SÜDSUDAN: PFLEGE DES HISTORISCHEN ARCHIVS – Sud-Soudan: soin des archives historiques

Süd-Sudan will die Vergangenheit bewahren, um seine Zukunft zu bauen
Juba, Sudan (AFP) – 2011.02.06 13.02
Vergilbtes Papier, von Termiten gefressen, aufgetürmt in Stapeln in einem Zelt, in extremer Hitze: Diese Dokumente, die die Geschichte des Südsudan erzählen, sind jetzt, am Vorabend der Unabhängigkeit in der Region, Gegenstand aller Sorgfalt.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM 2. FOTO

=> SIEHE AUCH, VOIR AUSSI: SÜD-SUDAN BEWAHRT SCHAUPLÄTZE DES BÜRGERKRIEGES – Le Sud-Soudan veut préserver les sites de la guerre civile
and
=> SENEGAL: ARCHIV KOLONIALGESCHICHTE FRANZÖSISCH-WESTARFIKAS VERWEST – Les archives du Sénégal et d’AOF: une mémoire de la colonisation française en péril

Le Sud-Soudan veut préserver le passé pour bâtir son futur

JUBA, Soudan (AFP) – 06.02.2011 13:02
Des papiers jaunis, rongés par les termites, s’entassent en piles dans une tente où règne une chaleur accablante: ces documents, qui racontent l’histoire du Sud-Soudan, sont aujourd’hui l’objet de tous les soins, à la veille de l’indépendance de la région.

L'archiviste Youssef Fulgensio Onyalla à Juba le 1er février 2011Foto (c) AFP: L’archiviste Youssef Fulgensio Onyalla à Juba le 1er février 2011

“C’est un travail considérable, mais il est très important de préserver ces documents avant qu’il ne soit trop tard”, affirme l’archiviste Youssef Fulgensio Onyalla, chargé de ce travail de sauvetage par le gouvernement sudiste et de la numérisation de tous les documents.
En arabe et en anglais, ils s’empilent au côté de boucliers traditionnels et de flèches ou de cartes dessinées à la main vieilles d’un siècle. Un trésor pour les historiens étudiant l’histoire tourmentée du Sud-Soudan.
“Notre travail, qui consiste à trier et compiler tous ces documents, est une priorité pour l’histoire du Sud-Soudan. C’est très excitant de se demander ce que nous allons trouver ici”, ajoute M. Onyalla.
Des négociations en cours pour fixer les nouvelles frontières internationales du Sud et du Nord-Soudan, partageant notamment les champs pétroliers, sont basées sur les cartes de l’ère coloniale, et les archivistes sont à la recherche de tout ce qui pourrait les aider.
“Si nous trouvons des documents sur la frontière entre le Nord et le Sud, nous les mettons de côté précieusement”, ajoute M. Onyalla.
Dévasté par 22 ans de guerre civile entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Sud, la région avait d’autres priorités jusqu’ici que la préservation de documents coloniaux.
“Beaucoup ont été endommagés ou détruits”, souligne M. Onyalla. Les experts estiment à quelque 20.000 le nombre de documents, allant du début du 19e siècle aux années 1980.
“Préserver notre héritage signifie préserver notre histoire”, a déclaré le ministre sudiste de la Culture, Gabriel Changson Chang.
“Nous voulons que ces documents soient disponibles pour les générations à venir, comme une source de matériel de recherche et pour retracer nos racines et notre histoire”, a-t-il expliqué.
Une tente a été provisoirement montée en 2007 pour stocker les documents et la construction d’un bâtiment en dur a, pour le moment, été repoussée.
“Les documents sont à l’abri de la pluie ici dans la tente, mais en fin de matinée le soleil fait qu’il est difficile d’y rester trop longtemps”, dit M. Onyalla. “Nos travaillons aussi vite que possible pour les scanner avec des appareils numériques”.
“Tout ceci n’est pas juste un tas de papiers, c’est la mémoire du nouveau pays Sud-Soudan”, estime John Ryle, directeur du Rift Valley Institute, un organisme de recherche soutenant le travail de numérisation des documents, et également professeur d’anthropologie à New York.
“L’une des rares choses que presque tous les Sud-Soudanais ont en commun est l’expérience de l’oppression et l’exploitation”, estime-t-il.
“Ces choses sont décrites dans ces archives. C’est pour cela que c’est extrêmement important”.
Le Sud-Soudan, qui est en passe de devenir l’un des pays les plus pauvres de la planète après son indépendance, a avant tout besoin d’hôpitaux, d’écoles et de routes.
“Mais la construction d’un nouveau pays ne concerne pas seulement les routes et l’infrastructure. Il s’agit aussi de créer une identité nationale sur les bases d’identités ethniques très disparates”, ajoute M. Ryle.
“En tant que nouvel Etat, le Sud-Soudan a surtout besoin de devenir une nouvelle Nation”, renchérit Jok Madut Jok, un universitaire sud-soudanais, professeur à l’université de Loyola Marymount en Californie.
Sous la tente humide, une affiche datant de 1972, éditée après un précédent accord de paix qui avait duré dix ans, montre éléphants, antilopes et girafes. “Nous aimerions le rééditer. Cela pourrait ramener les touristes”, espère Youssef Fulgensio Onyalla.
© 2011 AFP

