TUNESIEN: INHAFTIERTE FEMINISTIN FREIGELASSEN – Tunisie: la Femen Amina libérée dans l’attente d’un procès

Inhaftierte tunesische Femen-Aktivistin kommt frei
1. August 2013, 17:18 , http://derstandard.at/r652/Afrika
Nach Angaben ihres Anwalts – Prozess wegen “Angriffs auf gute Sitten” droht Sboui weiterhin
DEUTSCHER ARTIKEL WEITER UNTER DEM FRANZÖSISCHEN

Tunisie: la Femen Amina libérée dans l’attente d’un procès
Tunis (AFP) – 01.08.2013 18:13
Amina Sbouï, militante tunisienne du groupe seins nus Femen détenue depuis la mi-mai, a été remise en liberté jeudi dans l’attente d’un procès, une affaire devenue un symbole pour les détracteurs des islamistes au pouvoir en Tunisie.

La femen Amina Sboui au tribuna de M'saken en Tunisie, le 22 juillet 2013
Femen-Aktivistin Amina Sboui vor Gericht in Tunesien
La femen Amina Sboui au tribunal de M’saken en Tunisie, le 22 juillet 2013
afp.com – –

La jeune fille est sortie en fin d’après-midi de la prison pour femmes près de Sousse (140 km au Sud de Tunis) et son comité de soutien a diffusé une photo d’elle faisant le V le la victoire après sa libération.
“Elle est en famille, j’espère qu’elle sera sécurisée au maximum”, a déclaré à l’AFP l’un de ses conseils, Ghazi Mrabet. Amina a été menacée par le passé par la mouvance islamiste radicale.
Quelques heures plus tôt, la justice avait décidé de la libérer la jeune femme dans l’attente de son procès pour profanation de sépulture.
“C’est une grande surprise, la chambre d’accusation de Sousse a ordonné la remise en liberté”, a déclaré l’un des avocats d’Amina, Me Halim Meddeb. Plusieurs demandes avaient été rejetées par le passé.
Amina, 18 ans, reste inculpée pour avoir peint le mot “Femen” sur le muret d’un cimetière de Kairouan (150 km au sud de Tunis) dans le but de dénoncer un rassemblement d’un mouvement salafiste interdit par les autorités.
Puritanisme
La profanation est passible de deux ans de prison ferme en Tunisie.
La justice avait néanmoins abandonné ces dernières semaines des poursuites à l’encontre d’Amina, pour outrage à des gardiennes de prison et atteinte à la pudeur.
La lycéenne, qui avait fait scandale en mars pour avoir publié sur internet des photos seins nus à la manière des Femen sous le pseudonyme d’Amina Tyler, a été arrêtée le 19 mai lors de son action de protestation à Kairouan.
Elle avait présenté cette manifestation comme sa dernière action militante en Tunisie avant de rejoindre la France pour reprendre ses études, estimant que sa sécurité n’était pas garantie dans son pays.
La mère d’Amina, que la jeune fille a accusée de l’avoir séquestrée après la publication des clichés dénudés, a exprimé à l’AFP sa joie de voir sa fille libérée.
“Je suis heureuse, je vais tenir enfin ma fille entre mes bras, la justice a montré qu’elle était indépendante”, a-t-elle dit.
Le placement en détention d’Amina avait déclenché un vaste mouvement de solidarité en Tunisie comme à l’étranger, ONG, opposants et militants des droits de l’Homme voyant dans son arrestation une preuve du puritanisme que les islamistes d’Ennahda, qui dirigent le gouvernement, veulent imposer à la Tunisie.
Trois militantes Femen européennes ont en outre été incarcérées en Tunisie pendant plusieurs semaines en juin pour avoir mené une action seins nus à Tunis, la première dans le monde arabe, pour soutenir la jeune femme et dénoncer les atteintes aux droits des femmes.
Elles ont finalement été expulsées du pays après avoir été condamnées à de la prison avec sursis.
Des responsables français, qui suivaient le dossier de près, se sont réjouis de sa libération.
Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement français et ministre des Droits des femmes, a ainsi exprimé le “soulagement de tous ceux qui sont attachés à la liberté d’expression”.
L’opposition laïque accuse régulièrement le gouvernement dirigé par Ennahda de chercher à juguler la liberté d’expression et à revenir sur les acquis des Tunisiennes, qui bénéficient de la législation la plus libérale du monde arabe sans pour autant que l’égalité des sexes soit garantie.
bannerwomenLes autorités, Ennahda en tête, ont toujours démenti de telles visées.
Et la dernière ébauche du projet de Constitution, dont le processus d’adoption est pour l’instant paralysé, stipule que “tous les citoyens et citoyennes ont les mêmes droits et devoirs” et que l’État protège “les droits de la femme et soutient ses acquis”.
Cette formule semble pour le moment faire consensus. Elle a été négociée après qu’Ennahda a fait scandale en 2012 on voulant introduire la notion de “complémentarité” des sexes.
© 2013 AFP

Inhaftierte tunesische Femen-Aktivistin kommt frei
1. August 2013, 17:18 , http://derstandard.at/r652/Afrika
Nach Angaben ihres Anwalts – Prozess wegen “Angriffs auf gute Sitten” droht Sboui weiterhin
Tunis – Eine seit Monaten in Tunesien inhaftierte Aktivistin der Frauenrechtsgruppe Femen kommt nach Angaben ihres Anwalts vor dem Auftakt ihres Prozesses frei. Die Justiz habe die Freilassung von Amina Sboui angeordnet, teilte Anwalt Halim Meddeb am Donnerstag mit. Die junge Frau werde “in wenigen Stunden” aus der Haft entlassen. Sboui droht demnach aber weiter ein Prozess wegen “Entweihung einer Grabstätte” und “Angriffs auf die guten Sitten”.
Sboui war am 19. Mai festgenommen worden, nachdem sie das Wort “Femen” auf eine Mauer in der Nähe eines Friedhofs geschrieben hatte, um gegen konservative Islamisten zu protestieren. Der Fall hatte international für Schlagzeilen gesorgt. Bisher wurde Sboui wegen des Besitzes von Pfefferspray zu einer Geldstrafe verurteilt. Aus dem Gefängnis heraus erhob sie daraufhin Vorwürfe der Folter von Häftlingen, woraufhin Gefängniswächter Sboui verklagten.
Der Fall hatte auch einen Prozess gegen drei weitere Femen-Aktivistinnen zur Folge, die Ende Mai mit entblößten Brüsten für die Freilassung Sbouis protestiert hatten. Unter ihnen war auch eine Deutsche. Die drei Frauen wurden zunächst zu vier Monaten Haft verurteilt, Ende Juni wurde die Strafe aber zur Bewährung ausgesetzt. (APA, 1.8.2013)

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