TUNESIEN, Internet: HACKERGRUPPE ANONYMOUS PUBLIZIERT e-mails VON ISLAMISTEN – Tunisie: un groupe se réclamant d’Anonymous publie des mails de dirigeants islamistes

Tunesien: eine Anonymous zugehörige Gruppe veröffentlich Mails von islamistischen Führern
TUNIS (AFP) – 2012.04.08 04.51 Uhr
Eine Gruppe, die sich den Computer-Aktivisten Anonymous zugehörig nennt, veröffentlichte Sonntag rund 2.700 E-Mails zwischen den wichtigsten tunesischen islamistischen Führern, darunter Ministerpräsident Hamadi Jebali.
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Tunisie: un groupe se réclamant d’Anonymous publie des mails de dirigeants islamistes

TUNIS (AFP) – 08.04.2012 16:51
Un groupe se réclamant des activistes informatiques d’Anonymous a publié dimanche quelque 2.700 mails échangés entre les principaux responsables islamistes tunisiens, dont ceux du Premier ministre Hamadi Jebali.

Un masque de Guy Fawles, symbole des militants Anonymous
Foto (c) AFP: Eine Maske von Guy Fawles, Symbol der Internet-Piraten Anonymous
Un masque de Guy Fawles, symbole des militants Anonymous

“En signe de protestation contre ce qui se passe ces dernières semaines en Tunisie, nous avons décidé de publier les documents confidentiels d’Ennahda (le parti islamiste tunisien) comprenant les adresses mail personnelles, les numéros de téléphone et transactions bancaires”, déclare un homme portant le masque des Anonymous sur une vidéo postée dimanche sur internet.
Il justifie le piratage par plusieurs incidents récents, notamment la dispersion violente d’une manifestation de diplômés chômeurs samedi à Tunis, qui a fait plusieurs blessés.
“Gouvernement tunisien, nous avons gardé secrète une très grande partie de vos données. Si vous ne voulez pas les voir publiées, nous vous demandons d’éviter la censure sur internet, respecter les droits de l’homme, et respecter la liberté d’expression en Tunisie”, menace également l’homme masqué.
Interrogé par l’AFP, le porte-parole d’Ennahda, Nejib Gharbi, a estimé que “quelques uns des mails sont véritables, mais la plupart des données ont été truquées”. Une plainte est à l’étude, a-t-il ajouté.
“Nous n’acceptons pas le piratage, ce n’est pas un comportement correct ou civilisé”, a déclaré Ameur Larayedh, chef du bureau politique du parti, sans confirmer l’authenticité des documents. “Quoiqu’il en soit, le Premier ministre Hamadi Jebali est une personnalité publique et n’a rien à cacher”, a-t-il dit.
La publication des mails a mis les réseaux sociaux tunisiens en émoi, de nombreux internautes s’étant mis en quête des plus compromettants dans les quelque 2.725 courriers publiés, certains apparaissant très anodins.
Quelques rares internautes se sont élevés contre l’action des pirates au nom du respect de la vie privée et de la confidentialité.
Mais pour Ezzedine Kchok, président du “Parti pirate” tunisien, qui défend les hackers, “c’est ça la vraie démocratie, tout doit être transparent”.
C’est la troisième fois qu’un groupe se réclamant d’Anonymous fait des coups d’éclat en Tunisie. Plusieurs pages Facebook de mouvements ou partis islamistes avaient été piratées mi-mars, et quelques jours plus tard le site du ministère de la justice avait été attaqué.
© 2012 AFP

Source: OWNI

Les Anonymous dévoilent Ennahda

Le 17 avril 2012

En deux semaines, des Anonymous, avec lesquels OWNI s’est entretenu, ont installé sur des serveurs plus de 3 000 mails de dirigeants du parti islamiste tunisien Ennahda, actuellement au pouvoir. Dont certains se révèlent embarrassants pour le gouvernement. Un email dévoilé hier envisageait des manoeuvres en vue d’intégrer la charia au droit tunisien, en dépit des déclarations officielles. D’autres évoquent des opérations financières douteuses.

Depuis le début du mois d’avril, des milliers d’emails de dirigeants du parti Ennahda, au pouvoir en Tunisie, sont piratés et diffusés par les Anonymous. Hier, une nouvelle vague de fuites contenait des documents potentiellement embarrassants pour les dirigeants d’Ennahda. Ces courriels proviennent du ministre de la l’Agriculture, Mohamed ben Salem.

