TUNESIEN: ISLAMISTISCHER FRAUENKONGRESS – "Es lebe das Kalifat" – PORTRAIT PARTEI Hizb Ettahrir – TUNISIE: Congrès de femmes islamistes – vive le califat!

1. Islamistischer Frauen-Kongress in Tunis: Demokratie ist gescheitert, es lebe das Kalifat
TUNIS (AFP) – 2012.03.10 04.13 Uhr
Leuchtend rosa Schal für die Organisatoren, geblümte Schleier für die Gäste, ein paar schwarze Niqab. Und vor allem, viel Lächeln und endlose Reden von den Vorteilen des Kalifats, das einzige System der Zukunft für Musliminnen, so die Frauen der islamistischen Partei Hizb Ettharir (s.u.).
2. PORTRAIT : Hizb Ettahrir, eine Partei, die die Errichtung eines islamischen Kalifats befürwortet
TUNIS (AFP) – 2012.03.10 15.44 Uhr
Hizb Ettahrir ist eine internationale Partei, im Jahre 1953 gegründet, die die Errichtung des Kalifats als Regierungssytem auf Grundlage der Scharia befürwortet. Es wird “in diesen zehn Jahren” kommen, so ihr Sprecher in Tunesien, wo die Partei nicht legalisiert ist.
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1er ARTICLE SUR DEUX : Congrès de femmes islamistes à Tunis: la démocratie a échoué, vive le califat
TUNIS (AFP) – 10.03.2012 16:13
Foulard rose vif pour les organisatrices, voiles fleuris des invitées, quelques rares niqab noirs. Et surtout, des sourires et un discours intarissable pour convaincre des bienfaits du califat, seul système d’avenir pour les musulmanes, selon les femmes du parti islamiste Hizb Ettharir. Elles sont environ 500 ce samedi, venues de pays arabes, européens ou asiatiques, pour participer à la conférence sur le thème: “le califat, exemple lumineux pour le droit et le rôle politique de la femme”. Certaines sont venues avec leurs bébés. Les hommes n’ont pas le droit d’assister au séminaire.

Des femmes participant au congrès des femmes islamistes à Tunis le 10 mars 2012
Foto (c) AFP: Frauen beim Kongress der islamistischen Frauen in Tunis 10. März 2012
Des femmes participant au congrès des femmes islamistes à Tunis le 10 mars 2012

Dans la grande salle de conférences d’un luxueux palace de Gammarth, en banlieue nord de Tunis, loué à un prix non précisé par la branche tunisienne du Hizb Ettahrir, elles visionnent, studieuses, un film proclamant que “le monde a grand besoin d’islam”.
Des images d’actualité se succèdent: soulèvements du printemps arabe, manifestation “d’indignés” européens réprimées, dictateurs arabes déchus et gouvernants occidentaux au pouvoir.
“Quelles libertés offre le système séculaire occidental ? La liberté de la désintégration de la famille ? la liberté de l’homosexualité ?” questionne le commentaire, qui s’achève par des images de cavaliers au galop brandissant le drapeau de l’islam et une supplique: “oh califat! au secours!”.
“Il s’agit d’un événement sans précédent. Des femmes musulmanes se réunissent pour dire qu’elles ne veulent plus vivre sous les systèmes démocratiques séculaires et libéraux, pas plus que dans des systèmes comme l’Arabie saoudite ou l’Iran qui se prétendent des Etats islamiques mais ne sont que des dictatures”, explique à l’AFP la Britannique Nasrin Nawaaz, chargée de la presse.
“Nous voulons le système du califat, qui a historiquement fait ses preuves et est le système capable de donner un meilleur avenir à la femme musulmane”, dit-elle, évoquant la dignité bafouée, les violences à l’égard des femmes et la désintégration du modèle familial dans les sociétés occidentales.
A l’entrée, des brochures en arabe et anglais sont distribuées, évoquant “le rôle de la femme dans le califat”, “la citoyenneté dans le califat”, ou encore “les réponses du califat à la crise pétrolière”.
Le califat a été institué à la mort de Mahomet pour le remplacer à la tête de l’État musulman. Le terme désigne dans son acception actuelle un mode de gouvernance basé sur la charia (la loi islamique).
Le cinquième et dernier califat, le califat ottoman, a été aboli en 1924 par le dirigeant turc Mustafa Kemal Ataturk.
Melek et Asma, deux jolies Britanniques trentenaires, l’une professeur, l’autre femme au foyer, se défendent de vouloir se livrer à du “western-bashing” (dénigrement de l’occident).
“Nous vivons en Europe, nous constatons juste que le système capitaliste a échoué. Le califat est un système économique unique, qui n’interdit pas la propriété ou la richesse, mais prévoit une redistribution équitable et la circulation des biens”, explique Melek. “Les juifs et les chrétiens peuvent vivre sous le califat, avec un statut de dhimmi (protégés en terre d’islam). Etes vous musulmane? Que pensez vous de notre projet ?” ajoute Asma, sincèrement anxieuse de convaincre son interlocutrice.
Sous le califat, les femmes auront le droit de travailler, de jouer un rôle politique, même si leur principale mission est d’élever les enfants et de maintenir le noyau familial, expliquent les jeunes femmes. Le califat ne proscrit pas les élections, et le calife sera le meilleur savant islamique d’entre tous. Non, le calife ne peut pas être une femme, précisent-elles.
“Le monde musulman est aujourd’hui à la croisée des chemins, cherchant des réponses. Le califat est la réponse”, assure Iffah Rohma, la représentante indonésienne du Hizb Ettahrir.
© 2012 AFP

