SÜDSUDAN: KINDESENTFÜHRUNGEN IN DEN STAMMESKONFLIKTEN – les rapts d’enfants dans les combats tribaux au Sud-Soudan

Sudan: Kindesentführungen, die vergessene Realität der Stammeskämpfe im Süden
Soudan: les rapts d’enfants, réalité oubliée des combats tribaux dans le sud

POCHALLA (Soudan) (AFP) – 03.12.2009 09:38
Deutsche Übersetzung diesmal nicht von maschinell google plus Korrektur, sondern von mir manuell, weil ich die Geschichte so eindringlich finde.
Es ist bedauerlich, dass solche guten Reportagen der AFP nicht mit dem Namen der afrikanischen Korrespondenten gezeichnet sind. Vielleicht aber auch verständlich, bedenkt man, wo sie manchmal arbeiten.

Traduction allemande faite main par moi, parce que je trouve cette histoire touchante. Dommage, que de si bons reportages de l’AFP ne soient pas signés avec le nom du correspondant africain. Mais vu où ils travaillent des fois, je peux le comprendre aussi.

Die Kinder im Südsudan brachen keine Gruselgeschichten vom Rattenfänger, um Angst zu bekommen, denn die Kinderdiebe sind sehr real und wüten während der Kämpfe zwischen rivalisierenden Stämmen mehr und mehr. “Sie kommen hierher mit Gewehren und stehlen uns unsere Kinder, dann töten sie die, die übrigbleiben”, seufzt Aballa Abich, eine Mutter mit dunkelgeränderten Augen. Sie sitzt und wartet auf die Lebensmittelhilfe, hier im Südstaat Jonglei, den von den diesjährigen Stammeskriegen mit 2000 Toten am stärksten betroffenen. “Sie kommen tags wie nachts, wir können unsere Kinder nicht außer Sichtweite lassen”, sagt diese Frau des Anyuak-Stammes, deren junger Neffe vor zwei Jahren entführt wurde, als er im Gehölz jagte.
Les enfants du Sud-Soudan n’ont pas besoin d’histoires d’épouvante à la croque-mitaine pour avoir peur. Car les voleurs d’enfants y sont bien réels et sévissent de plus en plus lors de combats entre tribus rivales. “Ils viennent ici avec des fusils et volent nos enfants, puis ils tuent ceux qui restent”, souffle Aballa Abich, une mère aux traits tirés qui attend l’aide alimentaire dans l’Etat sudiste de Jonglei, le plus touché par les violences tribales à l’origine de 2.000 morts cette année au Sud-Soudan. “Ils peuvent attaquer de jour comme de nuit, nous ne pouvons pas laisser nos enfants hors de notre vue”, dit cette femme de la tribu Anyuak dont le jeune neveu a été enlevé il y a deux ans alors qu’il chassait dans la brousse.

(c)AFP, Hirtenjunge, 11 novembre 2009 au sud Soudan
Hirtenjunge im Südsudan, 11.11.2009 (c)AFP
Un jeune garçon garde un troupeau de bétail le 11 novembre 2009 au sud Soudan

Konfrontationen zwischen rivalisierenden Stämmen wegen Vieh, Weideflächen oder aus Rache sind alltäglich im Südsudan, einer unterentwickelten, aber mit natürlichen Reichtümern vollgestopften Region, die größer ist als Frankreich. Im Laufe der vergangenen Jahre jedoch wurden aus den kleinen Angrifeen Kämpfe großen Maßstabs mit atomatischen Waffen. Die früher verschonten Fraen und Kinder werden nunmehr ins Visier genommen, bedauern Beobachter.
Les affrontements entre tribus rivales pour du bétail, du pâturage ou par vengeance sont monnaie courante au Sud-Soudan, région sous-développée plus vaste que la France et gorgée de ressources naturelles. Mais au cours des dernières années, les petites attaques ont cédé le pas à des combats à grande échelle menés à l’arme automatique. Les enfants et les femmes, jadis épargnés, sont désormais pris pour cible, regrettent des observateurs.

