SÜDSUDAN, REFERENDUM UNABHÄNGIGKEIT 9.-15. JAN. (Teil I): ENTHUSIASTISCHE BETEILIGUNG – Référendum du Sud-Soudan (part I): participation enthousiaste

Un électeur sud-soudanais vote en banlieue de Juba le 9 janvier 2011
Foto (c) AFP: Ein Wähler in Juba im Südsudan 9. Januar 2011

=> PART II, 11.01.2011 – ….

Des Sud-Soudanais font la queue avant de voter pour le référendum d'indépendance, le 9 janvier 2011Foto (c) AFP: Schlange vor dem Referendum für die Unabhängigkeit, 9. Januar 2011 in Juba

1. Sudan: fast 4 Millionen Wähler auf den Listen für das Référundum
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.03.01 17.00
Carte du SoudanFast vier Millionen Menschen sind als Wähler registriert für das Referendum für die Unabhängigkeit des Südsudan, geplant von 09 bis 15 Januar, sagte am Montag der zuständige Ausschuss für die Organisation der Wahlen.
2. Sudan: Bashir, bei einem seltenen Besuch im Süden, ist bereit zur Trennung
Juba (Reuters) – 2011.04.01 18.05
Präsident Omar al-Bashir sagte während eines seltenen Besuches am Dienstag in der Region, er würde das Ergebnis des Referendums im Südsudan am Sonntag respektieren, auch wenn es zur Sezession führen sollte.
3. Ein Radio für den Frieden im Sudan
Afrika | 04.01.2011 | Deutsche Welle World
Am 9. Januar wollen die Südsudanesen über ihre Unabhängigkeit abstimmen. Die Euphorie vor dem Referendum verdeckt viele soziale Konflikte. Ein katholischer Radiosender versucht Frieden zu stiften.
4. Sudan: mit dem Verlust des Südens, wäre die nordsudanesische Wirtschaft geschwächt
Khartum (AFP) – 2011.05.01 10.08
Die Wirtschaft im nördlichen Sudan dürfte die Hauptlast der Sezession des Südsudan tragen, ein Öl-reiche Region, deren Verlust würde Khartum wertvoller Einnahmen berauben, sagen Analysten.
5.Sudans erster südlicher Rebellenführer hofft auf das Ende der 50 Jahre des Kampfes
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.01.06 11.56
“Wir hatten mit leeren Händen begonnen, für die Unabhängigkeit zu kämpfen”, erinnert sich der erste Leiter der südlichen Rebellion, Joseph Lagu. Mit 79 ist er bereit, für die Sezession des Südsudan, seinen lebenslangen Traum, zu stimmen.
6. Südsudan: “endgültiger Marsch in die Freiheit”
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.01.07 00.54
Hunderte von Südsudanesen tanzten am Freitag in den Straßen von Juba um zu markieren, was sie als “letzten Marsch zur Freiheit” beschrieben, zwei Tage vor Beginn des Referendums über die Unabhängigkeit für die große unterentwickelte Region Afrika.
7. Im Südsudan, die “schwarzen Sklaven befreien sich von den Arabern”
GÜDEL (Sudan) (AFP) – 2011.01.09 19.23
“Wir waren Sklaven der Araber. Wir stimmen für unsere Freiheit heute”, ruft John Duku Atem, der junge Südländer Funktionen Platz, den Daumen in lila Tinte getaucht nach der Abstimmung in einem staubigen Vorort.
8. Abyei, ein Pulverfass an der Grenze zwischen Nord-und Südsudan
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.09.01 19.03
Die erneuten Spannungen in der Enklave von Abyei Sudan spiegeln die prekäre Situation in dieser umstrittenen Region, die im Laufe der Jahre zu “heiligen Sache” für den Norden und Süden wurde und oft die Beziehungen zwischen den beiden Parteien vergiftete.
9. Jubel im Südsudan, “historisches” Referendum über die Unabhängigkeit
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.09.01 08.55
Die südlichen Sudanesen haben Sonntag massiv auf ihre Unabhängigkeit und im Jubel gestimmt, aber die Gewalt überschattet den ersten Tag dieser Wahl.
In Juba, der Hauptstadt des Südsudan, war die Menge so groß, dass die Leute in den langen Schlangen vor den Wahllokalen haben sich beschwert,…

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO; IN DER UNTEREN HÄLFTE

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1er ARTICLE SUR HUIT: Soudan: près de 4 millions d’inscrits sur les listes pour le référundum
JUBA (Soudan) (AFP) – 03.01.2011 17:00
Près de quatre millions de personnes se sont inscrites sur les listes électorales en vue du référendum d’indépendance du Sud-Soudan, prévu du 9 au 15 janvier, a annoncé lundi la commission responsable de l’organisation de ce scrutin.

Des Sud-Soudanais de retour dans leur région d'origine, le 17 décembre 2010 à Juba
Foto (c) AFP: Südsudanesische Rückkehrer in ihre Herkunftsregion, 17. Dezember 2010 in Juba
Des Sud-Soudanais de retour dans leur région d’origine, le 17 décembre 2010 à Juba

“Le nombre total de personnes inscrites au Sud-Soudan, dans les huit pays à l’étranger et dans les Etats du Nord-Soudan est de 3.930.916”, a déclaré lors d’une conférence de presse à Juba, la capitale sudiste, Chan Reec, vice-président de la commission référendaire.
Les Sudistes vivant au Sud-Soudan, mais aussi dans le nord du pays et à l’étranger, ont le droit de voter pour ce scrutin pouvant conduire à la partition du Soudan, le plus vaste pays d’Afrique.
Plus de 3,75 millions d’électeurs se sont inscrits au Sud-Soudan, 116.000 au nord, et 60.000 à l’étranger, a détaillé ce responsable.
La commission référendaire, qui reçoit une aide logistique de l’ONU, a affirmé être en mesure d’acheminer les bulletins de vote dans l’ensemble des centres de scrutin à temps pour le début du référendum dimanche.
“Tous les bulletins seront dans les bureaux de vote au plus tard demain. Nous sommes prêts à 100% pour ce grand jour”, a assuré M. Reec, qui a demandé au gouvernement central de Khartoum de verser les sommes promises à la commission afin de payer les salaires des employés et assurer le bon déroulement du scrutin.
Le référendum du Sud-Soudan est le point d’orgue de l’accord de paix global ayant mis fin à plus de deux décennies de guerre civile entre le Nord, musulman et en grande partie arabe, et le Sud, afro-chrétien, du Soudan, un conflit à l’origine de deux millions de morts entre 1983 et 2005.
Les analystes, les politiques sudistes, et même nordistes, anticipent désormais une victoire de l’option sécessionniste lors de ce scrutin. Les seules inconnues sont le taux de participation et le respect des normes démocratiques internationales.
Au moins 60% des électeurs inscrits doivent voter pour que le résultat du scrutin soit valide. Des observateurs américains, européens, africains et arabes surveillent aussi le référendum.
© 2011 AFP

Des Sud-Soudanais portent leurs affaires et se dirigent vers le train à Khartoum, le 9 janvier 2011
Foto (c) AFP: Des Sud-Soudanais portent leurs affaires et se dirigent vers le train à Khartoum, le 9 janvier 2011
Südsudanesen tragen ihre Sachen und gingen auf den Zug in Khartum, 9. Januar 2011