2. Le Hizb Ettahrir, un parti qui prône l’instauration du califat islamique
TUNIS (AFP) – 10.03.2012 15:44
Le Hizb Ettahrir est un parti international fondé en 1953 qui prône l’instauration du califat, système de gouvernance basé sur la charia, dont l’avènement aura lieu “dans la décennie”, selon son porte-parole en Tunisie, où le parti n’est pas légalisé.
Né d’une scission au sein des Frères musulmans, le Hizb Ettahrir compte des adhérents et des sympathisants dans plus de 50 pays, notamment en Asie centrale.
C’est un “parti politique dont l’idéologie est l’islam. Son but est d’oeuvrer à la renaissance de la oumma islamique (communauté des musulmans) et de restaurer le califat islamique”, selon son site officiel.
En Tunisie, où le Hizb Ettahrir organisait samedi une conférence internationale des femmes, le parti s’est vu refuser sa légalisation après la révolution et la chute de Ben Ali. L’organisation, qui ne prône pas la violence et n’est pas inscrite sur les listes d’organisations terroristes, rejette le “système démocratique et les valeurs séculaires occidentales”.
“Le califat est un système unique dans le monde musulman. Il y aura des élections, des institutions bien distinctes, et une constitution émanant de la charia, la loi islamique”, précise à l’AFP Ridha Belhaj, le porte-parole de la branche tunisienne.
Son parti compte en Tunisie “des milliers d’adhérents”, dit-il sans plus de précisions: “nous sommes populaires, voilà ce que je peux vous dire. Nous sommes un parti qui fait du terrain, le califat, ce n’est pas un simple slogan”, souligne-t-il.
Souvent associé aux groupes salafistes (mouvement prônant le retour aux sources de l’islam du temps du prophète Mahomet), Hizb Ettahrir “n’est pas un parti salafiste”, insiste M. Belhaj. “Nous avons notre propre chemin, notre propre ligne de conduite. Le salafisme n’est pas un parti politique”, déclare-t-il, admettant toutefois “des points de convergence”.
Interrogé sur des relations avec le parti islamiste Ennahda, vainqueur des élections en Tunisie, il affirme que le Hizb Ettahrir n’a “aucun rapport ni contact avec Ennahda”.
bannerwomen“Le Hizb Ettahrir est un mouvement unique avec un objectif et un message très clairs. Ce parti a élaboré il y a soixante ans un projet de constitution pour le califat, qui est aujourd’hui prêt à être mis en oeuvre”, selon Nasrin Nawaaz, membre de la branche britannique et chargée des relations du parti avec la presse.
L’avènement du califat “sera pour cette prochaine décennie, inch allah”, assure M. Belhaj.
“Lorsque je vois l’état du monde musulman et notamment la situation dans laquelle se trouve la Tunisie, je me dis que cela ne pourra pas durer et que le califat est proche”, ajoute-t-il.
© 2012 AFP

