TUNESIEN: MEDIEN KONSERVATIV, FACEBOOK "VERMÜLLT" – Tunisie: médias sans changement, internet "dérive"

1. In den tunesischen Medien sterben alte Praktiken langsam
TUNIS (AFP) – 2011.08.25 10.01
Wann kommt eine Medien-Revolution?, fragen sich, ungeduldig und verärgert, mehrere tunesische Journalisten und Medienexperten, sieben Monate nach dem Sturz des ehemaligen Diktators Ben Ali, und sie glauben, dass die Gewohnheiten des alten Regimes andauern.
2. Tunesien: die Pioniere des Web durch die “Abdriften” im Web alarmiert
TUNIS (AFP) – 2011.08.31 08.37
Sie sehen sich als Pioniere, als die Creme des tunesischen web: die kleine Gruppe von Online-Aktivisten, am Hebel vor und während der Revolution, befasst sich heute mit der Evolution des Web und sagt, es sei eine Brutstätte für persönlichen Stressabbau und Manipulation geworden.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM FOTO

1er ARTICLE SUR DEUX: Dans les médias tunisiens, les anciennes pratiques ont la vie dure
TUNIS (AFP) – 25.08.2011 10:01
A quand une révolution médiatique, s’interrogent, impatients et dépités, plusieurs journalistes et experts des médias tunisiens qui, sept mois après la chute de l’ancien dictateur Ben Ali, estiment que les habitudes de l’ancien régime perdurent.
Selon plusieurs journalistes, des responsables politiques continuent à exercer des pressions. “Elles concernent les choix des sujets, les personnes à inviter ou le contenu des émissions. Ben Ali est parti mais les pratiques, elles, n’ont pas changé”, affirme Najiba Hamrouni, présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).
“Ceux qui étaient à la tête des médias avant le 14 janvier sont les mêmes avec les mêmes réflexes et les mêmes structures”, affirme la journaliste et blogueuse Henda Hendoud, qui fustige les “difficultés d’accéder à des sources sûres” et les “intimidations” dont font l’objet les journalistes.
Elle cite en exemple un entretien avec un représentant du ministère de l’Intérieur qui l’a accusée de manquer d’objectivité et l’a congédiée.
Rares sont les médias où des conférences de rédaction sont organisées. La relation verticale entre les journalistes et les rédacteurs en chef demeure: pas assez de possibilités pour les journalistes de défendre leur sujet, réduits souvent à un rôle de simples exécutants.
Par ailleurs, après des décennies de musellement, le réflexe d’autocensure est toujours vivace. “Certains de mes confrères considèrent que critiquer le gouvernement ou l’armée est un danger ou un manque de respect”, explique un journaliste qui souhaite garder l’anonymat.
Reste que sur certains points, la situation s’est améliorée. Un nouveau code de la presse, renforçant les droits des journalistes, vient d’être adopté.
Finies les demandes systématiques d’autorisation de tournage, les journalistes peuvent désormais filmer sans devoir montrer patte blanche au ministère de l’Intérieur. L’Agence Tunisienne de la Communication Extérieure, l’arme de censure du pouvoir de Ben Ali sur les médias étrangers, a été démantelée.
“On remarque que la parole est plus libérée, notamment à la radio”, affirme l’universitaire Ridha Ferjani, spécialiste des médias.
Mais le besoin de formation des journalistes, déjà criant à l’époque de Ben Ali, l’est encore plus dans cette période d’effervescence politique. Les appels à la réforme des enseignements de l’Institut de la Presse et des Sciences de l’Information à Tunis (IPSI), la seule école de journalisme du pays, se multiplient.
“J’y ai passé quatre années complètement vides. On nous interdisait l’esprit critique et l’analyse, il fallait rester fidèle aux dépêches de l’agence de presse officielle”, regrette Henda Heddoud.
“On ne peut pas tout changer avec une baguette magique”, reconnaît Larbi Chouikha, membre de l’INRIC, l’instance chargée des réformes dans les médias et professeur à l’IPSI.
“L’urgent c’est la nécessité pour l’institut de revoir ses méthodes d’enseignement et de s’adapter au jeu de la concurrence”, insiste M. Chouikha qui appelle à la création d’autres écoles, y compris privées.
Aujourd’hui, une autre ligne de fracture se crée au sein de la profession: beaucoup de journalistes ne voient pas d’un très bon oeil la génération de jeunes blogueurs, très actifs pendant le soulèvement de décembre 2010-janvier 2011. Nombre d’entre eux ont été récemment recrutés dans les médias.
“La profession n’arrive pas à prendre conscience du changement qui s’est opéré avec Internet”, analyse Henda Hendoud.
La blogueuse Emna Ben Jemaa est encore plus sévère: “Pour les journalistes en place, nous n’avons aucune légitimité. Mais moi je leur demande: où étiez-vous avant la chute du régime?”.
© 2011 AFP

