TUNESIEN; PROTESTE (IV): VOLK WILL REGIME KOMPLETT STÜRZEN – Tunisie, mouvement democratique populaire (part IV): mandat d’arrêt contre Ben Ali, remaniement reporté

Manifestants devant les bureaux du Premier ministre à Tunis, le 26 janvier 2011
Foto (c) AFP: Demonstranten außerhalb des Büros des Ministerpräsidenten in Tunis, 26. Januar 2011
Manifestants devant les bureaux du Premier ministre à Tunis, le 26 janvier 2011

=> PART III, 15.01. – 20.01.: NACH RÜCKTRITT BEN ALIs – Apres la fuite de Ben Ali

=> PART V 27.01. – …

1. Tunesien: Ein US-Gesandter will Wahlen, Demonstranten machen weiter
TUNIS (AFP) – 25/01/2011 06.02
Ein hochrangiger US-Gesandter nannte am Dienstag die Bedeutung von Wahlen, um die Situation in Tunesien zu stabilisieren, während eine Schar von Demonstranten gingen auf den Sitz des Ministerpräsidenten, um zu fordern den Rücktritt der Regierung.
2. Leila Ben Ali und Simone Gbagbo, “Präsidentinnen” mit Einfluss in Afrika
PARIS (AFP) – 2011.01.21 10.34
Sie setzen Regierungen ein und ab, heben eine Armee oder halten die Schlüssel zum Schatz: schwarzer Engel oder treue Stütze, die Ehefrauen der afrikanischen Präsidenten, Leila Ben Ali und Simone Gbagbo, nehmen eine führende Rolle ein, meist im Schatten.
3. Mohammed Ghannouchi, Ministerpräsident unter Ben Ali: “Ich habe wie alle Tunesier Angst”
TUNIS (AFP) – 2011.01.22 11.36
Premierminister seit über 11 Jahren von Zine El Abidine Ben Ali, Mohammed Ghannouchi hat im Fernsehen am Freitagabend in Amtstracht gesprochen, mit seinen Momenten des Zweifels, Bescheidenheit und Emotion.
4. Das Unbehagen der Islamisten, von der Revolution verlassen
TUNIS (AFP) – 25/01/2011 14.43
Abwesend von “Jasmin Revolution”, die sich das autoritäre Regime von Ben Ali vornahm, die Islamisten jetzt teilnehmen täglich an Demonstrationen für den Rücktritt von der Übergangsregierung, aber sehen sich abgehängt von der Bewegung.
5. Tunesien: Haftbefehl gegen Ben Ali, Regierungsumbildung auf Donnerstag verschoben
TUNIS (AFP) – 26/01/2011 08.25
Die tunesische Justiz hat einen internationalen Haftbefehl gegen den ehemaligen Präsidenten Ben Ali und seine Frau Leila Trabelsi gestartet, während die schwierige Neugestaltung des Übergangskabinetts, das den Zorn der Straße kristallisiert hat, bis zum Donnerstag vertagt worden ist.
6. Tunesien: fast 700 Festnahmen wegen Plünderungen und Gewalt
TUNIS (AFP) – 26/01/2011 02.38
Der tunesische Minister für Justiz, Lazhar Karoui Chebbi, teilte am Mittwoch mit, dass 698 Personen wegen Beteiligung an den Unruhen, die vor und nach dem Sturz des ehemaligen Präsidenten Zine El Abidine Ben Ali am 14. Januar stattfanden, verhaftet sind.
7. Tunesischer Journalist und Regimegegner Ben Brik wird Präsidentschaftskandidat
TUNIS (AFP) – 2011.01.21 13.20
Der tunesische Journalist Taoufik Ben Brik, “harter” Regimegegner von Zine El Abidine Ben Ali, ist ein Kandidat für die innerhalb von sechs Monaten in Tunesien geplanten Präsidentschaftswahlen, sagte er gegenüber AFP am Freitag.

8. DIE REVOLTE IM BLICK DER KARIKATURISTEN – La révolte, vue par les dessinateurs

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR HUIT: Tunisie: un émissaire US veut des élections, les manifestants persistent
TUNIS (AFP) – 25.01.2011 18:02
Un émissaire américain de haut rang a souligné mardi l’importance d’élections pour stabiliser la situation en Tunisie, alors qu’une foule de manifestants poursuivait le siège du premier ministre en exigeant la démission du gouvernement.

