TANSANIA: TOURISTISCHER RUNDGANG IN DER ANTI-KOLONIALEN GESCHICHTE – Circuit touristique dans la mémoire anticoloniale de Dar es Salaam

Touristischer Rundgang in der antikolonialen Erinnerung von Dar es Salaam
Daressalam ( AFP) – 30/4/2014 08.09 – Von Chris OKE
Mandela, Kaunda , aber auch Che Guevara oder Malcolm X. … In den 1960er Jahren war Dar es Salaam die Hauptstadt eines afrikanischen Anti- Kolonialismus. Mejah Mbuya versucht, diese Geschichte, die die Tansanier und Afrikaner weitgehend vergessen haben, wieder zu beleben. Herr Mbuya ist einer der Gründer von Africa Roots, ein Reisebüro , das neben den traditionellen Safaris und Wanderungen eine Tour zu Fuß oder mit dem Fahrrad anbietet, um die Geschichte der Stadt, insbesondere die Spuren dieser Vergangenheit, zu entdecken.
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Circuit touristique dans la mémoire anticoloniale de Dar es Salaam
Dar es Salaam (AFP) – 30.04.2014 08:09 – Par Chris OKE
Mandela, Kaunda, mais aussi Che Guevara ou Malcolm X… Dans les années 1960, Dar es Salaam était une capitale africaine de l’anticolonialisme. Mejah Mbuya tente de faire revivre cette histoire que Tanzaniens et Africains ont largement oubliée. M. Mbuya est l’un des fondateurs d’Africa Roots, une agence de voyages qui, outre les traditionnels safaris et randonnées, propose un circuit, à pied ou à bicyclette, à la découverte de l’histoire de la ville et notamment des traces de ce passé.

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Der Reiseleiter Mejah Mbuya in den Straßen von Dar-es- Salaam
Le guide touristique Mejah Mbuya dans les rues de Dar es Salaam, le 27 avril 2014
afp.com – Daniel Hayduk

Devant un immeuble décrépit et apparemment abandonné du centre-ville, à l’ombre de gratte-ciels modernes, Mejah Mbuya saute de son vélo. “Il y avait une plaque quelque part par ici…” Il cherche en vain. “Bref, c’est l’ancien siège du Frelimo”.
C’est à Dar es Salaam, alors capitale du jeune Tanganyika tout juste indépendant, qu’a été fondé en 1962, le Front de libération du Mozambique (Frelimo). La guérilla indépendantiste mozambicaine y conservera son siège jusqu’à l’indépendance en 1975 du Mozambique dont il restera le parti unique jusqu’en 1990.
La Tanzanie célèbre cette année le cinquantième anniversaire de sa création, en 1964, née de l’union du Tanganyika et de Zanzibar, peu de temps après leurs indépendances respectives.
De l’autre côté de la rue, l’ANC (Congrès national africain) de Nelson Mandela eut également des bureaux.
En janvier 1962, quelques mois avant d’être emprisonné en Afrique du Sud durant 28 ans, Mandela lui-même s’est rendu à Dar es Salaam pour rencontrer Oliver Tambo, chef de l’ANC en exil, et discuter de la récente création de l’Umkhonto we Sizwe, la branche armée du mouvement antiapartheid. Plusieurs camps d’entraînement allaient être ouverts en Tanzanie.
Il y a rencontré également Julius Nyerere, alors Premier ministre du Tanganyika et futur président de Tanzanie. Son idéal panafricain attirera dans son pays nombre de membres des mouvements indépendantistes du continent ou des défenseurs des droits des Noirs américains.
“Je veux que les Tanzaniens connaissent leur histoire. C’est quelque chose qu’ils devraient connaître et dont ils devraient être fiers”, explique Mejah Mbuya, qui ne fait pas ses 39 ans dans son short à larges poches et ses dreadlocks enserrées dans un foulard.
“Mais je veux aussi partager cette histoire avec le reste du monde, notamment les Sud-Africains. Il y a actuellement beaucoup de xénophobie (anti-africaine) en Afrique du Sud. Les Sud-Africains s’inquiètent que des gens du reste de l’Afrique viennent prendre leurs emplois. Je veux qu’ils se souviennent qu’ils ont une importante dette envers la Tanzanie et d’autres pays africains”, dit-il.
– Malcolm X et Che Guevara –
Après le massacre de Sharpeville, en 1960, l’ANC et le Congrès panafricain (PAC) ont été interdits par le régime d’apartheid et ont plongé dans la clandestinité. Nombre de leurs dirigeants ont pris le chemin de l’exil et ont été accueillis dans divers pays d’Afrique, notamment en Tanzanie.
Le circuit d’Afri Roots commence dans les effluves et la moiteur du marché aux poissons. Il continue au New Africa Hotel, lieu de rencontre prisé au début des années 1960 par les membres de l’ANC ou d’autres mouvements de libération.
Dans son livre “Ebène”, le journaliste-écrivain polonais Ryszard Kapuscinski a décrit l’hôtel à l’époque: “On peut voir assis à une table (Eduardo) Mondlane du Mozambique, (Kenneth) Kaunda de Zambie, (Robert) Mugabe de Rhodésie. A une autre (Abeid Amani) Karume de Zanzibar, (Dunduzu) Chisiza du Malawi, (Sam) Nujoma de Namibie”.
Mondlane, fondateur du Frelimo, sera assassiné en 1969 à Dar es Salaam, Chisiza mourra sur une route du Malawi, mais les autres allaient devenir les pères des indépendances de leurs pays respectifs.
“Le soir, alors que la chaleur tombe et qu’un brise rafraîchissante souffle de la mer, la terrasse s’emplit de gens discutant, élaborant des plans d’action, calculant leurs forces et évaluant leurs chances”, poursuit Kapuscinski.
L’étape suivante conduit à l’hôtel où Malcom X, militant des droits des Noirs américains, séjourna en 1964. Il est désormais transformé en immeuble de bureaux, très demandés dans la capitale économique.
Des dirigeants des Black Panthers ont séjourné à Dar es Salaam, lance Mbuya par dessus son épaule en continuant la visite.
Le théoricien américain du “Black Power” Stokley Carmichael s’y rendit en 1967. Pete O’Neal, ancien responsable des Black Panthers américains, en cavale depuis 1970, vit depuis lors en Tanzanie – à Arusha (nord-est).
Plus loin, au restaurant New Zahir, toujours animé à l’heure du déjeuner, le révolutionnaire cubain Che Guevara rencontrait en 1965 les rebelles congolais anti-Mobutu de Laurent-Désiré Kabila, pour préparer une campagne au Congo qui tournera court. Le “Che” repassera à Dar es Salaam quelque mois plus tard, après l’échec de son aventure congolaise.
A la fin de la visite, devant un verre de vesou, Mejah Mbuya regrette que son pays reste peu développé après avoir tant donné aux grandes luttes anticoloniales du XXe siècle. “La Tanzanie était comme une bougie. Elle a fourni de la lumière à d’autres qui avaient besoin d’espoir, mais s’est consumée”.
© 2014 AFP