2. Soudan: Béchir, en rare visite dans le Sud, se dit prêt à la séparation
JUBA (AFP) – 04.01.2011 18:05
Le président Omar el-Béchir a affirmé qu’il respecterait le résultat du référendum au Sud-Soudan dimanche même s’il débouchait sur la sécession, à l’occasion d’une rare visite mardi dans cette région.
“Je célèbrerai votre décision, même si vous choisissez la sécession”, a dit le chef d’Etat soudanais dans un discours prononcé à Juba, la capitale du Sud, et retransmis par la télévision d’Etat.
“Personnellement, je serai triste en cas de division du Soudan. Mais en même temps, je serai heureux si nous avons la paix au Soudan”, a ajouté M. Béchir, un Nordiste, à cinq jours d’un référendum d’autodétermination historique.
Le président soudanais a reçu un accueil en fanfare du leader sudiste Salva Kiir qui, après l’avaoir combattu pendant des années, a fait dérouler le tapis rouge pour lui à Juba.
De nombreux responsables politiques et religieux, ainsi qu’une garde d’honneur composée de soldats du Nord et du Sud, l’ont salué à sa descente d’avion.
A l’extérieur de l’aéroport, environ 500 personnes criaient des slogans comme “Non à l’unité” et agitaient des drapeaux sudistes, dans une ambiance festive.
Signe que M. Béchir n’impressionne plus au Sud-Soudan, des organisations non-gouvernementales ont affiché des pancartes à son attention près de l’aéroport: “Nous sommes ravis de vous accueillir à nouveau pour célébrer l’indépendance du Sud-Soudan” ou “Bienvenue dans le 193e Etat (du monde)”.
Lundi, une responsable des ex-rebelles sudistes du SPLM, Anne Itto, avait balayé les objections à cette visite: “Je pense que les Sud-Soudanais ont déjà fait leur choix. Ils ont déjà choisi la liberté et l’indépendance”.
Le président soudanais a insisté sur son désir de maintenir de bonnes relations avec le Sud en cas de sécession: “Tout ce dont vous aurez besoin en terme de soutien technique, logistique ou professionnel de Khartoum, nous serons prêts à vous le donner”.
“Le bénéfice que nous trouvons à l’unité, nous pouvons aussi l’avoir dans deux Etats séparés”, a-t-il dit.
Malgré les discours apaisants, un important dispositif de sécurité a été déployé à Juba et des soldats en armes patrouillaient les rues.
Après son discours, MM. Béchir et Kiir se sont entretenus des questions post-référendaires: citoyenneté, sécurité, partage des revenus pétroliers et de la dette internationale, tracé d’une éventuelle frontière dont 20% n’est pas encore défini.
La délimitation sera achevée “avant le 9 juillet”, a affirmé M. Béchir, cité par l’agence officielle Suna. Cette “démarcation ne signifie pas un mur de séparation, mais une délimitation permettant le mouvement des citoyens”, selon les réglementations en vigueur.
Selon le ministre sudiste de l’Information, Barnaba Marial, M. Béchir a indiqué qu’en cas de sécession “lui et son gouvernement seraient les premiers à reconnaître le nouveau pays”.
Près de quatre millions de personnes (3,75 millions au Sud, 116.000 au Nord et 60.000 à l’étranger) se sont inscrites sur les listes électorales en vue du référendum prévu du 9 au 15 janvier, aboutissement de l’accord de paix qui a mis fin à la guerre civile en 2005.
Le sénateur américain John Kerry est arrivé au Soudan pour observer le scrutin, et doit rencontrer des responsables soudanais du Nord et du Sud afin “d’encourager un référendum paisible et un accord plus large entre le Nord et le Sud”, selon son bureau.
Les Etats-Unis se sont dits “optimistes” quant à ce référendum, placé sous la surveillance d’observateurs américains, européens, chinois, africains et arabes. La Chine a dit espérer qu’il se déroulerait “dans un contexte équitable, libre, transparent et pacifique”.

Le président soudanais Omar el-Béchir (D) et le leader sudiste Salva Kiir, le 4 janvier 2011 à Juba

Le président soudanais Omar el-Béchir (D) et le leader sudiste Salva Kiir, le 4 janvier 2011 à JubaFoto (c) AFP: Sudanesischen Präsidenten Omar al-Bashir (R) und dem südlichen Führer Salva Kiir, 4. Januar 2011 in Juba

3. Soudan: avec la perte du Sud, l’économie du Nord serait fragilisée
KHARTOUM (AFP) – 05.01.2011 10:08
L’économie du Nord-Soudan risque de subir de plein fouet la sécession du sud du pays, une région riche en pétrole dont la perte priverait Khartoum de précieux revenus, estiment des analystes.
Même si le Nord et le Sud négocient toujours le partage de la manne pétrolière, dans la perspective d’une indépendance du Sud après le référendum du 9 janvier, il semble déjà acquis que le Nord disposerait de moins de recettes qu’auparavant, peu importe la formule de partage établie.
Le président Omar el-Béchir a lui-même admis fin décembre une probable chute des revenus pétroliers et répété l’intention du gouvernement de diversifier son économie.
“Notre politique pour avoir une économie stable et flexible continuera en tenant compte des changements internationaux et en se prémunissant contre l’impact (…) de la perte des recettes pétrolières”, a-t-il dit.
Le Soudan produit actuellement 500.000 barils par jour, mais les trois-quarts de cette manne gisent dans des zones limitrophes et au Sud-Soudan. Le pétrole représente par ailleurs 90% des exportations de ce plus grand pays d’Afrique, et donc la première source de devises étrangères.
Le pays a déjà annoncé son intention de relancer la filière agricole afin de compenser les pertes pétrolières.
Avec ses terres arables irriguées par le Nil, le potentiel du Nord-Soudan fait des envieux parmi des pays arabes et asiatiques, qui se sont bousculés au portillon pour acquérir des droits à long terme sur ces terres et produire au Soudan de la nourriture exportée dans leurs pays.
Cette stratégie permet en théorie de doper les exportations agricoles du Soudan, et donc de récolter des devises étrangères, mais elle ne permet pas nécessairement d’assurer la sécurité alimentaire du pays.
“Il y a une différence entre faire (de l’agriculture) un facteur stable de la croissance économique et réaliser des profits rapides en louant la terre à des pays comme l’Arabie saoudite, l’Indonésie et la Corée du Sud”, met cependant en garde un analyste politique étranger basé à Khartoum.
Aussi, la filière agricole doit se moderniser, ce qui implique des investissements colossaux, s’entendent les analystes. “Le développement des exportations traditionnelles du Soudan, comme l’agriculture, prendra du temps”, estime Mohammed el-Jak, professeur d’économie à l’université de Khartoum.
“Il n’existe pas de sources étrangères de financement en raison de l’accumulation des dettes du gouvernement et de son isolement international”, explique-t-il à l’AFP.
Le Soudan porte le poids d’une dette de 36 milliards de dollars et fait l’objet d’un embargo économique américain. Washington a toutefois allégé ses sanctions sur le secteur agricole au Nord-Soudan, signe de l’importance de cette filière pour assurer la stabilité économique du Nord.
Selon plusieurs économistes, Khartoum n’aura que le choix d’augmenter les taxes à la consommation afin de compenser la perte de revenus pétroliers que le secteur agricole ne parviendra pas à compenser.
“Avec la chute des recettes pétrolières, le gouvernement va essayer d’élever les niveaux de taxation. Je m’attends à ce que dans six mois (…) la situation devienne très difficile”, souligne l’économiste soudanais Issam Mohammed.
“Nous devons acheter quelque 80% de notre blé à l’étranger, et vous devez payer en devises étrangères”, ajoute-t-il. L’ONU a averti en novembre que les augmentations internationales des prix de la nourriture pourraient avoir de sévères conséquences au Soudan.
Pour le ministre de l’Agriculture Abdel Halim al-Mutaafi, avec une relance du secteur de l’agriculture, le Soudan pourrait devenir auto-suffisant dans la production de blé d’ici cinq ans.
© 2011 AFP

L'ancien chef de la première rébellion sudiste, Joseph Lagu, le 4 décembre 2010 à Juba, au Sud-Soud
Foto (c) AFP: Der ehemalige Leiter der ersten südlichen Rebellion, Joseph Lagu, 4. Dezember 2010 in Juba im Südsudan
L’ancien chef de la première rébellion sudiste, Joseph Lagu, le 4 décembre 2010 à Juba, au Sud-Soudan