Soldats fleur au fusil face aux manifestants le 20 janvier 2011 à Tunis
Foto (c) AFP: Soldats fleur au fusil face aux manifestants le 20 janvier 2011 à Tunis
Soldaten mit Blumen im Gewhr, Tunis 20.01.2011

Un émissaire américain de haut rang a appelé mardi à Tunis les pays arabes à tirer les leçons de l”‘exemple tunisien” en répondant aux “aspirations légitimes” de leurs peuples, alors que des manifestations parfois musclées ont eu lieu à Tunis, mais aussi au Caire.
Dans l’attente d’un remaniement ministériel imminent, le climat s’est crispé à Tunis, où une première manifestation en défense du gouvernement de transition a été dispersée de façon musclée par un autre groupe de manifestants exigeant une nouvelle exécutif épuré des caciques du régime Ben Ali.
Premier responsable occidental à se rendre en Tunisie depuis la chute le 14 janvier du président Zine El Abidine Ben Ali, considéré jusqu’à la fin comme un partenaire sûr à Washington et dans les capitales européennes, le secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche Orient, Jeffrey Feltman, a appelé les pays du monde arabe à tirer les leçons de la “révolution du jasmin”.
“Les défis qui se posent dans de grandes parties du monde, en particulier dans le monde arabe, sont les mêmes, et nous espérons que les gouvernements répondront aux aspirations politiques, sociales et économiques légitimes des peuples, particulièrement si elles s’expriment par des moyens légaux et pacifiques”, a déclaré M. Feltmann à la presse.
Des milliers d’Egyptiens ont réclamé le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans lors de manifestations à travers le pays inspirées par la révolte populaire tunisienne.
Evoquant la crédibilité très décriée en Tunisie du gouvernement de transition, M. Feltmann a souligné qu’elle dépendrait de l’organisation rapide d’élections, tout en soutenant les réformes de démocratisation déjà annoncées.
A Tunis, où des milliers de manifestants ont encore exigé, comme depuis une semaine, la démission du gouvernement provisoire, la tension est montée d’un cran mardi.
Aux cris de “Dégagez vermine!” des centaines de jeunes opposants ont dispersé dans le centre de Tunis une manifestation de soutien au “gouvernement d’union nationale”, lors du premier face à face musclé entre partisans et adversaires du cabinet de transition.
Les anti-gouvernementaux, parmi lesquels des supporteurs de football, ont arraché à leurs rivaux banderoles et pancartes où était écrit “Oui à la démocratie, non au chaos”, “la politique du tout ou rien ne mène nulle part”.
“Oui, oui au gouvernement d’union nationale!”, “Non à la vacance du pouvoir!”, scandaient les manifestants pro-gouvernementaux avant les échauffourées.
Parmi la foule des hésitants, les commentaires allaient bon train: “Je ne pense pas qu’on va s’en sortir comme ça et je crains que l’armée finisse par prendre les choses en main”, murmurait un homme d’âge mûr.
Dans la matinée, l’opposant tunisien historique Moncef Marzouki, de la gauche laïque, a été vivement pris à partie par un groupe de manifestants sur l’esplanade de la Kasbah, près des bureaux du Premier minsistre.
Assailli, insulté, il avait dû fuir les lieux dans les ruelles de la médina où d’autres manifestants se sont interposés pour le protéger.
Les manifestants devant l’esplanade de la Kasbah étaient encore plus nombreux que la veille – environ 4.000 selon un militaire-. Des centaines s’apprêtaient de nouveau à y camper pour la troisième nuit consécutive, au mépris du couvre-feu en vigueur.
“La bataille se jouera à Tunis. C’est pour cela que nous sommes venus. Il faut faire tomber le gouvernement. Ils sont comme un cancer, il faut tout nettoyer”, lançait Lotsi Abbes, un pharmacien du sud du pays, ajoutant: “On ne se satisfera pas d’un remaniement”.
Lundi, le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Education Taieb Baccouch avait annoncé qu’un remaniement était imminent tout en se prononçant pour le maintien des ministres de Ben Ali au nom de “la continuité de l’Etat”.
Selon plusieurs source ayant requis l’anonymat, d’intenses tractations se tenaient encore en début de soirée.
Le ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane, qui occupait cette même fonction sous le régime Ben Ali, s’est dit “prêt à partir à n’importe quel moment” dans l’intérêt du pays, dans une interview à un journal tunisien.
La section régionale de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) de Sfax, deuxième ville du pays à forte activité économique, a appelé à une “grève générale” mercredi, pour la démission du gouvernement et la dissolution de l’ex-parti au pouvoir.
© 2011 AFP

Le gouvernement de transition réuni le 20 janvier 2011 à Tunis
Foto (c) AFP: Le gouvernement de transition réuni le 20 janvier 2011 à Tunis
Ubergangsregierung in Tunis

