TUNESIEN: 50 PARTEIEN VERBÜNDEN SICH GEGEN ISLAMISTEN – Tunisie: plus de 50 partis réunis pour resserrer les rangs de l’opposition

1. Tunesien: mehr als 50 Parteien versammelt, um die Reihen der Opposition zusammen zu schließen
Monastir (Tunesien) (AFP) – 2012.03.24 06.46 Uhr
Mehr als 50 tunesische politische Parteien trafen sich Samstag in Monastir, um die Reihen der Opposition zu schließen und der Troika, die von der islamistischen Partei Ennahda geführt wird, entgegentreten zu können.
2. Tunesien: mehr als 8.000 Islamisten demonstrieren für einen islamischen Staat
TUNIS (AFP) – 25/03/2012 13.11 Uhr
Mehr als achttausend Islamisten haben nach Aufruf islamischer Verbände Sonntag in der Innenstadt von Tunis demonstriert, um einen islamischen Staat zu fordern, der die Scharia praktiziert und die Entweihung religiöser Objekte und Orte verurteilt, bemerkte AFP.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

1er ARTICLE SUR DEUX : Tunisie: plus de 50 partis réunis pour resserrer les rangs de l’opposition
MONASTIR (Tunisie) (AFP) – 24.03.2012 18:46
Plus de 50 partis politiques tunisiens se sont réunis samedi à Monastir au centre-est de la Tunisie pour resserrer les rangs de l’opposition et contrer la troïka conduite par le parti islamiste Ennahda.

Des islamistes tunisiens agitent des drapeau montés sur une tour d'horloge dans le centre de Tunis
Foto (c) AFP: Tunesische Islamisten mit wehenden Fahnen auf einem Glockenturm im Zentrum von Tunis 25. März 2012
Des islamistes tunisiens agitent des drapeau montés sur une tour d’horloge dans le centre de Tunis le 25 mars 2012

Organisé par “l’Association nationale de la pensée bourguibienne”, ce rassemblement qui accueille également quelque 525 associations tunisiennes a été marqué par la participation de l’ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi qui avait dirigé durant dix mois le deuxième gouvernement intérimaire après la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011.
Dans un discours devant plusieurs milliers de personnes, M. Essebsi a préconisé un référendum pour “trancher en cas de besoin la question de l’application de la charia comme principale source de législation dans la future Constitution”, pomme de discorde entre les islamistes et les modernistes.
“Nous avons convenu lors de la passation du pouvoir que la rédaction de la Constitution et l’organisation des prochaines élections devraient se limiter à un délai d’un an mais malheureusement on constate que le gouvernement n’est pas pressé de tenir ses promesses quatre mois après son accession au pouvoir”, a-t-il dit.
“La légitimité seule ne suffit pas, il faut faire preuve de compétence et de capacité pour gérer le pays”, a estimé de son côté le président historique du Parti démocrate progressiste (PDP), Ahmed Néjib Chebbi.
Intitulée “A l’appel de la nation”, cette rencontre est “une occasion pour réunir les partis politiques et les représentants de la société civile qui soutiennent la pensée réformiste bourguibienne et qui sont attachés aux valeurs de la modération et de la tolérance”, a indiqué à l’AFP Kassem Makhlouf, porte-parole de l’Association.
Premier président de la Tunisie affranchie du protectorat français (1881-1956), Habib Bourguiba est décédé le 6 avril 2000 à 96 ans après avoir été destitué pour sénilité en 1987 par Ben Ali, son premier ministre à l’époque.
La scène politique tunisienne est marquée par un tiraillement entre les partis politiques notamment entre la troïka au pouvoir, Ennahda et ses deux alliés de gauche, le CPR (Congrès pour la République), Ettakatol et les progressistes et laïcs.
Face à la montée des islamistes qui réclament l’application de la charia comme source principale de législation dans le futur texte fondamental du pays, l’opposition qui exige un Etat civil et moderniste, tente d’unir ses rangs dans une large coalition.
Plusieurs formations politiques libérales et de gauche ont déjà annoncé leur projet de fusion telles que le mouvement Ettajdid, le Parti du travail tunisien et les Indépendants du pôle moderniste. D’autres, appartenant à la mouvance progressiste et centriste, sont en cours de finalisation comme le parti démocrate progressiste (PDP), Afek Tounes (les perspectives de la Tunisie) et le parti républicain.
Regroupant 11 formations politiques, le Parti national tunisien a appelé aussi à une coalition des partis “destouriens” qui se réclament de l’héritage de Bourguiba mais qui ont été également des membres du parti dissous de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).
Disciple de l’ancien président Habib Bourguiba, Essebsi avait lancé fin janvier, un message solennel à l’ensemble des forces évoquant une “régression” et pointant “l’apparition de formes extrémistes violentes menaçant les libertés publiques et privées”. Rejetant la violence il avait appelé à se rassembler autour d’une “alternative”.
© 2012 AFP

