SUNNITISCHE AL-AZHAR-Institution FÜR EIN MODERNES, NICHT RELIGIÖSES ÄGYPTEN – L’institution sunnite Al-Azhar pour un Etat égyptien „moderne“ et non religieux

Die sunnitische Al-Azhar Institution ist für einen “modernen” und nicht-religiösen ägyptischen Staat
KAIRO (AFP) – 20.06.2011 02.55 Uhr
Die renommierte sunnitischen Institution der al-Azhar in Kairo trat am Montag in die Debatte über das Post-Mubarak Ägypten durch Stimmabgabe für einen “modernen, demokratischen” und weltlichen Staat mit Gewährleistung des Schutzes der Orte der Anbetung der dreimonotheistischen Religionen.
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L’institution sunnite Al-Azhar pour un Etat égyptien „moderne“ et non religieux
LE CAIRE (AFP) – 20.06.2011 14:55
La prestigieuse institution sunnite d’Al-Azhar, au Caire, est entrée lundi dans le débat sur l’Egypte post-Moubarak en se prononçant pour un Etat „démocratique moderne“ et non religieux, garantissant la protection des lieux de culte des trois religions monothéistes.
Le grand imam d’Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayyeb, a détaillé lors d’une conférence de presse retransmise à la télévision un document élaboré après plusieurs rencontres entre des intellectuels et Al-Azhar, dont le but est de définir „la relation entre l’islam et l’Etat en cette phase délicate“.
Ce document soutient „l’établissement d’un Etat national constitutionnel démocratique moderne“, fondé sur la séparation des pouvoirs et garantissant l’égalité des droits entre les citoyens, selon cheikh al-Tayyeb.
„L’islam n’a pas connu, ni dans sa civilisation ni dans son histoire, ce qui est connu dans d’autres cultures comme l’Etat religieux clérical qui a dominé les gens et dont l’humanité a souffert lors de certaines périodes de l’Histoire“, a-t-il ajouté.
Le cheikh d’Al-Azhar a toutefois précisé que les principes de la charia islamique devaient rester „la source essentielle de la législation“ -comme c’est le cas actuellement- et que les adeptes des autres religions monothéistes pourraient avoir recours à leurs propres tribunaux concernant les affaires de statut personnel.
Le document appelle à „la protection des lieux de culte des adeptes des trois religions monothéistes“ et considère „l’incitation à la dissension confessionnelle et les appels racistes comme des crimes contre la nation“.
Ce document est rendu public alors que l’Egypte, où le président Hosni Moubarak a été renversé en février, est en plein débat sur l’avenir de ses institutions et sur la montée en puissance des Frères musulmans, le mouvement le mieux organisé du pays, mais aussi sur la visibilité croissante des salafistes.
Les milieux laïques ainsi que la communauté chrétienne copte redoutent que les islamistes en renforcent encore leurs positions lors des législatives prévues en septembre et de la rédaction d’une nouvelle constitution qui doit suivre.
Les Frères musulmans assurent ne pas être en faveur d’un Etat religieux. Les salafistes (des fondamentalistes musulmans), en majorité apolitiques sous l’ancien régime, se font de plus en plus entendre et sont soupçonnés d’être derrière des attaques contre des églises coptes au Caire.
Le document d’Al-Azhar vise notamment à éviter que le discours religieux ne soit „exploité par divers courants déviants qui pourraient brandir des slogans religieux confessionnels ou idéologiques en contradiction avec les fondements de notre nation“, a expliqué l’imam d’Al-Azhar, sans nommer ces courants.
En avril, l’armée, qui dirige le pays depuis la chute de M. Moubarak, avait affirmé qu’elle ne permettrait pas que l’Egypte soit gouvernée par „un autre Khomeiny“, en référence à l’ayatollah qui a dirigé la révolution islamique de 1979 en Iran.
„Le Conseil suprême des forces armées ne permettra pas à des courants extrémistes de contrôler l’Egypte“, avait déclaré l’adjoint du ministre de la Défense, Mohammed Mokhtar al-Mella.
Cheikh al-Tayyeb a enfin appelé lundi à „soutenir le projet d’indépendance d’Al-Azhar“, d’après lequel l’imam d’Al-Azhar ne sera plus nommé par le président de la République mais élu par un collège d’oulémas.
Al-Azhar, une institution millénaire, reste la plus prestigieuse de l’islam sunnite et son université attire des étudiants du monde entier même si la crédibilité de son ancien imam, Mohammed Sayyed Tantaoui, décédé en 2010, avait été entamée par sa proximité avec le pouvoir égyptien.
© 2011 AFP