2. De Leïla Ben Ali à Simone Gbagbo, des “présidentes” d’influence en Afrique
PARIS (AFP) – 21.01.2011 10:34
On leur prête le pouvoir de faire et défaire les gouvernements, de lever une armée ou de détenir les clés du trésor: ange noir ou fidèle béquille, les épouses des présidents africains, de Leïla Ben Ali à Simone Gbagbo, occupent un rôle de premier plan, le plus souvent dans l’ombre.
Peu connue à l’étranger mais autant haïe que redoutée en Tunisie, Leïla Trabelsi, seconde épouse du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, a en quelques jours été propulsée en tête de liste de ces femmes d’influence.
Comme l’Ivoirienne Simone Gbagbo ou la Rwandaise Agathe Habyarimana, elle symbolise la face sombre d’un régime de fer. Mais ce qui la distingue est sa capacité à s’être bâti en 18 ans (depuis son mariage avec Ben Ali en 1992) un empire que d’autres auront mis une vie entière à construire.
Coiffeuse, devenue “régente” selon le journaliste Nicolas Beau, elle est accusée d’avoir pillé son pays en érigeant la corruption en mode de gouvernement, favorisant systématiquement les membres de sa famille.
En novembre 2007, Souha Arafat, veuve du leader palestinien et ancienne intime de Leïla Trabelsi, affirme à l’ambassadeur américain à Tunis que “diminué par un cancer”, Ben Ali fait “tout ce que sa femme lui dit de faire”, selon un câble révélé par WikiLeaks.
Lundi, trois jours après la chute de Ben Ali, son dernier Premier ministre Mohammed Ghannouchi lâchait avoir eu “l’impression” que la Première dame dirigeait le pays dans les derniers temps.
Pour un responsable français s’exprimant sous couvert d’anonymat, “Mme Ben Ali a probablement fait sombrer le régime de son mari”.
Ce rôle d'”ange noir” a souvent été associé au nom d’Agathe Habyarimana, épouse du président hutu rwandais dont l’assassinat en 1994 fut l’élément déclencheur du génocide contre les Tutsi. Aujourd’hui réfugiée en France, elle est considérée par plusieurs chercheurs comme la chef de l’Akazu, cercle restreint au sommet de l’Etat accusé d’avoir planifié le génocide.
En général moins médiatisées, les “présidentes” occupent toutefois “un rôle de premier plan au sein du pouvoir”, estime le responsable français, pour qui Antoinette Sassou Nguesso (au Congo) “n’enfile pas que des perles” et Monique Bozizé (en Centrafrique) “ne fait pas que du tricot”.
Les Premières dames africaines “animent toutes des associations ou des Fondations pour les enfants ou les malades qui ont souvent un budget supérieur à celui du ministère de la Santé”, souligne Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique francophone.
Elle servent de relais politique et peuvent apporter une assise électorale: comme Antoinette Sassou Nguesso, “qui est de la région (pétrolifère) de Pointe-Noire (ouest) alors que son mari (le président Denis Sassou Nguesso) est du Nord”, explique-t-il.
Ces femmes puissantes cherchent aussi à s’assurer de la pérennité de leur pouvoir, en essayant de “favoriser des successions dynastiques, comme Viviane Wade”, la blonde épouse française du président sénégalais qui rêve de donner la présidence en héritage à son fils Karim, selon M. Glaser.
La plus puissante reste Simone Gbagbo, considérée comme une dure du régime et indéfectible soutien au président sortant de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, dont la communauté internationale exige le départ. Surnommée “La Dame de sang” par ses ennemis, elle est ouvertement accusée par la famille de Guy-André Kieffer, journaliste franco-canadien disparu en 2004 à Abidjan, de n’être “pas très éloignée des escadrons de la mort”, alors accusées d’assassinats ciblés d’opposants.
Elle a l’oreille de la rue, notamment des “jeunes patriotes”, le rempart populaire de Laurent Gbagbo, et donne le ton de la harangue nationaliste avant même que le président sortant ne s’exprime.
Un temps marginalisée par la jeune seconde épouse de M. Gbagbo, “elle a repris tout son ascendant, dans le dispositif de combat, dès que les ennuis ont commencé” pour lui, souligne Antoine Glaser.
© 2011 AFP

Leila Trabelsi, seconde épouse du président tunisien en fuite Zine El Abidine Ben Ali le 11 octobre
Foto (c) AFP: Leila Trabelsi, seconde épouse du président tunisien en fuite Zine El Abidine Ben Ali le 11 octobre 2009
Leila Trabelsi, zweite Ehefrau des tunesischen Präsidenten Zine El Abidine Ben Ali Flüchtling 11. Oktober 2009 in Tunis

