TSCHAD, ELEFANTEN : PARAMILITÄRISCHER KAMPF GEGEN WILDERER – La protection quasi militaire des éléphants tchadiens

Tschad: der fast militärische Schutz der Elefanten
NATIONAL PARK Zakouma (Tschad) (AFP) – 17.04.2013 06.09 Uhr – von Jean Liou
In einem Versuch, die dem Tschad verbliebenen Elefanten, die durch organisierte Banden von illegalen Elfenbeinhändlern aus dem benachbarten Sudan dezimiert wurden, haben die Umweltschützer beschlossen, paramilitärische Methoden anwenden, mit Kombination von Aufklärungsnetzwerken und modernen Techniken des Kampfes.
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La protection quasi militaire des éléphants tchadiens
PARC NATIONAL DE ZAKOUMA (Tchad) (AFP) – 17.04.2013 06:09 – Par Jean LIOU
Pour tenter de sauver les derniers éléphants du Tchad décimés par des bandes organisées de trafiquants d’ivoire venues du Soudan voisin, les défenseurs de l’environnement se sont résolus à adopter des méthodes paramilitaires, alliant réseaux de renseignements et techniques de combat modernes.

Photo aérienne d'éléphants du parc national Zakouma le 5 avril 2013
Luftaufnahme von Elefanten im Zakouma Nationalpark 5. April 2013
Photo aérienne d’éléphants du parc national Zakouma le 5 avril 2013
Foto © AFP – by Michael Lorentz

C’est au parc national de Zakouma que la guerre aux braconniers à été déclarée. Même si elle bénéficie depuis 1989 du soutien de l’Union européenne, cette vaste réserve de 3.000 km2 au sud du pays a perdu 90% de ses éléphants ces dernières années. De 4.300 animaux recensés en 2002, il n’y en avait plus qu’environ 450 dix ans plus tard. On les abattait devant les fenêtres des administrateurs du parc…
L’ONG sud-africaine African Parks a commencé à organiser la défense quand elle a pris en charge la gestion de Zakouma au début 2011. La première mesure a été d’assurer une présence permanente, car le parc était abandonné pendant la saison des pluies –l’été– quand il est isolé, en grande partie sous les eaux… au moment où les éléphants s’éloignent, et sont davantage vulnérables.
L’ONG a construit des pistes d’atterrissage utilisables par tous les temps et rationalisé son système de surveillance, en déployant notamment des gardes à l’extérieur pendant les crues, et en suivant les pachydermes par satellite. L’hémorragie s’est arrêtée, puisque Zakouma n’a perdu “que” 13 éléphants ces deux dernières années. Et les animaux, qui étaient fort stressés, ont recommencé à se reproduire.
Mais cette reprise en main ne s’est pas faite sans heurts: six gardes de Zakouma ont été abattus un matin de septembre 2012, quelques jours après un raid sur un campement de braconniers au nord-est du parc. “L’impact a été énorme sur nos opérations et sur le moral des gardes. Nous avons été choqués que des gardes qui étaient juste là-bas pour protéger des éléphants aient pu être massacrés comme ça”, raconte Rian Labuschagne, le directeur du parc.
Les informations recueillies alors ont confirmé ce que les défenseurs de l’environnement savaient déjà: basés au Soudan, les braconniers sont puissamment armés, bien organisés, et ont une bonne connaissance de la brousse. Plusieurs d’entre eux sont des Janjawids, miliciens qui se sont fait connaître pour leurs exactions au Darfour, une région de l’ouest du Soudan en proie à une sanglante guerre civile depuis dix ans où ils exécutaient les basses oeuvres du régime de Khartoum.
“Maintenant qu’ils n’ont plus de soutien du gouvernement soudanais, tous ces groupes sont toujours là, les Janjadwids sont un groupe marginalisé, très frustré. Ils sont impliqués dans le trafic d’ivoire depuis des années. (…) Vous savez, les armes à feu et les munitions sont bon marché et le prix de l’ivoire ne cesse d’augmenter”, note M. Labuschagne.
“Massacrés sous nos yeux”
Les soixante gardes de Zakouma sont devenus de vrais petits soldats, quinze d’entre eux formant désormais une force d’intervention rapide.
“Les braconniers sont lourdement armés, décidés, motivés. Ils disent dans leurs témoignages qu’ils procèdent de manière militaire et sont décidés à éliminer tout ce qui se trouve devant eux. Il faut militariser la zone”, insiste Patrick Duboscq, l’ancien policier français qui les a formés.
Ce déploiement de force s’accompagne d’un renforcement du réseau de renseignements parmi la population. “Même si on triplait le nombre de gardes, physiquement, on ne pourrait aller protéger les éléphants partout où ils vont. Il faut s’appuyer sur de bonnes informations et sur une coopération avec les habitants et les autorités locales” afin de pouvoir “mettre les gars au bon endroit au bon moment”, relève le directeur du parc.
“Zakouma, c’est la seule zone protégée”, estime Stéphanie Vergniault, une Française qui a fondé l’association SOS Eléphants.
“Mais un par un, tous les autres éléphants du Tchad sont en train d’être massacrés sous nos yeux” par les bandes de braconniers qui circulent en toute impunité entre le Soudan, le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique, souligne-t-elle.
Elle estime qu’ils en reste environ 2.500. D’autres spécialistes interrogés par l’AFP pensent qu’il y en aurait 1.500 au plus.
Mme Vergniault réclame le classement en zone protégée des territoires qu’ils fréquentent, d’autant que certains riverains aimeraient désormais pouvoir se débarrasser de ces animaux stressés par ces massacres, qui sont devenus bien gênants. “Les éléphants du Tchad sont devenus de véritables tueurs. Les rescapés sont traumatisés, et deviennent super agressifs. Il y a des morts!”
A Zakouma, on prône un système de renseignements et la mise en place d’une brigade d’intervention au niveau national. “Le Tchad commence à montrer un désir de faire quelque chose”, note Lorna Labuschagne, qui épaule son mari Rian à la direction du parc.
En attendant, on s’organise. “Lorsque les braconniers auront fait le tour de la région, ils viendront à Zakouma”, prévoit Patrick Duboscq. “Et ça peut être chaud”, soupire-t-il, évoquant la perspective d’une attaque en hélicoptère ou une prise d’otage des habitants.
© 2013 AFP