Nach UNO- Angaben wurden in diesem Jahr im Rahmen der gewalttätigen Auseinandersetzngen zwischen Stämmen mindestens 370 Kinder entführt. Und das könnte nur die Spitze eines Eisbergs sein. Kuol Manyang, der Gouverneur von Jonglei, schätzt, dass “vielleicht Tausende von Kindern im Laufe der letzten Jahre entführt worden sind.” Die Jungen werden erzogen, um später Viehzüchter zu werden, und die Mädchen werden nach dem Kriterium der Stückzahlen von Vieh taxiert, welche sie dem zukünftigen neuen Herrn einbringen. Die Eltern verschwundener Kinder wiederum befürchten, dass ihr Nachwuchs eines Tages das Heimatdorf angreift, ohne es zu wissen. “Wenn wir angegriffen werden, fragen wir uns manchmal, ob wohl unsere eigenen Kinder unter den Angreifern von heute sind”, fragt sich Mary Ojlo, eine Mutter aus Pochalla, einem Hüttendorf an der Grenze zum benachbarten Äthiopien.
Au moins 370 enfants ont été enlevés cette année dans les violences tribales au Sud-Soudan, selon les données de l’ONU. Et ce ne pourrait être que la pointe de l’iceberg. “Des milliers d’enfants ont peut-être été enlevés au cours des dernières années”, estime Kuol Manyang, gouverneur de l’Etat de Jonglei. Les jeunes garçons sont enlevés pour devenir des éleveurs de bétail, alors que les filles sont prisées pour le nombre de vaches que leur mariage rapportera à leur nouveau maître. Les parents aux enfants perdus, eux, craignent de voir leur progéniture attaquer un jour leur village d’origine sans le savoir. “Lorsque nous sommes attaqués, nous nous demandons parfois: +est-ce que nos enfants font partie de ceux qui nous combattent aujourd’hui?+”, s’interroge Mary Ojulo, une mère de Pochalla, village de huttes jouxtant la frontière avec l’Ethiopie voisine.

Der Bürgerkrieg Nord-Süd im Sudan ist seit 2005 zu Ende, aber zwei Jahrzehnte Konflikt nd zwei Millionen Tote haben Stigmata hinterlassen im Schoße einer Bevölkerung, in der die Spannungen zwischen Stääen die damals auf der jeweils anderen Seite kämpften, weiterleben. Zdem hat der Konflikt die Grundlagen der traditionellen Hierarchie einstürzen lassen. “Die Jungen haben Waffen und respektieren die Chefs nicht mehr… sie wollen nicht mehr zu den traditionellen Lebensweisen zurückkehren”, aber gleichzeitig brauchen sie noch Vieh, um die Aussteuer für die Hochzeit zu bezahlen, unterstreicht Herr Manyang. “Wenn Du kein Vieh hast, kannst Du nicht heiraten, aber seit dem Kriegsende hat das Bedürfnis nach Familien zugenommen”, meint Othow Okoti, ein junger Führer in Pochalla. “Die einfache Lösung ist es, Kinder zu entführen und sie zu verkaufen, um Kühe kaufen zu können.”
La guerre civile Nord-Sud est terminée depuis 2005 au Soudan, mais deux décennies de conflit et deux millions de morts ont laissé des stigmates au sein d’une population où les tensions restent vives entre tribus ayant combattu du côté de la rébellion sudiste et celles du côté des forces nordistes. Le conflit a aussi ébranlé les fondements de la hiérarchie traditionnelle. “Les jeunes ont des armes et ne respectent plus les chefs… ils ne veulent pas retourner au mode de vie traditionnel”, mais en même temps ils ont encore besoin de têtes de bétail pour payer la dot du mariage, souligne M. Manyang. “Si vous n’avez pas de bétail, vous ne pouvez pas vous marier. Or depuis la fin de la guerre, les demandes des familles ont augmenté”, constate Othow Okoti, un jeune leader de Pochalla. Cette inflation maritale est l’une des causes des vols de bétail, mais aussi des rapts d’enfants, pense-t-il. “La solution facile est d’enlever des enfants et de les vendre pour obtenir des vaches”, explique le jeune homme.

Auf den Murle Stamm wird oft mit dem Finger gezeigt, weil er aufgrund eines Fruchtbarkeitsproblems die meisten Entführungen machen solle, um sich seine genetische Vielfalt zu erhalten – ein Mythos ohne Beweis. Eine steigende Anzahl, so kommunale Behörden, die jüngst 29 Kinder befreien konnten, praktizierten Entführungen von Kindern der Rivalen. In manchen Fällen waren die Kinder bei ihrer Entführung so klein gewesen, dass sie nun nicht mehr wissen, woher sie kamen.
La tribu Murle est souvent montrée du doigt comme celle pratiquant le plus les rapts d’enfants parce qu’elle serait confrontée à un problème d’infertilité et chercherait ainsi à améliorer sa diversité génétique, un mythe qui reste toutefois sans preuve scientifique. Un nombre croissant de tribus pratiquent les rapts d’enfants rivaux, regrettent les autorités locales qui ont libéré récemment 29 enfants. Dans certains cas, les enfants avaient été enlevés en si bas âge qu’ils ne savent plus d’où ils viennent.
© 2009 AFP

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