TUNESIEN LETZTE HOFFNUNG DES ARABISCHEN FRÜHLINGS? – Les espoirs du Printemps arabe tentent de résister en Tunisie

1. Die Hoffnungen des arabischen Frühlings versuchen in Tunesien, Widerstand zu leisten
Tunis ( AFP) – 2013.12.13 06.40 – Von Antoine Lambroschini
Libysches Chaos , Unterdrückung in Ägypten , syrischer Bürgerkrieg. Unter den Ländern des Arabischen Frühlings hat nur Tunesien vermieden, in Gewalt und Unterdrückung zu fallen, aber tiefe Spaltung und die instabilen Nachbarn sind eine ständige Bedrohung .
2. Arabischer Frühling – Wann endet das Chaos in Tunesien?
13.12.2013 Von Alfred Hackensberger, Tunis , http://www.welt.de/politik/ausland/
Um die Bildung einer tunesischen Regierung wird kontrovers verhandelt, während Polizei und Justiz weiter einen Freifahrtschein zu haben scheinen. Manche Oppositionelle hoffen schon auf das Militär.
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Les espoirs du Printemps arabe tentent de résister en Tunisie
Tunis (AFP) – 13.12.2013 18:40 – Par Antoine LAMBROSCHINI
Chaos libyen, répression égyptienne, guerre civile syrienne. Parmi les pays du printemps arabe, seule la Tunisie a encore évité de sombrer dans la violence ou la répression, mais ses profondes divisions et son instable voisinage constituent une menace permanente.

Manifestation à Tunis contre le parti au pouvoir Ennahda, le 27 novembre 2013
Demonstration in Tunis gegen die Regierungspartei Ennahda , 27. November 2013
Manifestation à Tunis contre le parti au pouvoir Ennahda, le 27 novembre 2013
afp.com – Fethi Belaïd

A l’issue d’une année 2013 tumultueuse, les forces politiques issues des révolutions de 2011, n’ont pas réussi leur pari d’instaurer des systèmes répondant aux aspirations démocratiques et économiques de la rue.
Pour certains analystes, le renversement par l’armée du président égyptien élu, l’islamiste Mohamed Morsi, a même signé la fin des espoirs ayant animé le printemps arabe en général.
“Le coup d’Etat du 3 juillet a confirmé la fin du printemps arabe compte tenu de l’importance de l’Egypte dans la région”, assène Shadi Hamid du Brookings Doha Center.
“Personne ne peut dire que l’Egypte va vers la démocratie, (…) ce qu’on voit c’est l’éradication des Frères musulmans en tant que force politique”, poursuit-il.
Le débat politique en Tunisie, berceau du printemps arabe, a d’ailleurs été empoisonné par ces évènements, les islamistes d’Ennahda craignant une répétition du scénario à la faveur de l’interminable crise politique déclenchée par l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi le 25 juillet.
“Les islamistes (tunisiens) ont vécu le coup d’Etat militaire comme si cela se passait chez eux. Différents députés continuent de parler de menace putschiste alors que rien ne le prouve”, note Selim Kharrat dont l’ONG Al-Bawsala suit et analyse la vie politique.
Tunisie, dernier espoir?
Le président Moncef Marzouki, un allié des islamistes, a même dénoncé en novembre un mystérieux complot alliant “les réseaux de l’ère (du régime de Zine El Abidine) Ben Ali”, “des puissances arabes” non-identifiées ainsi que “des forces mafieuses et des salafistes”.
Néanmoins, malgré deux assassinats attribués aux jihadistes, les accusations de dérive autoritaire contre Ennahda et des conflits sociaux, le système provisoire mis en place après les élections d’octobre 2011 reste en place bon an, mal an.
“Malgré les invectives, le manque de confiance, opposants et islamistes se parlent et même si ce dialogue n’a pas réussi, il vaut mieux que de se taper dessus”, souligne M. Kharrat.
“Dans les conférences beaucoup disent que (la Tunisie est le dernier) espoir du printemps arabe. Est-ce avéré? En tout cas, on se situe devant si l’on se compare aux autres”, relève-t-il.
Mais cette paralysie a aussi contribué à créer un terrain favorable à l’essor d’une mouvance jihadiste déstabilisatrice.