3. Mohammed Ghannouchi , Premier ministre sous Ben Ali: “J’avais peur comme tous les Tunisiens”
TUNIS (AFP) – 22.01.2011 11:36
Premier ministre pendant plus de 11 ans de Zine El Abidine Ben Ali, le président tunisien déchu, Mohammed Ghannouchi est apparu sur les écrans de télévision vendredi soir dans les habits d’un grand commis d’Etat avec ses moments de doute, de modestie et d’émotion.
Parlant pendant plus d’une heure à deux journalistes indépendants, Ridha Kafi et Saloua Charfi, M. Ghannaouchi, qui préside le cabinet de transition, fortement contesté par la rue, a voulu mettre beaucoup de points sur les i.
Aucune ambition politique pour la période de l’après Ben Ali, un souci de réussir la transition du pays vers la démocratie et un engagement à préserver les acquis de l’ère d’Habib Bourguiba, le père de l’indépendance, notamment l’interdiction de la polygamie.
Pour cet homme, qui a été longtemps considéré comme un serviteur de la volonté présidentielle de l’ère Ben Ali, caractérisée par l’affairisme, le vol de biens de l’Etat et la corruption, il était urgent de s’expliquer.
“J’avais peur, comme tous les Tunisiens”, a assuré M. Ghannouchi qui il y a quelques jours indiquait à une radio française avoir eu l’impression que c’était Leïla Ben Ali, l’épouse du président déchu qui dirigeait effectivement le pays.
En onze ans, c’est la première fois que l’homme se confie sur ce ton et quand on lui demande de se présenter aux Tunisiens, il commence par dire “j’appartiens à une famille modeste qui a lutté pour l’indépendance”, avant de se raviser…”Je préfère ne pas parler de moi”.
Au bord des larmes pendant trois séquences de cette interview historique pour un homme qui ne s’est jamais adressé aux Tunisiens sous Ben Ali, l’ancien et actuel Premier ministre s’est dépeint sous les traits d’un modeste exécutant animé par le souci de mener à bien une transition, chahutée par la contestation dans la rue.
Il a tenu à rassurer sur le caractère irréversible de la transformation du pays. “Nous avons opéré un revirement à 180 degrés” “pas de possible retour en arrière” et “confiance dans l’avenir” étaient les maîtres mots de ce discours, destiné à calmer la fronde dans la rue.
Lorsqu’on lui dit “merci monsieur le Premier ministre” pour signer la fin de l’interview, il tient à avoir un dernier mot. “Aux femmes et aux hommes d’affaires, je tiens à dire qu’une nouvelle ère s’ouvre et qu’il faut maintenant se montrer pour investir, entreprendre et réussir”.
“Toute entrave sera levée aux affaires”, insiste-t-il quand on lui pose la question sur les difficultés causées par les clans de la famille du président qui se sont accaparées des pans entiers de l’économie du pays en prélevant leur part sur toute compagnie étrangère voulant faire des affaires dans le pays.
Dans cet exercice destiné à vendre l’image d’un chef de gouvernement de transition honnête et compétent, M. Ghannouchi est apparu comme un homme politique maîtrisant bien les sujets économiques et qui a pris des engagements fermes, pendant la période transition, sur les questions politiques.
Reste à savoir si cette image d’un “nouveau Ghannouchi” suffira à apaiser la fureur de rue à la veille du week-end tunisien qui commence samedi et peut encore mobiliser des milliers de manifestants pour exiger le départ du gouvernement des caciques de l’ancien pouvoir.
© 2011 AFP

Manifestation le 20 janvier 2011 à Tunis devant le siège du parti de Ben Ali
Foto (c) AFP: Manifestation le 20 janvier 2011 à Tunis devant le siège du parti de Ben Ali
Demonstration vor Parteibüro Ben Alis