2. Tunisie: les pionniers du web s’alarment des “dérives” sur la toile
TUNIS (AFP) – 31.08.2011 08:37
Ils se considèrent comme les pionniers, la crème du web tunisien: le petit noyau de cyberactivistes aux manettes avant et pendant la révolution s’inquiète aujourd’hui de l’évolution de la toile, devenue selon eux un défouloir et un terreau propice aux manipulations.
“Le facebook tunisien commence à ressembler à une poubelle”, assénait récemment sur son blog le syndicaliste Maher Takaya.
Selon une récente étude de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen, la Tunisie est le pays arabe qui a le mieux utilisé les réseaux sociaux pour provoquer la révolution. Mais sept mois après, et alors que le pays compte désormais 2,6 millions d’utilisateurs Facebook selon le site de pointage SocialBakers, les cyberactivistes “historiques” ont le blues.
“Avant le 14 janvier, nous étions un petit noyau d’une centaine de personnes, on faisait attention à ce qu’on disait, on vérifiait nos infos. Aujourd’hui, ça part dans tous les sens, c’est la cohue générale, tout le monde est devenu activiste sur internet. C’est l’armée des révolutionnaires de la 25e heure”, déplore Sofiene Bel Haj.
Rançon de la démocratisation ? Ce trentenaire, engagé dans le cyberactivisme depuis 2008, reconnaît avec franchise qu’il n’est “jamais agréable de voir des dizaines de milliers de personnes venir s’emparer de ton terrain de jeu”.
Mais au-delà des rivalités et des jalousies qui agitent le petit monde du web, Bel Haj et les autres “anciens” assurent que la dérive est réelle.
“On voit apparaître de véritables campagnes de dénigrement et de haine”, selon Fatma Arabicca, professeur d’art dramatique et blogueuse depuis 2005. La jeune femme, arrêtée en 2009 sous le régime Ben Ali, raconte qu’une photo d’elle la présentant comme un “agent d’un complot franc-maçon” a récemment été postée sur plusieurs pages Facebook. “Nous vivons une période de transition délicate, et on voit circuler des infos totalement fausses, des rumeurs, des théories du complot, voire des appels au meurtre, en toute impunité”, déplore-t-elle.
“Certains passent leurs nuits sur photoshop pour trafiquer des photos ou mettre en ligne de fausses vidéos”, reprend Sofiène Bel Haj. Il cite l’exemple d’une photo retouchée du président du PDP (Parti démocrate progressiste) Ahmed Nejib Chebbi affublé d’une écharpe mauve (la couleur fétiche de Ben Ali). Ou encore une image d’une manifestation de salafistes sur une plage, censée illustrer le danger islamiste en Tunisie. La photo avait en fait été prise à Gaza.
“Dans une situation instable, il suffit d’un montage, d’une phrase sortie de son contexte pour mettre le feu aux poudres”, met en garde Hajer Ajroudi, journaliste au quotidien Le Temps.
“C’est compliqué. Les Tunisiens ont soif d’infos, mais les medias traditionnels n’ont pas regagné, loin s’en faut, de crédibilité, et les institutions n’ont pas rompu avec leurs vieilles habitudes du secret. Dans ce contexte, Facebook apparaît souvent comme LA source d’information”, analyse Henda Hendoud, journaliste et blogueuse. “Or on a vu apparaître des administrateurs de pages facebook très jeunes, entre 17 et 19 ans, souvent radicalisés, qui confondent opinion et information et se voient en leaders d’opinion”, constate-t-elle.
L’enjeu n’est pas mince, alors que la Tunisie va entrer en campagne en vue de l’élection de la constituante le 23 octobre. La plupart des 105 partis enregistrés ont leur page officielle facebook et leur site web, où ils publient et diffusent sans contrainte. “C’est un moyen de communication incontournable, mais il ne faut pas tomber dans la diffamation”, alerte le doyen de la faculté des sciences politiques de Tunis, Fadhel Moussa, cité par la TAP.
“Le réseau social reste un espace d’information et de discussions, où sont publiés de bons articles et où les modérés ont encore leur place. Mais il faut être très vigilant”, conclut Hajer Ajroudi.
© 2011 AFP

Des Tunisiens lisent les journaux, dans une rue de Tunis, le 12 février 2011
Foto (c) AFP: Tunesier lesen Zeitung
Des Tunisiens lisent les journaux, dans une rue de Tunis, le 12 février 2011

