TUNESIEN: ENNAHDA- ISLAMISTEN VERLASSEN REFORMKOMMISSION – INTERNETJUGEND KÄMPFT WEITER – Tunisie: les "irréductibles" de la révolution en veulent encore au "système"

1. Tunesien: Islamisten der Ennahda verlassen Ausschuss zu Reformen
TUNIS (AFP) – 2011.06.27 12.11
Der Präsident der tunesischen islamistischen EnNahda (Renaissance), Rached Ghannouchi, meldete am Montag den Rückzug seiner Partei aus der Kommission für die Reformen nach dem Fall des Ben Ali.
2. Tunesien: Die “Unbeugsamen” der Revolution hadern immer noch mit dem “System”
TUNIS (AFP) – 24.06.2011 03.13 Uhr
Eifersüchtig auf “ihre” Revolution, derer sie sich enteignet fühlen, campen fünfzig Demonstranten seit einer Woche auf dem Platz der Menschenrechte in Tunis, um die Revolution zu “schützen und fortzusetzen, ein Ereignis, das sie “Sit-in des Schicksals” nennen.
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1er ARTICLE SUR DEUX: Tunisie: les islamistes d’Ennahda se retirent de la commission des réformes
TUNIS (AFP) – 27.06.2011 12:11
Le président du mouvement islamiste tunisien Ennahda (Renaissance), Rached Ghannouchi, a annoncé lundi le retrait de son parti de la commission chargée de piloter les réformes après la chute du régime Ben Ali.

Des jeunes Tunisiens préparent le 22 juin 2011 une banderole sur la place des droits de l'homme à T
Foto (c) AFP: Platz der Menschenrechte, Tunis, 22.06., “Die Revolution schützen und fortsetzen”
Des jeunes Tunisiens préparent le 22 juin 2011 une banderole sur la place des droits de l’homme à Tunis pour “protéger et poursuivre la révolution”

“Le mouvement Ennhada se trouve dans l’obligation de se retirer définitivement de la commission”, que certains veulent utiliser pour “promouvoir leurs propres objectifs”, a déclaré M. Ghannouchi, lors d’une conférence de presse.
La Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique, présidée par Yadh Ben Achour, a été créée fin février pour dessiner les contours des futures institutions de la Tunisie d’après la révolution qui a chassé du pouvoir l’ex-président Zine el Abidine Ben Ali, le 14 janvier dernier.
La commission “croit avoir une légitimité populaire, alors qu’elle n’en a pas”, a dit M. Ghannouchi.
“Qui êtes-vous pour vouloir fixer des lois essentielles pour le peuple?”, a encore lancé le leader islamiste en accusant la commission de se prendre pour “un parlement”.
M. Ghannouchi a fait porter sur la commission Ben Achour la “responsabilité de la sortie” de sa formation. Mais il n’a pas complètement écarté l’éventualité d’un retour, en cas de changement d’attitude de la commission.
C’est un “retrait définitif si la haute commission continue d’ignorer le principe du consensus. S’il y a retour à la raison du consensus, nous pourrons étudier notre retour”, a-t-il dit.
Le mouvement islamiste avait déjà claqué la porte une première fois, fin mai, suite à une polémique sur le report des élections, initialement prévues le 24 juillet.
M. Ennahda avait suspendu la semaine dernière sa participation aux travaux de la commission en invoquant une série de griefs.
Le contentieux porte aussi sur le financement des partis. Les règles que la commission veut établir sont contestées par les grandes formations qui disposent déjà de ressources conséquentes et ne veulent pas voir leur marge de manoeuvre réduite, notent des commentateurs.
Un désaccord existe également sur l’inclusion ou non d’une mention interdisant toute normalisation des relations avec Israël, dans le “Pacte républicain”, texte qui doit servir de socle pour la nouvelle constitution tunisienne.
De son côté, le fondateur du Parti démocratique progressiste (PDP), Ahmed Néjib Chebbi, qui se veut une alternative aux islamistes, s’est lui aussi montré critique vis-à-vis de la commission, la jugeant “peu représentative”, car ses membres ne sont pas élus.
“Plus tôt elle partira, mieux ça sera pour le pays”, avait-il déclaré dans une interview à l’AFP.
© 2011 AFP

