TUNESIEN, INTERNET: JUSTIZ MILDERT DIE ZENSUR VON PORNO-SEITEN – Tunisie: la justice temporise sur la censure des sites pornos

Tunesien: Justiz mildert die Zensur von Porno-Seiten im Internet
TUNIS (AFP) – 2012.02.22 04.56 Uhr
Die tunesische Justiz hat Mittwoch ein Urteil aufgehoben, welches die Zensur von pornographischen Seiten im Internet festgelegt hatte – dies zur großen “Erleichterung” von Journalisten, Internetnutzern und NGOs in einer besonders angespannten Kontext für die tunesische Presse.
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Tunisie: la justice temporise sur la censure des sites pornos
TUNIS (AFP) – 22.02.2012 16:56
La justice tunisienne a cassé mercredi un jugement ordonnant la censure des sites pornographiques sur internet, suscitant le “soulagement” de journalistes, d’internautes et d’ONG dans un contexte particulièrement tendu pour la presse tunisienne
La Cour de Cassation a renvoyé l’affaire, qui sera rejugée en appel d’ici “deux à trois mois”, selon une source judiciaire.
La décision de la justice était particulièrement attendue dans ce dossier potentiellement lourd de conséquences pour la toile tunisienne, qui jouit d’une liberté quasi totale depuis la chute de Ben Ali.
A deux reprises, en mai et août, la justice a ordonné à l’Agence tunisienne de l’internet (ATI) de censurer les sites pornos, après la plainte de trois avocats faisant valoir leur dangerosité pour la jeunesse et leur contenu “contraire aux valeurs musulmanes”.
L’ATI, société anonyme dont le principal actionnaire est l’Etat, était sous Ben Ali l’instrument de contrôle de l’internet. Elle refuse aujourd’hui de réendosser ce rôle et plaide pour sa “neutralité”. Son PDG Moez Chakchouk, nommé après la révolution, met aussi en avant des arguments économiques et financiers pour refuser la reprise du filtrage d’internet.
La décision de la Cour de Cassation, dont les motivations seront connues dans quelques jours, a donc été un “soulagement” pour l’avocat de l’ATI, Kais Berrjab, même si l’affaire n’est pas terminée.
“Bien sûr on attend l’issue finale puisqu’il y aura un nouveau procès, mais en attendant le principe demeure la liberté d’expression et d’accès aux contenus. C’est peut-être une décision historique”, a-t-il déclaré à l’AFP.
“C’est plutôt une bonne nouvelle”, a également réagi Olivia Gré, la représentante de Reporters sans frontières (RSF), dont l’organisation avait alerté sur les risques de “retour en arrière” si le filtrage d’internet était rétabli en Tunisie.
Un retour des vieilles méthodes toujours à craindre
“Un coin de ciel bleu dans un ciel très nuageux”, a commenté pour l’AFP le journaliste et blogueur Sofiane Bel Haj, en rappelant les affaires qui s’accumulent ces derniers temps et illustrent la tension entre presse et pouvoir, médias et justice.
Cette décisionsur les sites porno intervient, hasard du calendrier, la veille du procès du directeur du quotidien Ettounssia Nasreddine Ben Saïda, incarcéré depuis le 15 février pour avoir publié en une une photo de nu.
Avec l’affaire Nessma, une télévision poursuivie en justice pour avoir diffusé un film jugé blasphématoire, le dossier d’Ettounsia fait grand bruit en Tunisie.
Les organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse s’inquiètent de l’irruption de la morale dans le champ public et de la criminalisation de délits de presse. Ainsi, le directeur d’Ettounsia a été arrêté sur la base d’un article du code pénal et non du code de la presse.
Certains voient également une tentative du pouvoir, dominé par les islamistes d’Ennahda, de museler la presse et de revenir aux vieilles méthodes. Ils citent à l’appui de leur thèse une série de nominations ou tentatives de nominations par le pouvoir dans les medias publics.
Ce mercredi même, Elyes Gharbi, directeur général de la radio publique Shems FM, l’une des sociétés confisquées du clan Ben Ali, a été débarqué en conseil d’administration et remplacé par son prédécesseur, un ancien collaborateur de Cyrine Mabrouk, la fille de l’ancien président tunisien.
M. Gharbi, qui n’était en poste que depuis quelques mois, s’est interrogé sur les “raisons d’Etat” derrière son éviction et a dit craindre que sa radio “ne soit plus à l’abri des tumultes politiques”.
Sans souscrire à la thèse d’une offensive calculée du pouvoir, Larbi Chouikha, membre de l’INRIC, instance indépendante chargée de la réforme des médias, insiste sur l’urgence de définir un cadre juridictionnel.
L’INRIC presse le gouvernement de prendre les décrets d’application des textes régissant la presse et les médias qu’elle a mis au point, mais en vain jusqu’à présent.
© 2012 AFP