4. Soudan: le premier chef rebelle sudiste espère voir aboutir 50 ans de lutte
JUBA (Soudan) (AFP) – 06.01.2011 11:56
“Nous avons commencé à nous battre pour l’indépendance les mains vides”, se souvient le chef de la première rébellion sudiste, Joseph Lagu. A 79 ans, il se prépare à voter pour la sécession du Sud-Soudan, son rêve de toujours.
La première guerre civile entre le nord et le sud du Soudan remonte à 1955 et la mutinerie de Torit, ville sudiste, un an avant l’indépendance du Soudan, jusqu’alors placé sous un condominium anglo-égyptien.
A l’époque, les Sudistes craignaient de tomber sous un autre joug, celui des Arabes du Nord-Soudan, en cas d’indépendance du Soudan uni.
Après quelques années de conflit larvé, la guerre Nord-Sud s’intensifie au début des années 60, mais les rebelles sudistes étaient alors sans argent et sans armes.
“Nous avons commencé à nous battre pour l’indépendance les mains vides”, se remémore Joseph Lagu, qui avait quitté son poste de lieutenant dans l’armée en 1963 pour prendre les commandes d’une rébellion tournée vers la partition du Soudan.
“Nous ne voyions aucune autre option que de nous battre pour le droit de notre peuple à vivre en toute liberté”, souligne depuis la capitale sudiste Juba le père de la rébellion de “l’Anyanya”, du nom du venin dans lequel les chasseurs trempaient la pointe de leur flèche.
“Nous n’avions que trois fusils à l’époque. Moi-même je n’avais pour seule arme qu’une machette”, se souvient le vieil homme.
“Nous savions que notre cause était juste, mais nous n’avions pas de moyens”, explique Joseph Lagu, qui avait reçu sa première cargaison d’armes du Congo, avant d’obtenir le soutien d’Israël, après que Khartoum eut soutenu l’Egypte dans la guerre des Six jours en 1967.
“J’avais écrit au Premier ministre israélien, je flattais son ego en lui disant: +je suis heureux que vous, le peuple élu de Dieu, ayez battu les Arabes”, dit-il.
“Et puis j’ai ajouté: +moi aussi je me bats contre les Arabes, donc si vous nous fournissez des armes, je vais neutraliser les forces soudanaises qui ne pourront donc plus soutenir l’Egypte contre vous”. La lettre a fait son effet.
La rébellion de l’Anyanya a reçu des armes et ainsi fédéré des milliers de Sudistes. “Les gens accouraient de toutes les région du Sud, à la fin nous avions environ 18.000 hommes armés”, se félicite-t-il.
La rébellion de Joseph Lagu a finalement signé en 1972 à Addis Abeba la paix avec le gouvernement de Khartoum, qui avait laissé le Sudiste Abel Alier le représenter aux pourparlers de paix.
Selon les estimations, environ 500.000 personnes sont mortes pendant cette première guerre civile Nord-Sud. “Au Soudan, le Nord a une aversion pour le mot +fédération+ et le Sud une obsession pour lui. Ces sentiments très forts se reflètent dans l’accord de paix”, a écrit dans ses mémoires M. Alier.
L’accord de paix d’Addis Abeba n’accordait pas aux Sudistes le droit de tenir un référendum d’indépendance, mais leur garantissait la création d’une région autonome du Sud-Soudan.
“Je savais que l’accord ne remplissait pas les attentes de mon peuple, mais je savais aussi que la population avait besoin d’une période de repos”, souligne Lagu, aujourd’hui conseiller du chef sudiste Salva Kiir. “Si l’ennemi abrogeait l’accord, je savais que la guerre allait repartir”.
La dissolution du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan en 1983 par le pouvoir de Khartoum a plongé le Nord-Sud dans une nouvelle guerre civile à l’origine de deux millions de morts. Elle prendra fin en 2005 avec la signature d’un accord de paix.
© 2011 AFP

Rassemblement à Juba à la veille du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan, le 7 janvier 2011
Foto (c) AFP: Rally in Juba am Vorabend des Referendums über die Unabhängigkeit des Südsudan, 7. Januar 2011
Rassemblement à Juba à la veille du référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan, le 7 janvier 2011

5. Sud-Soudan: “marche finale pour la liberté”
JUBA (Soudan) (AFP) – 07.01.2011 12:54
Des centaines de Sud-Soudanais dansaient vendredi dans les rues de Juba pour marquer ce qu’ils ont qualifié de “marche finale vers la liberté”, à deux jours du début du référendum dimanche sur l’indépendance de cette vaste région sous-développée d’Afrique.
Dans la jeune capitale sudiste aux infrastructures naissantes et sommaires, un groupe de musiciens, dont les membres portaient un T-Shirt sur lequel était écrit “On y va”, menait le défilé.
“Aujourd’hui, on veut marquer (…) la dernière mobilisation pour notre peuple pour nous assurer qu’il ira voter”, indique Jacob Kenyi, un des organisateurs. La campagne pour le référendum prend officiellement fin vendredi à minuit.
L’accord de paix ayant mis fin en 2005 à 22 ans de guerre civile Nord-Sud prévoyait la tenue d’un référendum d’autodétermination du Sud-Soudan le 9 janvier 2011.
L’échéance a été tenue malgré des retards dans l’organisation du scrutin qui avaient fait craindre son report, voire un retour à la guerre entre le Nord, musulman et en grande partie arabe, et le Sud afro-chrétien, du Soudan.
“Les nombreux sceptiques qui pensaient que le Sud-Soudan ne serait jamais prêt pour tenir le référendum ce dimanche ont eu tort”, s’est réjoui le chef de la section sud de la mission des Nations unies au Soudan (Unmis), David Gressly.
Le porte-parole de la commission référendaire George Maker Benjamin a déclaré vendredi que les préparatifs pour le vote étaient “terminés”.
“Les bulletins de vote sont arrivés dans tous les bureaux” grâce à de petits avions fournis par l’ONU, a-t-il indiqué.
L’ancien président américain Jimmy Carter, à la tête du centre éponyme qui observe le processus électoral, a d’ailleurs félicité la commission pour avoir surmonté les “grandes difficultés” auxquelles elle avait dû faire face.
Près de quatre millions de Sudistes se sont inscrits pour participer au scrutin qui doit se dérouler sur une semaine à partir de dimanche.
Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a précisé vendredi que le nombre de Sud-Soudanais déplacés dans le Nord du Soudan revenus dans leur région d’origine en vue du référendum a doublé depuis mi-décembre, atteignant 120.000 personnes.
Les analystes et même les responsables politiques nordistes pronostiquent une victoire de l’option sécessionniste qui pourrait mener dès juillet, à la fin de la période intérimaire de six ans initiée par l’accord de paix de 2005, à la partition du plus vaste pays d’Afrique.
Avec pour préoccupation la stabilité régionale, la crédibilité de leur diplomatie en Afrique et dans le monde arabe et la crainte d’un nouveau conflit, des responsables et même une star hollywoodienne, sont venus en force des Etats-Unis, parrain de l’accord de paix.
Après le sénateur John Kerry et Jimmy Carter, c’est l’envoyé spécial de la Maison Blanche, Scott Gration, qui était attendu vendredi à Khartoum.
L’acteur George Clooney, arrivé jeudi à Juba, devait se rendre vendredi à Abyei, une région disputée située à la lisière du Nord et du Sud.
Un référendum sur le rattachement de cette enclave à l’une des deux régions devait aussi avoir lieu dimanche mais il a été renvoyé aux calendes grecques.
Région sous-développée de plus de 8,5 millions d’habitants, nichée au coeur du continent africain, le Sud-Soudan deviendrait, en cas d’indépendance, l’un des pays les plus pauvres du monde, malgré son énorme potentiel pétrolier.
“La pauvreté chronique, l?absence de développement, et la menace de violences qui affectent quotidiennement les populations ne disparaîtront pas après le référendum”, a prévenu Melinda Young, responsable de l’organisation humanitaire Oxfam au Sud-Soudan.
© 2011 AFP

Rassemblement à Juba à la veille du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan, le 7 janvier 2011-
Foto (c) AFP: Rally in Juba am Vorabend des Referendums über die Unabhängigkeit des Südsudan, 7. Januar 2011
Rassemblement à Juba à la veille du référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan, le 7 janvier 2011