L'archiviste Youssef Fulgensio Onyalla à Juba le 1er février 2011 2Foto (c) AFP: L’archiviste Youssef Fulgensio Onyalla à Juba le 1er février 2011

Süd-Sudan will die Vergangenheit bewahren, um seine Zukunft zu bauen
Juba, Sudan (AFP) – 2011.02.06 13.02
Vergilbtes Papier, von Termiten gefressen, aufgetürmt in Stapeln in einem Zelt, in extremer Hitze: Diese Dokumente, die die Geschichte des Südsudan erzählen, sind jetzt, am Vorabend der Unabhängigkeit in der Region, Gegenstand aller Sorgfalt.
“Es ist viel, aber es ist sehr wichtig, diese Dokumente zu bewahren, bevor es zu spät ist”, sagte Youssef Fulgensio Onyalla, Archivar und zuständig für die Rettung und das Scannen aller Dokumente.
In Arabisch und Englisch, stapeln sie sich neben der traditionellen Schilde und Pfeile oder handgezeichneten Karten, ein Jahrhundert alt. Ein Schatz für Historiker beim Studium der Geschichte des unruhigen Südens des Sudan.
“Unsere Arbeit beinhaltet die Sortierung und Zusammenstellung aller diese Dokumente und ist eine Priorität für die Geschichtsschreibung des Südsudan. Es ist sehr spannend sich zu fragen, was wir hier finden werden”, sagt Onyalla.
Die Verhandlungen im Gange, um die neuen internationale Grenzen in Süd-und Nord-Sudan zu ziehen, einschließlich der Teilung der Ölfelder, basieren auf Karten aus der Kolonialzeit und Archivare suchen alles, was helfen könnte.
“Wenn wir Dokumente zur Grenze zwischen Nord und Süd finden, wir legen sie sorgfältig beiseite”, sagt Onyalla.
Erschüttert von 22 Jahren Bürgerkrieg zwischen der Regierung in Khartum und den südlichen Rebellen hatte bislang die Region andere Prioritäten als die Erhaltung der kolonialen Dokumente.
“Viele wurden beschädigt oder zerstört”, sagt Onyalla. Experten schätzen auf etwa 20.000 die Zahl der Dokumente, die von dem frühen 19. Jahrhundert bis in die 1980er Jahre reichen.
“Die Erhaltung unseres Erbes bedeutet die Erhaltung unserer Geschichte”, sagte Minister of Southern Culture, Gabriel Changson Chang.
“Wir wollen diese Dokumente für die kommenden Generationen zur Verfügung stellen, als Quelle der Forschung und Spur unserer Wurzeln und unserer Geschichte”, sagte er.
Ein Zelt war im Jahr 2007 eingerichtet für die temporäre Speicherung der Dokumente und der Bau eines festen Gebäudes war noch abgelehnt worden.
“Die Dokumente sind vor Regen hier im Zelt geschützt, aber am späten Vormittag die Sonne macht es schwierig, dort zu bleiben zu lange”, sagte Onyalla. “Wir arbeiten so schnell wie möglich für das Scannen mit digitalen Kameras”.
“All dies ist nicht nur ein Bündel von Papieren, es ist die Erinnerung des neuen Landes Südsudan”, sagte John Ryle, Direktor des Rift Valley-Institut, einer Forschungseinrichtung zur Unterstützung der Arbeit beim Scannen von Dokumenten, und auch Professor für Anthropologie an der New York University.
“Eines der wenigen Dinge, die fast alle südsudanesischen Menschen gemeinsam haben, ist die Erfahrung von Unterdrückung und Ausbeutung”, sagte er.
“Diese Dinge sind in diesen Archiven beschrieben. Deshalb ist es äußerst wichtig.”
Südsudan, das schnell zu einem der ärmsten Länder der Welt wurde nach der Unabhängigkeit, braucht in erster Linie Krankenhäuser, Schulen und Straßen.
“Doch der Aufbau einer neuen Heimat ist nicht nur Straßen und Infrastruktur. Es geht auch um die Schaffung einer nationalen Identität auf der Grundlage der weit auseinander liegenden ethnischen Identitäten”, sagt Ryle.
“Als neuer Staat muss Südsudan vor allem eine neue Nation werden”, ergänzt Madut Jok Jok, südsudanesischer Akademiker und Professor an der Loyola Marymount University in Kalifornien.
Im Zelt zeigt ein Plakat aus dem Jahre 1972, erstellt nach einem früheren Friedensabkommen dass dauerte zehn Jahre, Elefanten, Giraffen und Antilopen. “Wir würden es gerne nachdrucken. Dies könnte Touristen anlocken”, hofft Youssef Fulgensio Onyalla.
© 2011 AFP

Leave a Reply