TUNESIEN: MORD an BELAID, BEERDIGUNG 50.000 – GENERALSTREIK – ISLAMISTISCHE REGIERUNG ZITTERT – En Tunisie, le pouvoir islamiste joue sa survie

Le cercueil de l'opposant Chokri Belaïd suivi par des milliers de Tunisiens, le 8 février 2013 à De
Beerdigung von Chokri Belaid, Tunis, 8.02.2013
Le cercueil de l’opposant Chokri Belaïd suivi par des milliers de Tunisiens, le 8 février 2013 à Dejebel Jelloul, un quartier de la banlieue sud de Tunis
Foto (c) AFP – by Fethi Belaid

0. KURZMELDUNG: Tunesien: die wichtigsten Gewerkschaften haben zu einem Generalstreik aufgerufen am Freitag
TUNIS (AFP) – 2013.07.02 16.30 – By Antoine Lambroschini
Die Islamisten an der Macht in Tunesien wiesen am Donnerstag die Bildung einer durch den Ministerpräsidenten gewüschnten Regierung von Technokraten zurück, und die wichtigsten Gewerkschaften kündigten einen Generalstreik am Freitag an, eine Eskalation der durch die Ermordung eines Gegners ausgelöste Krise. © 2013 AFP
1. In Tunesien spielt die islamistische Macht um ihr Überleben
TUNIS (AFP) – 2013.07.02 15.07 – By Hamida Ben Salah
Die islamistische Ennahda Partei, an der Macht in Tunesien seit dem Herbst 2011, hat knapp zwei Jahre später große Mühe, das Land nach der Revolution zu stabilisieren, und spielt ihr Überleben in einer Reihe von politischen und sozialen Krisen sowie von extremistischen Salafisten orchestrierter Gewalt.
2.Erneut Gewalt bei Protesten in Tunis
7. Februar 2013, 16:01 http://derstandard.at/r652/Afrika
Polizei setzt Tränengas ein – Islamistische Ennahda-Partei lehnt Expertenregierung ab – Erneute Proteste in Tunesien
Tunis – Nach der Ermordung des säkularen Oppositionsführers Chokri Belaid eskaliert in Tunesien der Streit über die politischen Konsequenzen. Ein nach Massenprotesten von Premier Hamadi Jebali geplantes neues Kabinett aus parteilosen Experten drohte am Donnerstag am Widerstand der eigenen, islamistischen Ennahda-Partei zu scheitern. Die Polizei mobilisierte in Erwartung neuer heftiger Proteste ein massives Sicherheitsaufgebot in der Hauptstadt Tunis.

3. KURZ: Tunesien: Menschenflut bei der Beerdigung von Chokri Belaid, Zusammenstöße mit der Polizei
TUNIS (AFP) – 2013.08.02 15.53 – By Kaouther LARBI
Zehntausende von Menschen nahmen Freitag an der Beerdigung des Gegners Chokri Belaid teil und schrien ihre Wut gegen die islamische Macht in Tunesien, wo Auseinandersetzungen ausbrachen trotz der massiven Polizei und Militär. © 2013 AFP
4. Trauernde in Tunesien fordern neue Revolution
8. Februar 2013, 18:04, http://derstandard.at/r652/Afrika
Mehr als 50.000 Menschen nahmen am Freitag am Begräbnis des ermordeten tunesischen Oppositionellen Chokri Belaid teil
In mehreren Städten kam es bei Auseinandersetzungen mit der Polizei zu Gewalt.

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0. BREVE: Tunisie: le principal syndicat appelle à la grève générale vendredi
TUNIS (AFP) – 07.02.2013 16:30 – Par Antoine LAMBROSCHINI
Les islamistes au pouvoir en Tunisie ont rejeté jeudi la formation d’un gouvernement de technocrates souhaitée par le Premier ministre et le principal syndicat a annoncé une grève générale vendredi, marquant une escalade de la crise déclenchée par l’assassinat d’un opposant. © 2013 AFP
1. En Tunisie, le pouvoir islamiste joue sa survie
TUNIS (AFP) – 07.02.2013 15:07 – Par Hamida BEN SALAH
Le parti islamiste d’Ennahda, au pouvoir en Tunisie depuis l’automne 2011, peine à stabiliser le pays deux ans après la révolution et joue sa survie face à une série de crises politiques et sociales ainsi qu’à des violences orchestrées par des extrémistes salafistes.

