TOLL! RUANDA WANDELT TÖDLICHES METHANGAS aus KIVU-SEE in STROM – Rwanda: Le méthane mortel du lac Kivu, une future source d’énergie

Ruanda: Das tödliche Methangas aus dem Kivu-See , eine Energiequelle der Zukunft
Karongi (Ruanda) (AFP) – 26/5/2014 08.05 – Von Stephanie Aglietti
Unter den ruhigen Gewässern des Kivu-Sees an der Grenze zur Demokratischen Republik Kongo (DRC) will Ruanda eine echte lebensbedrohende Bombe, das Gemisch aus Methan und CO2, in Strom verwandeln. Der 2.370 km2 große Kivu-See – die vierfache Größe des Genfersees zwischen Frankreich und der Schweiz – , dessen Tiefe stellenweise bis zu 485 Meter erreicht, enthält schätzungsweise etwa 60 km3 gelöstes Methan und etwa 300 km3 Kohlendioxid (CO2).
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Rwanda: Le méthane mortel du lac Kivu, une future source d’énergie
Karongi (Rwanda) (AFP) – 26.05.2014 08:05 – Par Stephanie AGLIETTI
Sous les eaux calmes du lac Kivu, à la frontière entre Rwanda et République démocratique du Congo (RDC), sommeille une véritable bombe potentiellement mortelle, mélange de méthane et de CO2, que le Rwanda veut transformer en électricité. Les 2.370 km2 du lac Kivu – soit quatre fois la taille du lac Léman entre la France et la Suisse – dont la profondeur atteint 485 mètres par endroits, contient, selon les estimations, quelque 60 km3 de méthane dissous et environ 300 km3 de dioxyde de carbone (CO2).

Des enfants de pêcheurs au bord du lac Kivu, à Rubavu (Rwanda), le 2 mai 2014
Kinder von Fischern am Kivu See, in Rubavu, Ruanda
Des enfants de pêcheurs au bord du lac Kivu, à Rubavu (Rwanda), le 2 mai 2014
afp.com – Stéphanie Aglietti

“Le lac Kivu est un lac à problème (…) dans lequel on trouve du dioxyde de carbone en volume assez important et du méthane (…) un gaz qui peut servir de détonateur à une éruption limnique”, une remontée des eaux profondes chargées en gaz mortel qui se répandrait alors dans l’atmosphère, explique Matthieu Yalire, chercheur à l’Observatoire volcanologique de Goma, sur la rive congolaise du lac.
Avec ceux de Nyos et de Monoun au Cameroun, le lac Kivu est l’un des trois lacs au monde renfermant de très fortes concentrations de gaz. En 1986, le CO2 brutalement libéré par le lac Nyos avait tué par asphyxie plus de 1.700 habitants alentour. Deux ans auparavant, un phénomène semblable avait tué 37 personnes autour du lac Momoun.
Une telle catastrophe sur le lac Kivu pourrait tuer jusqu’à 2 millions de riverains rwandais et congolais. Or, la forte présence de méthane dans le lac et la proximité du volcan Nyiragongo, un des plus actifs d’Afrique, rendent l’événement loin d’être hypothétique.
En 2002, une éruption du Nyiragongo avait laissé craindre un bouleversement de la “stratification” (disposition des couches d’eau) du lac, susceptible d’entraîner une remontée des couches chargées en gaz. “Pour l’instant le lac est stable mais pour combien de temps?”, interroge Matthieu Yalire, qui estime qu’extraire le méthane permet de “stabiliser” le lac.
