TSCHAD POSITIONIERT SICH MIT MALI-INTERVENTION ALS REGIONALMACHT – Intervention au Mali: le Tchad se positionne comme puissance régionale

Intervention in Mali: Tschad hat sich als regionale Macht positioniert
N’Djamena (AFP) – 2013.04.03 18.56 – Von Patrick FORT
Mit der Bekanntgabe der Tötung von zwei wichtigen Führern der Dschihadisten in Mali, hat der Tschad, der mit großem Aufwand an Männern und Kosten die Intervention unterstützt, sich als eine regionale Macht positioniert, die sich auf der Stärke ihrer Armee und ihre Petro-Dollars stützt.
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Intervention au Mali: le Tchad se positionne comme puissance régionale
N’DJAMENA (AFP) – 04.03.2013 18:56 – Par Patrick FORT
En annonçant avoir tué deux importants chefs jihadistes au Mali, le Tchad, qui a consenti un effort important et coûteux en hommes pour cette intervention, se positionne en puissance régionale, s’appuyant sur la force de son armée et de ses pétro-dollars.

Des soldats tchadiens quittent le Niger pour se rendre au Mali, le 26 janvier 2013
Tschadische Soldaten verlassen den Niger Richtung Mali, 26 Januar 2013
Des soldats tchadiens quittent le Niger pour se rendre au Mali, le 26 janvier 2013
AFP/Archives – Boureima Hama

La mort des deux chefs islamistes algériens Mokhtar Belmokhtar et Abdelhamid Abou Zeïd – annoncée par les Tchadiens mais que Bamako et Alger n’ont pas confirmée – pourraient être utilisée comme des trophée par Idriss Déby: le Tchad se poserait alors comme un des boucliers africains contre l’islamisme radical, et bénéficierait non seulement d’un plus grand poids diplomatique, mais aussi de financements occidentaux.
Une occasion pour le président Deby, au pouvoir depuis 1990, de faire oublier les critiques sur les carences démocratiques, les violations des droits de l’Homme de son régime et la grande misère de sa population malgré la manne pétrolière.
“Depuis quelques années, le Tchad cherche à s’affirmer comme une puissance régionale et il le fait assez bien”, juge une source diplomatique occidentale, soulignant que la normalisation en 2010 de ses relations avec le Soudan a changé considérablement la donne.
Cette paix dans l’Est avec le Soudan, lui a permis de tisser de nouveaux liens diplomatiques avec la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et son grand voisin le Nigeria, tout en relançant la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (Cen-Sad) après la disparition du leader libyen Mouammar Kadhafi.
L’armée tchadienne a joué le principal rôle de stabilisateur dans la crise centrafricaine en janvier.
Mais l’intervention au Mali, où le Tchad s’est déployé rapidement contrairement aux pays de la Cedeao, est l’initiative la plus spectaculaire sur le plan international.
Ses meilleures troupes au Mali
L’attaque fulgurante de 2008 menée par les rebelles, qui les avait vu arriver aux portes du palais présidentiel d’un régime soutenu logistiquement par l’armée française est désormais loin. Depuis, avec les pétro-dollars, le président Idriss Déby Itno a réorganisé et modernisé son armée qui n’est plus orientée uniquement vers la défense contre les rezzous (raids) venus de l’Est.
Déby peut désormais projeter ses troupes ailleurs, et il n’a pas tardé à envoyer ses meilleures troupes au Mali avec l’un de ses fils. Elles sont aujourd’hui sur le principal théâtre d’opérations.
“Les combattants tchadiens (…) ont une mobilité, une rusticité tout à fait adaptées. Ils se battent avec des méthodes assez comparables à celles employées par les para-militaires des groupes jihadistes”, note Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense.
Les militaires tchadiens ont pour la plupart déjà connu le feu au cours de différentes attaques rebelles dont la dernière date de 2009. Toutefois, certaines sources militaires soulignent que si ces soldats sont réputés pour “leur courage et discipline”, ils ont plutôt l’habitude de combattre à découvert et non dans les massifs rocheux comme les Ifoghas où se cachent les jihadistes.
Un haut responsable sécuritaire d’un pays voisin du Mali relativise le rôle des Tchadiens: ils “ne peuvent rien faire sans les Français (…) Les Tchadiens ont déployé très rapidement 2.000 hommes et ont maintenant de gros problèmes logistiques. Et puis ils ont du mal à se coordonner avec les Français, ce sont deux armées tellement différentes”.
Sur le plan intérieur, Déby a aussi intérêt à montrer que ses troupes sont efficaces après la perte de 26 hommes. “S’il a élevé les morts au rang de martyrs, promis un monument et assuré de prendre en charge les familles, c’est qu’il sait qu’il faut justifier ces pertes”, souligne un haut fonctionnaire tchadien.
Pour le moment, l’opposition tchadienne soutient l’intervention mais “s’interroge” sur l’absence des Maliens aux côtés des Tchadiens. Dans l’opinion, le courant semble plutôt favorable: “L’intervention du Tchad au Nord du Mali est légitime parce que les terroristes n’ont pas de frontières. Le Tchad qui fait frontière avec le Niger, le Nigeria et la Libye est exposé. Si nous ne participons pas à l’anéantissement de ces forces de malheur au Mali, elles viendront aussi chez nous”, analyse Mariam Ayono, 35 ans, commerçante.
Toutefois, il existe des voix discordantes. “Quel intérêt à envoyer nos frères au nord Mali alors que les Ouest-africains ne font rien. Qu’est-ce que le Tchad reçoit en contre-partie? Rien”, affirme Aldom Simplice, 53 ans, médecin. “On a connu de longues années de guerre. Ca suffit”.
© 2013 AFP

