TUNESIEN, Der Übergang (II): PREMIER ZURÜCKGETRETEN; MASSENDEMONSTRATIONEN; FLÜCHTLINGE AUS LIBYEN – Tunisie, Transition (II): nouvelles manifestations, démission Ghannouchi

Manifestation en faveur d'une Tunisie laïque, le 19 février 2011 à Tunis
Foto (c) AFP: Demonstration zur Unterstützung eines säkularen Tunesien, 19. Februar 2011 in Tunis: “Christen, Muslime, Säkulare, wir sind alle Tunesier!”
Manifestation en faveur d’une Tunisie laïque, le 19 février 2011 à Tunis

1. Tunesien ruft Reservisten in die Armee / ein Gefängnisausbruch
TUNIS (AFP) – 16/02/2011 20.44
Tunesische Reservisten traten in die Armee am Mittwoch nach Mobilierung von der Übergangsregierung, besorgt über Instabilität und Sicherheitslücken wie durch die Flucht von Dutzenden von Häftlingen dargestellt. Sie hat den Ausnahmezustand verlängert. Das Verteidigungsministerium hatte letzte Woche beschlossen, Reservisten im Ruhestand seit fünf Jahren zu mobiliesieren, Mittwoch fand es statt.
2. Ben Ali “im Koma” in Saudi-Arabien fast einen Monat nach seiner Flucht
TUNIS (AFP) – 2011.02.17 06.40
Der ehemalige tunesische Präsident Zine El Abidine Ben Ali, 74, der sein Land am 14. Januar floh unter dem Druck der Straße nach 23 Jahren unangefochtener Macht, ist nach einem Schlaganfall im “Koma” seit zwei Tagen in einem Krankenhaus in Jeddah, sagte am Donnerstag ein Nahestehender seiner Familie.
3. Der Mord an einem Priester wird verurteilt, Tunesier demonstrieren für Säkularismus
TUNIS (AFP) – 2011.02.19 07.21
Die tunesische Regierung und die wichtigste islamistische Bewegung Ennahda verurteilten Samsta, den Mord an einem polnischen katholischen Priester in der Nähe von Tunis, wo mehrere hundert Demonstranten marschierten, “nein” zu sagen zu “Fanatismus”.
4.Tunesien: Demonstrationen gegen die Regierung, Messe für den erschlagenen Priester
TUNIS (AFP) – 20/02/2011 06.03
Etwa 4.000 Demonstranten waren Sonntag in Tunis vor der Kasbah, dem Sitz des Ministerpräsidenten, für den Rücktritt von der Übergangsregierung von Mohamed Ghannouchi, der Wahl einer verfassungsgebenden Versammlung und ein parlamentarisches System versammelt, stellte AFP fest.
5. Tunis fordert von Ryad die Auslieferung von Ben Ali und Nachrichten über seine Gesundheit
TUNIS (AFP) – 21/02/2011 01.00
Tunis forderte in Riad am Sonntag die Auslieferung des gestürzten Präsidenten Ben Ali, der Beteilung “in mehreren schweren Verbrechen” angeklagt und der Anstiftung Tunesier zum sich “gegenseitig umbringen”, sowie anspruchsvolle Informationen über seine Gesundheit oder “seinen eventuellen Tod”.
6. Tunesischer Regierungschef gibt auf
Tunesien | 27.02.2011 | Deutsche Welle World
Nach neuen blutigen Krawallen in Tunesien hat der Chef der Übergangsregierung, Mohammed Ghannouchi, seinen Rücktritt bekanntgegeben. Nachfolger soll der Jurist Béji Caïd Essebsi, ein früherer Minister, werden.

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> PART III , 28.02. – ….: TUNESIEN, Der Übergang (III): VERFASSUNGSBENDE VERSAMMLUNG, WAHL 24. JULI – Tunisie, Transition (III): élection d’une Assemblée constituante le 24 juillet

=> PART I , 06.02. – 13.02.: TUNESIEN: SCHWIERIGE TRANSITION (I) – Tunisie: la transition difficile

1er ARTICLE SUR ACTUELLEMENT CINQ: Tunisie: des réservistes rejoignent l’armée, évasion dans une prison
TUNIS (AFP) – 16.02.2011 20:44
Des réservistes tunisiens rejoignaient mercredi l’armée après leur rappel par le gouvernement de transition qui, inquiet de l’instabilité et du flou sécuritaire à nouveau illustré par l’évasion de dizaines de prisonniers, vient de prolonger l’état d’urgence. Le ministère de la Défense avait décidé la semaine dernière de rappeler des réservistes partis à la retraite depuis cinq ans et des conscrits, convoqués ce mercredi.

Un soldat le 7 février au Kef (Tunisie) après des émeutes
Foto (c) AFP: Ein Soldat 7. Februar in El Kef (Tunesien) nach Ausschreitungen
Un soldat le 7 février au Kef (Tunisie) après des émeutes