6. Au Sud-Soudan, les “esclaves noirs” se “libèrent des Arabes”
GUDELE (Soudan) (AFP) – 09.01.2011 19:23
“Nous avons été les esclaves des Arabes. Nous votons aujourd’hui pour notre liberté”, souffle Duku John, jeune Sudiste aux traits carrés, le pouce imbibé d’encre pourpre après avoir voté dans un faubourg poussiéreux lors du référendum d’indépendance du Sud-Soudan.
Dans une région qui a subi l’esclavagisme, attendu 55 ans de pouvoir exercer son droit à l’autodétermination et mené 38 ans de guerre au total avec le gouvernement central de Khartoum, la population ne mâche pas ses mots lorsqu’il est question du référendum.
“Nous, les noirs, avons été les esclaves des Arabes, nous voulons maintenant bâtir notre propre pays”, lance le jeune Sudiste, lunettes de soleil et sac en bandoulière, en regardant la longue file d’attente qui s’étend devant le centre de vote de Gudele, ville située dans la banlieue de la capitale sudiste Juba.
“Ce vote est la dernière bataille, nous lançons la dernière bombe sur le Nord”, ironise de son côté Charles Sambos, qui a passé 25 ans dans les plantations de sucre du Nord-Soudan, avant de rentrer l’an dernier chez lui au Sud.
“C’est la fin de l’arabisation, la fin de l’islamisation”, plaide-t-il, en patientant devant le bureau de vote de Gudele, ville où s’entremêlent huttes de paille, maisonnettes de ciment et habitations en terre, et où des voitures coiffées du drapeau étoilé sudiste retournent la poussière des routes en terre battue.
Comme à Gudele, de longues files d’attente ont été constatées dimanche à travers tout le Sud-Soudan au premier jour du référendum, lors duquel les habitants doivent se prononcer pour la sécession du Sud ou le maintien de l’unité avec le reste du Soudan.
Plus de 120.000 Sudistes habitant le Nord sont rentrés au cours des dernières semaines pour participer au vote.
“J’ai passé ma vie au Sud-Soudan. Parmi les gens que je connais, je peux vous dire que 99% d’entre eux vont voter pour la sécession”, affirme Oboy Ofilang Itorong, vêtu d’une tunique blanche qui laisse entrevoir une balafre sur le torse. “Mais bon, un vote demeure secret et on ne sait pas ce qui peut arriver”, ajoute-t-il.
“Les Arabes disent que nous formons un pays, que nous sommes ensemble, mais je ne crois pas à ça”, argue pour sa part Justin Mogga, un partisan du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), ex-rébellion sudiste au pouvoir à Juba.
“Nous avons beaucoup de problèmes au Soudan. Tout le développement est concentré à Khartoum”, peste-t-il, en reprenant un argument largement développé par les autorités sudistes. “Nous voulons nous séparer du Nord pour voir qui est la cause du problème: les Arabes ou les Noirs”, dit-il.
© 2011 AFP

Des soldats de l'UNMIS le 24 juillet 2009 dans la région Abyei
Foto (c) AFP: Des soldats de l’UNMIS le 24 juillet 2009 dans la région Abyei
UNMIS Soldaten 24. Juli 2009 in der Region Abyei

7. Abyei, une poudrière à la frontière entre le Nord et le Sud du Soudan
JUBA (Soudan) (AFP) – 09.01.2011 19:03
Le regain de tensions dans l’enclave soudanaise d’Abyei témoigne de la précarité de la situation dans cette région disputée, devenue au fils des ans une “cause sacrée” pour le Nord et le Sud au risque d’envenimer les relations entre les deux parties.
Lutte pour l’accès à l’eau, rivalité historique, champs pétroliers et radicalisation des esprits: Abyei a tous les ingrédients d’un cocktail explosif. De nouveaux affrontements entre tribus rivales Dinka et Messiriya ont fait au moins huit morts dimanche.
“Ce matin, nos vaches se rendaient à la rivière pour boire de l’eau lorsque 400 Dinkas ont coupé la route. Il y a eu des affrontements à une trentaine de km au nord-est de la ville d’Abyei”, a dit à l’AFP Hamid al-Ansari, l’un des chefs des nomades arabes Messiriya.
“Les combats se sont poursuivis jusqu’à 15H30 (12H30 GMT). Nous avons perdu huit hommes au combat et 20 ont été blessés”, a-t-il ajouté.
Des responsables de la tribu Dinka Ngok ont confirmé des affrontements dimanche, affirmant avoir perdu neuf hommes depuis vendredi.
La région, habitée principalement par les sudistes Dinka Ngok, est traversée chaque année par les Messiriya dans leur migration vers le Sud-Soudan en quête de pâturage. Mais si le Sud fait sécession, les Messiriya craignent de ne plus avoir accès à Abyei, leur “porte d’entrée” vers le Sud-Soudan.
Un référendum sur le rattachement d’Abyei au Nord ou au Sud devait avoir lieu ce dimanche mais il a été repoussé sine die en raison d’un différend sur le droit de vote des électeurs.
La loi référendaire accordait le droit de vote aux Dinka Ngok, qui estiment ne plus avoir à faire de compromis, mais pas aux Messiriya, qui avaient promis de faire déraper le scrutin s’ils ne pouvaient y participer. Des négociations en vue de trouver une solution à la crise ont échoué.
A cette lutte entre tribus se greffent les tensions entre les gouvernements du Nord et du Sud-Soudan, qui s’accusent mutuellement de soutenir les deux groupes.
“Si le parti du Congrès national (NCP du président Béchir, nord) veut la paix et la coopération avec le Sud, il doit coopérer avec le SPLM (ex-rebelles au pouvoir au Sud) et accepter la mise en oeuvre de l’accord d’Abyei”, a souligné dimanche Deng Alor, ministre sudiste originaire d’Abyei.
La cour permanente d’arbitrage de La Haye avait circonscrit en 2009 le territoire d’Abyei à une zone d’environ 10.000 km2 habité principalement par les Sudistes Dinka Ngok et exclu de cette zone les précieux puits du bassin pétrolifère de Heglig qui ont échoué du côté nord de la frontière.
“Les esprits se radicalisent”, regrette un observateur de la scène soudanaise.
“C’est devenu une question symbolique, les deux camps sont en train d’en faire une cause sacrée pour satisfaire leur clientèle”, déplore un diplomate sous le couvert de l’anonymat.
Pour l’instant, les armées du Nord et du Sud-Soudan n’ont pas le droit de rentrer à Abyei, patrouillée par l’ONU et des unités mixtes, mais si l’une des deux armées pénétraient dans Abyei, la situation pourrait dégénérer.
“Le Soudan a le potentiel pour être le théâtre de la plus importante guerre conventionnelle sur la planète si le Sud et le Nord retournent en guerre”, estime John Prendergast, de l’organisation américaine Enough Project, qui s’est rendu cette semaine à Abyei.
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Des Sud-Soudanais font la queue pour voter lors du référendum d'indépendance à Juba, le 9 janvierFoto (c) AFP: Schlange vor dem Referendum für die Unabhängigkeit, 9. Januar 2011 in Juba

