TUNESIEN : MASSIVE und UMSTRITTENE PREISSENKUNG u -KONTROLLE, plus: IWF-KREDIT 1,7 MRD – La Tunisie ordonne un contrôle et baisse controversés des prix , FMI-crédit

1. Tunesien verordnet eine umstrittene Kontrolle und Senkung der Preise
TUNIS (AFP) – 18.04.2013 05.03 Uhr – Von Antoine Lambroschini
Die tunesische Regierung meldete am Donnerstag eine drastische Senkung der Preise von Konsumgütern, um angesichts der sozialen Spannungen die Inflation zu erdrosseln – eine Entscheidung, die nach Ansicht von Ökonomen die Schattenwirtschaft ernähren oder zu Engpässen führen kann.
2. Tunesien: Vereinbarung mit dem IWF für einen Kredit von $ 1,75 Mrd
WASHINGTON (AFP) – 20.04.2013 15.01 Uhr
Der Internationale Währungsfonds (IWF) vermeldete am Freitag seine grundsätzliche Einigung mit den tunesischen Behörden für die Gewährung einer Kreditlinie von bis zu $ 1,75 Mrd an Tunesien. Das Abkommen, das noch vom Vorstand des Fonds genehmigt werden muss, wäre für einen Zeitraum von zwei Jahren, sagte der Fonds in einer Erklärung.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN ORIGINALEN

1er ARTICLE SUR DEUX : La Tunisie ordonne un contrôle et une baisse controversés des prix
TUNIS (AFP) – 18.04.2013 17:03 – Par Antoine LAMBROSCHINI
Le gouvernement tunisien a annoncé jeudi une baisse drastique des prix de produits de consommation courante pour juguler l’inflation face aux tensions sociales, une décision qui selon des économistes risque de nourrir l’économie souterraine voire de créer des pénuries.

Sur l'avenue Bourguiba à Tunis, le 12 janvier 2013Avenue Bourguiba à Tunis, le 12 janvier 2013
Foto © AFP/Archives – by Fethi Belaid

Le ministère tunisien du Commerce, cité par l’agence officielle TAP, a indiqué que neuf catégories de produits sont concernés : les pommes-de-terre (-43%), les oeufs (-10%), les viandes rouges (-6 à -9%), les huiles végétales (-15%), les eaux minérales (-25%), les conserves de thon (-10%), les dérivés du lait (entre -5 et -13%), les produits d’entretien et d’hygiène (-7%).
Ce contrôle des prix s’ajoute à la liste des produits déjà subventionnés depuis des décennies (lait, pain, produits à base de semoule, carburant etc.).
“Le ministère se chargera de prendre toutes les mesures nécessaires permettant l’application de ces prix, et ce, via le contrôle économique des circuits de distribution et le recours à l’importation pour réguler l’approvisionnement”, indique la TAP sans plus de précisions.
Ces annonces interviennent dans un contexte social tendu, le coût de la vie, le chômage et la misère étant à l’origine de nombreuses grèves et de conflits sociaux après avoir déjà été au coeur de la révolution de janvier 2011.
L’inflation, tirée par la hausse des prix alimentaires, a atteint 6,5% en mars 2013 par rapport au même mois de l’année précédente, selon l’Institut national des statistiques, et la Banque centrale a évoqué “un record” depuis 50 ans.
L’instauration de ce contrôle des prix est cependant décriée par des économistes, qui mettent en garde contre bien des effets pervers, ces mesures risquant de pénaliser producteurs et investisseurs tout en nourrissant l’économie souterraine.
“Cela n’a jamais marché ailleurs et cela ne marchera pas en Tunisie”, souligne Ezzedine Saïdane, un expert indépendant contacté par l’AFP, relevant que “le producteur de viande dont on réduit le prix du produit a toujours des consommations intermédiaires dont les prix ne sont eux pas contrôlés”.
“Certains produits iront sur les circuits de distribution parallèle auxquels les familles aux revenus le plus faibles n’auront pas accès (…) et les producteurs pourraient baisser leur production, créant des situations de pénurie”, poursuit-il.
Outre ces critiques, une étude de l’Institut national des statistiques avec la Banque africaine de développement publiée mi-mars relevait le manque d’efficacité des contrôles des prix de vente existant en Tunisie depuis des décennies, les plus pauvres n’en étant pas les premiers bénéficiaires.
“Le caractère universel des subventions alimentaires nuit à l’efficience de cet outil en tant que mécanisme de lutte contre la pauvreté (…) seulement 9,2% des subventions vont aux ménages les plus pauvres, 60,5% aux ménages des classes moyennes, 7,5% à la population riche et 22,8% sont transférés hors ménages”, relève ce document.
Par ailleurs, le coût de ce contrôle des prix, qui passe par la compensation des producteurs, a explosé depuis la révolution, passant de 1,15 milliard de dinars en 2011 (575 millions d’euros) à 4,2 milliards de dinars (2,1 milliards d’euros) dans le budget 2013 de l’Etat.
L’élargissement du contrôle des prix “est une mesure de campagne électorale. Si l’économie tunisienne va mal c’est qu’elle est bloquée par le piège politique”, relève Ezzedine Saïdane, alors que l’actuel gouvernement, une coalition d’islamistes et de laïcs, est de plus en plus critiqué.
Près de deux ans après la révolution, aucun compromis n’est en vue sur la future Constitution, les dates des prochaines élections sont sans cesse repoussées et les vagues successives de violences dans le pays ont paralysé les investissements et le secteur clé du tourisme.
© 2013 AFP

