TOGO: ZAM-KE, RECYCLING- PROJEKT VON PLASTIKTÜTEN (für Wasser) – Togo: sachets en plastique – le projet de recyclage Zam-Ké

Togo: die Wassertüten haben ein zweites Leben
Interview mit der Leiterin des Recycling-Projekts Zam-Ké
afrik.com – 14 Mai 2012
Das im Juni 2011 gestartete Projekt Zam-Ké, das heißt “benutze mich noch”, versteht sich als eine starke Alternative zur Verschmutzung der Straßen von Togo durch Wassertüten.
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Togo : les sachets d’eau ont une seconde vie
Entretien avec la responsable du projet de recyclage Zam-Ké
afrik.com – lundi 14 mai 2012
Par Christelle Mensah

Lancé en juin 2011, le projet Zam-Ké, comprenez “utilise-moi encore”, se veut une alternative forte à la pollution des rues togolaises par les sachets d’eau. C’est l’ONG Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, née en 2000, qui porte ce projet ambitieux de transformation des sachets d’eau usés en articles en tous genres. Entretien avec Nina Akue, chargé du projet et coordinatrice adjointe des projets de l’association, qui tente surtout de faire changer les mentalités.

Afrik.com : Comment procédez-vous pour la confection de vos produits ?
Nina Akue : Nos avons une équipe de laveuses qui s’occupe de collecter les sachets dans les rues, beaucoup de particuliers nous les livrent également. Elles les lavent ensuite avec des produits désinfectants. Une fois lavés, les sachets sont envoyés en ateliers pour la confection. Les gains récoltés de la vente de nos produits doivent permettre de continuer à rémunérer les six personnes travaillant sur le projet, et surtout à financer les autres projets éducatifs de l’ONG.

Afrik.com : Comment choisissez-vous les modèles ?
Nina Akue : Nous n’avons pas de personnel qui dessine les modèles, ni de bureau réel qui décide de quels produits il faut faire ou non. Toute l’équipe participe aux idées de produits qu’on peut fabriquer. Ensuite, on essaie d’en confectionner un. Si au niveau de la production, des coûts et de l’esthétique, ça fonctionne, alors nous le mettons dans nos catalogues. Nous recevons aussi des commandes spécifiques d’articles qui ne figurent pas dans nos catalogues. Pour l’esthétique, c’est la même chose, toute l’équipe donne son avis. Après cela, c’est la coordination qui décide si oui ou non on l’ajoute ou pas. Mais aujourd’hui, nous disposons déjà d’un catalogue bien défini.

Afrik.com : Quels articles fabriquez-vous à partir de ces sachets d’eau ?
Nina Akue : Nous fabriquons des porte-monnaies, des trousses, des sacs à main, des sacs de courses, des sacs d’écolier, des trousses de toilettes, des poubelles de bureau, des pots à crayon pour ne citer que cela. Nos produits sont disponibles dans certains centres culturels, dans des librairies et certains supermarchés. Tous nos clients sont contents, d’abord parce qu’aux yeux des copains, voisins, amis, ils ont des accessoires très originaux et surtout parce qu’ils font un geste écolo.

Afrik.com : Comment réagissent les gens à la vue de vos articles ? Ils sont surpris ?
Nina Akue : Nos articles sont accueillis avec beaucoup d’enthousiasme mais surtout beaucoup d’étonnement. Les gens ont plutôt l’habitude de voir ces sachets d’eau dans les rues ! Mais ils trouvent l’idée est géniale. Nos ventes sont toujours accompagnées d’un temps d’échange avec le client où nous lui expliquons l’intérêt de notre projet, ainsi que ce que nous devons faire des sachets d’eau une fois consommés. Nous mettons également en place des partenariats avec les écoles qui nous permettront de passer dans les classes afin de sensibiliser les élèves sur la problématique des sachets et les inciter aux tris des déchets. C’est un volet très important pour nous.

Afrik.com : Une anecdote à ce propos…
Nina Akue : Les clients sont très curieux et nous posent plein de questions et surtout si c’est au Togo qu’on fabrique ces articles. Je me rappelle d’une dame à une exposition-vente. Elle est venue à notre stand et touché les articles. Très étonnée, elle nous a ensuite posé plein de questions. Nous lui avons répondu et après avoir observé chacun des articles, elle s’est mise à côté de notre stand et a commencé à louer nos produits à chaque client qui passait par là.