Quelque 500 hommes ont ainsi rejoint dans la matinée leur centre de Bochoucha, dans la banlieue de Tunis, a constaté un journaliste de l’AFP.
Selon l’un d’eux, Mohsen Jaziri, 25 ans, les hommes rappelés devaient être transférés vers des casernes de la capitale pour une formation rapide avant d’être affectés au sein de patrouilles de l’armée. Selon lui, ils devraient être mobilisés pour une période de six mois, éventuellement renouvelable.
“C’est un appel du devoir. (…) Et c’est un honneur pour moi d’y retourner”, a déclaré un autre réserviste, Elyas, garagiste de 24 ans.
S’il a levé le couvre-feu mardi, le ministère de l’Intérieur a prolongé l’état d’urgence.
Le gouvernement de transition est confronté du nord au sud à des pillages, braquages, appropriations illicites de biens, à la menace d’explosion sociale avec des invasions de lieux publics par des citoyens réclamant une aide ou le départ d’affidés de l’ex-régime et aux risques de déstabilisation. Plusieurs ministres ont évoqué un “complot” contre la révolution.
Les nouvelles autorités doivent aussi gérer l’exode de clandestins dont des milliers ont rejoint la semaine dernière les côtes italiennes provoquant des tensions avec Rome qui a un temps pensé à demander l’autorisation d’envoyer ses policiers en Tunisie.
Depuis le départ de Ben Ali le 14 janvier, c’est principalement l’armée qui mène les opérations de sécurité publique. Comme l’arrestation lundi de six braqueurs qui attaquaient les automobilistes à Kondar (est) ou la dispersion d’une foule qui voulait envahir samedi le gouvernorat de Jendouba (nord-ouest), selon l’agence TAP. Elle encore qui surveille les ports pour éviter l’exode de clandestins comme à Zarzis (sud).
L’armée (45.000 hommes) est adulée par la population pour avoir refusé de tirer sur les manifestants lorsque la contestation contre le président déchu battait son plein. Contrairement à la police (100.000 hommes), outil de répression de l’ancien régime, honnie par les Tunisiens et désormais peu visible.
Le vide sécuritaire prévalant depuis le 14 janvier s’est particulièrement illustré mardi après l’évasion de 36 détenus de la prison de Gabès (sud), qui ont réussi à s’enfuir en faisant un trou dans le mur de la prison parce qu’ils étaient mal surveillés, selon un responsable de la police locale.
“Ils ont pu s’échapper parce qu’il n’y avait pas de gardiens”, a expliqué mercredi ce policier joint par l’AFP depuis Tunis. Seize sont toujours en fuite.
Concernant les clandestins, le ministère tunisien de la Défense a affirmé que le naufrage vendredi d’une barque tentant de rejoindre l’Italie avait fait au total cinq morts et nié toute responsabilité des gardes-côtes dans ce drame comme les en ont accusés des survivants selon qui il y aurait aussi 30 disparus.
Par ailleurs, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a indiqué que le financement du secteur bancaire à 182 entreprises des clans Ben Ali et de sa femme Leïla Trabelsi était évalué à 2,5 milliards de dinars (1,3 md euros), dont 430 millions (224 M) sans garantie de remboursement.
Il a aussi exprimé “des craintes sur un dérapage économique dans les prochains mois si les tensions sociales se poursuivent”.
Mercredi, une centaine de mineurs de la région de Gafsa (centre-ouest) poursuivaient à Tunis un sit-in pour des revendications salariales, tandis que les commerces de plusieurs rues se sont mis en grève contre les vendeurs ambulants qui leur font de la concurrence, selon un photographe de l’AFP.
© 2011 AFP

Des soldats devant la prison du Kef le 7 février 2011 après la mort de détenus
Foto (c) AFP: Soldaten vor El Kef Gefängnis 7. Februar 2011 nach dem Tod von Häftlingen
Des soldats devant la prison du Kef le 7 février 2011 après la mort de détenus

2. Ben Ali “dans le coma” en Arabie Saoudite près d’un mois après sa fuite
TUNIS (AFP) – 17.02.2011 18:40
L’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, 74 ans, qui a fui son pays le 14 janvier sous la pression de la rue après 23 ans de pouvoir sans partage, est “dans le coma” depuis deux jours dans un hôpital de Jeddah suite à un accident vasculaire cérébral, a indiqué jeudi un proche de sa famille.
“Il est entré dans le coma il y a deux jours. Il est à l’hôpital à Jeddah”, a déclaré cette source contactée au téléphone par l’AFP dans un pays du Golfe. “Il a eu un AVC (accident vasculaire cérébral), il est dans un état grave”, a-t-elle ajouté.
“S’il meurt, c’est un dictateur qui est parti et je dis bon débarras. On tourne la page, on a d’autres choses à faire dans ce pays”, a réagi Adel, enseignant de 50 ans. “Si sa mort se confirme, je dis sans revanche que la punition divine est vite tombée”, a dit un étudiant de 25 ans, Amin, interrogé dans le centre de Tunis. “Je m’oppose à son enterrement dans notre pays”, a-t-il ajouté.
Interrogé sur l’hospitalisation de Ben Ali, le porte-parole du gouvernement tunisien, Taieb Baccouch, n’a pas été en mesure de confirmer. Il a déclaré que “son état de santé sera discuté vendredi en Conseil des ministres”.
Le président déchu, qui souffre d’un cancer de la prostate, et sa famille ont fui en Arabie Saoudite le 14 janvier après près d’un mois de contestation populaire sans précédent réprimée dans le sang au prix de plusieurs dizaines de morts.
Le journal tunisien Le Quotidien avait publié jeudi un article intitulé “Ben Ali victime d’une attaque cérébrale”, citant le blog du journaliste français Nicolas Beau, spécialiste de la Tunisie, où il affirmait que Ben Ali est dans un état grave et que pour des raisons de sécurité, il “serait soigné sous l’identité d’un émir saoudien”.
Touafik Ben Brik, le journaliste dissident tunisien qui a connu les geôles du régime de Ben Ali pour ses articles critiques, a déclaré à l’AFP qu’il se sentait “presque en deuil”: “Je ne pourrais pas l’oublier, il est encore en nous, il fait partie de notre passé et il vivra encore longtemps en nous”.
Un des plus célèbres opposants tunisiens, le communiste Hama Hammami, a estimé que “c’est le sort de tous les dictateurs dans le monde”.
Pour le juriste tunisien Yadh Ben Achour, président de la commission nationale de réformes politiques, l’hospitalisation de Ben Ali prouve qu’il “y a une justice sur terre”.
Ben Ali a régné sur le pays en bâtissant son régime sur un équilibre entre poigne de fer s’appuyant sur une police aujourd’hui honnie et prospérité, qui s’est finalement rompu, causant sa chute.
Père de six enfants, dont trois d’un premier mariage, il apparaissait les derniers temps souvent accompagné de son épouse Leila Trabelsi. Selon des observateurs, il semblait fragile et sous l’emprise de sa belle famille accusée de mainmise sur l’économie.
© 2011 AFP