Pour Martin Schmid, chercheur à l’Institut suisse de recherche sur l’eau et les milieux aquatiques (Eawag), “il est essentiel d’extraire le gaz du lac, au moins à long terme (…) si on laisse les gaz s’accumuler pendant une longue période, il faudra s’attendre à un moment à une éruption catastrophique de gaz”.
– Seul lac au monde avec du méthane exploitable –
Mais cette concentration explosive de méthane fait aussi du lac Kivu le seul au monde où ce gaz peut être exploité commercialement.
A Karongi, sur la rive rwandaise, au pied des collines verdoyantes parsemées de bananeraies, l’entreprise américaine ContourGlobal, spécialisée dans la construction et la gestion de centrales électriques, finalise les préparatifs du projet KivuWatt qui vise à transformer la menace en aubaine et le gaz mortel en source d’énergie commercialisée.
Des centaines d’ouvriers s’affairent autour d’une plateforme qui, d’ici fin 2014, sera installée sur le lac, d’où elle aspirera le méthane piégé dans les profondeurs.
Sur sa rive Nord, près de la localité de Rubavu, un projet-pilote du gouvernement rwandais produit déjà 2MW d’électricité à partir du méthane lacustre. Mais le projet KivuWatt est d’une toute autre ampleur.
Sa première phase prévoit de générer 25 mégawatts (MW) destinés au réseau local puis, à terme, 100 MW, distribués dans l’ensemble du pays, soit permettant de quasiment doubler la capacité de production actuelle du Rwanda, d’environ 115 MW.
L’électrification du pays est un des objectifs du gouvernement rwandais qui veut que d’ici 2017 70% de sa population ait accès à l’électricité contre seulement 18% aujourd’hui.
Le méthane va aussi permettre de remplir un autre objectif: diversifier les sources d’énergie du Rwanda. Aujourd’hui, 46% de son électricité est d’origine thermique et la facture annuelle du carburant importé pour alimenter ces centrales s’élève à 40 millions de dollars.
“Il n’y a pas de forage, le gaz est pompé dans les couches inférieures (des eaux) du lac qui sont saturées en méthane”, explique Yann Beutler, chef du projet KivuWatt, un investissement d’environ 200 millions de dollars à capitaux privés, mais financé à hauteur d’environ 45% par des prêts d’institutions internationales d’aide publique au développement.
“A partir du moment où cette eau remonte à la surface, elle libère le gaz (méthane et CO2) et ce gaz est collecté”, poursuit M. Beutler. Méthane et CO2 sont séparés, le méthane envoyé vers une centrale sur la rive, tandis que le CO2 est redissous dans l’eau et le tout renvoyé dans les profondeurs du lac.
L’ensemble du processus est conçu pour que “la structure du lac et la faune et la flore du lac ne soient pas modifiées”, assure-t-il.
ContourGlobal a signé une concession de 25 ans avec l’Etat rwandais et un accord avec EWSA, l’entreprise publique de production et distribution d’électricité au Rwanda, qui lui rachètera l’électricité produite durant cette même période.
© 2014 AFP

