SWASILAND: LEHRERSTREIK – ALLE ENTLASSEN — Le Swaziland licencie des enseignants grévistes

1. Swasiland: Lehrerstreik gegen ein starres Regime
Mbabane (AFP) – 2012.07.29 09.19 – Von Johannes Myburgh
Schülerinnen und Schüler aus Mbabane spielen am Markusplatz Schach oder stricken – aus Mangel an Lehrern, wobei letztere seit über einem Monat im Streik für Lohnerhöhungen, aber auch für demokratische Reformen, sind. Vergeblich bis jetzt.
2. Swasiland entlässt streikende Lehrer, die vor Gericht gegen-angreifen
Mbabane (AFP) – 2012.08.02 03.54 Uhr
Swazi-Lehrer, von der Regierung entlassen für das Ignorieren eines Gerichtsurteils, fünf Wochen Streik zu beenden, haben ihren Gegenangriff vor Gericht gestartet, sagte ihre Vereinigung am Donnerstag.
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1er ARTICLE SUR ACTUELLEMENT DEUX : Swaziland: les enseignants en grève contre un régime inflexible
MBABANE (AFP) – 29.07.2012 09:19 – Par Johannes MYBURGH
Les élèves du lycée St Mark’s de Mbabane jouent aux échecs ou tricotent en classe faute de professeurs, ceux-ci étant en grève depuis plus d’un mois pour obtenir des augmentations, mais aussi des réformes démocratiques. En vain pour l’instant.

Des élèves dans une salle de classe au lycée St Mark à Mbabane le 24 juillet 2012
Swasiland, Mbabane: Schüler des St Mark Gymnasiums
Des élèves dans une salle de classe au lycée St Mark à Mbabane le 24 juillet 2012
Foto (c) AFP – by Johannes Myburgh

“Notre but ultime est la démocratie”, déclare Sibongile Mazibuko, présidente de l’Association nationale des enseignants du Swaziland, pour qui le roi Mswati III, le dernier monarque absolu d’Afrique, est le principal problème du pays. “Il crée la pauvreté lui-même!”, lance-t-elle.
Les enseignants se sont mis en grève le 22 juin, exigeant des augmentations de salaires. Les autres fonctionnaires les ont brièvement rejoints, mais leur mouvement s’est essoufflé après que les infirmières ont été contraintes de reprendre le travail par la justice.
Des manifestations sporadiques ont attiré des centaines de personnes dans les rues, systématiquement accueillies par la police avec des balles en caoutchouc, des canons à eau et des matraques.
La plupart des enseignants vont désormais à l’école uniquement pour signer les registres de présence. Ils ne font pas cours.
La police a arrêté 41 d’entre eux, et le syndicat a dépensé près de 150.000 emalangeni (15.000 euros) en frais juridiques, selon Mme Mazibuko.
“Les manifestations ne sont plus possibles. Nous allons plutôt poursuivre la grève et occuper les locaux”, précise-t-elle.
Leurs exigences financières sont a priori modestes: une augmentation de 4,5% quand l’inflation atteint les 9%.
Un Etat au bord de la faillite
Mais l’Etat swazi est au bord de la faillite.
Le Fonds monétaire international (FMI) a exhorté le gouvernement à réduire sa masse salariale, avant de retirer son équipe faute de progrès dans les réformes exigées.
Des enseignants en grève ont vu leur salaire réduit comme peau de chagrin. Certains ont reçu des lettres de licenciement et ont été menacés de prison s’ils ne se rendaient pas au travail, note le porte-parole du gouvernement Percy Simelane.
“Même si l’argent arrivait maintenant, il serait très difficile d’augmenter les salaires”, affirme-t-il à l’AFP.
Les enseignants soulignent que les députés se sont bien augmentés eux-mêmes de 30% en 2010.
“Les enfants des hommes politiques sont à l’étranger. Les enfants du roi sont à l’étranger. Ils ne vont pas investir dans l’éducation pour les pauvres!”, accuse Sibongile Mazibuko.
Si les autorités aiment donner l’image d’un paisible royaume attaché à ses traditions où le monarque est aimé de ses sujets, la multiplication des manifestations ces derniers mois et leur répression par les forces de l’ordre ternissent ce tableau.
Les fonctionnaires contestent désormais ouvertement Mswati III qui réclame des sacrifices à son peuple alors que lui-même mène grand train et ne tolère aucune opposition.
Pour le porte-parole du gouvernement, le Swaziland n’a pas besoin de réformes.
“Nous sommes l’une des sociétés les plus démocratiques de la région”, affirme-t-il, justifiant la violence policière contre les manifestants par “des provocations”.
Même sans enseignants, la vie poursuit son cours au Swaziland, loin des regards. La plupart des fonctionnaires sont au travail. Tout simplement aussi parce qu’ils ont du mal à joindre les deux bouts.
Quelque 60% des 1,1 million de Swazis vivent avec moins de 2 dollars par jour et, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), le quart de la population ne mangera pas à sa faim cette année.
“Le roi aime son peuple. Je ne pense pas qu’il puisse créer des conditions dans lesquelles des gens souffriraient de la faim”, affirme Percy Simelane.
© 2012 AFP