Un habitant de Sidi Bouzid, en Tunisie, porte un portrait de l'ex président Ben Ali sur sa chaussur
Foto (c) AFP: Ein Bewohner von Sidi Bouzid, Tunesien, trägt ein Porträt des ehemaligen Präsidenten Ben Ali auf seinem Schuh, 27. Januar 2011
Un habitant de Sidi Bouzid, en Tunisie, porte un portrait de l’ex président Ben Ali sur sa chaussure, le 27 janvier 2011

3. Le meurtre d’un prêtre condamné, des Tunisiens manifestent pour la laïcité
TUNIS (AFP) – 19.02.2011 19:21
Le gouvernement tunisien et le principal mouvement islamiste, Ennahda, ont vivement condamné samedi le meurtre d’un prêtre catholique polonais près de Tunis, où plusieurs centaines de manifestants ont défilé pour dire “non” au “fanatisme”.
Confronté à une vague de violences depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier, le gouvernement a condamné ce meurtre, appelant “tous les hommes de religion et la société civile” à agir “avec détermination pour éviter que de tels actes ne se reproduisent”.
Marek Rybinski, 34 ans, a été retrouvé égorgé vendredi dans le hangar d’une école privée à Manouba, près de Tunis. Le directeur de l’école, dirigée par les religieux, a affirmé à l’AFP qu’ils avaient reçu le 30 janvier une lettre de menace adressée au “Juifs” et qu’une plainte avait été déposée.
“Tuer un catholique en Tunisie est une chose anormale et commettre ce crime dans ces circonstances est anormale. Ces (…) indices nous montrent qu’il s’agit d’un crime commis par des extrémistes”, a estimé une source officielle.
Police et armée “combattront rigoureusement et sans hésitation tout agissement à l’encontre de toute religion” car “c’est l’image de la Tunisie qui est en jeu”, a ajouté cette source.
L’évêque de Tunis Lahham Maroun, qui a exprimé “dégoût et horreur”, doit rencontrer dimanche le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, a-t-il dit à l’AFP. Une messe est prévue l’après-midi à l’église de La Goulette (banlieue de Tunis).
Redoutant “des amalgames”, le principal mouvement islamiste Ennahda a “vivement condamné” ce meurtre, y voyant “une manoeuvre pour détourner les Tunisiens des objectifs de la révolution”. “Nous condamnons tous ceux qui sont derrière”, a déclaré à l’AFP le président de l’assemblée fondatrice d’Ennahda (Renaissance) Ali El-Aryath.
Ennahda a également dénoncé une manifestation d’islamistes qui ont tenté vendredi de mettre le feu dans une rue où travaillent des prostituées à Tunis.
Refusant que le pays ne tombe aux mains des fanatiques, des centaines de Tunisiens ont manifesté samedi dans la capitale “pour une Tunisie laïque”.
“Arrêtez vos actes extrémistes”, “Pour une Tunisie laïque”, pouvait-on lire sur des panneaux brandis dans la foule alors que des hélicoptères tournoyaient dans le ciel.
“Il y a une montée des islamistes qui ont manifesté pour faire fermer les maisons closes et devant la synagogue”, s’est inquiété un étudiant de 19 ans, Amine Zidi. Le 11 février, juste avant le début de shabbat, un groupe d’hommes avait scandé des slogans antisémites devant la Grande synagogue de Tunis.
Plusieurs manifestants ont estimé que le meurtre du prêtre polonais devait sans doute être le fait de personnes restées fidèles à Ben Ali. “Egorger, ce n’est pas dans l’habitude des Tunisiens. Cela ressemble à une manipulation des +bénalistes+ pour semer la zizanie, à une propagande pour montrer que la nouvelle Tunisie n’est pas tolérante”, jugeait Kaouther, 42 ans.
Le régime autoritaire de Ben Ali, qui avait fait arrêter des milliers d’islamistes durant les années 90, se présentait comme un rempart au fanatisme.
Des centaines d’autres Tunisiens ont manifesté devant l’ambassade de France pour réclamer le départ du nouvel ambassadeur Boris Boillon, dénonçant “son manque de diplomatie” et “son agressivité” lors d’une première rencontre avec la presse jeudi.
M. Boillon “est dans l’action, pas dans la polémique”, a réagi le Quai d’Orsay alors que trois ministres français sont attendus mardi à Tunis.
Enfin, comme promis par le gouvernement de transition juste après la chute de l’ancien régime, l’amnistie générale pour les prisonniers politiques est entrée en vigueur samedi après promulgation du premier décret-loi.
Le gouvernement a aussi annoncé la nomination de 10 nouveaux gouverneurs. Début février, le remplacement des 24 gouverneurs de région avait provoqué violences et manifestations car 19 d’entre eux étaient adhérents ou proches de l’ancien parti au pouvoir.
© 2011 AFP

Une femme manifeste dans les rues de Tunis, le 20 février 2011
Foto (c) AFP: Eine Frau demonstriert in den Straßen von Tunis, 20. Februar 2011
Une femme manifeste dans les rues de Tunis, le 20 février 2011