Die sunnitische Al-Azhar Institution ist für einen “modernen” und nicht-religiösen ägyptischen Staat
KAIRO (AFP) – 20.06.2011 02.55 Uhr
Die renommierte sunnitischen Institution der al-Azhar in Kairo trat am Montag in die Debatte über das Post-Mubarak Ägypten durch Stimmabgabe für einen “modernen, demokratischen” und weltlichen Staat mit Gewährleistung des Schutzes der Orte der Anbetung der dreimonotheistischen Religionen.
Der Grand Imam der Al-Azhar, Scheich Ahmed al-Tayyeb, detaillierte bei einer Pressekonferenz im Fernsehen ein Dokument nach mehreren Treffen zwischen den Intellektuellen und Al-Azhar, deren Ziel es war zu definieren “die Beziehung zwischen Islam und Staat in dieser heiklen Phase.”
Dieses Dokument unterstützt “die Errichtung eines modernen, demokratischen, nationalen, konstituionellen Rechtsstaats”, basierend auf der Trennung der Gewalten und der Gewährleistung gleicher Rechte für die Bürger, nach Sheikh al-Tayyeb.
“Dem Islam ist das nicht bekannt, noch in seiner Kultur oder der Geschichte, was in anderen Kulturen der klerikale religiöse Staat war, der Menschen dominierte und zu bestimmten Zeiten der Geschichte die Menschheit leiden liess”, fügte er hinzu.
Sheikh Al-Azhar sagte jedoch, dass die Prinzipien der islamischen Scharia “die Hauptquelle der Gesetzgebung” bleiben sollten, wie es jetzt der Fall ist, und dass die Anhänger der anderen monotheistischen Religionen könnten ihre eigenen Gerichte in Angelegenheiten des persönlichen Status einrichten.
Das Dokument fordert “den Schutz der Gebetsstätten für die Anhänger der drei monotheistischen Religionen” und glaubt, “die Anstiftung zu religiösem Dissens und rassistische Verbrechen als Verbrechen gegen die Nation.”
Dieses Dokument wird veröffentlicht, während Ägypten, wo Präsident Hosni Mubarak im Februar gestürzt war, ist in voller Debatte über die Zukunft ihrer Institutionen und den Aufstieg der Muslim-Bruderschaft, aber auch die zunehmende Sichtbarkeit der Salafisten.
Die weltlichen Medien und die koptisch-christliche Gemeinde befürchten, dass Islamisten ihre Position bei den Parlamentswahlen im September bei der Ausarbeitung einer neuen Verfassung danach weiter ausbauen werden.
Die Muslim-Bruderschaft äußert sich nicht zu Gunsten eines religiösen Staates. Die Salafi (fundamentalistische Muslime), meist unpolitisch unter dem alten Regime, werden immer lauter und stehen im Verdacht, hinter Angriffen auf koptische Kirchen in Kairo zu stehen.
Al-Azhar will verhindern, dass der religiöse Diskurs “von Abweichlern verschiedener Strömungen schwingen könnte zu religiösen Parolen oder religiösen oder ideologischen Konflikten mit den Grundfesten unserer Nation”, sagte der Imam der Al Azhar, ohne Nennung dieser Ströme.
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Scheich al-Tayyeb schließlich rief am Montag auf, zu “unterstützen das Projekt unabhängig von Al-Azhar”, nachdem der Imam der Al-Azhar nicht mehr vom Präsidenten ernannt, sondern gewählt wird von einem Kollegium der Gelehrten.
Die Al-Azhar Institution seit einem Jahrtausend bleibt die renommierteste im sunnitischen Islam und seine Universität zieht Studenten aus der ganzen Welt an, auch wenn die Glaubwürdigkeit ihres ehemaligen Imam, Mohammed Sayyed Tantawi, der in 2010 starb, durch seine Nähe zu der ägyptischen Regierung unterminiert war.
© 2011 AFP

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