“Il va de soi que la recherche d’un consensus politique et d’un consensus sur la lutte contre l’insécurité doivent aller de pair, faute de quoi la crise politique et les attaques terroristes viendront s’alimenter l’une l’autre”, met en garde le International Crisis Group (ICG) dans son rapport “La Tunisie des frontières: jihad et contrebande”.
Et ce danger est aggravé par la faillite d’un autre pays du printemps arabe, la Libye où le marasme sécuritaire a été illustré par l’impuissance des autorités face aux milices responsables d’accrochages sanglants et du bref enlèvement du Premier ministre Ali Zeidane.
Avec la croissance des trafics en tous genres, la frontière tuniso-libyenne risque de se transformer en zone de non-droit, selon ICG qui constate les prémisses d’un islamo-banditisme mêlant “salafisme-jihadisme, violence et contrebande”.
La guerre civile syrienne peut aussi avoir son effet boule de neige, selon ce rapport, avec le retour attendu de centaines de Tunisiens partis combattre le régime de Bachar al-Assad.
“En amont il s’agit de repérer ces combattants aguerris, en aval se pose la question de leur réinsertion sociale (car) ceux-ci pourraient renforcer les groupes mixtes de trafiquants/jihadistes”, note-t-il.
Pression socio-économique
Enfin, l’ensemble de ces pressions nourrissent les difficultés économiques alors que les facteurs sociaux, notamment le chômage, étaient au cœur des causes du printemps arabe.
Dans son dernier rapport régional, la Banque mondiale relève que les perspectives pour 2014 “sont entachées par les incertitudes et dépendantes d’une variété de risques, essentiellement d’ordre domestique et liés à l’instabilité politique”.
Le directeur du FMI pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, Masood Ahmed s’est alarmé aussi en novembre d’une croissance “trop faible pour répondre aux aspirations d’une population de plus en plus impatiente”.
Et le patron du puissant syndicat tunisien UGTT, Houcine Abassi y est aussi allé d’une sombre prédiction: “Si le dialogue ne réussit pas, il n’y aura pas de clarté (…) la mafia prendra racine, les entreprises étrangères partiront, le pays ouvert à tous les dangers. Les premiers affectés, ce seront nous, les ouvriers, les pauvres, les chômeurs, le peuple tunisien”.
© 2013 AFP

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1. Die Hoffnungen des arabischen Frühlings versuchen in Tunesien, Widerstand zu leisten
Tunis ( AFP) – 2013.12.13 06.40 – Von Antoine Lambroschini
Libysches Chaos , Unterdrückung in Ägypten , syrischer Bürgerkrieg. Unter den Ländern des Arabischen Frühlings hat nur Tunesien vermieden, in Gewalt und Unterdrückung zu fallen, aber tiefe Spaltung und die instabilen Nachbarn sind eine ständige Bedrohung .
Nach einem turbulenten Jahr 2013 haben die aus den Revolutionen von 2011 hervorgegangenen politischen Kräfte ihre Wette, Systeme zu etablieren , um die demokratischen und wirtschaftlichen Bestrebungen der Straße umzusetzen, nicht einlösen können .
Für einige Analysten hat der Sturz des gewählten islamistischen ägyptischen Präsidenten Mohammed Mursi von der Armee sogar die Hoffnungen des Arabischen Frühlings im generell begraben.
“Der Staatsstreich vom 3. Juli bestätigte das Ende des Arabischen Frühlings , angesichts der Bedeutung Ägyptens in der Region”, behauptet Shadi Hamid vom Brookings Doha Center.
“Niemand kann sagen , dass Ägypten zur Demokratie geht (…) , was wir sehen, ist die Beseitigung der Muslim-Bruderschaft als politische Kraft”, fährt er fort.
Die politische Debatte in Tunesien , dem Geburtsort des arabischen Frühlings , wurde auch von diesen Ereignissen vergiftet, die islamistische Ennahda hat Angst vor einer Wiederholung dieses Drehbuchs wegen der langen politischen Krise, die durch die Ermordung des Gegners Mohamed Brahmi am 25. Juli ausgelöst wurde.
“Die ( tunesischen ) Islamisten erlebten den Militärputsch , als ob es zu Hause passierte. Verschiedene Mitglieder weiterhin sprechen über Putschgefahr, während es keinen Beweis dafür gibt”, sagte Selim Kharrat, dessen NGO Al- Bawsala das politische Leben in Tunesien beobachtet und analysiert.