2. Le Swaziland licencie des enseignants grévistes qui contre-attaquent en justice
MBABANE (AFP) – 02.08.2012 15:54
Les enseignants swazis licenciés par le gouvernement pour avoir ignoré une décision de justice leur ordonnant de mettre fin à cinq semaines de grève ont contre-attaqué en justice, a indiqué leur syndicat jeudi.
“Nous sommes allés devant les tribunaux pour contester ces licenciements. mais l’affaire a été reportée” à vendredi, a indiqué Muzi Mhlanga, secrétaire général du syndicat des enseignants Snat, qui estime que la grève est légale.
Le ministre de l’Education Wilson Ntshangase avait annoncé dans la presse locale que 110 enseignants grévistes avaient été “licenciés avec effet immédiat”.
Les fonctionnaires n’ont pas été augmentés depuis 2010, alors que le gouvernement du roi Mswati III se débat dans une grave crise budgétaire.
Les 14.000 enseignants demandent une augmentation de 4,5%. Ils ont un temps été rejoints par d’autres fonctionnaires, et notamment les infirmières, mais sont finalement restés seuls à poursuivre le mouvement.
Le ministre de l’Education a précisé au journal que les chefs traditionnels avaient été dépêchés dans des écoles pour recenser les grévistes.
“Les chefs nous donnent désormais les noms des enseignants qui ne font pas classe. Mon conseil aux enseignants est qu’ils retournent en classe”, a-t-il déclaré.
Le Fonds monétaire international (FMI) a exhorté le gouvernement à réduire sa masse salariale avant d’autoriser de nouvelles facilités de paiement au royaume. Faute de progrès dans les réformes exigées, le FMI a ensuite retiré son équipe du pays.
La grogne sociale s’est doublée d’une contestation politique, de nombreux fonctionnaires récusant désormais ouvertement l’autorité de Mswati III, qui réclame des sacrifices à son peuple alors que lui-même mène grand train.
© 2012 AFP

Une salle de classe sans professeur, au lycée St Mark de Mbabane le 24 juillet 2012
Swasiland, Mbabane: Klassenzimmer des St Mark Gymnasiums ohne Lehrer (Lehrerstreik)
Une salle de classe sans professeur, au lycée St Mark de Mbabane le 24 juillet 2012
Foto (c) AFP – by Johannes Myburgh