Des gardes du parc national Zakouma s'entraînent, le 5 avril 2013Vue aérienne des éléphants du parc national Zakouma le 5 avril 2013
Wildhüter im Zakouma Nationalpark bei Übung, 5. April 2013
Luftaufnahme von Elefanten im Zakouma Nationalpark 5. April 2013
Des gardes du parc national Zakouma s’exercent, le 5 avril 2013
Des gardes du parc national Zakouma s’entraînent, le 5 avril 2013
Fotos © AFP – Jean Liou
Vue aérienne des éléphants du parc national Zakouma le 5 avril 2013
Foto © AFP – Michael Lorentz

Tschad: der fast militärische Schutz der Elefanten
NATIONAL PARK Zakouma (Tschad) (AFP) – 17.04.2013 06.09 Uhr – von Jean Liou
In einem Versuch, die dem Tschad verbliebenen Elefanten, die durch organisierte Banden von illegalen Elfenbeinhändlern aus dem benachbarten Sudan dezimiert wurden, haben die Umweltschützer beschlossen, paramilitärische Methoden anwenden, mit Kombination von Aufklärungsnetzwerken und modernen Techniken des Kampfes.
Im Nationalpark Zakouma wurde der Krieg gegen Wilderer erklärt. Obwohl sie seit 1989 mit Unterstützung der Europäischen Union läuft, hat diese riesige Reserve von 3.000 km2 im Süden 90% der Elefanten in den letzten Jahren verloren. 4.300 Tiere gab es im Jahr 2002, kaum mehr als 450 zehn Jahre später. Sie werden vor den Fenstern der Parkverwaltung geschlachtet …
Die südafrikanische NGO African Parks begann die Organisation der Verteidigung, als sie die Leitung von Zakouma übernahm im Frühjahr 2011. Der erste Schritt bestand darin, eine dauerhafte Präsenz zu gewährleisten, da der Park während der Regenzeit verlassen wurde – der Sommer – wenn es isoliert ist und weitgehend unter Wasser steht… und wenn die Elefanten anfälliger sind.
Die NGO baute allzeitfähige Start- und Landebahnen straffte ihr Beobachtungs-System, einschließlich der Bereitstellung von Wachen außerhalb des Parks bei Hochwasser sowie Satellitenüberwachung der Dickhäuter. Die Blutung hat aufgehört, da Zakouma “nur” 13 Elefanten in den vergangenen zwei Jahren verloren hat. Und die Tiere, die sehr gestresst waren, haben wieder begonnen, sich zu vermehren.
Aber die Wende verlief nicht reibungslos: sechs Parkwächter wurden an einem Morgen im September 2012 getötet, ein paar Tage nach einer Razzia auf ein Lager der Wilderer im Nordosten des Parks. “Der Einschlag auf unseren Betrieb und auf die Moral der Wachen war riesig. Wir waren schockiert, dass Wachen, die nur dort waren, um Elefanten zu schützen, so massakriert wurden”, sagte Rian Labuschagne, der Superintendent .
Die gesammelten Informationen hatten dann bestätigt, was Umweltschützer schon wussten: die Wilderer sind mit Sitz in Sudan, sind schwer bewaffnet, gut organisiert und haben eine gute Kenntnis des Buschs. Mehrere von ihnen sind Janjawid-Milizsoldaten, bekannt für ihre Gräueltaten in der Region Darfur im Westen des Sudan, wo sie die schmutzige Arbeit des Regime in Khartum durchgeführt hatten.