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Le restaurant New Zahir à Dar es Salaam où ont mangé Che Guevara et Malcolm X, le 27 avril 2014
New Zahir Restaurant in Dar es Salaam, wo Che Guevara und Malcolm X aßen
Le restaurant New Zahir à Dar es Salaam où ont mangé Che Guevara et Malcolm X, le 27 avril 2014
afp.com – Daniel Hayduk

Touristischer Rundgang in der antikolonialen Erinnerung von Dar es Salaam
Daressalam ( AFP) – 30/4/2014 08.09 – Von Chris OKE
Mandela, Kaunda , aber auch Che Guevara oder Malcolm X. … In den 1960er Jahren war Dar es Salaam die Hauptstadt eines afrikanischen Anti- Kolonialismus. Mejah Mbuya versucht, diese Geschichte, die die Tansanier und Afrikaner weitgehend vergessen haben, wieder zu beleben. Herr Mbuya ist einer der Gründer von Africa Roots, ein Reisebüro , das neben den traditionellen Safaris und Wanderungen eine Tour zu Fuß oder mit dem Fahrrad anbietet, um die Geschichte der Stadt, insbesondere die Spuren dieser Vergangenheit, zu entdecken.
Vor einem altersschwachen und scheinbar verlassenen Gebäude im Stadtzentrum, im Schatten des modernen Wolkenkratzern , springt Mejah Mbuya von seinem Fahrrad. “Es gab eine Gedenktafel hier irgendwo …”. Er sucht vergebens . “Kurz gesagt, ist es die ehemalige Zentrale der Frelimo ” .
Es war in Dar es Salaam, der Hauptstadt des jungen unabhängigen Tanganjika, wo im Jahr 1962 die Befreiungsfront von Mosambik ( Frelimo ) gegründet wurde. Die mosambikanische Unabhängigkeitsguerilla behielt ihren Sitz hier bis zur Unabhängigkeit im Jahr 1975 in Mosambik , wo sie bis 1990 die Einheitspartei blieb.
Tansania feiert den fünfzigsten Jahrestag seiner, im Jahr 1964, kurz nach der Unabhängigkeit, aus der Vereinigung von Tanganjika und Sansibar geborenen Gründung.
Auf der anderen Seite der Straße hatte der ANC ( African National Congress) von Nelson Mandela auch Büros.
Im Januar 1962 , wenige Monate , bevor er in Südafrika 28 Jahre lang eingesperrt wurde, ging Mandela selbst nach Dar es Salaam, um Oliver Tambo , den Führer der ANC im Exil, zu treffen. Man diskutierte die jüngste Schöpfung, Umkhonto we Sizwe, dem bewaffneten Flügel der Anti-Apartheid-Bewegung. Mehrere Trainingslager würden in Tansania eröffnet werden.
Er traf auch Julius Nyerere , damals Ministerpräsident von Tanganjika und zukünftiger Präsident von Tansania . Dessen panafrikanisches Ideal zog viele Mitglieder der separatistischen Bewegungen auf dem Kontinent oder der afro-amerikanischen Aktivisten an.
“Ich möchte, dass die Tansanier ihre Geschichte kennenlernen. Das ist etwas, was sie wissen sollten , und sie sollten stolz sein “, sagte Mbuya Mejah , der in seinen Shorts und Taschen und in einen Schal gewickelten Dreadlocks jünger erscheint als seine 39 Jahre.