1. Swasiland: Lehrerstreik gegen ein starres Regime
Mbabane (AFP) – 2012.07.29 09.19 – Von Johannes Myburgh
Schülerinnen und Schüler aus Mbabane spielen am Markusplatz Schach oder stricken – aus Mangel an Lehrern, wobei letztere seit über einem Monat im Streik für Lohnerhöhungen, aber auch für demokratische Reformen, sind. Vergeblich bis jetzt.
“Unser oberstes Ziel ist die Demokratie”, sagte Sibongile Mazibuko, Präsidentin der National Association of Teachers of Swaziland (Nationale Lehrergewerkschaft), für den König Mswati III, Afrikas letzter absoluter Monarch, das Hauptproblem des Landes ist. “Er selber schafft Armut”, meint sie.
Die Lehrer streiken seit dem 22. Juni für höhere Löhne. Andere Beamte haben kurz teilgenommen, aber ihre Bewegung ist ins Stocken geraten, nachdem die Krankenschwestern von der Justiz gezwungen wurden, zurückzukehren zu arbeiten.
Sporadische Proteste haben Hunderte von Menschen auf die Straße gezogen, stets von der Polizei mit Gummigeschossen, Wasserwerfern und Schlagstöcken begrüßt.
Die meisten Lehrer gehen jetzt zur Schule, nur um die Anwesenheitsliste zu unterzeichnen. Sie machen keinen Unterricht.
Die Polizei nahm 41 von ihnen fest, und die Gewerkschaft verbrachte fast 150.000 Emalangeni (15.000 Euro) an Anwaltskosten, so Frau Mazibuko.
“Demonstrationen sind nicht möglich. Stattdessen werden wir den Streik fortsetzen und die Räumlichkeiten besetzen”, sagt sie.
Ihre finanziellen Anforderungen sind a priori bescheiden: eine Steigerung von 4,5%, während die Inflation 9% erreicht.
Ein Staat am Rande des Bankrotts
Aber der Staat der Swazi ist am Rande des Bankrotts.
Der Internationale Währungsfonds (IWF) hatte die Regierung aufgefordert, ihre Lohnmasse zu reduzieren, bevor sein Team für die mangelnden Fortschritte bei den Reformen .
Die streikenden Lehrer haben ihre Löhne auf ein Rinnsal reduziert gesehen. Einige haben blaue Briefe erhalten und wurden mit Gefängnis bedroht, falls sie nicht zur Arbeit gehen, stellt der Regierungssprecher Percy Simelane fest.
“Selbst wenn das Geld jetzt käme, es wäre sehr schwierig, die Gehälter zu erhöhen”, sagt er gegenüber AFP.
Die Lehrer betonen, dass die Parlamentarier sich die Gehälter um 30% im Jahr 2010 erhöht haben.
“Die Kinder von Politikern sind im Ausland. Des Königs Kinder sind im Ausland.! Sie werden nicht in die Bildung für die Armen investieren!”, klagt Sibongile Mazibuko.
Während die Behörden das Bild eines friedlichen, traditionsreichen Königreich zeichnen wollen, wo der Monarch beliebt ist bei seinen Untertanen, wird es schon getrübt durch die Verbreitung von Demonstrationen in den letzten Monaten und deren Unterdrückung durch die Strafverfolgungsbehörden.
Die Beamtinnen und Beamten stellen nun Mswati III offen in Frage, der seinem Volk Opfer abverlangt, während er selbst in großem Stil lebt und keine Opposition duldet.
Laut dem Sprecher der Regierung braucht Swasiland keine Reformen.
“Wir sind eine der demokratischsten Gesellschaften in der Region”, sagt er, rechtfertigt die Polizeigewalt gegen Demonstranten durch “Provokationen”.
Auch ohne Lehrer, das Leben geht weiter im Swasiland fern aller Blicke. Die meisten öffentlichen Bediensteten sind bei der Arbeit. Ganz einfach, weil sie auch kaum etwas haben, um ihren Lebensunterhalt zu bestreiten.
Etwa 60% der 1,1 Millionen Swazis leben von weniger als 2 $ pro Tag, und nach Angaben des World Food Programme (WFP) wird ein Viertel der Bevölkerung sich nicht satt essen in diesem Jahr.
“Der König liebt sein Volk. Ich glaube nicht, dass er Bedingungen schaffen könnte, unter denen seine Menschen an Hunger leiden”, sagte Percy Simelane.
© 2012 AFP

2. Swasiland entlässt streikende Lehrer, die vor Gericht gegen-angreifen
Mbabane (AFP) – 2012.08.02 03.54 Uhr
Swazi-Lehrer, von der Regierung entlassen für das Ignorieren eines Gerichtsurteils, fünf Wochen Streik zu beenden, haben ihren Gegenangriff vor Gericht gestartet, sagte ihre Vereinigung am Donnerstag.
“Wir gingen vor Gericht, um die Kündigungen anzufechten. Aber der Fall wurde vertagt” auf Freitag, sagte Muzi Mhlanga, Generalsekretär der Lehrergewerkschaft SNAT, der meint, dass der Streik legal ist.
Der Bildungsminister Wilson Ntshangase sagte in der lokalen Presse, dass 110 streikende Lehrer “mit sofortiger Wirkung entlassen” seien.
Die Beamtenlöhne sind seit 2010, wo die Regierung von König Mswati III mit einer schweren Finanzkrise kämpft, nicht erhöht worden.
Die 14.000 Lehrer verlangen eine Erhöhung von 4,5%. Sie wurden eine Zeit lang von anderen Mitarbeitern, darunter Krankenschwestern, unterstützt, sind aber schließlich jetzt allein, um die Bewegung weiter zu führen.
Der Bildungsminister sagte in der Zeitung, traditionelle Führer seien an die Schulen geschickt worden, um die Streikenden zu identifizieren.
“Durch die traditionellen Chefs haben wir jetzt die Namen der Lehrer, die nicht Klasse abhalten. Mein Rat an die Lehrer ist, dass sie in die Klasse zurückkehren”, sagte er.
Der Internationale Währungsfonds (IWF) hat die Regierung aufgefordert, ihre Lohnmasse zu verringern, vor der Zulassung neuer Kreditlinien im Reich. Mangels Fortschritten bei den geforderten Reformen zog der IWF dann sein Team aus dem Land ab.
Die sozialen Unruhen sind mit einem politischen Protest gekoppelt, viele Beamte sind nun offen gegen die Autorität des Königs Mswati III, der seinem Volk Opfer abverlangt, während er selbst in großem Stil lebt.
© 2012 AFP

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