8. Liesse au Sud-Soudan pour le référendum “historique” sur l’indépendance
JUBA (Soudan) (AFP) – 09.01.2011 20:55
Les Sud-Soudanais ont voté dimanche sur leur indépendance en masse et dans la liesse, à l’occasion d’un référendum attendu depuis plus de 50 ans, mais des violences ont terni le premier jour de ce scrutin “historique” sur la partition du plus vaste pays d’Afrique.
A Juba, la capitale du Sud-Soudan, l’affluence était telle que les organisateurs se sont plaints de la longueur des queues devant les bureaux de vote, dont la plupart ont fermé à 17H00 (14H00 GMT). Plusieurs ont toutefois prolongé leur ouverture de deux heures pour accueillir la foule d’électeurs, selon des journalistes de l’AFP.
“C’est le moment historique que les Sud-Soudanais attendaient”, a déclaré le leader sudiste Salva Kiir après avoir voté à Juba sous les yeux du sénateur américain John Kerry et de l’acteur George Clooney.
M. Kiir a tenu à saluer la mémoire de John Garang, chef de la rébellion sudiste mort en 2005 peu après avoir signé la paix avec Khartoum.
Environ quatre millions de Sudistes, au Sud-Soudan mais aussi dans le Nord et à l’étranger, sont appelés à voter jusqu’au 15 janvier pour le maintien de l’unité ou la sécession. Les résultats définitifs sont attendus d’ici à la mi-février.
Le taux de participation est déterminant pour l’issue du scrutin : il faut qu’au moins 60% des électeurs inscrits votent afin que le résultat soit valide.
Des violences ont jeté une ombre sur un processus qui s’est par ailleurs déroulé dans le calme. A Abyei, une poudrière située à la frontière du Nord et du Sud, des affrontements meurtriers entre tribus rivales ont fait huit morts. Dans l’Etat pétrolier sensible d’Unité, des combats ont opposé rebelles et soldats sudistes.
Mais, la joie dominait dans les rues de Juba, où les électeurs saluaient un scrutin “historique” par des chants et des danses. Des milliers d’entre eux n’ont pas fermé l’oeil de la nuit pour être les premiers à voter à l’ouverture des bureaux de vote à 08H00 (05H00 GMT).
“Nous avons combattu pendant trop d’années, mais aujourd’hui ce vote pour la séparation est aussi un vote pour la paix”, se réjouit Wilson Santino.
Dans le Nord, les Sud-Soudanais votaient discrètement et en petit nombre, souvent sous le regard triste et désapprobateur des Nordistes.
La partition semble inévitable à l’issue de ce référendum prévu par l’accord de paix conclu en 2005 entre le Nord et le Sud, qui a mis fin à une guerre civile de plus de 20 ans à l’origine de deux millions de morts.
La naissance d’un nouvel Etat sud-soudanais pourrait intervenir dès juillet, date de la fin de la période intérimaire de six ans fixée par l’accord.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège ont qualifié dans un communiqué commun le début du référendum de “pas historique”, louant l'”énorme travail” de la commission et la coopération entre les dirigeants nordiste et sudiste.
Les ministres des Affaires étrangères des trois pays, Hillary Clinton, William Hague et Jonas Store, ont même souligné l'”engagement” du président soudanais Omar el-Béchir, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre au Darfour.
Le président américain Barack Obama a promis de son côté l'”entier soutien” des Etats-Unis au Soudan, tout en appelant les parties à ne pas céder à la tentation des provocations.
“Les Etats-Unis resteront entièrement engagés à aider les parties à résoudre les questions critiques après le référendum, quel que soit le résultat du vote”, a-t-il déclaré.
L’ex-patron de l’ONU Kofi Annan, qui observe le processus pour le compte du Carter Center, a dit espérer que “toutes les parties respecteront les résultats lorsqu’ils seront annoncés”.
M. Béchir s’est engagé à reconnaître la sécession du Sud, voire à aider à bâtir un Etat dans le Sud, région de plus de 8,5 millions d’habitants, qui serait amené à devenir l’un des pays les plus pauvres de la planète, malgré la présence de pétrole dans son sous-sol.
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Des Sud-Soudanais arrivent par bus à Bentiule 9 janvier 2011
Foto (c) AFP: südsudanesischen per Bus anreisen, Bentiule 9. Januar 2011 Des Sud-Soudanais arrivent par bus à Bentiule 9 janvier 2011

1. Sudan: fast 4 Millionen Abonnenten auf den Listen für référundum
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.03.01 17.00
Fast vier Millionen Menschen sind als Wähler registriert für das Referendum für die Unabhängigkeit des Südsudan, geplant von 09 bis 15 Januar, sagte am Montag der zuständige Ausschuss für die Organisation der Wahlen.
“Die Gesamtzahl der Menschen im Südsudan registriert, in den acht Ländern im Ausland und in den Staaten des Nord-Sudan sind 3.930.916”, sagte er auf einer Pressekonferenz in Juba.
Südländer, die leben im südlichen Sudan, aber auch im Norden des Landes und im Ausland, haben das Recht bei dieser Wahl abzustimmen, welche könnte zur Teilung des Sudan, das größte Land in Afrika, führen.
Mehr als 3,75 Millionen Wähler waren im Süd-Sudan, 116.000 im Norden registriert, und 60.000 im Ausland.
Die Referendum Kommission, die logistische Unterstützung der UN erhielt, sagte in der Lage zu sein die Stimmzettel in alle Wahllokalen in der Zeit zu liefern für den Beginn des Referendums am Sonntag.
“Alle Unterlagen werden in den Wahlbüros bis spätestens morgen sein. Wir sind 100% bereit für den großen Tag”, versicherte Mr. Reece, der die Zentralregierung in Khartum aufgefordert hat, die der Kommission versprochenen zu überweisen, um Personal Gehälter zu zahlen und einen reibungslosen Polling zu garantieren.
Das Referendum des Südsudan ist der Höhepunkt des umfassenden Friedensabkommens, das mehr als zwei Jahrzehnte Bürgerkrieg beendete zwischen den nördlichen, muslimischen und arabischen und den meist christlichen südlichen Sudanesen, Konflikt, der verursachte zwei Millionen Todesfälle zwischen 1983 und 2005.
Analysten und Politiker (Südländer und Nordländer gleich), rechnen nun mit einem Sieg der abtrünnigen Option bei dieser Wahl. Die einzige Unbekannte ist die Rate der Partizipation und die der Einhaltung der internationalen demokratischen Standards.
Mindestens 60% der registrierten Wähler muss stimmen, damit das Wahlergebnis gültig sein soll. Beobachter der amerikanischen, europäischen, afrikanischen und arabischen Welt überwachen auch die Volksabstimmung.
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2. Sudan: Bashir, bei einem seltenen Besuch im Süden, ist bereit zur Trennung
Juba (Reuters) – 2011.04.01 18.05
Präsident Omar al-Bashir sagte während eines seltenen Besuches am Dienstag in der Region, er würde das Ergebnis des Referendums im Südsudan am Sonntag respektieren, auch wenn es zur Sezession führen sollte.
“Ich werde Ihre Entscheidung zelebrieren, auch wenn Sie Sezession wählen”, sagte der sudanesische Staatschef in einer Rede in Juba, der Hauptstadt des Südens, und broadcasted durch das staatliche Fernsehen.
“Ich persönlich wäre traurig, wenn die Teilung des Sudan stattfände. Aber zur gleichen Zeit, Ich werde mich freuen, wenn wir den Frieden im Sudan haben”, sagte Bashir, ein Nordländer, fünf Tage vor einem historischen Referendum über die Selbstbestimmung .
Der sudanesische Präsident war mit Fanfaren begrüßt durch den südlichen Führer Salva Kiir, der nach jahrelangen Kämpfen hat gemacht roten Teppich für ihn in Juba.
Viele politische und religiöse Führer, und eine Ehrenwache von Soldaten aus Nord und Süd, feierten ihn, als er aus dem Flugzeug stieg.
Außerhalb des Flughafens, riefen etwa 500 Menschen Parolen wie “Nein zur Einheit”, mit wehenden Fahnen des Südens, in einer festliche Atmosphäre.
Als Zeichen, dass Bashir nicht mehr beeindruckt im Südsudan, haben Nichtregierungsorganisationen Transparente für seine Aufmerksamkeit in der Nähe des Flughafens gepostet: “Wir freuen uns, Sie wieder begrüßen, um die Unabhängigkeit des Südsudan zu feiern” oder “Welcome zu dem 193. Staat (Welt) “.
Am Montag hatte ein Offizieller der ehemaligen südlichen Rebellen der SPLM, Anne Itto, alle Einwände gegen den Besuch weggefegt: “Ich denke, dass die südsudanesischen Bürger haben bereits ihre Wahl getroffen. Sie wählen Freiheit und Unabhängigkeit..”
Sudans Präsident betonte seinen Wunsch nach guten Beziehungen mit dem Süden zu halten im Falle der Sezession: “Alles, was Sie in Bezug auf technische, logistische oder professionelle Fragen von Khartoum brauchen, wir sind bereit, es Ihnen zu geben.”
“Den Vorteil, dass wir die Einheit finden, können wir auch haben in zwei getrennte Staaten”, sagte er.
Trotz der beruhigenden Rede, war ein schwerer Sicherheitsapparat in Juba im Einsatz und bewaffnete Soldaten patrouillierten in den Straßen.
Nach seiner Rede, die Herren Bashir und Kiir trafen sich für nach dem Referendum-Fragen: Staatsbürgerschaft, Sicherheit, teilen Öleinnahmen und internationale Verschuldung, Grenzziehung, von der 20% noch nicht definiert ist.
Die Abgrenzung abgeschlossen sein wird “, bevor 9. Juli”, sagte Bashir, durch staatliche Nachrichtenagentur Suna zitiert. Diese “Abgrenzung bedeutet nicht eine Trennwand, sondern eine Grenze für die Bewegung der Bürger”, so die Nachricht.
Nach Angaben des Ministers für Information der Südländer, Barnaba Marial, sagte Bashir, dass im Falle der Sezession “er und seine Regierung würden die ersten sein, die das neue Land anerkennen.”
… s.o. ….
US-Senator John Kerry kam in Sudan zu beobachten die Abstimmung und wird mit sudanesischen Beamten aus Nord und Süd treffen, um zu “fördern eine friedliche Referendum und eine umfassendere Vereinbarung zwischen Nord und Süd”, so sein Büro.
Die Vereinigten Staaten erklärten, sie seien “optimistisch” über das Referendum unter Aufsicht der amerikanischen Beobachter, europäische, chinesische, afrikanische und arabische. China sagte, er hoffte, dass alles stattfinden würde “in einer fairen, offenen, transparenten und friedlichen” Weise.
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3. Ein Radio für den Frieden im Sudan
Afrika | 04.01.2011 | Deutsche Welle World
Am 9. Januar wollen die Südsudanesen über ihre Unabhängigkeit abstimmen. Die Euphorie vor dem Referendum verdeckt viele soziale Konflikte. Ein katholischer Radiosender versucht Frieden zu stiften.
“Alles wird besser nach dem Referendum. Denn dann sind wir unabhängig”, tönt es von Lautsprecherwagen in Juba, der Hauptstadt des Südsudan. Im Schatten der Euphorie jedoch wächst Unzufriedenheit. Seit nunmehr sechs Jahren verwaltet die Volksbefreiungsbewegung SPLM den Südsudan; der Alltag der bitterarmen Bevölkerung jedoch hat sich kaum verbessert. An den maroden staatlichen Krankenhäusern und Schulen kommt es immer wieder zu Streiks; viele Menschen äußern sich verbittert über eine neue politische Elite, die in “Hummer”-Geländewagen durch Juba fährt und sich am Stadtrand Luxusvillen baut. Soziale Konflikte wachsen im noch nicht einmal bestehenden Staate Südsudan: Konflikte zwischen Arm und Reich, zwischen Ethnien, zwischen Pastoralisten und Ackerbauern.