Une femme portant un niqab arrive au congrès des femmes islamistes à Tunis le 10 mars 2012
Foto (c) AFP: Frauen beim Kongress der islamistischen Frauen in Tunis 10. März 2012
Des femmes participant au congrès des femmes islamistes à Tunis le 10 mars 2012

1. Islamistischer Frauen-Kongress in Tunis: Demokratie ist gescheitert, es lebe das Kalifat
TUNIS (AFP) – 2012.03.10 04.13 Uhr
Leuchtend rosa Schal für die Organisatoren, geblümte Schleier für die Gäste, ein paar schwarze Niqab. Und vor allem, viel Lächeln und endlose Reden von den Vorteilen des Kalifats, das einzige System der Zukunft für Musliminnen, so die Frauen der islamistischen Partei Hizb Ettharir (s.u.).
Sie sind etwa 500 am Samstag, kamen aus arabischen, europäischen oder asiatischen Ländern, um an der Konferenz zum Thema teilzunehmen: “Das Kalifat, leuchtendes Beispiel für das Recht und die politische Rolle der Frau”. Einige kamen mit ihren Babys. Männer haben kein Recht, das Seminar zu besuchen.
Im großen Konferenzraum von einem luxuriösen Palast von Gammarth, einem Vorort nördlich von Tunis, gemietet zu einem Preis nicht genannt vom tunesischen Zweig der Hizb Ettahrir, fleißig studieren sie einen Film, der verkündet, dass “die Welt großen Bedarf hat am Islam “.
Aktuelle Bilderfolgen: die arabischen Aufstände, Demonstrationen von europäischen “Empörten” unterdrückt, arabische Diktatoren gescheitert und westliche Herrscher an der Macht.
“Was für Freiheit bieten die westlichen säkularen Systeme? Die Freiheit des Zerfalls der Familie? Freiheit für Homosexualität?” fragt der Kommentar, der mit Bildern von galoppierenden Reitern mit wehenden Fahnen des Islam und einem Gebet endet: “Ach Kalifat! Komm zur Hilfe!”.
“Das ist ein beispielloses Ereignis. Muslimische Frauen versammeln sich um zu sagen, sie wollen nicht länger unter demokratischen Systemen und säkularen Liberalen leben, so wie in den Systemen wie Saudi-Arabien oder Iran, die Anspruch erheben, islamische Staaten zu sein, aber nur Diktaturen sind”, sagte gegenüber AFP die Britin Nawaaz Nasrin, verantwortlich für die Presse.
“Wir wollen das Kalifat, das historisch seine Beweise erbrachte und das fähige System ist, eine bessere Zukunft für die muslimische Frau zu schaffen”, sagte sie und erinnert an die zertrampelte Würde, die Gewalt gegen Frauen und Zerfall des Familienmodells in den westlichen Gesellschaften.
Am Eingang werden Broschüren in arabischer und englischer Sprache verteilt und erinnern an “die Rolle der Frauen im Kalifat”, “Staatsbürgerschaft im Kalifat”, oder “die Antworten des Kalifats auf die Ölkrise”.
Das Kalifat wurde nach dem Tod von Mohammed gegründet, um ihn als Oberhaupt des muslimischen Staates zu ersetzen. Der Begriff bezieht sich in seinem aktuellen Modus auf Regieren auf der Grundlage der Scharia (islamisches Recht).
Die fünfte und letzte Kalifat, das osmanische Kalifat, wurde im Jahre 1924 vom türkischen Führer Mustafa Kemal Atatürk abgeschafft.
Melek und Asma, zwei schöne britische Dreißigerinnen, eine Professorin, die andere eine Hausfrau, verteidigen sich gegen den Vorwurf des “Western-Bashing” (Verunglimpfung des Westens).
“Wir leben in Europa, da sehen wir sofort, dass das kapitalistische System hat versagt. Das Kalifat ist ein Wirtschaftssystem, das nicht verbietet den Besitz oder Reichtum, sondern sorgt für eine gerechte Verteilung und Zirkulation von Waren”, sagte Malik. “Die Juden und Christen können unter dem Kalifat leben, mit einem Status der Dhimmi (geschützt in islamischen Ländern). Sind Sie Muslim? Was denken Sie über unser Projekt?”, sagt Asma, aufrichtig bestrebt, ihren Gesprächspartner zu überzeugen.
Unter dem Kalifat haben Frauen das Recht auf Arbeit, auf eine politische Rolle, obwohl deren Hauptaufgabe es ist, Kinder zu erziehen und pflegen die Einheit der Familie, sagen die jungen Frauen. Das Kalifat verbietet keine Wahlen, und der Kalif wird der beste aller islamischen Gelehrten sein. Nein, der Kalif kann nicht eine Frau sein, sagen sie.
“Die muslimische Welt steht an einem Scheideweg, ist auf der Suche nach Antworten. Das Kalifat ist die Antwort”, sagt Iffah Rohma, die indonesische Vertreter von Hizb Ettahrir.
© 2012 AFP