2. Tunisie: plus de 8.000 islamistes manifestent pour réclamer un Etat islamique
TUNIS (AFP) – 25.03.2012 13:11
Plus de huit mille islamistes ont manifesté dimanche dans le centre de Tunis pour réclamer un Etat islamique appliquant la charia et condamner la profanation d’objets et de lieux religieux, à l’appel d’associations islamiques, a constaté l’AFP.
“Le peuple veut un Etat islamique”, “le peuple veut l’application de la charia” (la loi islamique), scandaient les manifestants dont le nombre était estimé entre 8 et 10.000 par un officier de police sur place.
“L’application de la charia est une obligation et non un simple slogan”, “les musulmans appartiennent à une seule nation et la charia les réunit”, “celui qui aime Dieu aime sa charia”, pouvait-on lire sur des banderoles brandies par des partisans du parti non légalisé Hizb Ettahrir (parti réclamant l’instauration du califat).
“Les Tunisiens qui s’opposent à l’application de la charia dans la future Constitution doivent savoir que seul l’islam garantit les libertés et les droits fondamentaux des êtres humains”, a déclaré à l’AFP Mahdi Habib, cheveux gominés et habillé à la mode.
Selon lui, “la modernité que des Tunisiens défendent n’a produit qu’un nombre élevé des enfants nés hors mariage, des crimes, des viols et toutes les formes de la corruption”.
Le 20 mars, jour de la fête de l’indépendance, plusieurs milliers de Tunisiens s’étaient rassemblés avenue Bourguiba, la principale artère de la capitale, pour réclamer un Etat civil moderniste et démocratique refusant les “esprits rétrogrades”.
Les manifestants de dimanche ont aussi condamné vivement la profanation du Coran et de lieux religieux, un “crime inadmissible” et un acte de provocation”, selon eux.
Des corans avaient été retrouvés déchirés le 15 mars dans des mosquées de Ben Guerdane, ville du sud tunisien frontalière avec la Libye, et des oeufs jetés sur les murs. A Tunis, l’étoile de David avait été taguée sur les murs de la mosquée El Fath, d’où partent souvent les manifestations organisées le vendredi par la mouvance salafiste.
© 2012 AFP

1. Tunesien: mehr als 50 Parteien versammelt, um die Reihen der Opposition zusammen zu schließen
Monastir (Tunesien) (AFP) – 2012.03.24 06.46 Uhr
Mehr als 50 tunesische politische Parteien trafen sich Samstag in Monastir, um die Reihen der Opposition zu schließen und der Troika, die von der islamistischen Partei Ennahda geführt wird, entgegentreten zu können.
Organisiert vom “Nationalen Verband bourguibinischen Gedankengutes” (der Gründungsvater, s.u.), war die Versammlung auch Gastgeber für 525 tunesische zivilgesellschaftliche Verbände. Sie wurde markiert durch die Teilnahme des ehemaligen Ministerpräsidenten Beji Caid Essebsi, die für 10 Monate die zweite Übergangsregierung nach dem Sturz von Ben Ali geführt hatte.
In einer Rede vor mehreren tausend Menschen forderte Mr. Essebsi ein Referendum, “um gegebenenfalls über die Frage der Umsetzung der Scharia als Hauptquelle der Gesetzgebung in der künftigen Verfassung zu bestimmen”, der Zankapfel zwischen Islamisten und Modernisten.
“Wir vereinbarten bei der Übergabe der Macht, dass die Ausarbeitung der Verfassung und der Organisation von Wahlen auf eine Dauer von einem Jahr beschränkt werden sollte, aber leider finden wir, dass die (islamistische) Regierung vier Monate nach ihrem Amtsantritt nicht begierig ist, dazu etwas zu tun”, sagte er.
“Legitimität ist nicht genug, man muss auch Kompetenz und die Fähigkeit, das Land zu verwalten, demonstrieren”, sagte für seinen Teil der historische Präsident der Demokratischen Progressiven Partei (PDP), Ahmed Najib Chebbi.
Unter dem Titel “Ein Aufruf für die Nation” ist dieses Treffen “eine Gelegenheit, zusammen zu bringen alle politischen Parteien und Vertreter der Zivilgesellschaft, die das reformistische Denken bourguibienne unterstützen und sich auf die Werte der Mäßigung und Toleranz verpflichtet haben”, sagte der Nachrichtenagentur AFP Kassem Makhlouf, Sprecher des Verbandes.
Erster Präsident von Tunesien nach dem Französisch-Protektorat (1881-1956), starb Habib Bourguiba am 6. April 2000 mit 96. Er war nach seiner Senilität in 1987 von Ben Ali, seinem Premierminister zu der Zeit, abgesetzt worden.
Die tunesische politische Szene wird durch eine Spannung zwischen den politischen Parteien markiert, vor allem zwischen der regierenden Troika, Ennahda und ihre zwei linksgerichteten Verbündeten, die CPR (Kongress für die Republik) und Ettakatol, sowie progressiven und säkularen Parteien.
Konfrontiert mit dem Aufstieg der Islamisten, die für die Umsetzung der Scharia als Hauptquelle der Gesetzgebung in der kommenden Verfassung eintreten, versucht die Opposition, die einen zivilen und modernistischen Staat will, ihre Reihen in einer breiten Koalition zu erweitern.
Mehrere politische liberale und linke Parteien, nämlich die Bewegung Ettajdid, die Labour Party und die Unabhängigen vom tunesischen modernistischen Pol haben bereits ihre geplante Verschmelzung angekündigt. Andere aus der progressiven und zentristischen Bewegung, nämlich die Demokratische Progressive Partei (DPP), Afek Tunes (Perspektive Tunesiens) und die Republikanische Partei arbeiten an ihrer Union.
Bestehend aus 11 politischen Gruppen, hat die tunesische National Party auch aufgerufen für eine Koalition von “Destourian” Parteien, die das Erbe der Bourguiba behaupten – aber die auch Mitglieder der aufgelösten Partei von Ben Ali RCD aufnehmen soll.
Jünger des ehemaligen Präsidenten Habib Bourguiba, startete Ende Januar Herr Essebsi eine feierliche Nachricht an alle Kräfte und evozierte eine “Regression” und sagte, “der Aufschwung von gewalttätigen Extremisten bedroht die öffentlichen und privaten Freiheiten.” Bei Ablehnung von Gewalt rief er, sich um eine “Alternative” zu sammeln.
© 2012 AFP

