TUNESIEN: FRAUEN GEGEN ISLAMISMUS, ISLAMIST GHANNOUCHI ZURÜCK – Tunisie: des Tunisiennes défendent leur liberté , Retour test de l’islamiste Ghannouchi

1. Tunesien: Tunesierinnen verteidigen ihre Freiheit und fordern die Gleichstellung
TUNIS (AFP) – 29/01/2011 06.12
Hunderte von Frauen schrien Samstag in Tunis ihre Entschlossenheit, die vor einem halben Jahrhundert gewonnene Emanzipation zu verteidigen, am Vorabend der Rückkehr Sonntag aus dem Exil des Führers der tunesischen islamistischen Bewegung EnNahda, Rached Ghannouchi.
2. Testrückkehr des Islamisten Ghannouchi ins post-Ben Ali Tunesien
TUNIS (AFP) – 2011.01.30 13.07
Der oppositionelle tunesische Islamist Rachid Ghannouchi begrüßte wurde Sonntag von Tausenden von Anhängern in Tunis, nach mehr als 20 Jahren im Exil.
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1er ARTICLE SUR DEUX: Tunisie: des Tunisiennes défendent leur liberté et réclament l’égalité
TUNIS (AFP) – 29.01.2011 18:12
Des centaines de femmes ont crié samedi à Tunis leur détermination à défendre l’émancipation acquise depuis plus d’un demi-siècle, à la veille du retour dimanche en Tunisie du chef en exil du mouvement islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi.

Mannoubia Bouazizi, la mère de Mohamed Bouazizi qui s'est immolé par le feu, manifeste le 29 janvie
Mannoubia Bouazizi, la mère de Mohamed Bouazizi qui s’est immolé par le feu, manifeste le 29 janvier 2011 à Tunis
Foto (c) AFP: Mannoubia Bouazizi, die Mutter von Mohamed Bouazizi, der sich selbst in Brand gesetzt hatte, demonstriert 29. Januar 2011 in Tunis für Frauenrechte

“C’est un mouvement historique! C’est aussi l’occasion d’exprimer le soulagement et la joie de fêter la fin de la dictature exercée par un régime mafieux, c’est la fin de la peur après tant d’années vécus sous la terreur!”, s’est réjouie Leila, une journaliste.
A l’appel de l’Association tunisienne des femmes démocrates (Ftfd) et l’Association des femmes tunisiennes pour la recherche et le développement (Afturd), des centaines de femmes, universitaires, actrices, avocates et militantes de droits de l’Homme ont participé à cette “marche pour la citoyenneté et l’égalité” sur l’avenue Habib Bourguiba, théatre quotidien “happening démocratique” permanent.
“Nous sommes là pour affirmer les droits acquis de la femme et éviter tout retour en arrière, pour dire que nous sommes pas prêtes à négocier notre liberté avec les islamistes”, a affirmé Amel Betaib, une avocate.
Dès 1956, le Code du statut personnel (CSP) institué par le président Habib Bourguiba, a accordé aux Tunisiennes une longueur d’avance sur de nombreux pays musulmans en matière d’émancipation abolissant la polygamie et la répudiation, une première dans le monde islamique.
“Nous voulons adresser un message important aux islamistes notamment ceux du mouvement Ennahdha (Renaissance): nous sommes pas prêtes à reculer ou à perdre nos acquis”, a assuré Sabah Mahmoudi, une universitaire.
En exil à Londres, depuis le début des années 1990, Rached Ghannouchi, chef du mouvement islamique Ennahdha, interdit de toute activité durant le régime de l’ex-président déchu Zine El Abidine Ben Ali, est attendu dimanche en Tunisie. Il a refait surface durant la révolution tunisienne et se dit prêt à jouer un rôle dans la nouvelle Tunisie.
“Nous voulons une Tunisie de lumière”, “Non à l’obscuranlisme, oui à la modernité”, “Pour une république démocratique laïque”, pouvait-on lire sur les banderoles portées par des jeunes femmes taquinées de temps à autre par des groupes d’adolescents venus spécialement pour assister à cette marche pour admirer quelques beautés.
“Nous ne craignons pas les islamistes parce que nous avons un potentiel extraordinaire dans notre pays qui a fait ses preuves en faisant tomber la dictature et on va pas sortir d’une dictature pour retomber dans une autre”, a déclaré à l’AFP Sana Ben Achour, présidente de la Ftfd.
Dans la manifestation, certaines défendent tout de même les islamistes qui ont payé un prix très cher sous le régime Ben Ali au début des années 90. “Ce sont des citoyens tunisiens qui ont les mêmes droits que les autres et ne constituent en aucune façon une menace”, dit ainsi Sihem Bensedrine, une militante des droits de l’Homme bête noire de l’ancien régime.
“Le problème c’est la police qui a construit ce régime, pour moi il y a aucun danger islamiste” ajoute-t-elle.
Présentes dans tous les secteurs d’activité, les tunisiennes représentent 26% de la population active, plus de 50% des étudiants, 29% des magistrats et 24% des diplomates. Le Parlement est le plus féminin de la région depuis un demi-siècle.
Sur fond de chômage, la présence des femmes au travail est souvent mise en accusation par des religieux fondamentalistes sur des chaînes satellitaires religieuses arabes.
“La révolution des jeunes doit instaurer la démocratie sans nous imposer leur religion et la charia”, la loi islamique, lance une manifestante.
© 2011 AFP