Un bureau du parti islamiste Ennahda incendié après la mort de l'opposant Chokri Belaïd, à Siliana,
Ein Büro der islamistischen Partei Ennahda, verbrannt nach dem Tod des Gegners Chokri Belaid, Siliana, 7. Februar 2013
Un bureau du parti islamiste Ennahda incendié après la mort de l’opposant Chokri Belaïd, à Siliana, le 7 février 2013
Foto © AFP – by Fawzi Drid
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L’impasse est illustrée par un conflit ouvert au sein même d’Ennahda: le numéro deux et chef du gouvernement Hamadi Jebali a été désavoué dans son camps après avoir annoncé en urgence la formation d’un cabinet apolitique, réclamé par son allié laïc, le président Moncef Marzouki, et l’opposition.
L’annonce est intervenue dans un climat particulièrement tendu après l’assassinat de Chokri Belaïd, un farouche opposant aux islamistes. Cet acte sans précédent dans la Tunisie contemporaine risque de faire basculer le pays dans le chaos d’une violence politique croissante et décriée.
“Les autorités savaient que Chokri Belaid était menacé et n’ont rien fait”, a déclaré à l’AFP le chef du parti Républicain Ahmed Néjib Chebbi, révélant figurer lui-même dans une liste de personnalités politiques menacées de mort.
M. Chebbi s’inquiète dès lors de la “menace pesant sur la paix civile” et du “risque de voir la transition démocratique compromise”, d’autant qu’aucune compromis n’est en vue sur la Constitution, ce qui empêche toute élection.
Son parti s’est allié à un front de l’opposition laïque réitérant l’urgence de dissoudre les milices pro-Ennahda dites “Ligues de protection de la révolution” (LPR).
=> Troubles-en-Tunisie-suivez-les-evenements-en-direct
Mais le pouvoir a fait la sourde oreille aux appels de dissolution de ce groupe responsable d’une attaque spectaculaire en décembre contre le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT, principal syndicat de masse) et du meurtre en octobre de Lotfi Naguedh, un opposant battu à mort dans le sud.
Les ultras d’Ennahda ont même choqué en appelant à la libération des suspects dans ce meurtre.
Besma Khalfaoui, la veuve de M. Belaïd, a aussi accusé le gouvernement de l’assassinat de son mari, alors que des manifestations ont eu lieu aux cris de “Le peuple veut la chute du régime” dans Tunis et plusieurs régions du pays, où des locaux d’Ennahda ont été saccagés par la foule en colère.
“Assumer l’échec”
Ennahda est aussi confronté à des poussées de violences sociales réprimées ces derniers mois par la police, alors que le chômage et la misère, détonateurs du soulèvement qui emporté le régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, continuent de miner le pays.
“Les citoyens sont saignés à blanc, le gouvernement doit assumer l’échec”, a prévenu Hamma Hammami, dirigeant communiste.
En outre, le tourisme, fer de lance de l’économie et sinistré depuis la révolution, peine à se relever tant l’image du pays a été écornée par les attaques orchestrées par les extrémistes salafistes contre des bars, des mausolées et des artistes ces derniers mois.
Les enquêtes piétinent et Abou Iyadh, le chef du groupe jihadiste Ansar Al-Charia soupçonné d’avoir organisé l’attaque contre l’ambassade américaine, qui a fait quatre morts parmi les assaillants en septembre, échappe toujours à la police.
La menace extrémiste est d’autant plus importante que le ministère de l’Intérieur a établi un lien entre les partisans d’Abou Iyadh et les groupes armés liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) qui affrontent la police dans les maquis du centre et nord ouest limitrophes de l’Algérie.
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye voisine, la Tunisie est aussi devenue une plaque tournante du trafic d’armes, dont d’importantes quantités ont été découvertes en janvier dans le sud, aux portes du Sahara.
Enfin, l’opposition laïque accuse Ennahda de chercher à orchestrer une islamisation rampante de la société et de tenter de juguler la liberté de la presse.
© 2013 AFP