4. Le malaise des islamistes, laissés pour compte de la révolution
TUNIS (AFP) – 25.01.2011 14:43
Absents de la “révolution du jasmin” qui a jeté à bas le régime autoritaire de Ben Ali, les islamistes participent désormais aux manifestations quotidiennes qui demandent la démission du gouvernement de transition en Tunisie, tout en s’estimant laissés pour compte par le mouvement.
“C’est nous qui sommes depuis des années en première ligne de l’opposition au régime et nous en avons payé le prix, nous avons subi toutes les injustices: prison, torture, privation de passeport, harcèlement policier”, déclare Mohammed Hedi Ayani, militant du parti islamiste interdit Ennahdha (Renaissance), réprimé sous le président Zine El Abidine Ben Ali.
Le gouvernement de transition a bien promis de légaliser tous les partis qui en feront la demande et d’abroger la loi antiterroriste. Mais pour les militants islamistes de la base, ce n’est pas suffisant.
“Il faut libérer tous les prisonniers islamistes”, demandait ainsi mardi Inès, 27 ans, au milieu d’une foule de parents de détenus réunis devant le ministre de la Justice pour demander des nouvelles de leurs proches.
Inès porte le niqab (voile intégral), ce qui est exceptionnel en Tunisie.
“Avant je n’osais pas sortir avec, même pour acheter du pain, mais maintenant, par défi je le mets tout le temps”, proclame-t-elle.
“Prier était considéré comme un crime en Tunisie”, assure un jeune islamiste, tandis qu’un autre rappelle les humiliations qu’infligeaient volontiers les policiers, qui rasaient parfois de force les barbes des militants.
La plupart des détenus islamistes ont été condamnés en vertu de la loi antiterroriste adoptée en 2003 par le régime de Ben Ali, et vivement critiquée par les défenseurs des droits de l’Homme, en Tunisie comme à l’étranger, ainsi que par le Comité des droits de l’homme des Nations unies.
Près de 3.000 Tunisiens ont été victimes de cette loi, selon Samir Ben Amor, avocat spécialisé dans la défense des prisonniers islamistes, qui estime qu’entre 500 et 1.000 islamistes sont aujourd’hui emprisonnés, dont trois seulement appartenant au mouvement Ennahdha.
“Ils ont été condamnés au cours de procès injustes sous le régime criminel de Ben Ali, qui s’est servi d’eux pour se faire bien voir en Amérique et en Europe et montrer qu’il s’investissait pleinement dans la lutte contre le terrorisme”, dénonce l’avocat.
Le seul “crime” de nombre d’entre eux: avoir consulté sur internet des sites “interdits”, notamment ceux de groupes salafistes, selon des organisations de défense des droits de l’homme.
Pour l’ancien régime, il n’y avait pas de “prisonniers politiques”, seulement des détenus de droit commun.
Plusieurs manifestants islamistes font observer avec amertume que l’emprisonnement de centaines d’islamistes pèse beaucoup moins lourd que la détention d’un journaliste ou défenseur des droits de l’homme dans les médias occidentaux.
“Mon père a passé cinq ans à Guantanamo, il a été relâché et expulsé sans que les Etats-Unis ne retiennent aucune charge contre lui. La justice tunisienne l’a condamné à sept ans de prison à son retour. Cela fait un an et demi que je n’ai pas été autorisée à le voir”, dénonce Aïcha El Hajj.
“Mon père disait qu’il préférait retourner à Guantanamo, qu’une journée dans les prisons tunisiennes était pire que cinq ans là-bas”, souligne-t-elle.
Fethi Abado Soumri, une militant islamiste de 40 ans, n’oubliera jamais l’horreur vécue lors de ses huit années en prison: “Des cellules de 50m2 où on entassait 100 prisonniers, le manque de nourriture qui nous conduisait à manger les souris, la torture et le supplice du poulet rôti”, lorsque les détenus étaient attachés, suspendus au plafond et battus.
© 2011 AFP