2. Tunisie: accord du FMI pour un prêt de 1,75 milliards de dollars
WASHINGTON (AFP) – 20.04.2013 15:01
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi être parvenu à un accord de principe avec les autorités tunisiennes en vue de l’octroi d’une facilité de caisse à la Tunisie pouvant aller jusqu’à 1,75 milliards de dollars
L’accord, qui doit encore recevoir l’aval du conseil d’administration du Fonds, serait valable sur une durée de deux ans, a précisé le Fonds dans un communiqué.
Une fois approuvé, cet accord “soutiendrait le programme économique des autorités tunisiennes destiné à protéger la stabilité budgétaire et extérieure [du pays], promouvoir une croissance plus forte et bénéficiant davantage au plus grand nombre, et s’attaquant aux déficiences les plus importantes du secteur bancaire”, ajoute le texte.
Le directeur-adjoint Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Amin Mati, avait indiqué mardi à Tunis, que le crédit devrait être assorti d’un taux d’intérêt de 1,08%.
En échange de cette assistance financière, la Tunisie s’est engagée à un programme de réformes économiques recommandées par le Fonds.
“La mise en oeuvre d’un ensemble de mesures adéquates contribuera à protéger la stabilité macroéconomique et financière et, associée à un meilleur équilibre des dépenses publiques aidera à rétablir une marge de manoeuvre budgétaire pour les dépenses sociales et d’investissement prioritaires”, écrit le Fonds.
Minée par l’instabilité politique, des conflits sociaux à répétition et des investissements en berne, la croissance tunisienne est restée insuffisante pour véritablement entamer le mal endémique du pays qu’est le chômage (17% de la population active environ).
Or, la révolution de janvier 2011 avait été largement nourrie par la misère et le manque d’emplois, particulièrement pour les jeunes. Les conflits sociaux et les grèves, parfois violents, se sont multipliés ces derniers mois, accroissant encore la frilosité des investisseurs.
La situation économique s’est cependant largement améliorée par rapport à l’année 2011, lorsque la Tunisie avait connu une grave récession.
© 2013 AFP