2. Tunesien: mehr als 8.000 Islamisten demonstrieren für einen islamischen Staat
TUNIS (AFP) – 25/03/2012 13.11 Uhr
Mehr als achttausend Islamisten haben nach Aufruf islamischer Verbände Sonntag in der Innenstadt von Tunis demonstriert, um einen islamischen Staat zu fordern, der die Scharia praktiziert und die Entweihung religiöser Objekte und Orte verurteilt, bemerkte AFP.
“Das Volk will einen islamischen Staat”, “die Leute wollen Durchsetzung der Scharia” (islamisches Recht), skandierten die Demonstranten, deren Zahl auf zwischen 8 und 10.000 von einem Polizeibeamten vor Ort geschätzt wurde.
“Die Anwendung der Scharia ist eine Verpflichtung und nicht ein bloßes Schlagwort”, “Muslime gehören zu einer Nation und die Scharia vereint sie”, “wer Gott liebt, liebt seine Scharia”, konnte auf Transparenten von Anhängern der nicht legalisierten Partei Hizb Ettahrir (fordern die Errichtung des Kalifats) gelesen werden.
“Die Tunesier, die die Umsetzung der Scharia in der künftigen Verfassung ablehnen, sollten sich bewusst sein, dass nur der Islam die Freiheiten und Grundrechte der Menschen garantiert”, sagte gegenüber AFP der Demonstrant Mahdi Habib, mit gegeltem Haar und in modischer Kleidung.
Ihm zufolge “die Moderne hat eine hohe Zahl von Kindern außerhalb der Ehe, Verbrechen, Vergewaltigung und alle Formen der Korruption produziert.”
Am 20. März, dem Tag der Unabhängigkeit, Tausende von Tunesier hatten sich Avenue Bourguiba, der Hauptstraße der Hauptstadt, versammelt und forderten gegen die “retrograde Köpfe” einen demokratischen Staat.
Die Demonstranten haben am Sonntag auch stark die Verunglimpfung des Koran und religiöser Orte verurteilt, ein ” inakzeptables Verbrechen” und ein “provokativer Akt”, hieß es.
Zerrissene Korane wurden gefunden am 15. März in den Moscheen von Ben Guerdane, Stadt im Süden Tunesiens an der Grenze zu Libyen, und an die Wände geworfene Eier. In Tunis war am Freitag der Davidstern an die Wände der El Fath-Moschee, von der aus oft Veranstaltungen von der salafistischen Bewegung organisiert werden, gesprayt worden.
© 2012 AFP

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