Letzte Hoffnung ?
Auch Präsident Moncef Marzouki , ein Verbündeter der Islamisten , prangerte im November eine geheimnisvolle Verschwörungskombination von “Netzwerken der Zeit Ben Ali “, “arabischen Mächten” (nicht identifizierten) sowie ” Mafiakräften und Salafisten” an.
Trotz zweier Morde, zugeschrieben den Dschihadisten, Vorwürfe des autoritären Driftes gegen Ennahda, und sozialen Konflikten, bleibt das temporäre System, eingerichtet nach den Wahlen Oktober 2011, jedoch an Ort und Stelle Jahr für Jahr .
“Trotz der Beleidigungen und Mangel an Vertrauen sprechen Gegner und Islamisten miteinander und selbst wenn dieser Dialog scheitert, ist es besser, als sich die Köpfe einzuschlagen” , sagt Kharrat .
“In vielen Konferenzen sagt man, dass Tunesien die letzte Hoffnung des arabischen Frühlings ist. Ist das bewiesen? Wie auch immer, wir stehen vorne , wenn wir uns mit anderen vergleichen “, sagt er.
Aber diese Lähmung hat auch dazu beigetragen , einen fruchtbaren Boden für die Entwicklung einer destabilisierenden Dschihad- Bewegung zu schaffen .
“Es versteht sich von selbst, dass die Suchen nach einem politischen Konsens und einem Konsens über die Bekämpfung der Unsicherheit Hand in Hand gehen müssen , sonst werden die politische Krise und Terroranschläge ich gegenseitig verstärken”, warnt die international Crisis Group (ICG ) in ihrem Bericht “Das Tunesien der Grenzen: Djihad und Schmuggel ”
Und diese Gefahr ist verschärft durch den Absturz von einem anderen Land des Arabischen Frühlings, Libyen , wo der Ausfall der Sicherheit durch die Unfähigkeit der Behörden gegenüber der Milizengewalt dargestellt wird.
Mit dem Wachstum des Schmuggels aller Arten kann die tunesisch- libysche Grenze ein rechtsfreier Raum werden, laut ICG. Sie stellt fest, dass ein Mischbanditentum aus “Salafismus, Dschihad, Gewalt und Schmuggel” das Gelände beherrscht.
Der syrische Bürgerkrieg kann auch einen Schneeball-Effekt haben, nach diesem Bericht, mit der erwarteten Rückkehr von Hunderten von Tunesiern, die fortgegangen waren, um das Regime von Bashar al-Assad zu bekämpfen.
“Zunächst es um die Identifizierung dieser erfahrenen Kämpfer, dann aber gibt es die Frage der sozialen Reintegration, ( weil) sie in gemischte Gruppen aus Schmugglern und Dschihadisten gehen könnten”, stellt er fest.
Sozio-ökonomischer Druck
Schließlich füttern alle diese Drücke die wirtschaftlichen Schwierigkeiten, während soziale Faktoren wie Arbeitslosigkeit im Mittelpunkt der Ursachen des arabischen Frühlings standen.
In ihrem jüngsten regionalen Bericht stellt die Weltbank fest, dass die Aussichten für das Jahr 2014 “durch Unsicherheit getrübt sind und abhängig von einer Vielzahl von Risiken, vor allem im Zusammenhang der inneren Ordnung und der politischen Instabilität. ”
Der Direktor des IWF für den Nahen Osten und Zentralasien, Masood Ahmed, hat sich auch im November beunruhigt über ein Wachstum, “das zu niedrig ist, um die Erwartungen der zunehmend ungeduldigen Bevölkerung zu treffen.”
Und der Chef der mächtigen tunesischen Gewerkschaft UGTT , Houcine Abassi, macht auch eine düstere Vorhersage: “Wenn der Dialog nicht erfolgreich ist, wird es keine Klarheit geben,(…) die Mafia wird Fuß fassen , ausländische Unternehmen verlassen das Land, das offen für alle Gefahren ist. Die zuerst Betroffenen werden wir sein , die Arbeiter , die Armen, die Arbeitslosen , das tunesische. ”
© 2013 AFP

2. Arabischer Frühling – Wann endet das Chaos in Tunesien?
13.12.2013 Von Alfred Hackensberger, Tunis , http://www.welt.de/politik/ausland/
Um die Bildung einer tunesischen Regierung wird kontrovers verhandelt, während Polizei und Justiz weiter einen Freifahrtschein zu haben scheinen. Manche Oppositionelle hoffen schon auf das Militär.