2. Retour test de l’islamiste Ghannouchi dans la Tunisie post-Ben Ali
TUNIS (AFP) – 30.01.2011 13:07
L’opposant islamiste tunisien Rached Ghannouchi a été accueilli dimanche à Tunis par des milliers de partisans après plus de 20 ans d’exil, un retour test dans la Tunisie de l’après Ben Ali, le président déchu qui avait impitoyablement maté les islamistes au début des années 90.
L’avion qui venait de Londres s’est posé vers 12H30 (11H30 GMT) à l’aéroport de Tunis-Carthage où les forces de l’ordre se faisaient très discrètes.
Rached Ghanouchi est apparu peu après à la foule et a lancé un vibrant “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand) les bras tendus vers le ciel. Ce fut sa seule déclaration avant de se frayer difficilement un chemin vers la sortie de l’aéroport, sans que l’on sache sa destination.
Autour de lui, un cordon de sécurité de membres de son parti coiffés de casquettes blanches tentait de le protéger de la bousculade en criant “ne le touchez pas! ne le touchez pas!”. “On n’a pas confiance dans la police”, dit un membre du service d’ordre.
Dans le hall du terminal plein comme un oeuf, des milliers de partisans d’Ennahda avaient attendu leur “héros” plusieurs heures. A pleins poumons la foule alternait l’hymne national et de vibrants “Allah Akbar”.
Au moment d’abandonner son exil londonien et après avoir posé tout sourire sur fond de drapeau tunisien, le vieux leader était apparu très politique: “Je suis toujours le dirigeant de mon parti. S’il y a des élections libres et équitables, des législatives mais pas la présidentielle, Ennahda y participera”.
Sur la nouvelle donne en Tunisie après la chute brutale et la fuite le 14 janvier de Zine El Abidine Ben Ali, Ghannouchi a été assez critique: “Il y a une certaine confusion. Le gouvernement de transition change de ministres tous les jours, n’est pas stable et ses pouvoirs ne sont pas encore clairs”, a-t-il jugé en réclamant à nouveau un “gouvernement d’union nationale”.
Depuis Londres, Ghannouchi s’était aussi voulu rassurant: “la charia (la loi islamique) n’a pas sa place en Tunisie” et “la peur est uniquement basée sur l’ignorance”, qu’il impute à la politique de diabolisation de son mouvement par Ben Ali.
Signe d’une crainte, quelques dizaines de militants pour la laïcité avaient fait le déplacement à l’aéroport, et samedi des centaines de femmes avaient manifesté à Tunis pour défendre l’émancipation acquise depuis plus d’un demi-siècle.
Rached Ghannouchi a fondé en 1981 Ennahda (Renaissance) avec des intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens. Il dit aujourd’hui représenter un islam modéré proche de l’AKP turc.
Toléré au début de l’ère Ben Ali en 1987, son mouvement avait été réprimé après les législatives de 1989, où les listes qu’il soutenait avaient recueilli au moins 17% des suffrages. Environ 30.000 militants et sympathisants islamistes avaient été arrêtés dans les années 90.
Ghannouchi avait alors quitté la Tunisie pour l’Algérie, puis Londres. En 1992, il avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour un complot contre le président.
bannerwomenA peine sur le sol tunisien, la signification de son retour fait débat.
Pour Mohammed Habib Azizi, professeur d’histoire à l’université de Tunis, “ce qui s’est passé en Tunisie ne peut en aucun cas être considéré comme l’oeuvre des islamistes, des nationalistes ou des communistes”, dit-il à l’AFP.
A l’aéroport, un syndicaliste de 37 ans, Mohammed Mahfoud, avait en revanche confectionné une pancarte sur la “contribution” d’Ennahda à la “lutte contre la dictature”, avec le nombre de prisonniers, d’exilés et de “martyrs”.
© 2011 AFP

