TUNESIEN: JOURNALISTENSTREIK GEGEN DRUCK – Tunisie: les journalistes en grève pour dénoncer les pressions

Tunesien : Journalisten im Streik , um gegen den Druck zu protestieren
Tunis (AFP) – 17.09.2013 15.03 Uhr
Die tunesischen Journalisten streikten Dienstag in Folge einer dreitägigen Haft eines Reporters wegen einer Verleumdungsklage eines Staatsanwalts gegen den Druck der Regierung auf den Beruf. Schlagzeilen in allen tunesischen Zeitungen über den Streik : „Die tunesischen Journalisten haben den Kanal voll, aber sie geben nicht auf”, meint Le Temps en Une, “Der Kampf für die Freiheit der Meinungsäußerung tobt”, so Le Quotidien.
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Tunisie: les journalistes en grève pour dénoncer les pressions
Tunis (AFP) – 17.09.2013 15:03
Les journalistes tunisiens étaient en grève mardi pour dénoncer les pressions du pouvoir sur la profession, un débrayage décidé après l’incarcération durant trois jours d’un reporter visé par une plainte en diffamation d’un procureur.

Des centaines de personnes manifestent le 16 septembre 2013 à Tunis en soutien au journaliste Zied e
Hunderte Menschen demonstrieren 16. September 2013 in Tunis zur Unterstützung des Journalisten Zied El-Heni
Des centaines de personnes manifestent le 16 septembre 2013 à Tunis en soutien au journaliste Zied el-Heni
afp.com – Fethi Belaïd

Les quotidiens de Tunisie titraient tous sur cette grève: Les journalistes tunisiens en ont ras-le-bol mais ils ne baissent pas les bras”, juge Le Temps en Une, “La bataille de la liberté d’expression fait rage”, affiche le Quotidien sur sa première page.
“On peut étouffer les libertés, on peut rétablir insidieusement l’ordre de la terreur mais on entendra le tocsin de la révolte”, martèle pour sa part La Presse.
Les radios n’ont diffusé dans la matinée que des informations liées au débrayage, se conformant à l’appel du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).
“Les journalistes tunisiens observent une grève générale (…) Cette grève a été décidée à la suite de l’arrestation de notre confrère Zied el-Heni”, entendait-on lors du flash d’information de la Radio Tunis chaîne internationale (RTCI).
L’agence officielle TAP a de son côté indiqué n’assurer qu'”un service minimum couvrant uniquement les événements d’extrême urgence”.
Un rassemblement est par ailleurs prévu vers 14H00 locale (13H00 GMT).
M. el-Heni a été arrêté vendredi puis libéré lundi sur la base d’une plainte d’un procureur que le journaliste avait accusé d’avoir falsifié des preuves pour impliquer un caméraman dans un jet d’œuf contre un ministre en août.
Ce placement en détention, qui s’ajoute à des poursuites engagées contre plusieurs médias mais aussi des artistes et des syndicalistes, a déclenché la colère des syndicats de journalistes.
‘Dompter les journalistes’
“Le pouvoir n’arrivera jamais à dompter les journalistes”, a lancé M. el-Heni, à l’antenne de la radio Mosaïque FM, dont les bulletins d’information sont consacrés uniquement à la grève.
Une large part de la société civile et des journalistes accusent depuis des mois les islamistes d’Ennahda de pressions sur la presse et de chercher à contrôler les lignes éditoriales des médias publics à travers les nominations de directions dociles. Une première grève en octobre 2012 avait déjà été très suivie.
Les défenseurs des droits de l’Homme soulignent notamment que le gouvernement, la justice et la police appliquent systématiquement aux médias le code pénal hérité du régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali au lieu des décrets postrévolutionnaires 115 et 116 bien moins répressifs organisant la liberté d’information.
Contrairement aux dispositions pénales, ces décrets prévoient notamment que la diffamation et les délits de presse ne sont pas passibles de peines de prison ferme.
Depuis août, outre les poursuites contre M. el-Heni, le caméraman ayant filmé un jet d’oeuf contre un ministre a été emprisonné trois semaines durant et reste inculpé et un syndicaliste des forces de l’ordre a été placé en détention provisoire pour avoir accusé dans les médias un procureur de se soumettre au bon-vouloir du pouvoir.
Par ailleurs, deux rappeurs, aujourd’hui en cavale, ont été condamnés à 21 mois de prison ferme, sans avoir été informés de la tenue de leur procès pour des chansons jugées diffamatoires par la police.
Les autorités et le parti islamiste Ennahda ont multiplié les communiqués ces derniers jours, assurant n’avoir aucun lien avec l’ensemble de ces poursuites, soulignant que la justice était indépendante.
Ce vif conflit autour de la liberté d’expression intervient alors que le cabinet gouvernemental est profondément fragilisé par une interminable crise politique déclenchée par l’assassinat le 25 juillet d’un député d’opposition, Mohamed Brahmi.
Une hétéroclite coalition d’opposants et les partisans d’Ennahda sont engagés depuis dans un bras de fer autour des conditions de la démission du gouvernement sans aboutir à un compromis, paralysant la vie politique et notamment la procédure d’adoption de la Constitution dont l’adoption est cruciale pour la mise en place d’institutions pérennes et la tenue de nouvelles élections.
L’Assemblée nationale constituante a néanmoins repris mardi ses travaux en séance plénière pour la première fois depuis début août. L’ANC se concentrait cependant sur des projets de loi, le calendrier d’adoption de la future loi fondamentale restant en suspens en raison du boycott de 60 députés d’opposition.
© 2013 AFP