4. Tunisie: manifestation contre le gouvernement, messe pour le prêtre égorgé
TUNIS (AFP) – 20.02.2011 18:03
Quelque 4.000 Tunisiens manifestaient dimanche à Tunis devant la Kasbah, siège de la Primature, pour réclamer la démission du gouvernement de transition dirigé par Mohamed Ghannouchi, l’élection d’une assemblée constituante et un système parlementaire, a constaté l’AFP.
Au cri de “Gouvernement de Ghannouchi Dégage”, quelque 4.000 personnes ont manifesté devant la Kasbah, siège de la Primature, reprenant le slogan de la révolution qui a provoqué la chute de l’ancien régime, “Ben Ali Dégage”.
Dans une ambiance bon enfant, surveillés de loin par l’armée et la police qui avaient déployé deux blindés et des hélicoptères, hommes, femmes, enfants ont réclamé le changement de la plupart des institutions.
“Démission du Premier ministre, Assemblée constituante, Indépendance de la justice”, “Dissolution du Parlement”, “Dissolution des commissions” (l’une des commissions est chargée de la réforme électorale), pouvait-on lire sur des pancartes.
“Ils nous prennent pour des dupes. Tous les membres du Parlement et des conseils de région ont été élus par l’ancien régime, la Constitution a été réformée par l’ancien régime”, a déclaré Sami Ben Moumen, médecin de 30 ans.
Mohamed Ghannouchi a été le Premier ministre de Zine El Abidine Ben Ali de 1999 jusqu’à sa chute le 14 janvier.
Après la formation d’un gouvernement d’union nationale le 17 janvier, dans lequel l’équipe sortante avait conservé la majorité des postes, et face aux manifestations, M. Ghannouchi avait finalement remanié le gouvernement, épuré des principaux caciques de l’ancien régime, le 27 janvier.
Depuis, des élections libres ont été annoncées pour dans six mois mais le pouvoir de transition n’a pas fixé de date ni donné de précisions sur le type de scrutins qu’il comptait convoquer.
Pour tenter d’apaiser les tensions sociales, le gouvernement a annoncé vendredi de premières aides sociales d’urgence. Et pour pallier le vide sécuritaire, des réservistes ont rejoint l’armée mercredi.
Mais l’insécurité s’est à nouveau illustrée vendredi avec la découverte d’un prêtre polonais Marek Rybinski, 34 ans, retrouvé égorgé dans le hangar d’une école privée à Manouba (près de Tunis) où il était responsable financier.
Environ 200 Tunisiens, Polonais, Africains ont assisté dimanche à une messe célébrée à La Goulette (près de Tunis) à la mémoire du prêtre catholique, en présence de l’ambassadeur de Pologne en Tunisie Krzysztof Olendzki et de l’évêque de Tunis Lahham Maroun.
“Il nous manquera beaucoup”, a déclaré le père français Jordi Llambrich à l’assistance qui avait pu voir le visage de Marek Rybinski, jeune homme moderne en survêtement avec capuche, sur une photo dressée à l’entrée de l’église Saint-Fidèle Saint-Augustin de cette ville-port connue pour la coexistence entre les communautés.
Dans la matinée, l’évêque de Tunis Lahham Maroun avait rencontré le Premier ministre qui l’avait “assuré de son engagement personnel ainsi que de celui de son gouvernement à déterminer rapidement les causes” du meurtre, selon l’ecclésiastique.
Les autorités ont attribué le meurtre de Marek Rybinski à des “extrémistes (…) compte tenu de la façon dont il a été assassiné”, laissant entendre qu’il s’agissait d’islamistes. Mais de nombreuses personnes ont estimé que cela pouvait aussi être le fait de personnes restées fidèles à Ben Ali.
Vendredi, des islamistes radicaux avaient tenté de mettre le feu à une rue de prostituées, provoquant le lendemain une manifestation pour défendre une “Tunisie laïque”.
Le gouvernement doit aussi toujours faire face au départ d’immigrés clandestins vers l’Europe.
Une quarantaine ont encore été interceptés cette semaine (13 dimanche) au large de l’île italienne de Lampedusa. Près de 5.500 les avaient précédés la semaine dernière créant des tensions entre Rome et Tunis.
A la frontière entre la Tunisie et la Libye, des Tunisiens ont caillassé dimanche une dizaine de voitures de Libyens.
© 2011 AFP