On peut y lire en particulier un procès-verbal du bureau exécutif d’Ennahda daté du 19 mars dernier (en arabe). Le document indique que les membres du bureau ont évoqué l’idée d’une opération de déstabilisation contre les institutions internationales qui participent au soutien financier de la Tunisie – soit le FMI, l’Union européenne et la BCE – avant de se rétracter.

Lors de cette même réunion, il a également été question de trouver des solutions pour intégrer des éléments de charia dans le droit tunisien. Même si publiquement le parti Ennahda revendique la culture musulmane mais se défend de vouloir faire appliquer la charia.

Cette découverte en accompagne des dizaines d’autres. Jusqu’ici, 3 500 documents appartenant notamment au Premier ministre Hamadi Jebali ont été mis en ligne sur des serveurs des Anonymous. Dans ces listes de courriels, il est aussi question de fraudes électorales, de censure ou d’opérations financières.

Ennahda, majoritaire à l’assemblée constituante, et le gouvernement démentent mordicus la véracité d’une partie des documents. De son coté Anonymous, assure de leur authenticité et promet de nouvelles révélations sur les coulisses du pouvoir de ces deux dernières années.

En octobre 2011, neuf mois après le départ de Ben Ali, qui profite désormais de sa retraite de dictateur dans une salle de sport en Arabie Saoudite, les premières élections libres ont eu lieu en Tunisie. Celles-ci ont pour but la création d’une Assemblée constituante qui devra rédiger la prochaine loi fondamentale du pays. Après décompte, les membres du parti islamiste Ennahda sortent très largement vainqueurs du scrutin et raflent 89 sièges sur les 217 que compte la nouvelle Assemblée.

Cependant, un courriel provenant de la boîte mail du Premier ministre, Hamadi Jebali, évoque l’existence de possibles fraudes électorales. Selon le document, les Tunisiens de l’étranger auraient pu voter deux fois. Une première fois dans leur pays de résidence et une seconde fois en Tunisie.

Un rapport de l’organisme supervisant l’élection aurait même été déposé pour annuler les votes du bureau de Bruxelles Nord pour cause d’irrégularités.

Un second document interpelle également sur les règles du scrutin. Selon ce tableau statistique, le nombre de sièges attribués par région ne serait pas conditionné au nombre d’habitants y résidant mais à sa superficie totale.

La légitimité de la première force politique du pays est, potentiellement, sujette à caution si les documents s’avéraient authentiques. D’autant que le nouveau gouvernement ne semble pas avoir souhaité partager le pouvoir. C’est tout du moins ce qu’explique un des membres d’Anonymous Tunisia avec lequel OWNI s’est entretenu :

Nous avons attaqué Hamadi Jebali parce qu’il est le symbole d’un gouvernement qui fait marche arrière sur les libertés, pas parce qu’il fait parti d’Ennahda. Le gouvernement est responsable d’actes d’agressions commis contre des manifestants chômeurs et du lancement d’une cellule de sécurité pour censurer et contrôler Internet. Le fait d’être élu par le peuple n’est pas une raison pour s’en prendre à nos libertés.

D’ailleurs, dans les mails publiés, un document atteste de l’exclusivité du pouvoir voulue par des responsables du parti islamiste. Celui-ci évoquait la possible suppression par la télévision nationale du terme “transitoire” pour qualifier le gouvernement en place.

Majoritaire à l’Assemblée constituante, Ennahda a officiellement envisagé jusqu’à la fin mars, d’intégrer la loi islamique dans la nouvelle constitution du pays. Ennahda, encore, discutait en interne de la nécessité de garantir la non-indépendance de la Banque centrale tunisienne et déplorait dans un autre document “la pression européenne et française pour accélérer le processus démocratique”.

Mais la ligne politique adoptée par le gouvernement transitoire n’est pas l’unique élément abordé dans ces courriels. Des affaires financières, plus troubles, semblent y apparaître. Comme ce courrier envoyé sur la boîte mail du parti Ennahda et contenant les coordonnées bancaires de Kamal Ben Amara, un élu Ennahda à l’Assemblée constituante, titulaire d’un compte à la Qatar international islamic bank. Avant de s’engager en politique il aurait travaillé chez Qatar Petroleum, la compagnie pétrolières nationale du riche État du Qatar, comme le montre un ancien répertoire du groupe. Et l’actuel de gouvernement ben Amara a été nommé vice-président à la Commission de l’énergie.

À ce titre, il fait partie des membres du gouvernement habilités à négocier, entre autres, les investissements dans la raffinerie de Skhira, la plus grande de Tunisie, avec une production estimée à 120 000 barils par jour. Coût de construction : 1,4 milliard d’euros. Un appel d’offres remporté par Qatar Petroleum qui pourra l’exploiter en partie pour les deux décennies à venir.