Stimme der Stimmlosen

In solchen Konflikten zu vermitteln, ihre Ursachen zu bekämpfen und so zum sozialen Frieden beizutragen, zählt zu den zentralen Anliegen der ersten katholischen Radiostation im Südsudan: “Radio Bakhita”, benannt nach der ersten Heiligen des Sudan, auf Sendung seit 2006.
“Wir geben den Stimmlosen eine Stimme”, sagt die Chefredakteurin, Schwester Cecilia Sierra Salcido. “Wir lassen sie ihre Gefühle, Ängste und Träume ausdrücken. Deshalb nennen die Leute ‘Radio Bakhita’ ihr Parlament.”………
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4. Sudan: mit dem Verlust des Südens, wäre die nordsudanesische Wirtschaft geschwächt
Khartum (AFP) – 2011.05.01 10.08
Die Wirtschaft im nördlichen Sudan dürfte die Hauptlast der Sezession des Südsudan tragen, ein Öl-reiche Region, deren Verlust würde Khartum wertvoller Einnahmen berauben, sagen Analysten.
Auch wenn der Norden und Süden noch verhandeln über die Aufteilung des Ölreichtum in der Aussicht auf Unabhängigkeit für den Süden nach dem Referendum vom 9. Januar, scheint man schon davon ausgehen, dass der Norden würde weniger Einnahmen als zuvor haben, und zwar unabhängig vom Verteilungsschlüssel festgelegt.
Präsident Omar al-Bashir hat sich Ende Dezember zum erwartenden Rückgang der Öleinnahmen geäussert und wiederholt die Absicht der Regierung, seine Wirtschaft zu diversifizieren.
“Unsere Politik, eine stabile und flexible Wirtschaft, wird unter Berücksichtigung der internationalen Veränderungen schaffen ein Polster gegen die Auswirkungen (…) des Verlustes der Öleinnahmen”, sagte er.
Sudan produziert derzeit 500.000 Barrel pro Tag, aber drei Viertel dieser Goldgrube liegen innerhalb des südlichen Sudan und angrenzender Gebiete. Öl stellt auch 90% der Ausfuhren dieses größten Land Afrikas und damit die größte Devisenquelle dar.
Das Land hat bereits seine Absicht, den Agrarsektor zu beleben zum Öl- Verlustausgleich angekündigt.
Mit Ackerland vomm Nil bewässert, ist das Potenzial des nördlichen Sudan der Neid der arabischen und asiatischen Länder, die Schlange stehen, die langfristigen Rechte an Land zu erwerben und zu produzieren Lebensmittel, die Sudan exportiert in ihre Länder.
Diese Strategie erlaubt die Theorie des Auftriebs der Agrarexporte aus dem Sudan, und dadurch erhöhen Devisen, aber es muss nicht unbedingt sichern die Ernährungssicherheit im Land selber.
“Es gibt einen Unterschied zwischen dem machen aus der Landwirtschaft ein Faktor des stabilen Wirtschaftswachstums, und machen schnelle Gewinne von Land gepachtet zu Ländern wie Saudi-Arabien, Indonesien und Südkorea”, jedoch warnt ein ausländischer Analytiker in Khartum.
Auch der Agrarsektor sollte modernisiert werden, was enorme Investitionen beinhaltet, zustimmen Analysten. “Die Entwicklung der traditionellen Ausfuhren aus dem Sudan, wie Landwirtschaft, wird einige Zeit dauern”, sagte Mohammed el-Jak, Professor für Volkswirtschaftslehre an der Universität von Khartum.
“Es gibt keine ausländischen Finanzierungsquellen, durch die Anhäufung von Schulden der Regierung und ihrer internationalen Isolation”, sagt er gegenüber AFP.
Sudan trägt die schwere Last der Schuld von $ 36 Mrd. und ist Gegenstand eines US-Wirtschaftsembargos. Allerdings hat Washington seine Sanktionen auf den Agrarsektor in den nördlichen Sudan erleichtert, ein Zeichen für die Bedeutung dieses Sektors für die wirtschaftliche Stabilität im Norden.
Nach Meinung vieler Ökonomen wird Khartum nur haben die Wahl, Verbrauchsteuern zu erhöhen um den Verlust der Öleinnahmen auszugleichen, die der Agrarsektor wird scheitern zu kompensieren.
“Mit sinkenden Öleinnahmen die Regierung wird versuchen, Steuern anzuheben. Ich erwarte, dass in sechs Monaten (…) die Situation sehr schwierig wird”, sagte Mohammed Issam, sudanesischer Ökonom.
“Wir müssen etwa 80% unseres Weizens im Ausland kaufen, und müssen in ausländischer Währung bezahlen”, fügt er hinzu. Die UNO warnte im November, dass der internationale Anstieg der Nahrungsmittelpreise könnte schwerwiegende Folgen im Sudan haben.
Für den Minister für Landwirtschaft Abdel Halim al-Mutaafi, mit einer Belebung der Landwirtschaft könnte Sudan Autarkie in der Weizenproduktion innerhalb von fünf Jahren erreichen.
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5.Sudans erster südlicher Rebellenführer hofft auf das Ende der 50 Jahre des Kampfes
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.01.06 11.56
“Wir hatten mit leeren Händen begonnen, für die Unabhängigkeit zu kämpfen”, erinnert sich der erste Leiter der südlichen Rebellion, Joseph Lagu. Mit 79 ist er bereit, für die Sezession des Südsudan, seinen lebenslangen Traum, zu stimmen.
Der erste Bürgerkrieg zwischen Nord-und Südsudan geht zurück auf 1955 und die Meuterei in Torit, Stadt im Süden, ein Jahr vor der Unabhängigkeit Sudans, die zuvor unter anglo-ägyptische Kondominium platziert war.
Damals befürchteten die Südstaatler, unter einem anderen Joch, das der Araber im nördlichen Sudan, im Falle der Unabhängigkeit des Vereinigten Sudan zu fallen.
Nach mehreren Jahren der low intensity conflict, intensivierte der Nord-Süd-Krieg in den frühen 60er Jahren, aber die südlichen Rebellen waren nun ohne Geld und Waffen.
“Wir haben begonnen, für die Unabhängigkeit kämpfen mit leeren Händen”, erinnert sich Joseph Lagu, der als Leutnant in der Armee im Jahre 1963 zurüchtrat, um an einer Rebellenbewegung zu der Teilung des Sudan teilzunehmen.
“Wir haben keine andere Wahl gesehen, als für das Recht unseres Volkes in Freiheit zu leben zu kämpfen”, sagt der Vater der Rebellion “Anyanya”, nach dem Gift getauft, in dem Jäger tauchten die Spitze ihrer Pfeile.
“Wir hatten nur drei Geschütze zu der Zeit. Ich selbst hatte einzige Waffe, eine Machete”, erinnert sich der Alte.
“Wir wussten, unsere Sache war nicht einfach, aber wir hatten keine Möglichkeit”, sagte Joseph Lagu, der seine erste Lieferung von Waffen aus dem Kongo erhalten hatte, vor der Unterstützung Israels danach, da Khartum unterstützt hatte Ägypten im Sechs-Tage-Krieg von 1967.
“Ich schrieb an den israelischen Premierminister, ich seinem Ego geschmeichelt, indem ich sagte: Ich freue mich, dass Sie, das auserwählte Volk Gottes, haben die Araber geschlagen”, sagte er.