Le tribunal de Tunis

Le tribunal de TunisFoto (c) AFP: Das Gericht in Tunis

Tunesien: Justiz mildert die Zensur von Porno-Seiten im Internet
TUNIS (AFP) – 2012.02.22 04.56 Uhr
Die tunesische Justiz hat Mittwoch ein Urteil aufgehoben, welches die Zensur von pornographischen Seiten im Internet festgelegt hatte – dies zur großen “Erleichterung” von Journalisten, Internetnutzern und NGOs in einer besonders angespannten Kontext für die tunesische Presse.
Das Kassationsgericht verwies den Fall zurück; das Rechtsmittelverfahren wird wiederholt werden “in zwei bis drei Monaten”, sagte eine gerichtliche Quelle.
Die gerichtliche Entscheidung war mit Spannung erwartet in diesem Fall mit möglicherweise schwerwiegenden Folgen für diese Materie in Tunesien, das fast völlige Freiheit seit dem Sturz des Ben Ali genießt.
Bei zwei Gelegenheiten im Mai und August ordnete das Justizministerium die tunesische Internet Agentur (ATI) an, zu zensieren Porno-Seiten, nach der Klage von drei Juristen, die streiten um gefährdete Jugendliche und Inhalte “im Gegensatz zu muslimischen Werten. ”
Das ATI-Unternehmen, dessen Hauptaktionär ist der Staat, war unter Ben Ali das Kontrollinstrument des Internets. Sie weigert sich nun, diese Rolle zu spielen und fordert ihre “Neutralität” wieder herzuistellen. Generaldirektor Moez Chakchouk, nach der Revolution ernannt, betont auch wirtschaftliche und finanzielle Argumente für die Verweigerung der Internet-Filterung.
Die Entscheidung des Kassationsgerichts, deren Motive in ein paar Tagen bekannt wird, war daher eine “Erleichterung” für ATI-Anwalt Kais Berrjab, auch wenn der Fall noch nicht vorbei ist.
“Natürlich erwarten wir das endgültige Ergebnis, da es ein neues Verfahren geben wird, aber das Prinzip bleibt bis dahin freie Meinungsäußerung und Zugang zu den Inhalten. Dies kann eine historische Entscheidung sein”, sagte er der Nachrichtenagentur AFP.
“Es ist eher eine gute Nachricht”, reagierte auch Gré Olivia, der Vertreter von Reporter ohne Grenzen (RSF), deren Organisation hatte über die Risiken eines “Going Back” gewarnt, wenn die Filterung des Internets restauriert würde in Tunesien.
Eine Rückkehr auf die alten Wege noch ein Risiko
“Ein Stück blauen Himmels in einem sehr bewölkten Himmel”, sagte zu AFP Journalist und Blogger Sofiane Bel Haj, und erinnerte an die deutlichen Spannungen zwischen Presse und Regierung, Medien und Recht in letzter Zeit.
Das Porno-Seiten-Urteil kommt, Zufall der Geschichte, dem Vorabend des Prozesses gegen den Herausgeber der Tageszeitung Ettounssia, Nasreddine Ben Saida, inhaftiert seit 15. Februar für ein Nacktfoto auf Seite 1.
Mit dem Fall Nessma, TV verklagt für die Ausstrahlung eines Films als blasphemisch angeprangert, verursacht der Prozess Ettounsia Aufsehen in Tunesien.
Organisationen zum Schutz der Menschenrechte und der Freiheit der Presse sind über den Ausbruch religiöser der Moral im öffentlichen Bereich und die Kriminalisierung der Pressestraftaten betroffen. So wurde der Direktor von Ettounsia auf der Grundlage eines Artikels des Strafgesetzbuches und nicht des Presse-Code verhaftet.
Einige sehen auch einen Versuch der Regierung, von den Islamisten von EnNahda dominiert, der Presse einen Maulkorb anzulegen und zu den alten Methoden zurückzukehren. Sie berufen sich zur Stützung ihrer These auf eine Reihe von Nominierungsversuchen der Regierung in den öffentlichen Medien.
Noch am selben Mittwoch wurde Elyes Gharbi, CEO von Public Radio Shems FM, eines der Unternehmen beschlagnahmt vom Clan Ben Ali, aus dem Vorstand entfernt und durch seinen Vorgänger, einem ehemaliger Mitarbeiter der Cyrine Mabrouk, der Tochter des ehemaligen tunesischen Präsidenten, ersetzt.
Herr Gharbi, der im Dienst für mehrere Monate war, befragte die “Staatsräson” hinter seiner Amtsenthebung und war besorgt, dass sein Radio “ist nicht mehr immun gegen politische Unruhen.”
Ohne These von einer berechneten reaktionären Offensivkraft betonte Larbi Chouikha, INRIC Mitglied, unabhängige Stelle für die Reform der Medien, die Dringlichkeit der Definition eines gerichtlichen Rahmens.
© 2012 AFP

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