Firté et dignité pour les Tunisiens, non à la violence, proclame le T-shirt de cette homme qui parti
Foto (c) AFP: Stolz und Würde für die Tunesier, keine Gewalt, verkündeten die T-Shirt des Mannes an einem Sit-in in Tunis
Firté et dignité pour les Tunisiens, non à la violence, proclame le T-shirt de cette homme qui participe à un sit-in à Tunis

2. Tunisie: les “irréductibles” de la révolution en veulent encore au “système”
TUNIS (AFP) – 24.06.2011 15:13
Jaloux de “leur” révolution dont ils se sentent dépossédés, une cinquantaine de manifestants campent depuis une semaine place des droits de l’Homme à Tunis pour “protéger et poursuivre la révolution”, une manifestation qu’ils ont baptisée le “sit-in du destin”.
“On n’a pas les moyens d’organiser des conférences dans des hôtels comme le font les partis. Nous nous emparons de la place publique” lâche Sonia Chermiti, quadragénaire qui campe depuis le 15 juin date du début du sit-in.
Le dessein de cette manifestation est quasiment identique à celui de deux sit-in précédents, en janvier et février devant les bureaux du Premier ministre, qui ont marqué un tournant dans la transition après la chute du régime Ben Ali, le 14 janvier dernier.
Le premier a provoqué le départ de plusieurs ministres du parti unique de l’ex-président et le second a contraint à la démission Mohammed Ghannouchi, Premier ministre de Zine El Abidine Ben Ali qui était resté à la tête du gouvernement après sa fuite.
Ce mouvement a aussi abouti à la décision de convoquer des élections, pour élire une assemblée constituante. Annoncées pour juillet, celles-ci doivent finalement avoir lieu le 23 octobre.
Pour les organisateurs du nouveau sit-in, le destin de la révolution tunisienne est encore incertain.
Sur Facebook, les revendications pleuvent : indépendance totale et définitive du pouvoir judiciaire, que ceux qui ont tiré sur la foule pendant la répression des protestations soient traduits en justice, démission des ministres de la Justice et de l’Intérieur.
Les protestataires veulent aussi la “chute du système” et “créer une tribune pour tous les citoyens”, détaille Sonia.
Mais c’est une tribune où les orateurs peinent à se faire entendre sur fond de sifflets des agents de la circulation, de klaxons et du fracas des travaux dans un hôtel voisin.
Sonia explique que ce lieu a été choisi par défaut. “Nous avons voulu nous emparer de la place du gouvernement à la Kasbah”, regrette-t-elle. “On a été violemment renvoyés”. D’autres participants expliquent qu’ils “n’ont voulu gêner personne”, notamment les commerçants de la Medina, à proximité de la place du gouvernement qui ont dû fermer boutique lors des précédents sit-in.
L’assistance, cette fois-ci, est nettement plus réduite, les nombreuses grèves et mouvements sociaux qui avaient paralysé la Tunisie dans les premiers mois de l’après Ben Ali s’étant progressivement taris.
Attenante à l’avenue Mohamed V, un des principaux axes de la capitale, la place des Droits de l’homme est entourée de gigantesques sièges des banques. Jalonnée de palmiers, cette place est un ancien repaire d’amoureux en quête de discrétion. Elle se veut désormais un fief des irréductibles de la révolution.
Le “code de bonne conduite du sit-in du destin”, placardé sur les arbres du jardin, interdit “tout discours partisan qui nuit à la cohésion des frères et soeurs manifestants”.
Ici, l’explosion du nombre de partis, près d’une centaine actuellement, est considérée comme un morcellement de la société qui ajoute de la confusion dans le paysage politique.
“C’est comme si un vieux bâtiment s’était écroulé et qu’on essayait de reconstruire sur les ruines. Il faut tout nettoyer d’abord”, explique Mohamed-Amine mimant de la main un coup de balai.
Chaque jour, les émissaires de petites formations politiques récemment créées viennent témoigner leur soutien mais, pour l’instant, aucun des grands partis n’a fait de même.
Jeudi, un groupe sur Facebook annonçait le début d’un autre “sit-in du destin” à Sfax, la deuxième ville de Tunisie.
© 2011 AFP