5. Tunisie: mandat d’arrêt contre Ben Ali, remaniement reporté à jeudi
TUNIS (AFP) – 26.01.2011 20:25
La justice tunisienne a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ex-président Ben Ali et son épouse Leïla Trabelsi, alors que le difficile remaniement de l’équipe de transition qui cristallise la colère de la rue a été reporté à jeudi
Annoncé comme imminent depuis deux jours, ce remaniement tarde et ne sera finalement annoncé que jeudi selon le porte-parole du gouvernement.
Mercredi le ministre du Développement régional, Ahmed Néjib Chebbi ne cachait pas la difficulté: il y a des “discussions intenses” pour “arriver à une composition finale du gouvernement qui soit convaincante pour l’opinion publique”.
Car la pression est forte: des milliers de personnes campent chaque jour à Tunis sous les fenêtres du Premier ministre pour exiger le départ des sept ministres ayant servi sous Ben Ali, et celui du Premier ministre Mohammed Ghannouchi.
Selon des sources proches du gouvernement interrogées par l’AFP, les discussions achoppent en particulier sur les “ministères de souveraineté” — Intérieur, Défense, Affaires étrangères-, actuellement tous aux mains de caciques de l’ancien régime.
Premier ministre de Ben Ali pendant pendant 11 ans jusqu’à sa chute le 14 janvier, M. Ghannouchi resterait toutefois en poste selon ces sources.
La justice tunisienne a par ailleurs lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien président et son épouse Leïla Trabelsi pour “acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers” et “transferts illicites de devises à l’étranger”, a annoncé mercredi matin le ministre de la Justice Lazhar Karoui Chebbi.
Selon Interpol, son antenne de Tunis a émis une “alerte mondiale” pour localiser et arrêter l’ancien président, qui a trouvé refuge en Arabie Saoudite, et six de ses proches.
Leïla Trabelsi, dont la famille avait mis le pays en coupe réglée, a également quitté le pays pour une destination inconnue. Le frère de l’ex-première dame, Benhassen Trabelsi, est en fuite lui aussi et également visé par cette enquête tout comme huit autres membres de la famille détenus en Tunisie.
Six membres de la garde présidentielle, dont l’ancien chef de la sécurité de Ben Ali, le général Ali Sériati, sont pour leur part poursuivis dans le cadre d’une enquête sur des exactions contre la population et les forces de sécurité.
Homme clé de la sécurité de Ben Ali, le général Sériati est considéré comme le commanditaire de la campagne de terreur menée par des miliciens fidèles à l’ancien président dans les jours qui ont immédiatement suivi sa chute.
La puissante centrale syndicale UGTT continue quant à elle de peser de tout son poids pour faire chuter l’actuel gouvernement.
Elle a convoqué une grève générale et une manifestation jeudi à Sidi Bouzid, (centre-ouest), foyer de la révolte populaire, après celle de mercredi à Sfax (centre), la seconde ville du pays, où des milliers de manifestants ont réclamé la démission du gouvernement.
Les autorités ont annoncé un allègement du couvre-feu, désormais en vigueur de 22H00 à 04H00, “en raison d’une amélioration de la situation sécuritaire”.
Le couvre-feu, auparavant de 20H00 à 05H00, est bravé depuis trois jours par des centaines de manifestants qui campent nuit et jour sous les fenêtres du Premier ministre, sur la place de la Kasbah de Tunis.
Au plan diplomatique, la France a relevé son ambassadeur à Tunis, Pierre Ménat, qui fait les frais des erreurs d’appréciations de la diplomatie française sur le mouvement qui a emporté le régime tunisien.
Quant au président Barack Obama, qui avait dépêché mardi à Tunis un diplomate de haut rang à Tunis, il a profité du traditionnel discours sur l’état de l’Union pour réaffirmer mercredi que les Etats-Unis “sont solidaires des Tunisiens”.
Et depuis la Suisse, où il participe au Forum de Davos, le président russe Dmitri Medvedev a estimé que la chute du régime Ben Ali était une “leçon substantielle” mais qu’il ne souhaitait pas que cette leçon soit contagieuse.
© 2011 AFP

Des habitants de Sidi Bouzid attaquent un fourgon de police le 26 janvier 2011
Foto (c) AFP: Des habitants de Sidi Bouzid attaquent un fourgon de police le 26 janvier 2011
Einwohner von Sidi Bouzid einen Polizeiwagen angegriffen 26. Januar 2011

6. Tunisie: près de 700 arrestations pour violences et pillage
TUNIS (AFP) – 26.01.2011 14:38
Le ministre tunisien de la Justice, Lazhar Karoui Chebbi, a annoncé mercredi que 698 personnes avaient été arrêtées pour implication dans les troubles qui ont précédé et suivi la chute de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier.
Ces personnes sont soupçonnées de “sabotage, agressions et pillages”, a précisé le ministre lors d’une conférence de presse.
Parmi ces personnes, 133 ont été remis en liberté conditionnelle, dont 31 ont été blanchies par l’enquête.
M. Chebbi a par indiqué que son département examinait la possibilité de libérer parmi les détenus de droit commun les prisonniers de plus de 60 ans qui n’ont pas été jugés pour crimes graves ainsi que les jeunes de 18 à 20 ans qui répondent à ce même critère.
Il a également indiqué que les membres des services pénitentiaires qui ont manifesté mardi devant le siège de son département pour exiger des améliorations de salaires et de condition de travail auraient le droit à constituer un syndicat comparable à celui des personnels du ministère de l’Intérieur.
Il a été également décidé, selon lui, de lever toutes les sanctions disciplinaires prises contre les gardiens de prison et de leur accorder une prime mensuelle de 120 dinars (environ 60 euros), dont ont déjà bénéficié les employés du ministère de l’Intérieur.
Soixante-quatorze détenus sont morts en Tunisie, au cours du mois de soulèvement populaire qui a abouti au renversement du président Ben Ali et ensuite, dont 48 dans l’incendie de la prison de Monastir (centre), a aussi annoncé le ministre.
© 2011 AFP