1. Tunesien verordnet eine umstrittene Kontrolle und Senkung der Preise
TUNIS (AFP) – 18.04.2013 05.03 Uhr – Von Antoine Lambroschini
Die tunesische Regierung meldete am Donnerstag eine drastische Senkung der Preise von Konsumgütern, um angesichts der sozialen Spannungen die Inflation zu erdrosseln – eine Entscheidung, die nach Ansicht von Ökonomen die Schattenwirtschaft ernähren oder zu Engpässen führen kann.
Das tunesische Ministerium für Handel, von der Amtlichen Nachrichtenagentur TAP zitiert, berichtet, dass neun Produktkategorien beteiligt sind: Kartoffeln (-43%), Eier (10%), rotes Fleisch (-6 bis -9%), Pflanzliche Öle ( 15%), Mineralwasser (-25%), Thunfisch in Dosen (-10%), Milch-Derivate (Zwischen -5 und -13%), Pflege und Hygiene-Produkte (-7%).
Diese Preiskontrolle wird der Liste der Produkte, die bereits seit Jahrzehnten subventioniert werden, hinzugefügt (Milch, Brot, Grieß, Brennstoff, etc..).
“Das Ministerium ist verantwortlich, alle erforderlichen Maßnahmen für die Anwendung dieser Preise zu nehmen, durch die wirtschaftliche Kontrolle der Vertriebswege und die Verwendung von Import, um die Versorgung zu regeln”, sagte TAP ohne weitere Details.
Diese Maßnahme erfolgt in einem angespannten sozialen Kontext, wo die hohen Lebenshaltungskosten, Arbeitslosigkeit und Armut die Ursache für viele Streiks und soziale Konflikte sind, nachdem sie bereits im Herzen der Revolution vom Januar 2011 waren.
Die Inflation, durch steigende Nahrungsmittelpreise angetrieben, stieg um 6,5% im März 2013 im Vergleich zum gleichen Monat des Vorjahres, nach dem Nationalen Institut für Statistik, und die Zentralbank spricht von einem“Rekord“ seit 50 Jahren.
Die Einrichtung dieser Preiskontrolle jedoch wird von Ökonomen heftig kritisiert, die gegen viele Nebenwirkungen warnen, da sie wahrscheinlich Produzenten und Investoren bestrafen und die Schattenwirtschaft ankurbeln wird.
“Es hat nie an anderer Stelle funktioniert und wird auch nicht in Tunesien funktionieren”, sagte Ezzedine Saidane, ein von AFP kontaktierter unabhängiger Experte, und stellt fest, dass “Fleischproduzenten, denen man den Preis des Produktes verringert, stets über intermediäre Produkte verfügen, wo die Preise noch nicht kontrolliert sind. ”
“Einige Produkte gehen auf parallele Vertriebskanäle, zu denen Familien mit geringem Einkommen keinen Zugriff haben(…) und die Hersteller könnten ihre Produktion reduzieren, wodurch Engpässe entstehen”, sagt er.
Neben dieser Kritik, hob eine gemeinsame Studie des National Institute of Statistics mit der African Development Bank, veröffentlicht Mitte März, den Mangel an effektiven Preiskontrollen auf den Vertriebswegen in Tunesien seit Jahrzehnten hervor: die Ärmsten waren nie die Hauptnutznießer.
“Der Allgemeincharakter der Lebensmittelsubvention untergräbt die Effizienz dieses Instruments als Mechanismus zur Bekämpfung der Armut (…): nur 9,2% der Subventionen gehen an die ärmsten Haushalte, 60,5% an die Haushalte der Mittelschicht, 7,5% auf die reiche Bevölkerung und 22,8% anderswohin als in Privathaushalte”, erklärt dieses Dokument.
Darüber hinaus sind die Kosten der Preiskontrolle, die die Entschädigung der Erzeuger beinhalten, seit der Revolution explodiert von 1,15 Mrd. Dinar in 2011 (575.000.000 €) auf 4,2 Mrd. Dinar ( 2100000000 €) im 2013 Staatshaushalt.
Die Erweiterung der Preiskontrolle “ist eine Wahlkampfkampagne. Die tunesische Wirtschaft wird durch die politische Falle blockiert”, sagt Ezzedine Saidane, während die jetzige Regierung, eine Koalition aus Islamisten und Säkularen, zunehmend kritisiert wird.
Fast zwei Jahre nach der Revolution ist kein Kompromiss in Sicht auf die künftige Verfassung, die nächsten Wahlen werden ständig verschoben und die aufeinanderfolgenden Wellen der Gewalt im Land lähmten Investitionen und den wichtigen Tourismussektor.
© 2013 AFP

2. Tunesien: Vereinbarung mit dem IWF für einen Kredit von $ 1,75 Mrd
WASHINGTON (AFP) – 20.04.2013 15.01 Uhr
Der Internationale Währungsfonds (IWF) vermeldete am Freitag seine grundsätzliche Einigung mit den tunesischen Behörden für die Gewährung einer Kreditlinie von bis zu $ 1,75 Mrd an Tunesien. Das Abkommen, das noch vom Vorstand des Fonds genehmigt werden muss, wäre für einen Zeitraum von zwei Jahren, sagte der Fonds in einer Erklärung.
Wenn zugelassen, sei die Vereinbarung zur “Unterstützung der wirtschaftlichen Programme der tunesischen Behörden, um die steuerliche und äußere Stabilität [des Landes] zu schützen, zur Förderung eines stärkeren Wachstums mit Nutzen für die größte Zahl, und gegen die wichtigsten Mängel im Bankensektor”, so der IWF.
Der stellvertretende Direktor Naher Osten und Zentralasien des IWF, Amin Mati, sagte am Dienstag in Tunis, dass der Kredit von einem Zinssatz von 1,08% begleitet werden solle.
Im Gegenzug für die finanzielle Unterstützung hat sich Tunesien zu einem durch den Fonds empfohlenen Programm wirtschaftlicher Reformen verpflichtet.
“Die Umsetzung eines Bündels von Maßnahmen wird dazu beitragen, makroökonomische und finanzielle Stabilität zu schützen, verbunden mit einem besseren Gleichgewicht der öffentlichen Ausgaben zur Wiederherstellung eines fiskalischen Spielraums für prioritär Sozialausgaben und Investitionen”, schreibt der Fonds.
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© 2013 AFP

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