2. BREVE : Tunisie: marée humaine aux obsèques de l’opposant tué, heurts avec la police
TUNIS (AFP) – 08.02.2013 15:53 – Par Kaouther LARBI
Des dizaines de milliers de personnes assistaient vendredi aux funérailles de l’opposant assassiné Chokri Belaïd en criant leur colère contre le pouvoir islamiste en Tunisie, où des heurts ont éclaté malgré l’imposant dispositif policier et militaire. © 2013 AFP

Manifestation devant le ministère de l'Intérieur, à Tunis, le 6 février 2013Manifestation devant le ministère de l'Intérieur, à Tunis, le 6 février 2013-Manifestation devant le ministère de l'Intérieur, le 7 février 2013 à Tunis
Demonstration vor dem Innenministerium in Tunis, 6. und 7. Februar 2013
Manifestation devant le ministère de l’Intérieur, à Tunis, le 6 et 7 février 2013
Fotos © AFP – by Fethi Belaid

0. KURZMELDUNG: Tunesien: die wichtigsten Gewerkschaften haben zu einem Generalstreik aufgerufen am Freitag
TUNIS (AFP) – 2013.07.02 16.30 – By Antoine Lambroschini
Die Islamisten an der Macht in Tunesien wiesen am Donnerstag die Bildung einer durch den Ministerpräsidenten gewüschnten Regierung von Technokraten zurück, und die wichtigsten Gewerkschaften kündigten einen Generalstreik am Freitag an, eine Eskalation der durch die Ermordung eines Gegners ausgelöste Krise. © 2013 AFP

1. In Tunesien spielt die islamistische Macht um ihr Überleben
TUNIS (AFP) – 2013.07.02 15.07 – By Hamida Ben Salah
Die islamistische Ennahda Partei, an der Macht in Tunesien seit dem Herbst 2011, hat knapp zwei Jahre später große Mühe, das Land nach der Revolution zu stabilisieren, und spielt ihr Überleben in einer Reihe von politischen und sozialen Krisen sowie von extremistischen Salafisten orchestrierter Gewalt.
Die Sackgasse wird durch einen offenen Konflikt innerhalb Ennahda dargestellt: Die Nummer zwei und Regierungschef Hamadi Jebali wurde in seinem Lager isoliert, nachdem er die Bildung einer unpolitischen Notregierung ankündigte, die von seinem Verbündeten, Präsident Moncef Marzouki, und der säkularen Opposition gefordert wird.
Die Ankündigung kam in einer besonders angespannten Atmosphäre nach der Ermordung von Chokri Belaid, einem erbitterten Gegner der Islamisten. Dieser im zeitgenössischen Tunesien beispiellose Akt birgt Risiko für das Land, in Chaos und zunehmender politischer und heftig kritisierter Gewalt zu stürzen.
“Die Behörden wussten, dass Chokri Belaid bedroht war, und taten nichts”, sagte gegenüer AFP Republikaner-Parteichef Ahmed Najib Chebbi und offenbart eine Liste von politischen Morddrohungen.