5. Tunis demande à Ryad l’extradition de Ben Ali et des infos sur sa santé
TUNIS (AFP) – 21.02.2011 13:00
Tunis a demandé dimanche à Ryad l’extradition du président déchu Ben Ali, accusé d’être impliqué “dans plusieurs crimes graves” et d’avoir incité les Tunisiens à “s’entretuer”, tout en réclamant des informations sur son état de santé ou “son décès éventuel”.
Dans un communiqué cité par l’agence TAP, le ministère des Affaires étrangères indique avoir formulé une demande à Ryad afin de lui fournir “toutes les données dont il dispose concernant l’état de santé du président déchu, à la lumière des informations contradictoires véhiculées à propos de la détérioration de son état de santé et de son décès éventuel.”
L’ex-président, 74 ans, qui a fui son pays en Arabie saoudite le 14 janvier sous la pression de la rue, est dans un hôpital de Jeddah dans le coma suite à un accident vasculaire cérébral, avait indiqué jeudi à l’AFP un proche de sa famille.
Dans le même communiqué, le ministère annonce avoir “adressé par voie diplomatique une demande officielle aux autorités saoudiennes” qui a “pour objet d’extrader le président déchu” Zine El Abidine Ben Ali.
“Suite à une nouvelle série d’accusations adressées à l’encontre du président déchu, accusations relatives à son implication dans plusieurs crimes graves qui consistent à commettre et à inciter à l’homicide volontaire et à semer la discorde entre les citoyens d’un même pays en les poussant à s’entretuer”, la Tunisie a demandé son extradition, selon le communiqué.
La nouvelle série d’accusations “vient s’ajouter à la commission rogatoire émise par les autorités tunisiennes compétentes et adressée auparavant aux autorités judiciaires saoudiennes, dans le cadre d’une action inquisitoire intentée, actuellement, contre le président déchu et son clan”.
Cette commission rogatoire concerne “des accusations ayant pour motif la possession de comptes bancaires et de biens immobiliers dans plusieurs pays, dans le cadre des opérations de blanchiment d’argent, acquis par voie illégale ainsi que la tenue et l’exportation illicites de monnaies étrangères”, selon le communiqué.
Dans une déclaration à la télévision nationale, Radhouane Rouissi, secrétaire d’Etat tunisien au ministère des Affaires étrangères, s’est déclaré certain que “les autorités saoudiennes vont répondre positivement à nos demandes qui sont des demandes de tout le peuple qui a beaucoup souffert sous le régime de Ben Ali”.
Selon des images diffusées par la télévision nationale, une grande quantité d’argent et de bijoux d’une grande valeur “bien cachés par la famille Ben Ali” ont été découverts samedi dans une bibliothèque du palais présidentiel à Sidi Bou Said. Ils ont été transportés à la Banque centrale.
© 2011 AFP

6. Tunisie: le PM Ghannouchi démissionne face à la pression de la rue
TUNIS (AFP) – 27.02.2011 15:38
Le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi a annoncé dimanche sa démission à Tunis, après des journées de contestations et de violences dans la capitale tunisienne, qui ont fait au moins trois morts.
Parlant devant la presse, M. Ghannouchi a déclaré: “J’ai décidé de démissionner de ma fonction de Premier ministre”, et il a ajouté : “je ne serai pas le Premier ministre de la répression”.
“Je ne suis pas le genre de personne qui va prendre des décisions qui pourraient provoquer des victimes”, a-t-il encore dit pour expliquer sa décision.
Béji Caïd Essebsi, un ancien ministre, devrait prendre sa succession.
Il avait pris les rênes d’un gouvernement de transition après l’éviction le 14 janvier du président Zine El Abidine ben Ali, chassé par des manifestations populaires dans le pays, que l’armée avait refusées de réprimer.
Depuis samedi, des affrontements qui ont fait au moins trois morts et des dizaines de blessés ont opposé des manifestants et la police dans le centre de la capitale tunisienne.
Premier ministre de Ben Ali de 1999 jusqu’à la chute de ce dernier, M. Ghannouchi avait formé le 17 janvier un premier gouvernement dans lequel l’équipe sortante conservait les postes clés. Cinq ministres avait démissionné dans les jours suivant.
Dix jours plus tard, il avait annoncé une nouvelle équipe de transition épurée des principaux caciques de l’ancien régime.
Le 25 février, une manifestation de masse, estimés à quelque 100.000 personnes, avait envahi le centre de Tunis pour réclamer le départ de son gouvernement.
Et l’annonce de la tenue d’élections en juillet n’avait pas calmé les protestataires, dans un pays confronté à une situation économique difficile et à l’afflux de réfugiés de la Libye voisine.
© 2011 AFP

Des Tunisiens manifestent pour le départ du gouvernement, le 20 février 2011 à Tunis
Foto (c) AFP: Des Tunisiens manifestent pour le départ du gouvernement, le 20 février 2011 à Tunis
Demonstration für Regierungsrücktritt, 20feb2011, Tunis

