TUNESIEN: MASSENDEMONSTRATIONEN FÜR STURZ DER ISLAMISTISCHEN REGIERUNG – Tunisie: les opposants dans la rue, la Constituante suspendue, opposition veut proposer un gouvernement alternatif

Des manifestants devant l'Assemblée nationale constituante le 6 août 2013 à Tunis
Demonstranten vor der verfassunggebenden Nationalversammlung am 6. August 2013 in Tunis
Des manifestants devant l’Assemblée nationale constituante le 6 août 2013 à Tunis
afp.com – Fethi Belaïd

1. Tunesien: Regimegegner auf der Straße, die Konstituierende Versammlung ist ausgesetzt
Tunis (AFP) – 07.08.2013 04.48 Uhr
Zehntausende Tunesier marschierten in der Nacht von Dienstag auf Mittwoch in den Vororten von Tunis für den Abtritt der Regierung der islamistischen Ennahda, die in einer tiefen Krise steckt, ausgelöst durch die Verstrickung den Mord an einem Oppositionellen Ende Juli. Ein paar Stunden zuvor erklärte der Präsident der Nationalen Verfassungsgebenden Versammlung (NCA) Mustapha Ben Jaafar die Aussetzung der Arbeit des Parlaments, um zu versuchen, Ennahda und ihre Kritiker an den Verhandlungstisch zu zwingen.
2. Tunesische Opposition plant alternative Regierung
10. August 2013, 23:05 http://derstandard.at/r652/Afrika
Tunis – Die Opposition in Tunesien plant eine alternative Regierung, mit der sie das nordafrikanische Land aus der politischen Krise führen will.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

=> TUNESIE(N) in AFRIKANEWS ARCHIV

1. Tunisie: les opposants dans la rue, la Constituante suspendue
Tunis (AFP) – 07.08.2013 04:48
Des dizaines de milliers de Tunisiens ont manifesté dans la nuit de mardi à mercredi en banlieue de Tunis pour obtenir le départ du gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda qui sont empêtrés dans une profonde crise déclenchée par l’assassinat d’un opposant fin juillet.

Manifestation le 6 août 2013 à Tunis devant l'Assemblée nationale constituante
Demonstranten vor der verfassunggebenden Nationalversammlung am 6. August 2013 in Tunis
Des manifestants devant l’Assemblée nationale constituante le 6 août 2013 à Tunis
afp.com – Fethi Belaïd

Quelques heures plus tôt, le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, annonçait suspendre les travaux de ce Parlement pour tenter de forcer Ennahda et leurs détracteurs à venir à la table des négociations.
Les manifestants, qui étaient au moins 40.000 vers 22H30 (21H30 GMT) selon un responsable policier, scandaient “le peuple veut la chute du régime” ou encore “le gouvernement va tomber aujourd’hui”. Des représentants de l’opposition ont évoqué dans les médias des chiffres allant de 100 à 200.000 personnes.
Vers 01H00, aucun incident n’avait été signalé et la manifestation touchait à sa fin.
L’hétéroclite coalition d’opposition, de l’extrême gauche au centre-droit soutenu par le puissant syndicat UGTT, organise chaque nuit des rassemblements contre le pouvoir depuis l’assassinat du député Mohamed Brahmi le 25 juillet, attribué à la mouvance salafiste. Cette manifestation est de loin la plus importante depuis le début de la contestation.
De nombreux manifestants tenaient des portraits de cet élu et de l’opposant Chokri Belaïd, tué il y a six mois, le 6 février.
“C’est un rassemblement (…) pour l’espoir pour une deuxième république dans laquelle les objectifs de la révolution (de janvier 2011) seront réalisés”, a jugé Mohsen Marzouk, un dirigeant du parti Nidaa Tounes.
Les détracteurs d’Ennahda, le parti islamiste au pouvoir accusé d’être responsable de l’essor des jihadistes, réclament en choeur un gouvernement de salut national. Une partie d’entre eux veulent aussi la dissolution de la constituante dont les travaux sont paralysés depuis des mois.
Les islamistes ont rejeté ces revendications, proposant en retour d’élargir la coalition gouvernementale et des élections en décembre.
“Dans les régimes démocratiques, les manifestations ne changent pas les gouvernements”, a jugé Rached Ghannouchi, chef d’Ennahda dans le journal La Presse.
Tentant d’arracher l’ouverture de négociations, le président de l’ANC a annoncé à la télévision geler les travaux de cet organe qui ne parvient pas à achever la constitution 21 mois après son élection et deux ans et demi après la révolution.
“J’assume ma responsabilité de président de l’ANC et suspends les travaux de l’assemblée jusqu’au début d’un dialogue”, a dit cet allié laïque d’Ennahda, estimant que “les Tunisiens en ont marre”.
Ni le gouvernement, ni la présidence, ni Ennahda n’avaient réagi dans la soirée, alors que dans les rangs de l’opposition on évoquait une initiative positive mais insuffisante.
“C’est une victoire pour la rue, mais ce n’est pas suffisant”, a jugé la député Maya Jribi, du Parti républicain.
“C’est un premier pas vers l’apaisement (…) mais ce n’est pas suffisant, il faut aller jusqu’à la dissolution de l’ANC et la chute du gouvernement”, a souligné Mahmoud Baroudi du parti Massar.
La Tunisie ne cesse d’être déstabilisée par l’essor de groupes islamistes violents mais aussi par des conflits sociaux nourris par la misère, un des facteurs clé de la révolution de 2011.
Le Premier ministre Ali Larayedh a de son côté dénoncé les manifestations, estimant qu’elles minaient les efforts des forces de sécurité.
“La multiplication des manifestations et des sit-in perturbe les agents des forces de sécurité qui sont obligés d’être dans les rues alors qu’ils devraient participer à des opérations de lutte contre le terrorisme”, a-t-il déclaré.
“Nous étions les initiateurs du Printemps arabe, soyons les initiateurs d’un état démocratique par des moyens pacifiques”, a dit le chef du gouvernement.
© 2013 AFP