Chebbi ist deshalb besorgt über die “Bedrohung des inneren Friedens” und “das Risiko der Gefährdung des demokratischen Übergangs”, zumal kein Kompromiss in Sicht ist über die Verfassung, was Wahlen verhindert.
Seine Partei ist mit der säkularen Opposition verbündet, die erneut auf die Dringlichkeit verweist, die Pro-Ennahda-Milizen namens “Liga zum Schutz der Revolution” (LPR) aufzulösen.
Aber die Regierung hat ein taubes Ohr für Auflösung der Gruppe, die verantwortlich ist für einen spektakulären Anschlag im Dezember gegenüber dem Sitz der Allgemeinen Union der tunesischen Arbeiter (UGTT, dem wichtigsten Massengewerkschaftsbund) und für den Mord im Oktober an Lotfi Naguedh, ein Gegner, im Süden zu Tode geschlagen.
Die Ultras Ennahda haben sogar durch den Aufruf für die Freilassung von Verdächtigen der Ermordung schockiert.
Besma Khalfaoui, die Witwe von Herrn Belaid, beschuldigte auch die Regierung der Tötung ihres Mannes, während Demonstrationen in Tunis und mehreren Regionen des Landes riefen “Die Menschen wollen den Sturz des Regimes” und lokale Ennahdabüros von einer wütenden Menge geplündert wurden.
“Das Scheitern verantworten”
Ennahda ist auch mit Ausbrüchen von Gewalt in der Gesellschaft in den letzten Monaten konfrontiert, die von der Polizei unterdrückt wurden, während die Arbeitslosigkeit und Armut, Sprengkapseln des Aufstandes gegen das Regime von Zine El Abidine Ben Ali im Januar 2011, weiterhin das Land plagen.
“Die Bürger sind ausgeblutet, die Regierung muss das Versagen annehmen”, warnte Hamma Hammami, kommunistischer Führer.
Darüber hinaus kämpft der Tourismus, Speerspitze der Wirtschaft und verwüstet seit der Revolution, mühselig gegen das Bild des Landes von Angriffen von extremistischen Salafisten gegen Bars, Mausoleen und Künstlern.
Die Untersuchungen gegen Abu Iyadh Verdacht, der Anführer der Gruppe Ansar Al-Sharia Dschihad und im Verdacht der Organisation des Angriffs gegen die US-Botschaft im September, sind schleichend, und er entzieht sich immer noch der Justiz.
Die extremistische Bedrohung ist umso wichtiger, als dass das Ministerium des Innern eine Verbindung zwischen den Anhängern von Abu Iyadh und bewaffneten Gruppen mit Verbindungen zu Al-Qaida im islamischen Maghreb (AQIM) hergestellt haben.
Seit dem Sturz des Regimes von Muammar Gaddafi im benachbarten Libyen ist Tunesien auch eine Drehscheibe für den Handel mit Waffen geworden, wovon große Mengen im Januar im Süden, in der Nähe der Sahara, entdeckt worden waren.
Schließlich wirft die säkulare Opposition Ennahda vor, eine schleichende Islamisierung der Gesellschaft zu versuchen und die Freiheit der Presse zu zügeln.
© 2013 AFP