2. Hizb Ettahrir, eine Partei, die die Errichtung eines islamischen Kalifats befürwortet
TUNIS (AFP) – 2012.03.10 15.44 Uhr
Hizb Ettahrir ist eine internationale Partei, im Jahre 1953 gegründet, die die Errichtung des Kalifats als Regierungssytem auf Grundlage der Scharia befürwortet. Es wird “in diesen zehn Jahren” kommen, so ihr Sprecher in Tunesien, wo die Partei nicht legalisiert ist.
Geboren von einer Spaltung innerhalb der Muslimbruderschaft, hat Hizb Ettahrir Mitglieder und Unterstützer in über 50 Ländern, darunter Zentralasien.
Dies ist eine “politische Partei, deren Ideologie der Islam ist. Ihr Zweck ist es, zur Wiederbelebung der Ummah (muslimische Gemeinschaft) zu arbeiten und das islamische Kalifat wieder herzustellen”, laut ihrer offiziellen Website.
In Tunesien, wo Hizb Ettahrir Samstag eine internationale Konferenz von Frauen organisierte, wurde der Partei die Legalisierung nach der Revolution und dem Fall von Ben Ali verweigert. Die Organisation, die nicht befürwortet Gewalt und nicht auf Listen terroristischer Organisationen erscheint, lehnt die “demokratischen Systeme und die säkularen westlichen Werte ab.”
“Das Kalifat ist ein einzigartiges System in der muslimischen Welt. Es wird Wahlen, verschiedene Institutionen, und eine Verfassung von der Scharia geben, das islamische Recht”, sagte der AFP Belhaj Ridha, der Sprecher vom tunesischen Zweig.
Seine Partei hat in Tunesien “Tausende von Mitgliedern”, sagte er ohne näheres: “Wir sind sehr beliebt, das ist was ich kann Ihnen sagen, wir sind eine Partei, die Boden gewinnt, das Kalifat ist nicht nur ein Slogan “, sagt er.
Oft mit salafistischen Gruppen (Bewegung für eine Rückkehr zu den Grundlagen aus des islamischen Propheten Muhammads Zeit) assoziiert, Hizb Ettahrir “ist keine salafistische Partei”, betonte Herr Belhaj. “Wir haben unseren eigenen Weg, unsere eigenen Richtlinien. Salafismus ist nicht eine politische Partei”, sagt er und gab aber “Gemeinsamkeiten” zu.
Auf die Frage nach Beziehungen mit der islamistischen Partei Ennahda, die gewann die Wahlen in Tunesien, sagte er, dass die Hizb Ettahrir hat “keine Beziehung oder Kontakt mit Ennahda”.
bannerwomen“Die Hizb Ettahrir eine einzigartige Bewegung mit einem Zweck und einer Botschaft, die sehr klar ist. Diese Partei hat vor sechzig Jahren einen Verfassungsentwurf für das Kalifatentwickelt, der nun bereit ist, umgesetzt zu werden “, sagt Nasrin Nawaaz, Mitglied des britischen Zweigs der Partei und zuständig für die Beziehungen mit der Presse.
Das Aufkommen des Kalifats “wird für das nächste Jahrzehnt sein, Inch Allah”, sagt Herr Belhaj.
“Wenn ich den Zustand der muslimischen Welt sehe und vor allem die Situation in Tunesien, sage ich mir, das kann nicht von Dauer sein, und dass das Kalifat ist nah”, fügt er hinzu.
© 2012 AFP

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