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Un employé contrôle un écran dans une des salles du site industriel de transformation d'électricité,Entrée du site industriel de Rubavu au Rwanda, le 7 mai 2014, où un projet de transformation de méth
Kontrollraum und Eingang des Industriekomplexes in Rubavu, Ruanda, wo das Projekt der Umwandlung von Methangas in Strom läuft
Un employé contrôle un écran dans une des salles du site industriel de transformation d’électricité, à Rubavu (Rwanda), le 2 mai 2014
Entrée du site industriel de Rubavu au Rwanda, le 7 mai 2014, où un projet de transformation de méthane en energie est en cours
afp.com – Stéphanie Aglietti

Ruanda: Das tödliche Methangas aus dem Kivu-See , eine Energiequelle der Zukunft
Karongi (Ruanda) (AFP) – 26/5/2014 08.05 – Von Stephanie Aglietti
Unter den ruhigen Gewässern des Kivu-Sees an der Grenze zur Demokratischen Republik Kongo (DRC) will Ruanda eine echte lebensbedrohende Bombe, das Gemisch aus Methan und CO2, in Strom verwandeln. Der 2.370 km2 große Kivu-See – die vierfache Größe des Genfersees zwischen Frankreich und der Schweiz – , dessen Tiefe stellenweise bis zu 485 Meter erreicht, enthält schätzungsweise etwa 60 km3 gelöstes Methan und etwa 300 km3 Kohlendioxid (CO2).
“Der Kivu -See ist ein Problemsee (…) , in dem es Kohlendioxid in großen Volumen und Methan gibt, ein Gas, das als Auslöser für eine limnische Eruption dienen kann”, nämlich einem Anstieg von Tiefwasser mit tödlichen Gas, das sih dann in der Atmosphäre verbreitet, erklärt Matthieu Yalire, Forscher an der Goma Volcano Observatory auf der kongolesischen Seite des Sees .
Mit denen von Nyos und Monoun in Kamerun ist der Kivu-See einer der drei Seen in der Welt , die sehr hohe Konzentrationen von Gas enthalten. Im Jahr 1986 hatte das plötzlich vom Nyos-See freigegebene CO2 rund 1.700 Menschen Anwohner erstickt. Vor zwei Jahren hatte ein ähnliches Phänomen 37 Personen rund um den See Momoun getötet.
Eine solche Katastrophe am Lake Kivu könnte bis zu 2 Millionen ruandische und kongolesische Bewohner töten. Allerdings macht die starke Präsenz von Methan im See und in der Nähe des Vulkans Nyiragongo , einer der aktivsten Afrikas Vermögenswerte, dieses Ereignis unhypothetisch.
Im Jahr 2002 hatte ein Ausbruch des Nyiragongo Angst ausgelöst vor einer Störung der ” Schichtung” (Lage der Wasserschichten ) des Sees, welche zu einem Anstieg der mit Gas geladenen Schichten führen könnte. “Momentan ist der See stabil, aber für wie lange? “, fragte Matthieu Yalire , der an das Extrahieren von Methan zur “Stabilisierung” des Sees glaubt.
Für Martin Schmid , ein Forscher am Schweizerischen Institut zur Erforschung von Wasser und Gewässer ( Eawag ) , “ist es wichtig, das Gas aus dem See zumindest langfristig zu extrahieren. Wenn wir die Gase sich sammeln lassen für eine lange Zeit , sollten wir irgendwann einen katastrophalen Ausbruch von Gas erwarten. ”
– Einziger See der Welt mit nutzbarem Methan –
Aber diese explosive Konzentration von Methan im Kivu-See macht ihn auch zum einzigen in der Welt, wo dieses Gas kommerziell genutzt werden kann.
In Karongi am ruandischen Ufer am Fuße der grünen, mit Bananenplantagen übersäten Hügel, macht die amerikanische Firma Contour Global, spezialisiert auf den Bau und Betrieb von Kraftwerken , ihre Vorarbeiten zum KivuWatt -Projekt, das die Bedrohung in Segen und das tödliche Gas in eine kommerzialisierbare Energiequelle verwandeln soll.
Hunderte Arbeiter arbeiten rund um eine Plattform, die bis Ende 2014 auf dem See installiert werden soll, wo sie das Methan in den Tiefen absaugen soll.
Auf seinem Nordufer , in der Nähe der Stadt Rubavu, produziert ein Pilotprojekt der ruandischen Regierung bereits 2 MW Strom aus dem Methan des Sees. Aber das KivuWatt -Projekt von ganz anderer Größe .
In der ersten Phase werden 25 Megawatt (MW) lokal und schließlich 100 MW über das ganze Land verteilt, etwa fast eine Verdoppelung der derzeitigen Produktionskapazität von Ruanda, etwa 115 MW.
Die Elektrifizierung des Landes ist eines der Ziele der ruandischen Regierung: sie will bis zum Jahr 2017 70% der Bevölkerung Zugang zu Elektrizität geben, gegenüber nur 18% heute .
Methan wird auch helfen, ein anderes Ziel zu erfüllen : Diversifizierung der Energiequellen in Ruanda. Heute kommt 46% seiner Elektrizität aus Wärme und die Jahresabrechnung für importierten Brennstoff für diese Anlagen beträgt 40 Millionen Dollar.
“Es gibt kein Bohren, das Gas wird in den unteren Schichten (Wasser) aus dem See gepumpt werden”, erklärt Yann Beutler , Leiter des KivuWatt -Projektes, eine Investition von rund 200 Millionen US-Dollar Privatkapital, aber auch zu etwa 45% durch Kredite von internationalen Institutionen der öffentlichen Entwicklungshilfe finanziert.
” Von dem Moment an , wenn das Wasser an die Oberfläche steigt und Gas ( Methan und CO2) freigibt, wird das Gas gesammelt “, so Herr Beutler . Methan und CO2 werden getrennt, Methan zu einem Kraftwerk an der Küste geschickt, während das CO2 wieder in Wasser gelöst und alles wieder in den Tiefen des Sees versenkt wird.
Der gesamte Prozess ist so ausgelegt, dass ” die Struktur des Sees und die Flora und Fauna des Sees nicht verändert werden “, sagt er.
Contour unterzeichnete eine 25 -Jahres- Konzession mit der ruandischen Regierung und einerVereinbarung mit Elsa , dem öffentlichen Hersteller und Anbieter von Strom in Ruanda , die ihr im gleichen Zeitraum den erzeugten Strom abkaufen wird.
© 2014 AFP

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