“Jetzt haben sie keine Unterstützung von der sudanesischen Regierung mehr, aber alle diese Gruppen sind noch da, die Janjadwids sind marginalisiert, sehr frustriert. Sie sind im Handel mit Elfenbein seit Jahren beteiligt. (…) Wissen Sie, Gewehre und Munition sind billig und der Preis von Elfenbein steigt dauernd “, sagte Herr Labuschagne.
“Vor unseren Augen massakriert”
60 Parkwächter von Zakouma wurden also zu echten kleinen Soldaten, jetzt bilden fünfzehn von ihnen eine schnelle Eingreiftruppe.
“Die Wilderer sind stark bewaffnet, zielstrebig, motiviert. Sie sagen in ihren Aussagen, dass sie in einer militärische Weise verfahren und entschlossen sind, alles, was vor ihnen steht, zu beseitigen. Das Gebiet muss militarisiert werden”, betont Patrick Duboscq, der ehemalige französische Polizist, der sie schult.
Diese Show der Kraft wird durch eine Stärkung des Netzes der Informationen in der Bevölkerung begleitet. “Selbst wenn wir die Anzahl der Wachen verdreifachen, physisch, könnten wir nicht schützend vor die Elefanten gehen, überall wohin sie gehen. Wir stützen uns auf gute Informationen und die Zusammenarbeit mit den Bewohnern und lokalen Behörden”, um “die Jungs an der richtigen Stelle zum richtigen Zeitpunkt einzusetzen”, sagt der Direktor des Parks.
“Zakouma ist das einzige geschützte Gebiet”, sagte Stephanie Vergniault, eine Französin, die den Verein SOS Elephants gegründet hat.
“Aber eins nach dem anderen, werden alle anderen Elefanten im Tschad vor unseren Augen geschlachtet” durch Wilderei-Banden, die ungestraft zirkulieren zwischen Sudan, Kamerun, Tschad und der Zentralafrikanischen Republik, sagt sie.
Sie glaubt, es gibt noch etwa 2500 Elefanten, andere Experten von AFP befragt denken, es gäbe kaum noch mehr als 1.500.
Ms. Vergniault fordert die Klassifizierung von Zonen, die sie häufig aufsuchen, zu Schutzgebieten , zumal einige Bewohner sie jetzt loswerden möchten, weil die überlebenden Tiere lästig werden. “Die tschadischen Elefanten wurden zu wahren Mördern. Überlebende sind traumatisiert und werden superaggressiv. Es gibt Tote!”
In Zakouma wird ein Informationssystem und die Einrichtung einer Interventionsbrigade auf nationaler Ebene befürwortet. “Chad fängt an, den Wunsch, etwas zu tun, zu zeigen”, sagte Lorna Labuschagne, die ihren Mann Rian bei der Parkverwaltung unterstützt.
Inzwischen organisiert man sich. “Wann dieWilderer ihre Tour durch die Region abgeschlossen haben, kommen sie nach Zakouma”, meint Patrick Duboscq. “Und es kann sehr heiß werden”, seufzt er, bezogen auf die Aussicht auf einen Kampfhubschrauberangriff oder eine Geiselnahme der Einwohner.
© 2013 AFP

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