Un journaliste brandit sa carte de presse devant des policiers pendant une manifestation de soutien
Ein Journalist hält seinen Presseausweis vor der Polizei während einer Demonstration zur Unterstützung eines Kollegen 16. September 2013 in Tunis
Un journaliste brandit sa carte de presse devant des policiers pendant une manifestation de soutien à un confrère le 16 septembre 2013 à Tunis
afp.com – Fethi Belaid

Tunesien : Journalisten im Streik , um gegen den Druck zu protestieren
Tunis (AFP) – 17.09.2013 15.03 Uhr
Die tunesischen Journalisten streikten Dienstag in Folge einer dreitägigen Haft eines Reporters wegen einer Verleumdungsklage eines Staatsanwalts gegen den Druck der Regierung auf den Beruf. Schlagzeilen in allen tunesischen Zeitungen über den Streik : „Die tunesischen Journalisten haben den Kanal voll, aber sie geben nicht auf”, meint Le Temps en Une, “Der Kampf für die Freiheit der Meinungsäußerung tobt”, so Le Quotidien.
“Man kann Freiheiten ersticken, kann schleichend wieder über den Terror regieren, aber der Alarm des Aufstandes wird gehört werden “, betont auf der anderen Seite La Presse .

“Die tunesischen Journalisten machen einen Generalstreik (…) Dieser Streik wurde beschlossen nach der Verhaftung des Kollegen Zied El-Heni”, so der news flash auf RadioTunis International Channel ( RTCI ) .

Herr el- Heni war Freitag bis Montag verhaftet auf der Grundlage einer Klage durch einen Staatsanwalt, den der Journalist der Beweisfälschung bezichtigte, um einen Kameramann in einen Eierwurf gegen einen Minister im August zu implizieren.
Diese Inhaftierung, zusätzlich zu Strafverfolgungen gegen mehrere Medien, aber auch Künstler und Mitglieder, hat die Gewerkschaften der Journalisten verärgert .
Die Zähmung der Journalisten
“Die Regierung wird nie damit durchkommen, Journalisten zu zähmen “, sagte el- Heni auf der Antenne des Radio Mosaique FM, das Newsletter ausschließlich auf den Streik brachte.
Ein großer Teil der Zivilgesellschaft und Journalisten beschuldigen seit Monaten die islamistische Ennahdapartei (Regierung), Druck auf die Presse zu machen und zu versuchen, die redaktionellen Richtlinien der öffentlichen Medien zu steuern. Ein erster Streik im Oktober 2012 war gut besucht.
Menschenrechtsverteidiger insbesondere betonen, dass die Regierung, die Justiz und die Polizei an die Medien systematisch das Strafgesetzbuch aus dem ehemaligen Regime von Zine El Abidine Ben Ali anwenden anstelle der post- revolutionären Dekrete 115 und 116, die weniger repressiv sind und die Informationsfreiheiten regeln.
Anders als das Strafrecht sehen diese Verordnungen vor, dass die Verleumdung und Pressevergehen nicht mit Gefängnis bestraft werden.
Seit August, zusätzlich zu den Anschuldigungen gegen Herrn el- Heni, kam der Kameramann, der einen Eiwurf gegen einen Minister gefilmt hatte, für drei Wochen ins Gefängnis und ist noch dort. Auch ein Sicherheitsbeamter ist in Untersuchungshaft, der einen Staatsanwalt beschuldigte, sich dem Willen der Macht zu unterwerfen .
Darüber hinaus wurden zwei Rapper (nun auf der Flucht) zu 21 Monaten im Gefängnis verurteilt, für „ verleumderische“ Lieder über die Polizei.
Die Behörden und die islamistische Partei Ennahda haben Meldungen in diesen Tagen multipliziert, sie hätten keine Verbindung mit all diesen Maßnahmen und dass die Justiz unabhängig sei.
Dieser starke Konflikt über Meinungsfreiheit kommt zum Zeitpunkt, wo die Regierung tief geschwächt ist von einer langen politischen Krise, die durch das tödliche Attentat am 25. Juli gegen den Oppositionsabgeordneten Mohamed Brahmi ausgelöst worden war.
Eine vielfältige Koalition von Gegnern und Befürwortern von Ennahda liefern sich einen Showdown über die Bedingungen rund um den Rücktritt der Regierung, ohne einen Kompromiss , lähmen so das politische Leben und insbesondere das Verfahren zur Annahme der Verfassung, welche von entscheidender Bedeutung ist für den Aufbau nachhaltiger Institutionen und die Abhaltung von Neuwahlen .
Die verfassunggebende Nationalversammlung ANC arbeitet dennoch wieder seit Dienstag im Plenum, zum ersten Mal seit Anfang August . Der ANC jedoch fokussiert sich auf die Gesetzgebung und der Zeitpunkt der Annahme des künftigen Grundgesetzes bleibt auf Eis wegen des Boykotts von 60 Mitgliedern der Opposition .
© 2013 AFP

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