Afrik.com : Ce projet a démarré il y a un peu moins d’un an, comment avez-vous eu l’idée de recycler ces sachets d’eau usagés qu’on appelle “pure water” ?
Nina Akue : Nous sommes partis d’un constat simple : la population togolaise consomme énormément d’eau en sachets. Et qu’est-ce qui se passe après ? Ces sachets finissent dans les rues. Nous savons tous les dégâts que cela engendre sur notre planète, c’est ce qui nous a motivés. Nous avons donc voulu donner une seconde vie à ses sachets en les utilisant pour fabriquer d’autres produits. La pollution est une problématique majeure car l’Etat n’a pas encore trouvé une solution efficace pour transformer les sachets qui se trouvent dans les rues. Par conséquent, une grande majorité de la population opte pour l’incinération des sachets. Cette solution est encore plus dangereuse car les fumées sont nocives pour la population et l’environnement.

Afrik.com : On accuse aussi ces sachets d’être responsables des inondations au Togo. C’est une accusation fondée ?
Nina Akue : Oui, je le crois. Ces sachets ne sont peut-être pas les seules causes des inondations au Togo, mais ils y participent dans une large mesure. Les problèmes écologiques que provoquent ces sachets plastiques en général, y compris les “pure water”, sont considérables. Les sachets dans les rues imperméabilisent les sols. Lorsqu’il pleut, l’eau ne s’infiltre pas dans la terre et reste en surface. Cette eau s’accumule et cause des inondations sur le long terme. Or, depuis des années, les sols togolais sont recouverts de tonnes de sachets. Les maladies en sont les conséquences directes car elles provoquent la prolifération des moustiques, à l’origine du paludisme et d’autres maladies parasitaires, et d’autres insectes près des eaux usées qui n’ont pu être absorbées par le sol.
© 2012 afrik.com

JPEG - 60.1 ko Nina Akue au milieu des produits recyclés Zam-Ké Foto (c) afrik.com: Nina Akue au milieu des produits recyclés Zam-Ké – Nina Akue inmitten der Zam-Ké-Recyclingprodukte

Togo: die Wassertüten haben ein zweites Leben
Interview mit der Leiterin des Recycling-Projekts Zam-Ké
afrik.com – 14 Mai 2012
Von Christelle Mensah
Das im Juni 2011 gestartete Projekt Zam-Ké, das heißt “benutze mich noch”, versteht sich als eine starke Alternative zur Verschmutzung der Straßen von Togo durch Wassertüten. Die NGO Heilige Theresa vom Kinde Jesu, im Jahr 2000 entstanden, trägt dieses ehrgeizige Projekt, gebrauchte Wassertüten in Produkte aller Art zu verwandeln. Interview mit Nina Akue, Verantwortliche des Projekts und stellvertretende Koordinatorin der Projekte des Vereins, der vor allem versucht, Einstellungen zu verändern.

Afrik.com: Wie gehen Sie vor bei der Herstellung Ihrer Produkte?
Nina Akue: Wir haben ein Team von Wäscherinnen, das dafür sorgt, die Tüten auf den Straßen zu sammeln, auch viele Einzelpersonen beliefern uns. Dann waschen sie sie mit einem Desinfektionsmittel. Nach dem Waschen werden die Beutel an Werkstätten für die Herstellung geschickt. Gewinne aus dem Verkauf unserer Produkte ermöglichen es, weiterhin die Zahlung die sechs Personen, die in dem Projekt arbeiten, zu bezahlen, und vor allem die anderen pädagogische Projekten der NGO zu finanzieren.

Afrik.com: Wie wählen Sie die Modelle?
Nina Akue: Wir haben keine Mitarbeiter, die Modelle entwerfen, oder kein wirkliches Büro, das entscheidet, welche Produkte hergestellt werden und welche nicht. Das gesamte Team nimmt an der Ideenfindung für ein Produkt teil. Dann versuchen wir, ein Exemplar zu machen. Wenn es funktioniert, bezüglich der Produktion, der Kosten und der Ästhetik, dann nehmen wir es in unsere Kataloge auf. Wir erhalten auch Aufträge für bestimmte Artikel, die nicht in unseren Katalogen aufgeführt sind. Was die Ästhetik angeht, ist es dasselbe, das ganze Team gibt seine Meinung ab. Danach ist es die Koordination die angibt, ob man es aufnimmt oder nicht. Aber heute haben wir schon einen gut sortierten Katalog.