2. Erneut Gewalt bei Protesten in Tunis
7. Februar 2013, 16:01 http://derstandard.at/r652/Afrika
Polizei setzt Tränengas ein – Islamistische Ennahda-Partei lehnt Expertenregierung ab – Erneute Proteste in Tunesien
Tunis – Nach der Ermordung des säkularen Oppositionsführers Chokri Belaid eskaliert in Tunesien der Streit über die politischen Konsequenzen. Ein nach Massenprotesten von Premier Hamadi Jebali geplantes neues Kabinett aus parteilosen Experten drohte am Donnerstag am Widerstand der eigenen, islamistischen Ennahda-Partei zu scheitern. Die Polizei mobilisierte in Erwartung neuer heftiger Proteste ein massives Sicherheitsaufgebot in der Hauptstadt Tunis.
Ministerpräsident Jebali habe die Bildung einer Technokraten-Regierung eigenmächtig und ohne Absprache vorgeschlagen, sagte ein Führungsmitglied der dominierenden Regierungspartei Ennahda. “Wir von der Ennahda glauben, dass Tunesien jetzt eine politische Regierung braucht”, sagte Parteivize Abdelhamid Jelassi. Ennahda werde allerdings ihre Gespräche mit anderen Parteien über die Bildung einer Koalitionsregierung fortsetzen.
Mit seiner Ankündigung hatte Jebali am Vorabend auf neue regierungsfeindliche Demonstrationen reagiert. Auslöser der zum Teil gewaltsamen Proteste war die Tötung des Oppositionellen Chokri Belaid (48) am Mittwochvormittag. Der bekannte Jurist trat für die Trennung von Staat und Religion ein und galt in Tunesien als einer der schärfsten Gegner der Regierung. Seine Familie und politische Weggefährten machen die Ennahda für das Attentat verantwortlich, die eine Verwicklung allerdings bestritt. Bei den Protesten am Mittwoch war ein Polizist getötet worden, aufgebrachte Demonstranten steckten Büros der Ennahda-Partei in Brand.
Neue Proteste in Tunesien
Hunderte Menschen sind auch am Donnerstag auf die Straße gegangen. In der zentralen Stadt Gafsa kam es vor dem Sitz der Provinzregierung zu gewaltsamen Zusammenstößen, als ein Molotow-Cocktail auf Polizisten geschleudert wurde, wie ein AFP-Reporter berichtete. Die Beamten setzten daraufhin Tränengas gegen die Menge ein.
In der Hauptstadt Tunis skandierte die Menge: “Das Volk will den Sturz des Regimes.” Die Demonstranten zogen durch die schwer gesicherte Habib-Bourguiba-Allee zum Innenministerium. Die Sicherheitskräfte schritten zunächst nicht ein. Zuvor hatten sich die Beamten in Bussen, Kleinlastwagen und Gefangenentransportern entlang der Allee in Stellung gebracht, die bereits mehrfach Schauplatz heftiger Proteste war.
Mitgefühl für die Familie Belaids
Organisiert wurden die Protestmärsche von der oppositionellen Volksfront, ein Bündnis linksgerichteter Parteien, dem auch Chokri Belaid angehört hatte. Hunderte Menschen, darunter auch bekannte Persönlichkeiten des Landes, zogen am Donnerstag in Gedenken an Belaid zum Geburtshaus des ermordeten Politikers in einem Viertel im Süden von Tunis. Seiner dort versammelten Familie sprachen sie ihr Mitgefühl aus.
Ein von Oppositionspolitikern am Donnerstag geplanter Generalstreik soll erst am morgigen Freitag beginnen. Dann soll auch Belaid beerdigt werden. Allerdings traten Anwälte und Richter im ganzen Land schon am Donnerstag in den Streik. Auch die Lehrenden der Mandouba Universität nahe Tunis legten ihre Arbeit nieder.
Besorgnis im Ausland
Im Ausland haben bereits zahlreiche Politiker ihre Besorgnis über die Entwicklungen im Mutterland des Arabischen Frühlings geäußert. “Die wachsende Zahl an politischen Gewalttaten durch extremistische Gruppen ist eine Gefahr für den politischen Wandel”, schrieben die EU-Außenbeauftragte Catherine Ashton und EU-Erweiterungskommissar Stefan Füle in einer in Brüssel verbreiteten Erklärung. Der deutsche Außenminister Guido Westerwelle rief alle politisch Verantwortlichen auf, das Erbe der friedlichen Revolution zu bewahren. Die in Ägypten regierenden Muslimbrüder distanzierten sich von dem Attentat. “Die Muslimbrüder verurteilen Mordaufrufe, gleichgültig von welcher Seite sie kommen”, erklärte ihr Sprecher Mahmoud Ghozlan in der Nacht auf Donnerstag.
Amnesty International forderte “die rasche, gründliche, unabhängige und unparteiische Untersuchung” der Ermordung Belaids. “Im jenem Land, in dem der arabische Frühling begann, trägt die Regierung eine besondere Verantwortung, die Hoffnungen der Menschen nicht zu Nichte zu machen”, erklärte Heinz Patzelt, Generalsekretär von Amnesty International Österreich, in einer Aussendung. Zwei Jahre nach dem Sturz Ben Alis werde sich die tunesische Bevölkerung nicht mit einer “Pseudo-Untersuchung” abfertigen lassen. (APA, 7.2.2013)