Am Donnerstagabend war es endlich soweit: Nach beinahe zwei Monate langen Verhandlungen zwischen Regierung und Opposition hatte man sich in Tunesien auf einen neuen Premierminister geeinigt. Aber der Auserkorene, Mustafa Filali, sagte postwendend am Freitagmorgen ab. “Ich bin zu alt dafür”, erklärte der 92-Jährige, der noch unter Habib Bourghiba in den 1950ern Minister gewesen war.
Am Freitagabend soll es in die nächste Verhandlungsrunde gehen. “Kein Mensch weiß, wie lange es wieder dauert”, sagt die Anwältin und Menschenrechtsaktivistin Rhadia Nasroui. Die Politiker müssten sich beeilen, denn die Menschen werden ungeduldig. Für Samstag werden große Demonstrationen in Tunis erwartet. “Mein Mann hat Filali am Freitagmorgen angerufen”, erzählt Nasroui, “um ihn über die Nominierung zu informieren, aber der fühlte sich plötzlich zu alt für die Aufgabe. Zugesagt habe er aber im Vorfeld”.
Todesdrohung von islamischen Gelehrten
Nasrouis Ehemann ist Hamma Hammami, der Sprecher der Volksfront (FP), einer linksgerichteten Parteienallianz, die in der verfassungsgebenden Versammlung acht Sitze hat. Zwei Mitglieder der FP, Schokri Belaid und Mohamed Brahmi, waren dieses Jahr – im Februar und Juli – auf offener Straße in Tunis mit der gleichen Tatwaffe getötet worden. “Auch mein Mann hatte Todesdrohung von sogenannten islamischen Gelehrten bekommen, wie etwa von diesem Adel al-Almi”, sagt Nasroui. “Aber von den Behörden wurde nichts gegen diesen Kerl unternommen, obwohl es eine Straftat ist”. Das sei typisch für eine generelle Apathie, Entscheidungen zu treffen und Reformen durchzuführen.
Am Manouba Gerichtshof klagte die Anwältin heute gegen eine wohlhabende Familie, deren Sohn die Tochter des Nachbarn vergewaltigte und obendrein ihren Vater brutal zusammenschlug. “Meine Klienten, die arm sind, vertrete ich kostenlos”. Die reiche Gegenpartei habe bereits gestern eine Party veranstaltet, auf der die heutige Freilassung des Angeklagten gefeiert worden sei. “Sehen Sie, in Tunesien hat sich nach der Revolution nicht viel verändert. Es geht immer noch nicht mit rechten Dingen zu”.
Misshandlungen in Polizeigewahrsam
Auf der Fahrt zum nächsten Gerichtstermin spricht Nasroui über den Alltag von Misshandlungen und Folterungen an Gefangenen in Polizeigewahrsam. Sie nennt das Beispiel von Walid Denguir, der auf dem Polizeirevier gestorben ist. “Ich habe eine Pressekonferenz abgehalten, Fotos des Leichnams gezeigt, auf denen Foltermerkmale zu erkennen sind und dazu Expertisen von Fachleuten aus Europa vorgelegt”, erzählt die 60-jährigen Menschenrechtsaktivistin. Daraufhin habe sie die Polizeigewerkschaft angegriffen, ihre Anschuldigungen entsprächen nicht der Wahrheit und Misshandlungen würde es keine gegeben.
“Die Polizei und Justiz haben nach wie vor einen Freifahrtschein. Es alles ist noch so wie unter dem ehemaligen Diktator Ben Ali”. Was Menschenrechte und Sicherheit betreffe, habe sich die Lage sogar deutlich verschlechtert. Journalisten und Anwälte würden ständig bedroht. “Sehen Sie, der junge Mann auf dem Beifahrersitz neben mir ist nicht mein Assistent, er ist mein Leibwächter. Mein Mann hat sogar sieben oder acht Bewacher”.