7. Le journaliste et opposant tunisien Ben Brik candidat à la présidentielle
TUNIS (AFP) – 21.01.2011 13:20
Le journaliste tunisien Taoukif Ben Brik, opposant “acharné” au régime de Zine El Abidine Ben Ali, sera candidat à l’élection présidentielle prévue d’ici six mois en Tunisie, a-t-il annoncé vendredi à l’AFP.
“Bien sûr, je suis candidat. Je fais campagne depuis 2000. Et aujourd’hui, je me sens un candidat favori, parce que je suis le seul qui pendant toutes ces années ait combattu ouvertement Ben Ali”, a-t-il déclaré. => LIRE ICI

8. La révolte, vue par les dessinateurs
Chers lecteurs, chères lectrices!
Au sujet de la crise tunisienne propose plusieurs cartoons, et les références
=> ICI

Des habitants de Sidi Bouzid manifestent devant le siège du gouvernement à Tunis le 25 janvier 2011
Foto (c) AFP: Des habitants de Sidi Bouzid manifestent devant le siège du gouvernement à Tunis le 25 janvier 2011
Einwohner von Sidi Bouzid demonstrieren außerhalb der Regierung Hauptquartier in Tunis 25. Januar 2011

1. Tunesien: Ein US-Gesandter will Wahlen, Demonstranten machen weiter
TUNIS (AFP) – 25/01/2011 06.02
Ein hochrangiger US-Gesandter nannte am Dienstag die Bedeutung von Wahlen, um die Situation in Tunesien zu stabilisieren, während eine Schar von Demonstranten gingen auf den Sitz des Ministerpräsidenten, um zu fordern den Rücktritt der Regierung.
Ein hochrangiger US-Gesandten am Dienstag forderte die arabischen Länder in Tunis auf, aus dem “tunesischen Beispiel” zu lernen durch die Beantwortung der “legitimen Bestrebungen” ihres Volkes, während einige gewalttätige Demonstrationen fanden in Tunis statt, aber auch in Kairo.
Im Vorgriff auf eine bevorstehende Kabinettsumbildung war das Klima in Tunis angespannt, wo die erste Demonstration zur Verteidigung der Übergangsregierung wurde robust zerstreut durch eine andere Gruppe von Demonstranten, die fordern eine neue schlanke Exekutive ohne die Kaziken des Ben Ali-Regimes.
Erster offizieller Westbesucher Tunesien seit dem Sturz am 14. Januar Präsident Zine El Abidine Ben Alis, bis zum Ende als verlässlicher Partner in Washington betrachtet und in den europäischen Hauptstädten, der Assistant Secretary of State für den Nahen Osten Jeffrey Feltma hat die arabischen Länder aufgerufen, aus der “Jasmin Revolution” zu lernen.
“Die Herausforderungen, die in großen Teilen der Welt, vor allem in der arabischen Welt entstehen, sind die gleichen, und wir hoffen, dass die Regierungen den legitimen politischen Bestrebungen, soziale und wirtschaftliche, der Leute begegnen, besonders wenn sie durch legalen und friedlichen Mitteln ausgedrückt werden”, sagte Feltmann an die Presse.
Tausende Ägypter forderten den Abzug von Präsident Hosni Mubarak, in Kraft seit fast dreißig Jahren bei Veranstaltungen im ganzen Land durch den Volksaufstand in Tunesien inspiriert.
Bezugnehmend auf die stark kritisierten Glaubwürdigkeit der Übergangsregierung in Tunesien, sprach Feltmann es über die Organisation der vorgezogenen Wahlen, bei gleichzeitiger Unterstützung der Demokratisierung mit den bereits angekündigten Reformen.
In Tunis, wo Tausende von Demonstranten noch fordern seit vergangene Woche den Rücktritt der provisorischen Regierung, stieg Spannung eine Kerbe am Dienstag.
Mit Rufen wie “Weg mit dem Ungeziefer!” Hunderte von jungen Gegnern im Zentrum von Tunis haben eine Demonstration zur Unterstützung der “Regierung der nationalen Einheit” verstreut, auf dem ersten von Angesicht zu Angesicht bemuskelt zwischen Befürwortern und Gegnern des Übergangskabinetts.
Die Anti-Regierung, darunter Fußball-Fans, rissen ihre Rivalen Spruchbänder und Plakate aus den Händen mit der Aufschrift “Ja zur Demokratie, nicht Chaos”, “Politik des alles oder nichts geht nirgendwo hin. ”
“Ja, ja, die Einheit der Regierung!”, “Nein zum Machtvakuum!” Die Demonstranten pro-Regierung skandierten vor den Auseinandersetzungen.
Unter der Menge von Zögerlichen, Kommentare grassierten: “Ich glaube nicht, dass wir damit durchkommen, und ich fürchte, dass die Armee schließlich die Sache in die eigenen Hände nimmt”, murmelte ein älterer Mann .
Demonstranten vor dem Plaza de la Kasbah waren noch zahlreicher als am Vortag – rund 4.000 nach einem militärischen Zeugen. Hunderte kampierten gibt zum dritten Mal die Nacht, trotz der Ausgangssperre in Kraft.
“… Der Kampf in Tunis abgespielt werden. Darum kamen wir, die Regierung stürzen müssen. Sie sind wie ein Krebs, es muss aufräumen”, ruft Loits Abbes, ein Apotheker im Süden und fügte hinzu: “Wir wollen nicht übernehmen keine Regierungsumbildung.”
Am Montag kündigte Regierungssprecher und Minister für Bildung Taieb Baccouch an, eine Neugestaltung stand unmittelbar bevor, plus die Entscheidung für die Aufrechterhaltung der Minister von Ben Ali im Namen der “Kontinuität des Staates.”
Laut mehreren Quellen, die ungenannt bleiben wollten, fanden intensive Verhandlungen noch in den frühen Abendstunden statt.
Der Außenminister Kamel Morjane, gleicher Posten unter Ben Ali, hat gesagt, er sei “bereit, jederzeit verlassen” im Interesse des Landes, in einem Interview mit einem Tunesier Zeitung.
Die regionale Stelle der Allgemeinen Union der tunesischen Arbeitnehmer (UGTT) in Sfax, die zweitgrößte Stadt mit hohen wirtschaftlichen Tätigkeit, organisiert “Generalstreik” am Mittwoch für den Rücktritt der Regierung und die Auflösung der ehemaligen Regierungspartei Macht.
© 2011 AFP