=> Jasminrevolution: Last News, (Artikel Nr.5 in Part V):
Revolution zu Ende, Ruhe ist eingekehrt
Terminee la revolution, le calme regne
TUNESIEN JASMINREVOLUTION (Part V): die BEN ALI- KUMPELS aus REGIERUNG ENTLASSEN – Tunisie, révolution jasmine (Part V): Premier ministre reste, les caciques de Ben Ali partent

1. Tunesien: Tunesierinnen verteidigen ihre Freiheit und fordern die Gleichstellung
TUNIS (AFP) – 29/01/2011 06.12
Hunderte von Frauen schrien Samstag in Tunis ihre Entschlossenheit, die vor einem halben Jahrhundert gewonnene Emanzipation zu verteidigen, am Vorabend der Rückkehr Sonntag aus dem Exil des Führers der tunesischen islamistischen Bewegung EnNahda, Rached Ghannouchi.
“Dies ist eine historische Bewegung! Es ist auch eine Gelegenheit, die Erleichterung und Freude auszudrücken, das Ende der Diktatur von einem verbrecherischen Regime ausgeübt zu feiern, es ist das Ende der Angst nach so vielen Jahren gelebt in Terror! “, begrüßte Leila, eine Journalistin.
Auf Einladung des Tunesischen Verbandes der Demokratischen Frauen (Ftfd) und der Vereinigung der tunesischen Frauen für Forschung und Entwicklung (AFTURD), Hunderte von Frauen, Akademikerinnen, Schauspielerinnen, Anwälte und Aktivistinnen der Menschenrechte nahmen am “Marsch für Gleichheit und Staatsbürgerlichkeit” auf der Avenue Habib Bourguiba teil, Theater der täglichen Happenings der demokratischen Bewegung.
“Wir sind hier, um die erworbenen Rechte von Frauen zu bejahen und zu verhindern, dass Rückschritte passieren, um zu sagen, dass wir nicht bereit sind, unsere Freiheit mit den Islamisten zu verhandeln”, sagte Amel Betaib, eine Rechtsanwältin.
Im Jahre 1956 gewährte der Persönliche Status Code (PSC) von Präsident Habib Bourguiba den Tunesierinnen einen Schritt voraus vielen muslimischen Ländern in Bezug auf die Emanzipation. PSC hatte abgeschafft Polygamie und Verstoßung, ein Novum in der islamischen Welt .
“Wir wollen eine wichtige Botschaft an die islamistische Bewegung senden einschließlich Ennahdha (Renaissance): Wir sind nicht bereit, einen Rückzieher zu akzeptieren oder unsere Errungenschaften zu verlieren”, versicherte Sabah Mahmud, eine Akademikerin.
Im Exil in London seit den frühen 1990er Jahren wegen Verbots jeglicher politischer Aktivität, kommt Rached Ghannouchi, der Führer der islamischen Bewegung Ennahdha, voraussichtlich Sonntag nach Tunesien zurück. Er tauchte während der Revolution von Tunesien wieder auf und ist bereit, eine Rolle im neuen Tunesien zu spielen.
“Wir wollen ein Tunesien des Lichts”, “Nein zu Obskurantismus, ja zur Moderne”, “Für eine säkulare demokratische Republik” konnte auf dem Banner von jungen Frauen gelesen werden, gelegentlich von Gruppen von Jugendlichen gehänselt, die vor allem gekommen waren, um einige Schönheiten auf dem Marsch zu sehen.
“Wir haben keine Angst vor den Islamisten, weil wir ein enormes Potenzial in unserem Land haben, das sich bewährt hat, indem es die Diktatur stürzte, und wir werden nicht von einer Diktatur in eine andere fallen”, sagte der AFP Sana Ben Achour, Präsidentin des Ftfd.
Im Marsch, einige verteidigen noch die Islamisten, die einen hohen Preis unter Ben Ali bezahlt haben in den frühen 90ern. “Das sind tunesische Bürger, die die gleichen Rechte wie andere haben und sie sind in keiner Weise eine Bedrohung”, sagte Bensedrine, eine militante Menschenrechtlerin und Fluch des alten Regimes.
“Das Problem ist die Polizei, die in dieses System eingebaut ist, für mich gibt es keine islamistische Gefahr” fügt sie hinzu.
Präsent in allen Bereichen stellen die tunesischen Frauen 26% der Arbeitskräfte, mehr als 50% der Studenten, 29% und 24% der Richter und Diplomaten. Das Parlament ist das femininste in der Region seit einem halben Jahrhundert.
Vor dem Hintergrund der Arbeitslosigkeit, wird die Präsenz von Frauen bei der Arbeit häufig von den religiösen Fundamentalisten auf den religiösen arabischen Satellitenkanälen angeprangert.
“Die Revolution der Jugend muss zu Demokratie führen, ohne ihre Religion und ohne die Scharia”, das islamische Recht, sagt eine Demonstrantin.
© 2011 AFP