1. Tunesien ruft Reservisten in die Armee / ein Gefängnisausbruch
TUNIS (AFP) – 16/02/2011 20.44
Tunesische Reservisten traten in die Armee am Mittwoch nach Mobilierung von der Übergangsregierung, besorgt über Instabilität und Sicherheitslücken wie durch die Flucht von Dutzenden von Häftlingen dargestellt. Sie hat den Ausnahmezustand verlängert. Das Verteidigungsministerium hatte letzte Woche beschlossen, Reservisten im Ruhestand seit fünf Jahren zu mobiliesieren, Mittwoch fand es statt.
Rund 500 Mann kamen so am Morgen in das Bochoucha-Zentrum in einem Vorort von Tunis, meldet ein Journalist der AFP.
Laut einem von ihnen, Mohsen Jaziri, 25, die Männer wurden in die Kaserne in der Hauptstadt für eine schnelle Ausbildung übertragen, bevor sie innerhalb der Militärpatrouillen eingesetzt werden. Er sagte, sie sind für einen Zeitraum von sechs Monaten mobilisiert, erneuerbar bei Bedarf.
“Es ist ein Ruf der Pflicht. (…) Und es ist eine Ehre für mich, zurückzukehren”, sagte ein anderer Reservist, Elyas, Mechaniker 24 Jahre.
Während es Dienstag die Ausgangssperre aufgehoben hat, hat das Innenministerium den Ausnahmezustand verlängert.
Die Übergangsregierung wird von Norden nach Süden in Schach gehalten mit Plünderungen, Überfällen, Aneignung von Eigentum – es droht Destabilisierung und eine soziale Explosion mit der Invasion des öffentlichen Raumes durch die Bürger, die um Hilfe ersuchen oder das Ausscheiden von Loyalisten des ehemaligen Regimes fordern. Mehrere Minister sprachen von einer “Verschwörung” gegen die Revolution.
Die neuen Behörden müssen auch die Abwanderung von Tausenden von illegalen Einwanderern an die italienische Küste managen.
Seit dem Weggang von Ben Ali am 14. Januar ist es vor allem die Armee, die die Geschäfte der öffentlichen Sicherheit betreibt. Wie die Verhaftung am Montag von sechs Räubern, die Autofahrer in Kondar (Ost) angriffen oder dem Zerstreuen einer Menge, die Samstag in das Jendouba Gouvernement (Nordwesten) eindringen wollte, berichtete TAP. Sie überwacht auch die Häfen, um den Exodus der Illegalen zu verhindern, wie in Zarzis (Süden) .
Die Armee (45.000 Mann) wird von den Menschen für die Ablehnung, auf die Demonstranten zu feuern, als der Protest gegen den gestürzten Präsidenten in vollem Gange war, verehrt. Anders als die Polizei (100.000 Männer), ein Werkzeug der Unterdrückung des ehemaligen Regimes, gehasst von den Tunesiern und jetzt kaum sichtbar.
Das herrschende Vakuum der Sicherheit seit Januar 14 wurde vor allem am Dienstag nach der Flucht von 36 Gefangenen aus dem Gefängnis von Gabes (Süden) deutlich, die durch ein Loch in der Wand des schlecht überwachten Gefängnisses flohen, laut einem örtlichen Polizeibeamten.
“Sie konnten entkommen, weil es keine Wachen gab”, sagte am Mittwoch der Polizist von AFP von Tunis aus kontaktiert. Sechzehn sind noch auf freiem Fuß.
Bezüglich illegaler Einwanderer in Italien sagte das tunesische Verteidigungsministerium am Freitag, dass der Untergang eines Bootes nach Italien insgesamt fünf Todesfälle hatte und bestritt jede Verantwortung der Küstenwache in diesem Drama, als die Überlebenden vorgeworfen haben, es würden noch 30 fehlen.
Darüber hinaus sagte der Gouverneur der Zentralbank von Tunesien (BCT), dass die Finanzierung seitens des Bankensektors auf 182 Unternehmen des Ben Ali- Clans und seiner Frau Leila Trabelsi bei 2,5 Milliarden Dinar geschätzt wurde (€ 1,3 md ), davon 430 Mio. (224 Mio. Euro) ohne Garantie für die Rückzahlung.
Er äußerte auch “Bedenken über die wirtschaftliche Fehlentwicklung in den kommenden Monaten, wenn die sozialen Spannungen weitergehen.”
Am Mittwoch machten Hunderte von Bergleuten in der Region Gafsa (Zentrum-West) in Tunis ein Sit-in auf Lohnforderungen, während die Geschäfte von mehreren Straßen im Streik gegen Straßenverkäufer, ihre Konkurrenz, geschlossen wurden, laut einer AFP-Fotografin.
© 2011 AFP

2. Ben Ali “im Koma” in Saudi-Arabien fast einen Monat nach seiner Flucht
TUNIS (AFP) – 2011.02.17 06.40
Der ehemalige tunesische Präsident Zine El Abidine Ben Ali, 74, der sein Land am 14. Januar floh unter dem Druck der Straße nach 23 Jahren unangefochtener Macht, ist nach einem Schlaganfall im “Koma” seit zwei Tagen in einem Krankenhaus in Jeddah, sagte am Donnerstag ein Nahestehender seiner Familie.
“Er ging in ein Koma vor zwei Tagen. Er ist im Krankenhaus in Jeddah,” sagte diese Quelle per Telefon von der AFP kontaktiert in einem Golfstaat. “Er hatte einen Schlaganfall (Apoplexie), er ist in einem ernsten Zustand”, fügte sie hinzu.
“Wenn er stirbt, ist ein Diktator weg und ich sage Prima Abgang. Wir wenden die Seite, wir haben andere Dinge in diesem Land zu tun,” reagierte Adel , Lehrer von 50 Jahren. “Wenn sein Tod bestätigt wird, sage ich das ohne Revanche, dass die göttliche Strafe sofort fiel”, sagte ein Student von 25 Jahren, Amin, in der Innenstadt von Tunis befragt. “Ich protestiere gegen seine Beisetzung in unserem Land”, fügte er hinzu.
Auf die Frage nach der Hospitalisierung von Ben Ali, der Sprecher der tunesischen Regierung, Taieb Baccouch, war nicht in der Lage zu bestätigen. Er sagte, dass “seine Gesundheit am Freitag vom Kabinett erörtert werden wird.”
Der gestürzte Präsident, der an Prostatakrebs leidet, und seine Familie flohen nach Saudi-Arabien am 14. Januar.
Die tunesische Zeitung “Le Quotidien” hatte einen Artikel veröffentlicht am Donnerstag mit dem Titel “Ben Ali hat einen Schlaganfall erlitten”, und zitiert das Blog eines Französisch Journalist Nicolas Beau, Experte von Tunesien, wo er erklärt, dass Ben Ali in ernstem Zustand sei und aus Sicherheitsgründen “unter der Identität eines saudischen Emir behandelt wird”.
Touafik Ben Brik, der tunesische Journalist, Dissident der die Gefängnisse des Regimes von Ben Ali erlebt hat für seine kritischen Artikel, sagte AFP, er fühle sich “fast in Trauer: Ich konnte ihn nicht vergessen, er ist immer noch in uns, er ist Teil unserer Vergangenheit, und er wird in uns lange leben.”
Einer der bekanntesten tunesischen Oppositionellen, der kommunistische Hama Hammami, sagte, dass “es das Schicksal aller Diktatoren in der Welt ist.”
Laut dem tunesischen Anwalt YADH Ben Achour, Präsident der Nationalen Kommission für politische Reformen, beweist der Krankenhausaufenthalt Ben Ali’s, “dass es Gerechtigkeit auf Erden gibt.”
© 2011 AFP