Afrik.com: Welche Gegenstände machen Sie aus diesen Wassertüten?
Nina Akue: Wir machen Geldbörsen, Etuis, Handtaschen, Einkaufstaschen, Schultaschen, Kulturbeutel, Papierkörbe, Bleistifthalter, um nur einiges zu nennen. Unsere Produkte sind in einigen Kulturzentren, Buchhandlungen und einigen Supermärkten erhältlich. Alle unsere Kunden sind zufrieden, weil sie erstens in den Augen von Freunden, Nachbarn, Freunden sehr originelle Accessoires haben, und vor allem, weil sie ökologisch handeln.

Afrik.com: Wie reagieren die Menschen auf den Anblick Ihrer Artikel? Sind sie überrascht?
Nina Akue: Unsere Artikel werden mit großer Begeisterung, aber auch mit viel Überraschung begrüßt. Die Leute sind eher gewohnt diese Wassertüten auf der Straße liegen zu sehen! Aber sie finden die Idee genial. Unsere Verkäufe werden immer durch ein kleines Gespräch mit dem Kunden begleitet, wo wir die Bedeutung von unserem Projekt erklären und was wir aus den gebrauchten Wassertüten machen. Außerdem setzen wir Partnerschaften mit Schulen ein, die es uns ermöglichen, in die Klassen zu gehen um die Schüler für das Problem der Tüten zu sensibilisieren und Mülltrennung zu fördern. Dies ist ein sehr wichtiger Bestandteil für uns.

Afrik.com: Eine Anekdote dazu?
Nina Akue: Kunden sind sehr neugierig und stellen uns viele Fragen und vor allem, ob es in Togo ist, wo man diese Artikel produziert. Ich erinnere mich an eine Dame in einer Verkaufsausstellung. Sie kam zu unserem Stand und berührte die Gegenstände. Sehr überrascht, stellte sie uns dann viele Fragen. Wir antworteten ihr, und nachdem sie jedes der Objekte begutachtet hatte, stellte sie sich neben unseren Stand und begann unsere Produkte jedem Kunden, der vorbeikam, anzupreisen.

Afrik.com: Dieses Projekt startete vor knapp einem Jahr, wie seid ihr auf die Idee gekommen, diese gebrauchten Wassertüten zu recyceln, als “reines Wasser” bekannt?
Nina Akue: Wir begannen aus einer einfachen Beobachtung: die togoische Bevölkerung verbraucht sehr viel Wasser in Tüten. Und was passiert danach? Diese Tüten landen auf den Straßen. Wir alle kennen den Schaden, den dies auf unserem Planeten verursacht, das hat uns motiviert. Wir wollten diesen Tüten ein zweites Leben geben, indem wir sie nutzten, um andere Produkte herzustellen. Die Umweltverschmutzung ist ein großes Problem, weil der Staat noch keine effektive Lösung gefunden hat, um die Tüten auf den Straßen zu Verbrennung der Tüten. Diese Lösung ist sogar noch gefährlicher, weil die Dämpfe schädlich für Mensch und Umwelt sind.

Afrik.com: Diese Tüten sollen auch verantwortlich sein für die Überschwemmungen in Togo. Dies ist eine begründete Anschuldigung?
Akue Nina: Ja, ich glaube. Diese Taschen sind vielleicht nicht die einzigen Ursachen der Überschwemmungen in Togo, aber sie beteiligen sich zu einem großen Teil. Umweltprobleme, die durch diese Plastiktüten im Allgemeinen, einschließlich “reines Wasser”, verursacht wurden, sind beträchtlich. Die Tüten auf den Straßen machen den Boden wasserdicht. Wenn es regnet, kann das Wasser nicht im Boden versickern und bleibt an der Oberfläche. Das Wasser sammelt sich und verursacht Überschwemmungen auf lange Sicht. Aber seit Jahren sind Böden in Togo mit Tonnen von Tüten bedeckt. Krankheiten sind die direkten Folgen, weil sie die Vermehrung von Mücken begünstigen, die Malaria und andere parasitäre Krankheiten verursachen, und von anderen Insekten in der Nähe der Abwässer, die nicht in den Boden aufgenommen werden konnten.
© 2012 afrik.com

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