3. KURZ: Tunesien: Menschenflut bei der Beerdigung von Chokri Belaid, Zusammenstöße mit der Polizei
TUNIS (AFP) – 2013.08.02 15.53 – By Kaouther LARBI
Zehntausende von Menschen nahmen Freitag an der Beerdigung des Gegners Chokri Belaid teil und schrien ihre Wut gegen die islamische Macht in Tunesien, wo Auseinandersetzungen ausbrachen trotz der massiven Polizei und Militär. © 2013 AFP

4. Trauernde in Tunesien fordern neue Revolution
8. Februar 2013, 18:04, http://derstandard.at/r652/Afrika
Mehr als 50.000 Menschen nahmen am Freitag am Begräbnis des ermordeten tunesischen Oppositionellen Chokri Belaid teil
In mehreren Städten kam es bei Auseinandersetzungen mit der Polizei zu Gewalt.

Tunis/Madrid – Der von einem Attentäter erschossene tunesische Oppositionelle Chokri Belaid ist am Freitag in Tunis beigesetzt worden. Wegen der erwarteten Proteste sicherte erstmals seit der Revolution im Jänner 2011 wieder die Armee die großen Städte, dennoch kam es nach der Beisetzung zu teils gewalttätigen Auseinandersetzungen mit den Sicherheitskräften.
Am Trauerzug hinter dem Sarg Belaids im Stadtteil Jebal Jelloud im Süden von Tunis beteiligten sich 50.000 Menschen. Trauernde riefen dabei Slogans zum Sturz der Regierung und forderten eine “neue Revolution”. In der Nähe des Friedhofs kam es nach der Beisetzung zu Zusammenstößen. Demonstranten setzten Autos in Brand und bewarfen die Polizei mit Steinen, diese setzte Tränengas ein. Auch in anderen größeren Städten gab es Zusammenstöße.
Der linke, panarabistische Politiker wurde, fast wie bei einem Staatsbegräbnis, in einer Abteilung für nationale Märtyrer beigesetzt. Die Angehörigen und Freunde des Toten hatten allerdings die Politiker der regierenden Koalition rund um die islamistische Ennahda-Partei ausdrücklich ausgeladen. Die Opposition macht Ennahda-nahe Milizen für das Attentat auf Belaid verantwortlich.
Vier Oppositionsparteien hatten für Freitag zu einem Generalstreik aufgerufen, den auch die 500.000 Mitglieder zählende Gewerkschaft UGTT unterstützte. Geschäfte, Schulen und viele Unternehmen blieben geschlossen, sämtliche Flüge wurden gestrichen. Es war der erste ganztägige landesweite Ausstand seit 1978. Am 14. Jänner 2011 hatte ein zweistündiger Streik gereicht, um Diktator Ben Ali aus dem Amt zu jagen.
Werben um Enttäuschte
Belaids Volksfront, der insgesamt zehn linke und nationalistische Parteien angehören, hat sich seit ihrer Gründung vor etwas mehr als einem halben Jahr erfolgreich als dritte Kraft hinter den Islamisten von Ennahda und der ebenfalls neu entstandenen Zentrumspartei Nida Tounis etabliert.
Erfolgreich wirbt sie um diejenigen, die mit Ennahda unzufrieden sind – sei es aus ideologischen Gründen oder weil die Regierung bei der Lösung der sozialen Probleme versagt. Nida Tounis, in der sich auch ehemalige Anhänger von Ben Alis Staatspartei befinden, halten viele für unwählbar.
Zusammen mit dem Kommunisten Hamma Hammami war Chokri Belaid der bekannteste Politiker des Linksbündnisses. Beide hatten sich schon als Studenten den Ruf unbeugsamer Oppositioneller erworben. Belaid verteidigte als Anwalt unter Ben Ali Menschenrechtler, Oppositionelle und selbst Islamisten.
Lebensläufe dieser Art sind bei der tunesischen Linken nicht selten. Das verschafft der Volksfront Zulauf aus Reihen der UGTT, aber auch von jungen Menschen, die maßgeblich den Aufstand gegen Ben Ali mitgetragen haben. In Umfragen Ende Dezember lag das Bündnis bei zehn Prozent, es könnte damit nach Wahlen ausschlaggebend für die Bildung einer säkularen Regierung sein.
Doch bis es so weit ist, muss die neue Verfassung vom 2011 gewählten Parlament ausgearbeitet werden. Dieses hatte dafür – laut einer Geschäftsordnung, der sogenannten Mini-Verfassung – eigentlich nur ein Jahr Zeit. Seit Ende 2012 ist die Arbeit der Versammlung fast völlig zum Erliegen gekommen. Der für Ende Juni angestrebte Wahltermin wird so kaum zu halten sein. Neben Rufen nach einer neuen Regierung werden daher immer mehr Stimmen laut, die die Wahl einer neuen Verfassunggebenden Versammlung fordern. Die Islamisten an der Macht wollen weder das eine noch das andere. Denn die politische Landschaft hat sich stark zu ihren Ungunsten verändert. (Reiner Wandler /DER STANDARD, 9.2.2013)

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