En outre, dans les coordonnées bancaires envoyées par mail à Ennahda, figure un “Swift Code” utilisé pour les virements internationaux. Le problème étant de savoir dans quel sens les virements bancaires ont été effectués. De Kamal Ben Amara vers Ennahda ou du parti vers Ben Amara, pour les besoins de sa campagne électorale par exemple.

Devant les nombreuses interrogations que posent ces documents, aussi bien dans leurs contenus que sur leur authenticité, Anonymous invite les internautes qui le peuvent à vérifier sans tarder:

Les emails comme les SMS et les moyens de communication électroniques sont devenus des pièces justificatives devant les tribunaux. Les en-têtes des emails confirment les sources et les trajets des courriels via leur identifiant unique. S’ils étaient falsifiés, tout le monde le remarquerait et surtout les spécialistes en informatique. J’invite tous ceux qui doutent à vérifier.

Début avril, le gouvernement tunisien a annoncé qu’il maintenait en activité l’Agence tunisienne d’Internet pour lutter contre la cybercriminalité. Sous la dictature, l’agence gérait la censure sur Internet pour le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), l’ancien parti de Ben Ali. Dans le principe de “sécurisation du web”, Anonymous voit un retour masqué de la censure. Incompatible, selon le collectif, avec la garantie des libertés individuelles :

Ceux qui gèrent le pays sont ceux qui doivent assumer. Mais si le Gouvernement change de ligne de conduite, surtout concernant la censure du net, Anonymous fera un pas en arrière.

FIN.

Tunesien: eine Anonymous zugehörige Gruppe veröffentlich Mails von islamistischen Führern
TUNIS (AFP) – 2012.04.08 04.51 Uhr
Eine Gruppe, die sich den Computer-Aktivisten Anonymous zugehörig nennt, veröffentlichte Sonntag rund 2.700 E-Mails zwischen den wichtigsten tunesischen islamistischen Führern, darunter Ministerpräsident Hamadi Jebali.
“Aus Protest gegen das, was in den letzten Wochen passiert in Tunesien, haben wir uns entschieden, die vertraulichen Dokumente von EnNahda (der tunesischen islamistischen Partei) einschließlich der persönlichen E-Mail-Adressen, Telefonnummern und Kontobewegungen zu veröffentlichen”, sagt ein Mann mit der Maske eines Anonymous in einem Video posted Sonntag auf dem Internet.
Er rechtfertigt die Piraterie mit mehreren jüngsten Vorfällen, einschließlich der gewaltsamen Auflösung einer Demonstration von arbeitslosen Hochschulabsolventen Samstag in Tunis, die mehrere Opfer gefordert hatte.
“Regierung Tunesiens! Wir hielten so viele Ihrer Daten geheim. Wenn Sie nicht wollen, dass sie veröffentlicht werden, bitten wir Sie, Online-Zensur zu vermeiden, die Menschenrechte sowie die Freiheit der Meinungsäußerung in Tunesien zu achten”, droht auch der maskierte Mann.
Auf Nachfragen von AFP sagte der Sprecher von al-Nahda, Nejib Gharbi, dass “einige der E-Mails echt sind, aber die meisten Daten wurden manipuliert.” Eine Klage wird erwogen, hat er hinzugefügt.
“Wir akzeptieren keine Piraterie, das ist kein korrektes oder zivilisiertes Verhalten”, sagte Ameur Larayedh, Leiter des Politbüros der Partei, ohne die Bestätigung der Echtheit von Dokumenten. “Wie auch immer, Ministerpräsident Hamadi Jebali ist eine öffentliche Figur und hat nichts zu verbergen”, sagte er.
Die Veröffentlichung der Mails hat die tunesischen sozialen Netzwerke in Aufruhr gebracht, viele Nutzer sind auf der Suche nach den Kompromettierendsten der 2725 veröffentlichten mails, wovon einige recht harmlos erscheinen.
Nur wenige User haben gegen die Aktion der Piraten aus Respekt vor der Privatsphäre und Vertraulichkeit protestiert.
Aber für Ezzedine Kchok, Präsident der tunesischen “Piratenpartei”, die die Hacker verteidigt, “ist das wahre Demokratie, alles muss transparent sein.”
Dies ist das dritte Mal, dass eine Gruppe, die sich Anonymous nennt, in Tunesien Aufsehen erregt. Mehrere Facebook-Seiten islamistischer Bewegungen und Parteien wurden gehackt Mitte März, und ein paar Tage später wurde die Website des Ministeriums für Justiz angegriffen.
© 2012 AFP

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