2.Tunisie: l’opposition veut proposer un gouvernement alternatif

Tunis (AFP) – 10.08.2013 11:34
La coalition d’opposition tunisienne a annoncé samedi qu’elle proposera la semaine prochaine un gouvernement composé d’indépendants pour sortir le pays de la crise politique déclenchée par l’assassinat d’un opposant et arracher la démission du cabinet dirigé par les islamistes.
“Le Front de salut national va continuer de travailler sur le gouvernement de salut national et faire la semaine prochaine ses propositions sur les personnalités indépendantes le composant. Le Front établira aussi une feuille de route bien précise”, a expliqué à l’AFP Karima Souïd, député du parti Massar et membre de cette alliance hétéroclite qui réunit des mouvements allant de l’extrême gauche au centre droit.
Elle a aussi souligné que toute négociation avec le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement, avait pour “préalable” la démission du cabinet dirigé par Ali Larayedh.
“Il ne peut y avoir de discussion sans mise en place d’un gouvernement de salut national, ce n’est pas négociable”, a estimé Mme Souïd, assurant que les opposants n’avait eu aucun contact direct avec Ennahda.
Le mouvement islamiste s’était dit la semaine dernière prêt au dialogue après que le président de la Constituante eut gelé les travaux de cette assemblée pour forcer les deux camps à dialoguer.
Les partisans de l’opposition ont continué de se mobiliser par centaines ces derniers jours au Bardo, dans la banlieue de Tunis où siège la Constituante, un mouvement de contestation quotidien depuis l’assassinat du député d’opposition Mohamed Brahmi le 25 juillet attribué à la mouvance salafiste.
La mobilisation est néanmoins en forte baisse par rapport à la grande manifestation du 6 août qui avait réuni des dizaines de milliers de personnes.
L’opposition veut relancer la mobilisation en organisant une nouvelle grande manifestation le 13 août, qui marque l’anniversaire de la promulgation du code du statut personnel en 1956, octroyant aux Tunisiennes des droits sans pareil dans le monde arabe, sans pour autant consacrer l’égalité. Les islamistes au pouvoir sont régulièrement accusés de vouloir revenir sur les acquis des Tunisiennes.
Elle juge le gouvernement islamiste responsable de l’essor de la mouvance salafiste dont les actions violentes déstabilisent régulièrement le pays depuis la révolution de janvier 2011.
La Tunisie est aussi toujours privée de Constitution, faute de consensus sur son contenu près de deux ans après l’élection de la constituante.
© 2013 AFP