Säkulare Zivilgesellschaft gibt nicht klein bei
Die beiden brutale Mordanschläge an den beiden FP-Politikern lösten Demonstrationen von Hunderttausenden von Menschen aus. Die Regierungspartei Ennhada galt als Schuldige der Attentate. In ganz Tunesien stürmte man mehr als 20 Büros der Islamisten und steckte sie zum Teil in Brand. Diese Proteste brachten die politische Krise zum Überlaufen. Sie zeigten, wie stark die säkulare Zivilgesellschaft Tunesiens und ihre Bereitschaft ist, der islamistischen Partei nicht klein beizugeben. Zumal ihre Nähe zu Ansar al-Sharia und anderen radikalen Salfisten öffentlich wurde.
Ein Video, das kursierte, zeigt Raschid Ghannouchi, den Ennhada-Führer, im Kreis von Extremisten. Er nennt sie “unsere Söhne” und fordert sie auf, mit allen erdenklichen Mitteln, von Koranschulen bis sozialen Stiftungen, den “wahren Islam” zu verbreiten.
“Es gibt bei Ennhada in der Tat einen radikalen Flügel”, sagt Alaya Allani, Islamspezialist an der Manouba Universität von Tunis. “Regierungsmitglieder von Ennahda traten beim Kongress von Ansar al-Sharia auf, die mittlerweile als Terrororganisation eingestuft wurde. Von Seiten Ennhadas selbst existiert jedoch bis heute keine Erklärung zu Ansar al-Sharia als Terrorgruppe. Und das, obwohl Verbindungen zu den beiden Morden an den beiden FP-Mitgliedern nachgewiesen sind”.
Extremisten näher als der Demokratie
Viele Tunesier sind enttäuscht, die Ennhada gewählt und ihren Versprechungen geglaubt hatten, die Islamisten wollten tatsächlich Demokratie. In Wahrheit erschienen sie den Extremisten näher als der Demokratie. Für die Säkularen bestätigte sich, was sie eh von Ennhada geglaubt hatten: Sie sind Wölfe in Schafpelzen.
Ein weiterer Faktor, der der Opposition mehr Zulauf als zuvor einbrachte, ist die anhaltende Krise der Wirtschaft. Im dritten Jahr nach der Revolution ist sie so schlecht wie nie zuvor: steigende Inflation, steigende Arbeitslosenzahlen, steigende Armut unter der Bevölkerung. In einer Meinungsumfrage aus diesem Dezember sagten 83 Prozent, dass der Lebensstandard und die Wirtschaft sich im Laufe dieses Jahres wesentlich verschlechtert hätten. 29 Prozent versicherten, sie hätten zunehmend Probleme ihre Familie zu ernähren und die notwendigsten Dinge zum Überleben zu kaufen.
“Die Regierung beging große Fehler”, urteilt Habib Lahzami von der mächtigsten Gewerkschaft, der UGTT. “Sie hätte einen wesentlich härteren Kurs in Sachen Ökonomie, Korruption und Sicherheit fahren müssen. Wir sind zwar in einer Übergangsphase, aber mit mehr Entschlossenheit würden wir heute wesentlich besser dastehen”.
Zwei Monate des Übergangs
Nach langen widerspenstigen Verhandlungen willigte Ennhada ein, die Regierungsaufgabe an ein Kabinett der Technokraten abzugeben. Es sollte als Übergangsregierung fungieren, bis die neue Verfassung fertig gestellt ist und Neuwahlen ausgerufen sind. Was eine relativ einfache Aufgabe schien, zog sich fast zwei Monate hin.
Am vierten Dezember stellte nun die UGTT als Vermittler zwischen Regierung und Opposition ein Ultimatum. Sollte man sich bis zum 14. Dezember nicht auf einen neuen Premierminister einigen, würde der nationale Dialog abgebrochen. Und nun das: der gewählte Kandidat will das Amt nicht annehmen!
“Oh, ja! Nationaler Dialog klingt gut”, meint Lazher Akremi, der Sprecher von Nidaa Tounes, der stärksten Oppositionspartei. “Aber einen wirklichen Dialog gab es mit Ennhada nicht. Sie klebten an der Macht und wollten sie nicht aufgeben”, erklärt Akremi in einem schicken Cafe gegenüber seiner Parteizentrale in Berge Du Lac, einem noblen Vorort von Tunis.