“Aber ich will auch diese Geschichte mit dem Rest der Welt teilen, insbesondere den Südafrikanern. Derzeit gibt es eine Menge von Fremdenfeindlichkeit (anti- afrikanische) in Südafrika. Südafrikaner sind besorgt, dass die Menschen aus dem Rest von Afrika kommen, um ihre Arbeitsplätze zu nehmen. Ich will daran erinnern, dass sie eine große Schuld gegenüber Tansania und anderen afrikanischen Ländern haben “, sagte er.
– Malcolm X und Che Guevara –
Nach dem Massaker von Sharpeville 1960 wurden der ANC und der Pan Africanist Congress (PAC ) durch das Apartheid-Regime verboten und stürzten sich in den Untergrund. Viele ihrer Führer haben den Weg des Exils genommen und wurden in verschiedenen afrikanischen Ländern, darunter Tansania, begrüßt.
Der Rundgang von Africa Roots beginnt im Geruch und der Nässe vom Fischmarkt. Weiter geht es zum New Africa Hotel , beliebter Treffpunkt in den frühen 1960er Jahren von den Mitgliedern des ANC und anderen Befreiungsbewegungen .
In seinem Buch “Ebony” beschrieb der polnische Journalist und Shrifssteller Ryszard Kapuscinski das Hotel zu der Zeit : “Man sieht an einem Tisch sitzen ( Eduardo ) Mondlane aus Mozambique, ( Kenneth ) Kaunda von Sambia, (Robert ) Mugabe aus Rhodesien . An einem anderen ( Abeid Amani ) Karume von Sansibar, ( Dunduzu ) Chisiza aus Malawi, und ( Sam ) Nujoma von Namibia . ”
Mondlane , Gründer der Frelimo , wurde 1969 in Dar es Salaam ermordet, Chisiza starb auf einer Straße in Malawi , aber die anderen sollten die Väter der Unabhängigkeit der jeweiligen Länder werden.
“In der Nacht, wenn die Hitze fällt und eine erfrischende Brise vom Meer kommt, ist die Terrasse voll mit Menschen , die die Entwicklung von Aktionsplänen diskutieren und ihre Kräfte und Chancen bewerten”, sagt Kapuscinski .
Der nächste Schritt führt zum Hotel, wo Malcolm X, der Aktivist der Rechte der schwarzen Amerikaner,1964 logierte. Es wird nun in ein Bürogebäude umgewandelt, ein Zeichen für die hohe Nachfrage in der ökonomischen Hauptstadt.
Die Führer der Black Panthers waren in Dar es Salaam, erzählt Mbuya Lanze über die Schulter bei der Fortsetzung der Tour.
Der amerikanische Theoretiker der “Black Power”, Stokley Carmichael, war hier im Jahr 1967. Pete O’Neal, ehemaliger Chef der amerikanischen Black Panthers und auf der Flucht seit 1970 , lebt in Tansania – in Arusha (Nordosten) .
Im New Zahir New, immer noch gut besucht für das Mittagessen, traf der kubanische Revolutionär Che Guevara im Jahr 1965 den kongolesischen Rebellen ( gegen Mobutu) Laurent- Désiré Kabila , um eine Kampagne, die kurz darauf im Kongo laufen wird, vorzubereiten. “Che” wird nach Dar es Salaam zurückkehren, ein paar Monate später, nach dem Scheitern seiner kongolesischen Abenteuer.
Am Ende des Besuchs, bei einem Glas Zuckerrohrsaft , bedauert Mejah Mbuya , dass sein Land so wenig entwickelt bleibt, nachdem es für die großen antikolonialen Kämpfen des zwanzigsten Jahrhunderts so viel gegeben hatte. “Tansania war wie eine Kerze. Anderen gab sie Licht, die nötige Hoffnung, aber sie hat sich verbraucht. ”
© 2014 AFP

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