1. Tunesien: Regimegegner auf der Straße, die Konstituierende Versammlung ist ausgesetzt
Tunis (AFP) – 07.08.2013 04.48 Uhr
Zehntausende Tunesier marschierten in der Nacht von Dienstag auf Mittwoch in den Vororten von Tunis für den Abtritt der Regierung der islamistischen Ennahda, die in einer tiefen Krise steckt, ausgelöst durch die Verstrickung den Mord an einem Oppositionellen Ende Juli. Ein paar Stunden zuvor erklärte der Präsident der Nationalen Verfassungsgebenden Versammlung (NCA) Mustapha Ben Jaafar die Aussetzung der Arbeit des Parlaments, um zu versuchen, Ennahda und ihre Kritiker an den Verhandlungstisch zu zwingen.
Die Demonstranten, die laut einem Polizeibeamten mindestens 40.000 bis 22.30 Uhr waren, skandierten “das Volk will den Sturz des Regimes” oder “die Regierung wird heute fallen.” Vertreter der Opposition hatten in den Medien Zahlen im Bereich von 100.000 bis 200.000 erwähnt.
Um 01.00 Uhr wurde kein Vorfall gemeldet und die Veranstaltung ging ruhig zu Ende.
Die vielfältige Koalition der Opposition reicht von weit links bis Mitte-Rechts und wird unterstützt von der mächtigen Gewerkschaft UGTT. Sie organisierte jeden Abend Kundgebungen gegen die Regierung seit der Ermordung des oppositionellen Parlamentariers Mohamed Brahmi am 25. Juli, der zurückzuführen war auf die Salafisten-Bewegung. Die gestrige Veranstaltung ist die mit Abstand größte seit Beginn des Streits.
Viele Demonstranten hielten Porträts Brahmis und des Gegner Chokri Belaïd, der vor sechs Monaten, am 6. Februar, getötet worden war.
“Dies ist eine Versammlung (…) für eine zweite Republik, in der die Ziele der Revolution (Januar 2011) hoffentlih umgesetzt werden”, meint Mohsen Marzouk, ein Führer der Partei Nidaa Tounes.
Kritiker der Ennahda werfen der islamistischen Regierungspartei vor, verantwortlich zu sein für den Anstieg der Dschihadisten, und fordern im Chor eine nationale Rettungsregierung . Einige von ihnen wollen auch die Auflösung der Konstituierenden deren Arbeit seit Monaten gelähmt ist.
Die Islamisten haben diese Forderungen abgelehnt und bieten im Gegenzug, die Koalitionsregierung zu erweitern und Wahlen im Dezember.
“In demokratischen Regimen ändern Demonstrationen Regierungen nicht”, schloss Rached Ghannouchi, der Führer der Ennahda, in der Zeitung La Presse aus.
Im Versuch, die Aufnahme von Verhandlungen zu erzwingen, gab der Präsident des ANC (nationale konstituierende Versammlung) im Fernsehen das Einfrieren der Arbeit dieser Einrichtung bekannt, die es innerhalb von 21 Monaten nach ihrer Wahl zweieinhalb Jahre nach der Revolution niht geschafft hat, eine Verfassung zu schreiben.
“Ich nehme meine Verantwortung als Präsident des ANC wahr und werde die Sitzung bis zum Beginn eines Dialogs aussetzen”, sagte der säkulare Verbündete der Ennahda, und: “Tunesier haben genug.”
Weder die Regierung noch der Präsident noch Ennahda hatten am Abend reagiert, während in den Reihen der Opposition eine „positive, aber nicht ausreichende“ Initiative kommentiert wurde.
“Dies ist ein Sieg für die Straße, aber das ist nicht genug”, urteilte Jribi von der Republikanischen Partei.
“Dies ist ein erster Schritt in Richtung Lockerung (…), aber dies ist nicht genug, wir brauchen die Auflösung des ANC und den Sturz der Regierung”, sagte Mahmoud Baroudi von der Partei Massar.
Tunesien wird weiterhin destabilisiert durch den Anstieg der gewalttätigen islamistischen Gruppen, aber auch durch soziale Konflikte durch Armut, einer der wichtigsten Faktoren der Revolution 2011.
Premierminister Ali larayedh verurteilte seinerseits die Demonstrationen und sagte, diese untergräben die Bemühungen der Sicherheitskräfte.
“Die Verbreitung von Demonstrationen und Sit-Ins tören Agenten der Sicherheitskräfte, die gezwungen sind, auf der Straße zu sein, während sie in Operationen gegen den Terrorismus teilnehmen sollten”, sagte er.
“Wir waren die Initiatoren des Arabischen Frühlings, lasst uns die Initiatoren eines demokratischen Staates mit friedlichen Mitteln sein”, sagte der Regierungschef.
© 2013 AFP

2. Tunesische Opposition plant alternative Regierung
10. August 2013, 23:05 http://derstandard.at/r652/Afrika
Schattenkabinett soll Land aus der Krise führen
Tunis – Die Opposition in Tunesien plant eine alternative Regierung, mit der sie das nordafrikanische Land aus der politischen Krise führen will. Ein Kabinett solle am Ende der kommenden Woche vorgestellt werden, teilte ein hochrangiges Mitglied der Oppositionsallianz am Samstag mit. Der Kandidat für den Posten des Ministerpräsidenten könnte bereits Anfang der Woche benannt werden. Die weltliche Opposition will die Regierung unter Führung der gemäßigten Islamisten-Partei Ennahda absetzen. Die Oppositionellen sind wütend über die Ermordung zweier ihrer prominentesten Anführer in sechs Monaten und fühlen sich ermutigt nach dem Sturz des islamistischen ägyptischen Präsidenten Mohammed Mursi durch das Militär. (Reuters, 10.8.2013)

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