Des jeunes tunisiennes participent le 22 juin 2011 à un sit-in
Foto (c) AFP: Platz der Menschenrechte, Tunis, 22.06., “Beschleunigung der Entwicklung der armen Regionen”
Des jeunes tunisiennes participent le 22 juin 2011 à un sit-in pour demander notamment “l’accélération du developpemnt des régions pauvres”

1. Tunesien: Islamisten der Ennahda verlassen Ausschuss zu Reformen
TUNIS (AFP) – 2011.06.27 12.11
Der Präsident der tunesischen islamistischen EnNahda (Renaissance), Rached Ghannouchi, meldete am Montag den Rückzug seiner Partei aus der Kommission für die Reformen nach dem Fall des Ben Ali.
“Die Bewegung Ennhada ist verpflichtet, dauerhaft zurückzutreten vom Ausschuss”, den manche benutzen würden um “zu fördern ihre eigenen Ziele”, sagte Ghannouchi auf einer Pressekonferenz.
Die ‘Hohe Instanz zur Erreichung der Ziele der Revolution, für politische Reformen und demokratischen Übergang’ unter dem Vorsitz von Yadh Ben Achour wurde Ende Februar gegründet, um die Umrisse der künftigen Institutionen Tunesien nach der Revolution 14. Januar zu zeichnen.
Die Kommission “glaubt, sie hat Legitimität, während es nicht so ist”, sagte Mr. Ghannouchi.
“Wer bist du zu wollen Grundgesetze für die Menschen zu setzen?”, so der islamistische Führer, und beschuldigte die Kommission sich für ein “Parlament” zu halten.
Mr. Ghannouchi hat der Kommission und Ben Achour die “Verantwortung für den Rückzug” seiner Partei gegeben. Aber er hat nicht ganz die Möglichkeit einer Rückkehr ausgeschlossen, nach Änderung des Verhaltens der Kommission.
Es ist ein “vollständiger Rückzug, wenn die Hohe Kommission weiterhin das Prinzip des Konsenses ignorieren wird. Wenn Rückkehr zum Konsens, können wir unseren Rückzug revidieren”, sagte er.
Die islamistische Bewegung hatte bereits die Tür geknallt zum ersten Mal Ende Mai, nach einem Streit über die Verschiebung der Wahlen, die ursprünglich geplant waren für 24 Juli.
Der Streit geht auch um Parteienfinanzierung. Die Regeln, die die Kommission aufstellen will, gefallen den grossen Parteien nicht, die bereits über erhebliche Ressourcen verfügen und ihre Möglichkeiten nicht begrenzt sehen wollen, beachten Kommentatoren.
Uneinigkeit besteht auch über die Aufnahme oder den Ausschluss einer Klausel über ein Verbot jeglicher Normalisierung der Beziehungen mit Israel im Text “Republikanischer Pakt”, der als Basis für die neue tunesische Verfassung dienen soll.
Für seinen Teil, der Gründer der Progressive Demokratische Partei (PDP), Ahmed Najib Chebbi, die eine Alternative zu den Islamisten ist, ist auch kritisch vis-à-vis der Kommission, sagte, sie sei “nicht repräsentativ”, weil ihre Mitglieder werden nicht gewählt.
“Je früher sie geht, desto besser wird es für das Land werden”, erklärte er in einem Interview mit AFP.
© 2011 AFP