1. In den tunesischen Medien sterben alte Praktiken langsam
TUNIS (AFP) – 2011.08.25 10.01
Wann kommt eine Medien-Revolution?, fragen sich, ungeduldig und verärgert, mehrere tunesische Journalisten und Medienexperten, sieben Monate nach dem Sturz des ehemaligen Diktators Ben Ali, und sie glauben, dass die Gewohnheiten des alten Regimes andauern.
Nach mehreren Journalisten, üben Politiker weiter Druck aus. “Der Druck betrifft Auswahl der Themen, die Interviewpartner oder Programminhalte. Ben Ali ist weg, aber die Praktiken, die haben sich nicht geändert”, sagte Najiba Hamrouni, Präsident der tunesischen National Union of Journalists (SNJT).
“Diejenigen, die an der Spitze der Medien vor dem 14. Januar waren, sind die gleichen geblieben mit der gleichen Struktur und den gleichen Reflexen”, sagte die berühmte Journalistin und Bloggerin Henda Hendoud, die den “Mangel an Zugang zu sicheren Quellen” kritisiert und “Einschüchterung” der Journalisten.
Als Beispiel nennt sie ein Interview mit einem Vertreter des Innenministeriums, der der mangelnden Objektivität angeklagt und gefeuert wurde.
In nur wenigen Medien wurden redaktionelle Konferenzen organisiert. Die vertikale Beziehung zwischen Journalisten und Redakteuren bleibt: nicht genug Möglichkeiten für Journalisten, ihr Thema zu verteidigen, sie sind oft auf eine Rolle des bloßen Interpreten reduziert.
Darüber hinaus ist nach jahrzehntelangen Schweigen der Reflex der Selbstzensur noch am Leben. “Einige meiner Kollegen sind der Meinung, dass die Regierung kritisieren oder die Armee ist eine Gefahr oder ein Mangel an Respekt”, sagte ein Journalist, der anonym bleiben möchte.
Doch in mancher Hinsicht hat sich die Situation verbessert. Ein neues Pressegesetz mit Stärkung der Rechte der Journalisten ist gerade erst verabschiedet worden.
Keine systematischen Anträge auf Drehgenehmigung sind mehr nötig; Reportern können nun ohne ihre Anmeldeinformationen an das Ministerium des Innern filmen. Die tunesische Agentur für externe Kommunikation, die Waffe der Zensur der Macht des Ben Ali in Richtung der ausländischen Medien, wurde demontiert.
“Wir stellen fest, dass das Wort freigesetzt wird, auch das Radio”, sagte Ridha Ferjani, Medien-Spezialistin an der Universität.
Aber der Mangel an Ausbildung von Journalisten, der bereits zu beweinen war bei der Ben Ali, ist noch schlimmer in dieser Zeit des politischen Aufruhrs. Forderungen nach Reform des Instituts für Presse und Informationswissenschaften in Tunis (IPSI), die einzige Journalistenschule in dem Land, nehmen zu.
“Ich habe vier Jahre komplett leer ausgegeben. Man verbot kritisches Denken und Analyse, es sollte die Nachricht von der offiziellen Nachrichtenagentur weitergegeben werden, mehr nicht”, klagt Henda Heddoud .
“Wir können nicht alles ändern mit einem Zauberstab”, gesteht Chouikha Larbi, ein Mitglied der INRIC, die Stelle, die für die Reformen in den Medien zuständig ist, und Professor an der IPSI.
“Die dringende Notwendigkeit besteht, dass das Institut seine Lehrmethoden überprüft und anpasst, für den Wettbewerb”, betont Herr Chouikha, der für die Gründung von anderen Schulen, darunter private, wirbt.
Heute ist ein weiterer Bruchlinie innerhalb des Berufsstandes erstellt: viele Journalisten nicht sehen sehr positiv über die junge Generation der während des Aufstands von Dezember 2010 bis Januar 2011 sehr aktiven Blogger. Viele von ihnen sind kürzlich von den Medien rekrutiert worden.
“Der Beruf ist sich nicht bewusst über die Veränderung, die mit dem Internet gekommen ist”, so Henda Hendoud’s Analyse.
Bloggerin Emna Ben Jemaa ist noch strenger: “Für Journalisten haben wir keine Legitimität, aber ich sie frage:. Wo waren Sie vor dem Sturz des Regimes?”.
© 2011 AFP