3. Der Mord an einem Priester wird verurteilt, Tunesier demonstrieren für Säkularismus
TUNIS (AFP) – 2011.02.19 07.21
Die tunesische Regierung und die wichtigste islamistische Bewegung Ennahda verurteilten Samsta, den Mord an einem polnischen katholischen Priester in der Nähe von Tunis, wo mehrere hundert Demonstranten marschierten, “nein” zu sagen zu “Fanatismus”.
Konfrontiert mit einer Welle der Gewalt seit dem Sturz des Ben Ali am 14. Januar verurteilte die Regierung die Tötung, rief “alle Menschen aus Religionen und Zivilgesellschaft” zu handeln “entscheidend zur Verhinderung von erneuten solchen Handlungen” .
Marek Rybinski, 34, wurde ermordet aufgefunden Freitag im Hangar von einer privaten Schule in Manouba, in der Nähe von Tunis. Die Schuldirektorin der von Mönchen geführten Schule sagte der AFP, sie hatte am 30. Januar einen drohenden Brief an “die Juden” erhalten und dass eine Klage eingereicht worden sei.
“Killing einen Katholiken in Tunesien ist etwas ungewöhnlich und dieses Verbrechen unter diesen Umständen begehen ist ungewöhnlich. (…) Diese Indizes zeigen, dass es ein Verbrechen von Extremisten begangen war”, sagte eine offizielle Quelle .
Polizei und Armee “wird konsequent und ohne Zögern den Kampf gegen jede Religion bekämpfen”, weil “das Bild von Tunesien auf dem Spiel steht”, sagte die Quelle.
Bischof Maroun Lahham von Tunis wird am Sonntag gegenüber Ministerpräsident Mohamed Ghannouchi “Abscheu und Entsetzen” äußern, sagte er AFP. Eine Messe ist für den Nachmittag in der Kirche von La Goulette (Tunis Vorort) geplant.
Aus Angst vor “Amalgam” (Vermischung damit) “verurteilte” die wichtigste islamistischen Bewegung Ennahda die Tötung. “Sehen Sie es als ein Manöver, um Tunesier von den Zielen der Revolution abzulenken”. “Wir verurteilen all jene, die zurückbleiben,” sagte der AFP der Präsident der konstituierenden Sitzung des al-Nahda (Renaissance), Ali El-Aryath.
Ennahda verurteilte auch einen Protest von Islamisten, die versuchten, eine Straße, wo Prostituierte arbeiten in Tunis, in Brand zu setzen.
Um zu zeigen, dass das Land nicht in die Hände von Fanatikern fällt, haben hunderte von Tunesiern am Samstag in der Hauptstadt “für ein säkulares Tunesien” demonstriert.
“Stoppen Sie Ihre extremistischen Aktionen”, “für eine säkulare Tunesien”, war auf Schildern in der Menschenmenge, als Hubschrauber kreisten am Himmel, zu lesen.
Viele Demonstranten haben das Gefühl, dass die Ermordung des polnischen Priesters wäre wahrscheinlich das Ergebnis von Menschen treu zu Ben Ali . “Schneiden Sie die Kehlen, es ist nicht in der Gewohnheit der Tunesier. Es sieht aus wie eine Manipulation der ‘Benalis’, um Unheil zu schaffen, eine Propaganda zu zeigen, dass die neue Tunesien nicht tolerant ist”, dachte Kaouther, 42.
Das autoritäre Regime von Ben Ali, das Tausende von Islamisten in den 90er Jahren verhaftet hatte, präsentierte sich als Bollwerk gegen Fanatismus.

Schließlich, wie von der Übergangsregierung nach dem Zusammenbruch des alten Regimes versprochen, kam eine allgemeine Amnestie für politische Gefangene in Kraft am Samstag nach Inkrafttreten des ersten Dekrets.
Die Regierung kündigte außerdem die Ernennung von 10 neuen Statthaltern an. Anfang Februar hatte der Ersatz der 24 regionalen Gouverneure Gewalt und Proteste hervorgerufen, weil 19 von ihnen waren Mitglieder oder Angehörige der ehemaligen Regierungspartei.
© 2011 AFP

4.Tunesien: Demonstrationen gegen die Regierung, Messe für den erschlagenen Priester
TUNIS (AFP) – 20/02/2011 06.03
Etwa 4.000 Demonstranten waren Sonntag in Tunis vor der Kasbah, dem Sitz des Ministerpräsidenten, für den Rücktritt von der Übergangsregierung von Mohamed Ghannouchi, der Wahl einer verfassungsgebenden Versammlung und ein parlamentarisches System versammelt, stellte AFP fest.
Mit Schrei “Löscht Regierung Ghannouchi” haben rund 4.000 Menschen außerhalb der Kasbah, dem Sitz des Premierministers demonstriert, wiederholen die Parole der Revolution, die zum Absturz brachte das alte Regime, “Ben Ali hau ab.”
In einer freundlichen Atmosphäre, aus der Ferne durch das Militär bewacht (und die Polizei hatte zwei gepanzerten Fahrzeugen und Hubschraubern eingesetzt), Männer, Frauen, Kinder forderten den Wandel in den meisten Institutionen.
“Die Entlassung des Ministerpräsidenten, Konstituierende Versammlung, Unabhängigkeit der Justiz”, “Auflösung des Parlaments”, “Auflösung der Ausschüsse (ein Ausschuss ist zuständig für die Wahlreform)” war auf den Schildern zu lesen.
“Sie nehmen uns für dumm. Alle Mitglieder des Parlaments und der regionalen Räte wurden vom ehemaligen Regime gewählt, die Verfassung war durch das ehemalige Regime reformiert”, sagte Sami Ben Moumen, Arzt von 30 Jahren.
Mohamed Ghannouchi war Ministerpräsident Zine El Abidine Ben Ali’s von 1999 bis zu seinem Sturz am 14. Januar.