2. Tunesien: Die “Unbeugsamen” der Revolution hadern immer noch mit dem “System”
TUNIS (AFP) – 24.06.2011 03.13 Uhr
Eifersüchtig auf “ihre” Revolution, derer sie sich enteignet fühlen, campen fünfzig Demonstranten seit einer Woche auf dem Platz der Menschenrechte in Tunis, um die Revolution zu “schützen und fortzusetzen, ein Ereignis, das sie “Sit-in des Schicksals” nennen.
“Wir haben nicht die Mittel, um Konferenzen in Hotels so wie die Parteien zu halten. Wir nehmen den öffentlichen Platz”, so Sonia Chermiti, Vierzigerin, Zelterin seit 15. Juni, dem Starttermin des Sit-in.
Der Zweck dieser Veranstaltung ist fast identisch mit dem der beiden vorangegangenen Sit-in im Januar und Februar vor den Büros des Premierministers, die einen Wendepunkt im Übergang nach dem Fall des Ben Ali am 14. Januar markierten.
Das erste führte zum Ausscheiden von mehreren Ministern der Partei des ehemaligen Präsidenten und das zweite zwang Mohammed Ghannouchi, Ministerpräsident Zine El Abidine Ben Alis, der an der Spitze der Regierung nach seiner Flucht geblieben war, zurückzutreten. Dies hatte auch zu der Entscheidung, Neuwahlen zu einer verfassunggebenden Versammlung zu wählen, geführt. Geplant für Juli, sind sie schließlich auf 23. Oktober verschoben worden.
Für die Organisatoren der neuen Sit-in ist das Schicksal der Revolution in Tunesien noch ungewiss.
Auf Facebook regnet es Forderungen: totale und endgültige Unabhängigkeit der Justiz; diejenigen, die auf die Menge während der Niederschlagung der Proteste schossen, der Gerechtigkeit zuführen; Rücktritt der Minister für Justiz und Inneres…
Die Demonstranten wollen auch den “Sturz des Systems” und “ein Forum für alle Bürger sein”, erklärt Sonia.
Aber es ist ein Forum, in dem Redner um Gehör kämpfen vor dem Hintergrund der Pfiffe der Verkehrspolizei, dem Lärm der Autohupen und der Arbeitsgeräusche in einem nahe gelegenen Hotel.
Sonia erklärt, dass dieser Ort behelfsmäßig ausgewählt wurde. “Wir wollten ergreifen den Platz der Regierung in der Kasbah”, klagt sie. “Wir wurden gewaltsam vertrieben.” Andere sagen, sie “wollten niemanden stören”, darunter Kaufleute der Medina, nahe dem Platz der Regierung, die den Laden geschlossen hatten in den vergangenen Sit-ins.
Der Beistand ist diesmal deutlich reduziert: die Zahl der Streiks und sozialen Bewegungen, die Tunesien gelähmt haben in den ersten Monaten nach Ben Ali, ist allmählich versiegt.
Angrenzend an die Avenue Mohamed V, ein zentraler Bereich der Hauptstadt, ist der Platz der Menschenrechte durch die großen Banken umgeben. Gefüttert mit Palmen, dieser Ort ist ein ehemaliger Treffpunkt der Liebespärchen auf der Suche nach Diskretion. Jetzt ist er eine Hochburg der Unbeugsamen der Revolution geworden.
Der “Verhaltenscodex des Sit-in des Schicksals”, auf die Bäume des Gartens plakatiert, verbietet “jede parteiische Rede, die den Zusammenhalt der Demonstranten als Brüder und Schwestern berühren.”
Hier wird die Explosion der Zahl der Parteien, fast hundert jetzt, als Fragmentierung der Gesellschaft gesehen, die die Verwirrung in der politischen Landschaft vergrössern wird.
“Es ist wie ein altes Gebäude war eingestürzt und wir versuchten, auf den Ruinen wieder aufzubauen. Wir müssen aufräumen zuerst”, sagte Mohamed-Amine, mit der Hand imitiert er einen Besen.
Jeden Tag zeigen kleine politische Emissäre der neu geschaffenen Parteien hier ihre Unterstützung, aber bis jetzt, keine der großen Parteien hat das gleiche getan.
Donnerstag kündigte eine Facebook-Gruppe den Beginn einer neuen “Sit-in des Schicksals” in Sfax, die zweitgrößte Stadt Tunesiens, an.
© 2011 AFP

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