2. Tunesien: die Pioniere des Web durch die “Abdriften” im Web alarmiert
TUNIS (AFP) – 2011.08.31 08.37
Sie sehen sich als Pioniere, als die Creme des tunesischen web: die kleine Gruppe von Online-Aktivisten, am Hebel vor und während der Revolution, befasst sich heute mit der Evolution des Web und sagt, es sei eine Brutstätte für persönlichen Stressabbau und Manipulation geworden.
“Das tunesische facebook fängt an, wie ein Mülleimer auszuschauen”, behauptet in seinem Blog kürzlich die Gewerkschafterin Maher Takaya.
Eine aktuelle Studie des Instituts für Wirtschaftsprognosen in der mediterranen Welt sagt, Tunesien ist das arabische Land, das am besten sozialen Netzwerke verwendete, um die Revolution zu führen. Aber sieben Monate später, und wo das Land inzwischen 2,6 Millionen Nutzer von Facebook hat laut SocialBakers, haben die “historischen” CyberaktivistInnen den Blues.
“Vor dem 14. Januar, wo wir eine kleine Gruppe von hundert Menschen waren, haben wir darauf geachtet, was gesagt wurde, haben wir unsere Informationen überprüft. Heute geht es in alle Richtungen, totale Konfusion. Jeder ist ein Aktivist im Internet. Es ist die Armee der Revolutionäre der 25. Stunde “, beklagt Sofiene Bel Haj.
Preis der Demokratisierung? Die dreißigjährige, engagiert in Webaktivismus seit 2008, gibt unumwunden zu, dass es “nicht schön ist, Zehntausende von Menschen kommen zu sehen, um Deinen eigenen Spielplatz zu nutzen.”
Aber jenseits der Rivalitäten und Eifersüchteleien in der kleinen Welt des Web, versichern Bel Haj und andere “Alte”, dass die Drift real ist.
“Es entstehen echte Hetze und Hass”, sagte Fatma Arabicca, Schauspiellehrerin und Bloggerin seit 2005. Die junge Frau, im Jahr 2009 unter Ben Ali verhaftet, sagte, dass ein Bild von ihr – es präsentiert sie als “Agent der Freimaurer Verschwörung” – wurde vor kurzem von mehreren Facebook-Seiten veröffentlicht. “Wir leben in einer schwierigen Zeit des Übergangs, und wir sehen Bewegung zu völlig falschen Informationen, Gerüchten, Verschwörungstheorien und sogar Aufrufen zu Mord, ungestraft”, klagt sie.
“Manche Menschen verbringen ihre Nächte auf photoshop, um Fotos zu fälschen oder gefälschte Videos ins Netz zu bringen”, findet Sofiene Bel Haj. Er zitiert das Beispiel eines retuschierten Fotos von dem Präsidenten der PDP (Demokratische Progressive Partei) Ahmed Nejib Chebbi, wo er trägt einen lila Schal (die Lieblingsfarbe von Ben Ali). Oder ein Bild von einer salafistischen Demonstration am Strand, um die islamistische Gefahr in Tunesien zu illustrieren. Das Foto war eigentlich in Gaza aufgenommen.
“In einer instabilen Situation, reicht nur ein Satz aus dem Zusammenhang gerissen, um Feuer auf das Pulver zu setzen”, warnt Ajroudi Hajer, Journalist bei der Tageszeitung Le Temps.
“Es ist kompliziert. Tunesier sind hungrig nach Informationen, aber die traditionellen Medien sind weit davon entfernt, Glaubwürdigkeit zu gewinnen, und Institutionen haben nicht mit ihren alten Gewohnheiten der Geheimhaltung gebrochen. In diesem Dabei ist Facebook oft Quelle von Informationen”, so die Analyse von Henda Hendoud, angesehene Journalistin und Bloggerin. “Aber es hat sich herausgestellt: Administratoren Facebook-Seiten sehr jung, zwischen 17 und 19 Jahre, oft radikalisiert, verwechseln Meinung und Information und sehen sich als Meinungsführer”, sagt sie.
Die Herausforderung ist nicht klein, während Tunesien wird das Feld für die Wahl der verfassungsgebenden 23. Oktober. Die meisten der 105 registrierten politischen Parteien haben ihre Facebook-Seiten und offiziellen Websites, wo sie frei veröffentlichen und senden. “Dies ist ein wesentliches Mittel der Kommunikation, aber man darf nicht in Verleumdung fallen”, warnt der Dekan der Fakultät für Politikwissenschaften von Tunis, Fadhel Moussa, von TAP zitiert.
“Das soziale Netzwerk bleibt Informations- und Diskussionsplattform, wo gute Artikel veröffentlicht werden und wo die Gemäßigten noch ihren Platz haben werden. Aber wir müssen wachsam sein”, schließt Ajroudi Hajer.
© 2011 AFP

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