In einem Versuch, soziale Spannungen abzubauen, kündigte die Regierung Freitag erste Not Sozialhilfe an.
Aber Unsicherheit hat sich erneut gezeigt Freitag mit der Entdeckung eines polnischen Priesters Rybinski Marek, 34, ermordet gefunden im Hangar von einer privaten Schule in Manouba (bei Tunis), wo er als Chief Financial Officer arbeitete.
Etwa 200 Tunesier und Polen besuchten die Sonntagsmesse gefeiert in La Goulette (nahe Tunis), in Erinnerung an den katholischen Priester, in der Gegenwart des Botschafters der Polen Krzysztof Olendzki und Bischof Maroun Lahham aus Tunis .
“Er wird uns fehlen”, sagte Jordi Llambrich, Französisch Pater, der dem Publikum zeigte das Gesicht des Marek Rybinski, moderne junge Mann in einem Trainingsanzug mit Kapuze auf einem Foto vom Eingang um die Kirche St. Augustine in dieser Hafenstadt für die Koexistenz zwischen den Gemeinden bekannt.
Am Morgen hatte Bischof Maroun Lahham Tunis den Premierminister “seines persönlichen Engagements versichert und forderte, dass seine Regierung festzustellen habe die Ursachen” des Mordes.
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© 2011 AFP

5. Tunis fordert von Ryad die Auslieferung von Ben Ali und Nachrichten über seine Gesundheit
TUNIS (AFP) – 21/02/2011 01.00
Tunis forderte in Riad am Sonntag die Auslieferung des gestürzten Präsidenten Ben Ali, der Beteilung “in mehreren schweren Verbrechen” angeklagt und der Anstiftung Tunesier zum sich “gegenseitig umbringen”, sowie anspruchsvolle Informationen über seine Gesundheit oder “seinen eventuellen Tod”.
In einer Erklärung von TAP zitiert, sagte das Auswärtige Amt, es habe Riad aufgefordert um “alle verfügbaren Informationen über die Gesundheit des abgesetzten Präsidenten angesichts widersprüchlicher Informationen vermittelt über die Verschlechterung seiner Gesundheit und seinem eventuellen Tod.”
In gleicher Erklärung teilte das Ministerium mit, dass es “diplomatischem Wege übermittelt ein förmliches Ersuchen an die saudischen Behörden”, das “versucht, den gestürzten Präsidenten auszuliefern”.
“Nach einer weiteren Reihe von Anschuldigungen gegen den gestürzten Präsidenten geebnet, auf Aufwendungen im Zusammenhang mit seiner Beteiligung an mehreren schweren Verbrechen, und beinhalten sie ermutigen, den Mord zu begehen und Zwietracht unter den Bürgern der Sau gleichen Land und führen sie sich gegenseitig zu töten,” Tunesien hat seine Auslieferung beantragt, so die Erklärung.
Die neue Serie von Anklagen “führt zu Rechtshilfeersuchen von den tunesischen Behörden ausgestellt und adressiert an Saudi-Justizbehörden im Rahmen einer Untersuchungs-Klage, die derzeit gegen den gestürzten Präsidenten und seine Clan läuft.”
Diese Anfrage bezieht sich auf “Klagen mit der Begründung, dass der Besitz von Bankkonten und Immobilien in mehreren Ländern als Teil der Geldwäsche illegal erworbener Güter und und die illegale Ausfuhr von Devisen”, so die Erklärung.

© 2011 AFP

6. Tunesischer Regierungschef gibt auf
Tunesien | 27.02.2011 | Deutsche Welle World
Nach neuen blutigen Krawallen in Tunesien hat der Chef der Übergangsregierung, Mohammed Ghannouchi, seinen Rücktritt bekanntgegeben. Nachfolger soll der Jurist Béji Caïd Essebsi, ein früherer Minister, werden.
=> weiterlesen bei dww

=> Siehe auch: Die Frauen der Revolution
In den Jahrzehnten der Diktatur haben die tunesischen Feministinnen im Verborgenen gearbeitet. Jetzt mischen sie mit.
Aus Tunis 01.03.11 RENATE FISSELER
Die Proteste auf den Straßen von Tunis enden nicht. Am Sonntag trat auf Druck der Straße, darunter vieler junger Frauen, der Premierminister der Übergangsregierung Mohammed Ghannouchi, ein Mann des alten Regimes, zurück. Der neu nominierte Premierminister, Béji Caïd Essebsi, gilt unter Frauen als laizistischer Politiker.
“Das ist ein gutes Omen”, sagt Emna Ben Miled, Frauenforscherin und Mitbegründerin eines Masterstudiengangs in Frauenforschung.
weiterlesen: www.taz.de/1/politik/afrika/artikel/1/die-frauen-der-revolution/

=> Siehe auch: Die Revolution frisst ihren Opa
taz 01.03.11
Der neue tunesische Premier Caïd Essebsi ist 84, sein bisheriger Karrierehöhepunkt war die Bewältigung eines Putschversuches im Jahr 1962.
Ob der 84-jährige Anwalt das Vertrauen der Demokratiebewegung gewinnen kann, ist allerdings ungewiss. Er war noch nicht einmal vereidigt, da liefen Twitter und Facebook heiß: “Ein 84-Jähriger für die Revolution der Jugend?”, war zu lesen. Kritiker bezeichnen seine Ernennung als “überstürzt”, sie hätte einer “Abstimmung mit allen politischen Kräften bedurft”….
weiterlesen: http://taz.de/1/politik/afrika/artikel/1/die-revolution-frisst-ihren-opa/

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