2. Testrückkehr des Islamisten Ghannouchi ins post-Ben Ali Tunesien
TUNIS (AFP) – 2011.01.30 13.07
Der oppositionelle tunesische Islamist Rachid Ghannouchi begrüßte wurde Sonntag von Tausenden von Anhängern in Tunis, nach mehr als 20 Jahren im Exil.
Das Flugzeug war gerade unten um 0.30 (1130 MESZ) auf dem Flughafen Tunis-Karthago, wo die Polizei sehr diskret präsent war.
Rached Ghanouchi erschien kurz vor der Menge und richtete einen eindringlichen “Allah Akbar” (Gott ist groß) mit ausgebreiteten Armen zum Himmel. Dies war seine einzige Aussage vor einem schwierigen Weg zum Ausgang des Flughafens mit unbekanntem Ziel.
Um ihn herum eine SicherheitsKordon von seinen Partei-Mitgliedern. Sie tragen weiße Mützen, versuchen, ihn aus dem Gedränge zu schützen, rufen “nicht berühren! Nicht berühren!”. “Wir haben kein Vertrauen in die Polizei”, sagte ein Mitglied des Sicherheitsdienstes.
In der Lobby des Terminal haben Tausende Anhänger von Ennahda auf ihren “Helden” mehrere Stunden gewartet. In den Lungen der Masse wechselten die Nationalhymne und lebendige “Allah Akbar”.
Nach Verzicht auf seinem Exil in London und nachdem er ein Lächeln auf tunesische Flagge im Hintergrund gab, erschien der alte Führer sehr politisch: “Ich bin noch immer der Vorsitzende meiner Partei. Wenn es Wahlen frei und fair gibt, bei Parlamentswahlen aber nicht die Präsidentschaftswahlen, Ennahda teilnehmen werden. ”
Auf die neue Situation in Tunesien nach dem Sturz und Flucht vom 14. Januar des Zine El Abidine Ben Ali, Mohamed Ghannouchi war ziemlich kritisch. “Es gibt einige Verwirrung, Die Übergangsregierung Minister täglich wechselt, sie wird nicht stabil und seine Befugnisse sind noch nicht klar “, versuchte er wieder mit der Forderung einer “Regierung der nationalen Einheit. ”
Aus London, Ghannouchi wollte auch Beruhigung: “Scharia (islamisches Recht) hat keinen Platz in Tunesien” und “Angst ist nur auf Unwissenheit beruht”, beschreibt er die Politik der Verteufelung seiner Bewegung von Ben Ali.
Ein Zeichen von Angst, waren ein paar Dutzend Aktivisten des Säkularismus zum Flughafen gefahren, und Samstag Hunderte von Frauen in Tunis protestierten für die Emanzipation verteidigen.
Rached Ghannouchi 1981 hatte gegründet Ennahda (Renaissance) mit Intellektuellen von der ägyptischen Muslimbruderschaft inspiriert. Er sagte, heute stellen sie eine gemäßigte Form des Islam in der Nähe der AKP in der Türkei dar.
Toleriert zu Beginn der Ära Ben Ali im Jahre 1987 war seine Bewegung nach den allgemeinen Wahlen von 1989, wo er seine Listen mindestens 17% der Stimmen erhielten, unterdrückt worden. Rund 30.000 islamistischche Aktivisten und Sympathisanten waren in den 90er Jahren verhaftet.
Ghannouchi dann Tunesien nach Algerien, dann London verließ. 1992 wurde er in Abwesenheit zu lebenslanger Haft wegen Verschwörung gegen den Präsidenten verurteilt.
Kaum auf tunesischen Boden, ist die Bedeutung seiner Rückkehr kontrovers gesehen.
Für Mohammed Habib Azizi, Professor für Geschichte an der Universität von Tunis, “was in Tunesien passiert, kann in keiner Weise als das Werk von Islamisten, Nationalisten und Kommunisten begriffen werden”, sagte er AFP.
Auf dem Flughafen, ein Gewerkschafter von 37 Jahren, Mohammed Mahfoud, jedoch hatte ein Schild über den “Beitrag” von al-Nahda im “Kampf gegen die Diktatur”, mit der Zahl der “Gefangenen, Vertriebenen und Märtyrer “.
© 2011 AFP

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