Intervention in Mali: Tschad hat sich als regionale Macht positioniert
N’Djamena (AFP) – 2013.04.03 18.56 – Von Patrick FORT
Mit der Bekanntgabe der Tötung von zwei wichtigen Führern der Dschihadisten in Mali, hat der Tschad, der mit großem Aufwand an Männern und Kosten die Intervention unterstützt, sich als eine regionale Macht positioniert, die sich auf der Stärke ihrer Armee und ihre Petro-Dollars stützt.
Der Tod der zwei algerischen islamistischen Führer Mokhtar Belmokhtar und Abdelhamid Abou Zeid – angekündigt von Tschad, noch nicht bestätigt von Bamako und Algier – könnte vom tschadischen Präsidenten Idriss Déby als Trophäe verwendet werden: Tschad als neues afrikanisches Schutzschild gegen radikalen Islamismus hätte nicht nur ein größeres diplomatisches Gewicht, sondern auch mehr westliche Finanzierung.
Eine Chance für Präsident Deby, an der Macht seit 1990, um die Kritik an demokratischen Defiziten vergessen zu machen, an die Menschenrechtsverletzungen seines Regimes und die bittere Armut der Menschen trotz des Ölreichtums.
“Seit einigen Jahren versucht Chad, sich als regionale Macht zu etablieren und er tut es ziemlich gut”, urteilt eine westliche diplomatische Quelle und stellt fest, dass die Situation sich seit der Normalisierung der Beziehungen im Jahr 2010 mit dem Sudan geändert hat.
Dieser Frieden im Osten mit Sudan hat ihm geholfen, neue diplomatische Beziehungen mit der ECOWAS (Wirtschaftsgemeinschaft der Staaten Westafrikas) und seinem größeren Nachbarn Nigeria zu schmieden, und die Wiederbelebung der Gemeinschaft Unabhängiger Staaten Sahel-Sahara (CEN-SAD) nach dem Tod des libyschen Führers Muammar Gaddafi folgte.
Die tschadischen Armee hat die führende Rolle bei der Stabilisierung des zentralafrikanischen Krise im Januar gespielt.
Aber die Intervention in Mali, wo Tschad sich im Gegensatz zu den ECOWAS-Ländern schnell eingesetzt hat, ist die spektakulärste internationale Initiative.
Seine besten Truppen in Mali
Der Blitz Angriff im Jahr 2008 von Rebellen bis zu den Toren des Präsidentenpalast von einem Regime, das logistisch von der Französischen Armee unterstützten worden war, ist nun weit weg. Seitdem mit Petro-Dollars gesegnet, hat Präsident Idriss Deby seine Armee reorganisiert und modernisiert, und nicht mehr allein zur Verteidigung gegen Überfälle aus dem Osten.
Déby kann jetzt seine Truppen anderswo einsetzen, und es dauerte nicht lange, bis er seine besten Truppen mit einem seiner Söhne nach Mali sendete. Sie sind jetzt in den Hauptkampfplätzen.
“Die tschadischen Kämpfer (…) haben eine Mobilität, eine gut angepasste Widerstansfähigkeit. Sie kämpfen mit Methoden sehr ähnlich zu denen von paramilitärischen Gruppen der Dschihadisten”, sagte Pascal Le Pautremat, Verteidigungsexperte.
Die tschadischen Soldaten standen meist schon im Feuer während verschiedener Angriffe der Rebellen, letztens 2009. Allerdings sagen einige militärische Quellen, dass, wenn diese Soldaten auch für ihren “Mut und Disziplin” bekannt sind, sie den Kampf im offenen Gelände kennen, und nicht in Gebirgen wie die Ifoghas, wo die Dschihadisten sich verstecken.
Ein ranghoher Sicherheitsbeamter in einem Nachbarland von Mali relativiert die Rolle der Tschader: sie “können nichts ohne die Franzosen tun (…), die Tschader hatten sehr schnell 2.000 Soldaten im Einsatz und haben nun große logistische Probleme. Und dann ist es schwierig, sich mit den französischen Truppen, zwei so unterschiedliche Armeen, zu koordinieren. ”
Im Inland hat Déby nach dem Verlust von 26 Männern auch ein Interesse zu zeigen, dass seine Truppen wirksam sind. “Wenn er die Toten auferstehen lässt in den Rang von Märtyrern, ihnen ein Denkmal baut, verspricht, deren Familien zu unterstützen, ist es, dass er weiß, er muss diese Verluste rechtfertigen”, sagte ein hoher Beamter im Tschad.
Für den Moment unterstützt die tschadische Opposition die Intervention, aber hat “Fragen” über den Mangel an Maliern neben den Tschadern. Die öffentliche Meinung scheint aktuell recht günstig: “Die Intervention des Tschad im Norden von Mali ist legitim, weil die Terroristen keine Grenzen haben, Tschad, der Niger, Nigeria und Libyen sind dem ausgesetzt. Wenn wir an der Zerstörung von den Mächten des Bösen in Mali nicht teilnehmen, werden sie auch zu uns kommen “, meint Mariam Ayono, 35, Händlerin.
Es gibt jedoch auch abweichende Stimmen. “Was für ein Interesse, unsere Brüder in den Norden Malis zu senden, während die Westafrikaner nichts tun. Was erhält Tschad im Gegenzug? Nichts”, sagte Simplice Aldom, 53, Arzt. “Wir hatten viele Jahre des Krieges. Genug.”
© 2013 AFP

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