“Und dann fügte ich hinzu: + Ich bin auch im Kampf gegen die Araber, also, wenn Sie uns mit Waffen helfen, ich will die sudanesische Streitkräfte neutralisieren, die dann nicht mehr unterstützen Ägyptens gegen Sie können.” Der Brief verfehlte seine Wirkung nicht.
Der Aufstand Anyanya hat Waffen bekommen und somit Tausende von Südländer organisiert. “Die Menschen strömten aus allen Teilen des Südens dazu, am Ende hatten wir etwa 18.000 bewaffnete Männer”, kommentiert er.
Joseph Lagus Rebellion machte schließlich 1972 in Addis Abeba Frieden mit der Regierung in Khartum, das den Südländer Abel Alier als Sprecher bei die Friedensgespräche akzeptierte.
Nach Schätzungen starben etwa 500.000 Menschen während des ersten Nord-Süd-Bürgerkrieg. “Im Sudan hat der Norden eine Abneigung gegen das Wort Föderation und im Süden gibt es eine Obsession für es. Diese starken Gefühle sind im Friedensabkommen widergespiegelt”, schrieb in seinen Memoiren Herr Alier.
Das Friedensabkommen in Addis Abeba nicht gewährte das Recht der Südländer, ein Referendum über die Unabhängigkeit abzuhalten, sondern garantierte sie die Schaffung einer autonomen Region Südsudan im Bundesstaat.
“Ich wusste, dass die Vereinbarung nicht den Erwartungen meines Volkes entsprach, aber ich wusste auch, dass die Menschen eine Ruhepause benötigten”, sagte Lagu, jetzt Berater des Southern Chef Salva Kiir. “Als der Feind die Vereinbarung aufgehoben hatte, wusste ich, dass der Krieg wieder beginnt.”
Die Auflösung der semi-autonomen Südsudan im Jahr 1983 von der Regierung in Khartum hat die Nord-Süd in einen neuen Bürgerkrieg gestürzt, der führte zu zwei Millionen Toten. Es wird im Jahr 2005 mit der Unterzeichnung eines Friedensabkommens beendet.
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6. Südsudan: “endgültiger Marsch in die Freiheit”
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.01.07 00.54
Hunderte von Südsudanesen tanzten am Freitag in den Straßen von Juba um zu markieren, was sie als “letzten Marsch zur Freiheit” beschrieben, zwei Tage vor Beginn des Referendums über die Unabhängigkeit für die große unterentwickelte Region Afrika.
In der jungen Hauptstadt des Südens mit nur im Entstehen begriffener Infrastruktur, eine Band, deren Mitglieder trugen ein T-Shirt auf dem geschrieben stand: “Here we go”, führte die Parade.
“Heute werden wir die letzte (…) Mobilisierung unserer Leute machen, bevor es geht zur Abstimmung”, sagte Jacob Kenyi, einer der Organisatoren. Die Kampagne zum Referendum offiziell endete Freitag um Mitternacht.
….
“Die vielen Skeptiker, dass Südsudan würde niemals bereit sein, das Referendum an diesem Sonntag zu halten, lagen falsch”, rief der Chef des südlichen Abschnitt der UN-Mission im Sudan (UNMIS), David Gressly .
Der Sprecher der ReferendumKommission George Benjamin sagte am Freitag, dass die Vorbereitungen für die Abstimmung waren “fertig”.
“Die Stimmenzettel kamen in alle Büros” mit kleinen Flugzeugen von der UNO vorgesehen, sagte er.
Ehemaliger US-Präsident Jimmy Carter, Chef des gleichnamigen Zentrum, das den Wahlprozess überwacht, hat auch der Kommission für Überwindung der “große Schwierigkeiten”, auf die sie sich konfrontiert sah, gratuliert.
Der UN-Hochkommissar für Flüchtlinge (UNHCR) sagte am Freitag, dass die Zahl der Vertriebenen Südsudanesen im Nordsudan zurück in ihre Heimat für das Referendum hat seit Mitte Dezember verdoppelt und erreichte 120.000 Menschen.
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Unterentwickelte Region von mehr als 8,5 Millionen Menschen, im Herzen von Afrika gelegen, würde Südsudan werden, im Falle der Unabhängigkeit, eines der ärmsten Länder der Welt, trotz seiner enormen Öl-Potenzial .
“Chronische Armut, Mangel an Entwicklung und die Androhung von Gewalt betreffen jeden Tag die Menschen, was nicht nach dem Referendum verschwindet”, warnte Melinda Young, Leiterin der Hilfsorganisation Oxfam im Südsudan.
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7. Im Südsudan, die “schwarzen Sklaven befreien sich von den Arabern”
GÜDEL (Sudan) (AFP) – 2011.01.09 19.23
“Wir waren Sklaven der Araber. Wir stimmen für unsere Freiheit heute”, ruft John Duku Atem, der junge Südländer Funktionen Platz, den Daumen in lila Tinte getaucht nach der Abstimmung in einem staubigen Vorort.
In einer Region, die Sklaverei zu leiden hatte, die wartete 55 Jahre ihr Recht auf Selbstbestimmung auszuüben und absolvierte insgesamt 38 Jahren Krieg mit der Zentralregierung in Khartum, hat die Bevölkerung kein Blatt vor dem Mund, wenn es darum geht Referendum.
“Wir, die Schwarzen, waren Sklaven der Araber, wir bauen jetzt unser eigenes Land”, scherzte der junge Südländer, Sonnenbrille und Umhängetasche, Blick auf die lange Warteschlange in Güdel, eine Stadt am Rande der südlichen Hauptstadt Juba.
“Diese Abstimmung ist die letzte Schlacht, starten wir die letzte Bombe gegen den Norden”, witzelte Samosas Charles, der 25 Jahre in den Zuckerrohrplantagen von Nordsudan verbrachte, bevor er letztes Jahr zu Hause in den Süden zurückkehrte.
“Es ist das Ende der Arabisierung, Islamisierung ist zu Ende”, argumentiert er, indem er wartet vor dem Wahllokal in Güdel, die gemischt Stadt mit Strohhütten, Häuser und Wohnungen in Erde, wo die Autos die Fahne der Südländer im Staub der Feldwege tragen.
Als Güdel, bildeten sich lange Schlangen am Sonntag am ersten Tag des Referendums….
“Ich habe mein Leben verbracht im Süd-Sudan. Unter den Leuten die ich kenne, kann ich Ihnen sagen, dass 99% von ihnen werden für die Sezession stimmen”, sagte Oboy Ofilang Itorong, trug eine weiße Tunika, die zeigt eine Narbe auf seiner Brust. “Aber hey, eine Abstimmung noch geheim ist und wir wissen nicht, was passieren kann”, fügt er hinzu.
“Die Araber sagen, dass wir ein Land, das wir zusammen sind, aber ich glaube es nicht”, argumentiert für seinen Teil Justin Mogg, ein Anhänger der People’s Liberation Movement (SPLM), ehemalige südlichen Rebellen an der Macht in Juba.
“Wir haben viele Probleme im Sudan. Alle Entwicklung ist in Khartum konzentriert”, sagte er. “Wir wollen uns aus dem Norden trennen und sehen, wer ist die Ursache des Problems: Araber oder Schwarze,” sagte er.
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8. Abyei, ein Pulverfass an der Grenze zwischen Nord-und Südsudan
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.09.01 19.03