Nur die Treue zur Partei soll zählen
Letztendlich sei es nur ein Manövrieren gewesen, um Zeit zu gewinnen. “Ennhada hat nebenbei insgesamt 2402 neue Posten in hohen Staatsämtern besetzt, wobei Qualifikation keine Rolle spielte, nur die Treue zur Partei”. Das könne man nicht anders als Infiltration bezeichnen, fügt Akremi an, der neben seiner Funktion als Parteisprecher, eine Anwaltskanzlei unterhält. Er sei überrascht gewesen, dass man sich kurz vor Ende des Ultimatums doch noch auf einen Kandidaten hatte einigen können.
Für Akremi ist Ennahda gleichbedeutend mit islamischer Staat und das sei eine Horrorvorstellung, wie er kopfschüttelnd zugibt. “Was soll man von solchen Leuten schon erwarten, die gesuchte Terroristen der Hamas und anderer palästinensischer Gruppen nach Tunesien einladen und mit Ansar al-Sharia gemeinsame Sache machen?”
Das Militär könnte Sicherheit garantieren
Für den Sprecher von Nidaa Tounes wäre es eine logische Konsequenz gewesen, sollte es keinen Konsens geben: das Eingreifen des Militärs. “Man kann doch nicht zusehen, wie die Nation ökonomisch, politisch und sozial vor die Hunde geht”, meint Akremi. “Das Militär könnte Sicherheit garantieren, das neue Wahlrecht vorantreiben und damit den Weg für Wahlen freimachen”.
Im Hauptquartier von Ennhada stellt sich alles völlig anders dar. Das Parteibürohaus liegt keine zehn Autominuten von der Avenue Bourghiba entfernt, auf der die Massenproteste gegen Diktator Ben Ali stattfanden. “Politik hat nicht immer etwas mit Freude zu tun”, sagt Noureddine Arboui vom Ennhada-Politbüro mit dem philosophischem Unterton eines Gelehrten. “Wir sind neu im Geschäft, machen durchaus Fehler, aber wir sind zu Kompromissen bereit”. Nur die Opposition, besonders die Linken hätten ein Scheitern des Nationalen Dialogs in Kauf genommen.
“Ihnen ist es völlig egal, ob Tunesien in den Abgrund stürzt”, behauptet Arboui, der unter dem Regime Ben Alis 17 Jahre im Gefängnis saß, die meiste Zeit davon in Einzelhaft. “Die Opposition will immer nur das Gegenteil von uns, fast schon wie trotzige, kleine Kinder”. Dass jetzt der vereinbarte Kandidat das Amt des Premierministers nicht annehmen wollte, sei bedauerlich, “aber so ist Demokratie eben”.
Ennhada ist keine religiöse Partei
Auf das verlorene Vertrauen in Ennhada angesprochen, das durch das Video von Ghannouchi und seinen Extremistenfreunden entstanden sei, will Arboui nichts wissen. Ghannouchi habe Pionierarbeit geleistet, in dem er versucht habe, diese Leute in die Gesellschaft zu integrieren. So kann man es auch sehen, wobei allerdings eine große Portion Zynismus von Nöten ist. “Ennhada ist keine religiöse Partei, wie manche fälschlicherweise behaupten”, fügt der ehemalige politische Gefangene an. “Wir treffen Entscheidungen mit hochrangigen Experten, nicht mit Religion”.
Angesichts der Wirtschaftskrise hätten diese “hochrangigen Experten” aber versagt. “Nein, nein”, entgegnet Arboui. “Wer kann bei 37.000 Streiks innerhalb von zwei Jahren schon eine geradlinige Wirtschaftspolitik betreiben?”
Auf dem Weg aus seinem Büro zum Lift wird klar, wer für Ennhada ein rotes Tuch ist. “Die FP sind die schlimmsten. Wenn Sie eine Studie über die letzten Marxisten machen wollen, kommen sie nach Tunesien. Hier verehrt man noch Stalin, der mehr als 20 Millionen Menschen auf dem Gewissen hat”. Arboui öffnet die Aufzugtür und sagt lächelnd zum Abschluss: “Ist das nicht unglaublich?”

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