mich zu Hause gefühlt”, sagte sie, die Südsudan mit einem Jahr verlassen hatte. Die Entscheidung, in Juba zu bleiben, “ist eine Herausforderung. Ich hatte geplant, dort ein Geschäft eröffnen (in London), aber es ist besser, es hier zu tun”, sagte sie.
Ajou Deng, 33, kam auch zurück im vergangenen Jahr nach einer Karriere als Profi-Basketballer in Europa. “Es ist sehr wichtig, dass Menschen von außerhalb hierher kommen. Sie sind Absolventen und es ist klar, dass das Land sie braucht”, sagte dieser Absolvent der American University, nun ein leitender Mitarbeiter einer Baufirma .
“Das Umfeld ist schwierig. Aber wir denken nicht negativ, wir schauen, was dort zu tun ist”, sagte Ajou.
“Es ist ganz anders als im Westen. Es gibt nichts, aber es gibt viele Möglichkeiten. Sie sehen alles wachsen”, fügt er hinzu.
Kulturschock, nicht vorhandene Infrastruktur, das harte Klima: die Anfänge sind manchmal schwer, und viele Herausforderungen gibt es.
“Der schlechteste Platz, sich zu verlieben”
Nyanuir erinnert sich an die Tränen bei der Ankunft. “Es war zu heiß, die Menschen waren unfreundlich, schlechte Straßen” … aber “Ich hatte erwartet, es sei schlimmer”, lacht sie. Was vermisst sie am meisten? “Shopping und soziales Leben”. Ihre Freundinnen lachen zustimmend. Comfort: “Wir vermissen es manchmal, aber wir erkennen, wir können ohne leben”, sagt Suzy jedoch.
Achan D’Awol, 23 Jahre, der Vater war Diplomat, war auf der ganzen Welt, vor allem in Norwegen, wo sie sechs Jahre lebte, bis zum letzten Jahr. Sie bedauert, dass es notwendig ist, hier “nach den örtlichen gesellschaftlichen Normen zu leben, nach dem, was die Menschen erwarten von Ihnen und nicht wie Du sein willst.”
“Was ich nicht mag, ist, dass hier die Meinung von Frauen nicht zählt”, fügte Nyanuir hinzu, und “das ist der schlechteste Platz, um sich zu verlieben. Männer haben keinen Respekt vor Frauen.” “Mit der Zeit wird sich das ändern. Unsere Generation hat die Fähigkeit, alles zu ändern”, sagt Nyanuir.
Alle sagen, sie wollen so lange wie möglich bleiben, aber alle wissen, dass das Familienleben in Juba schwierig ist. “Für die Zukunft, ich bin 50/50 geteilt. Ich will hier bleiben. Als Single, ich habe kein Problem”, sagt Cathy.
“Aber wenn ich Kinder habe, werde ich lange überlegen. Weil ich meinen Kindern eine gute Ausbildung und medizinische Versorgung geben.” Zwei Dinge, in Juba heute nicht gefunden.
© 2012 AFP

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