Die erneuten Spannungen in der Enklave von Abyei Sudan spiegeln die prekäre Situation in dieser umstrittenen Region, die im Laufe der Jahre zu “heiligen Sache” für den Norden und Süden wurde und oft die Beziehungen zwischen den beiden Parteien vergiftete.
Kampf um Zugang zu Wasser, historische Rivalität, Erdölfelder und Radikalisierung der Gemüter: Abyei hat alle Voraussetzungen für einen explosiven Cocktail. Neue Zusammenstöße zwischen den rivalisierenden Stämmen Dinkaund Messiriya töteten mindestens acht Menschen Sonntag.
“Heute Morgen, unsere Kühe zum Fluss gingen, um Wasser zu trinken, als 400 Dinka der Straße durchtrennt haben. Es kam zu Zusammenstößen, etwa dreißig Meilen nord-östlich der Stadt Abyei”, sagte der AFP Hamid al-Ansari, einer der Führer der arabischen Nomaden Messiriya.
“Die Kämpfe gingen bis 15.30 Uhr (1230 MEZ). Wir acht Männer in der Schlacht verloren und 20 verwundet wurden, fügte er hinzu.
Chefs des Dinka Stammes bestätigten die Kämpfe Sonntag, angeblich verloren neun Menschen seit Freitag.
Die Region, vor allem durch Südländer Dinka Ngok bewohnt, wird jedes Jahr von Messiriya in ihrer Wanderung in den Südsudan auf der Suche nach Weideland durchzogen. Aber wenn der Süden abfällt, die Messiriya haben Angst vor dem Verlust des Zugangs zu Abyei, ihre “Gateway” in den Südsudan.
Ein zweites Referendum, über die Aufnahme von Abyei zum Norden oder Süden, wurde auf unbestimmte Zeit wegen eines Streits über das Wahlrecht für Wähler vertagt….
In diesem Kampf zwischen den Stämmen transplantieren Spannungen zwischen den Regierungen von Nord-und Süd-Sudan, die sich gegenseitig der Unterstützung der beiden Gruppen beschuldigen.
“Wenn die National Congress Party (NCP von Präsident Bashir, Norden) Frieden und Zusammenarbeit mit dem Süden will, muss er mit der SPLM zusammenarbeiten (die ehemaligen Rebellen an der Macht im Süden) und akzeptieren die Umsetzung der Vereinbarung für Abyei “, sagte Deng Alor Sonntag, Minister für Abyei der Südländer.
Der Ständige Schiedsgerichtshof in Den Haag im Jahr 2009 hatte das Gebiet von Abyei auf einer Fläche von etwa 10.000 km2 mit hauptsächlich Dinka Ngok als südlich definiert und aus dieser Zone wertvolle Ölquellen in dem Becken Heglig ausgeschlossen.
“Die Geister radikalisieren sind”, sagte ein sudanesischer Beobachter der Szene.
“Es ist nun eine symbolische Frage, beide Seiten versuchen, damit es eine heilige Sache, ihre Kunden zufrieden zu stellen”, sagt ein Diplomat unter dem Deckmantel der Anonymität.
Denn jetzt haben die Armeen der Nord-und Südsudan kein Recht auf Abyei, die UN ist zurück und patrouillierten durch gemeinsame Einheiten, aber wenn einer der beiden Armeen in Abyei eingedrungen, könnte die Situation degenerieren.
“Der Sudan hat das Potenzial, der Schauplatz des größten konventionellen Krieges auf dem Planeten zu werden, wenn der Süden und der Norden zurück in den Krieg gehen”, sagte John Prendergast von Enough Project, amerikanische Organisation, die diese Woche besucht Abyei.
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9. Jubel im Südsudan, “historisches” Referendum über die Unabhängigkeit
Juba (Sudan) (AFP) – 2011.09.01 08.55
Die südlichen Sudanesen haben Sonntag massiv auf ihre Unabhängigkeit und im Jubel gestimmt, aber die Gewalt überschattet den ersten Tag dieser Wahl.
In Juba, der Hauptstadt des Südsudan, war die Menge so groß, dass die Leute in den langen Schlangen vor den Wahllokalen haben sich beschwert, denn die meisten von denen hatten schon um 17.00 Uhr (1400 MEZ) geschlossen. Mehrere haben jedoch verlängert zwei Stunden, um die Masse der Wähler aufzunehmen, nach AFP-Journalisten.
“Dies ist der historische Moment, den die südsudanesischen Menschen erwarten”, sagte der Southern Führer Salva Kiir in Juba nach der Abstimmung vor US-Senator John Kerry und George Clooney.
Kiir hat das Andenken von John Garang hochgehalten, gestorbener Führer der südlichen Rebellen im Jahr 2005 kurz nach Unterzeichnung des Friedens mit Khartum.
Etwa vier Millionen Südländer, aber auch in Nord- und Ausland, werden voraussichtlich bis zum 15. Januar stimmen. Endgültige Ergebnisse werden für Mitte Februar erwartet.
Die Wahlbeteiligung ist entscheidend für das Ergebnis der Umfrage: Es müssen mindestens 60% der registrierten Wähler abstimmen, dass das Ergebnis gültig ist.
Die Gewalt hat einen Schatten auf einen Prozess, der hauptsächlich friedlich durchgeführt wurde, gegossen. In Abyei, tödliche Zusammenstößen zwischen rivalisierenden Stämmen haben acht Menschen getötet.
Doch die Freude war dominant in den Straßen von Juba, wo die Wähler gepriesen “historisch” die Wahl und singen und tanzen. Tausende von ihnen haben kein Auge zugetan in der Nacht auf den ersten Tag in den Wahllokalen um 08:00 Uhr geöffnet (0500 MEZ).
“Wir kämpften für zu viele Jahre, aber jetzt die Abstimmung für die Trennung ist auch eine Stimme für den Frieden,” begrüßt Wilson Santino.
Im Norden stimmten die südsudanesischen leise und in kleinen Stückzahlen, oft unter den missbilligenden und traurigen Augen der Nordländer….
Die Geburt eines neuen Staates South Sudan kommen könnte bereits im Juli, nach dem Ende der Übergangszeit von sechs Monaten, wie in der Vereinbarung vorgesehen.
Die Vereinigten Staaten, Großbritannien und Norwegen haben in einer gemeinsamen Erklärung das Referendum als “historischen Schritt” bezeichnet und lobten die “großartige Arbeit” der Kommission und die Zusammenarbeit zwischen Staats-und Regierungschefs Nordländer und Südländer.
Die Außenminister der drei Länder, Hillary Clinton, William Hague und Jonas Store, selbst betonten “das Engagement” des sudanesischen Präsidenten Omar al-Bashir, der Gegenstand eines internationalen Haftbefehls wegen Kriegsverbrechen in Darfur ist.
Präsident Barack Obama hat versprochen die “volle Unterstützung” der Vereinigten Staaten im Sudan, während er drängt die Parteien nicht auf die Versuchung der Provokationen einzugehen.
“Die Vereinigten Staaten werden weiterhin uneingeschränkt helfen den Parteien bei kritischen Fragen nach dem Referendum, unabhängig vom Ergebnis der Abstimmung”, sagte er.
Der ehemalige UN-Chef Kofi Annan, der den Prozess im Namen des Carter Center beobachtet, sagte, er hoffe, dass “alle Parteien die Wahlergebnisse respektieren, wenn sie angekündigt sind.”
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