2. Leila Ben Ali und Simone Gbagbo, “Präsidentinnen” mit Einfluss in Afrika
PARIS (AFP) – 2011.01.21 10.34
Sie setzen Regierungen ein und ab, heben eine Armee oder halten die Schlüssel zum Schatz: schwarzer Engel oder treue Stütze, die Ehefrauen der afrikanischen Präsidenten, Leila Ben Ali und Simone Gbagbo, nehmen eine führende Rolle ein, meist im Schatten.
Kaum im Ausland bekannt, aber viel gehasst wie gefürchtet in Tunesien, Leila Trabelsi, die zweite Frau des gestürzten Präsidenten Zine El Abidine Ben Ali, führt die Liste der einflussreichsten Frauen Afrikas.
Wie Simone Gbagbo in Elfenbeinküste oder damals in Ruanda Agathe Habyarimana, symbolisiert sie die dunkle Seite eines eisernen Regimes. Aber was unterscheidet sie, ist ihre Fähigkeit, in 18 Jahren aufgebaut zu haben (seit ihrer Heirat mit Ben Ali im Jahr 1992) ein Reich, das andere haben ein Leben lang zu bauen.
Friseuse, die wurde “Regent”, so Journalist Nicolas Beau, ist ihr vorgeworfen zu haben sein Land geplündert durch die Aufstellung von Korruption Modus der Regierung, systematisch die Begünstigung Mitglieder ihrer Familie.
Im November 2007, Suha Arafat, die Witwe des palästinensischen Führers und ehemalige Vertraute von Leila Trabelsi, sagte dem US-Botschafter in Tunis, dass “von Krebs vermindert,” Ben Ali tut “,was seine Frau sagt ihm zu tun”, so laut Kabel veröffentlicht von Wikileaks.
Am Montag, drei Tage nach dem Sturz von Ben Ali, hat sein letzte Premierminister Mohammed Ghannouchi losgelassen den “Eindruck”, dass die First Lady hatte das Land in jüngster Zeit regiert.
Für einen Beamten, Französisch, unter der Bedingung der Anonymität, “Mrs. Ben Ali hat wahrscheinlich das Regime ihres Mannes versenkt.”
Diese Rolle des “Dark Angel” wurde oft mit dem Namen Agathe Habyarimana verbunden, Ehefrau von ruandischen Hutu-Präsidenten, dessen Ermordung im Jahr 1994 war der Auslöser für den Völkermord an den Tutsis. Nun ein Flüchtling in Frankreich, ist sie von vielen Forschern als Leiterin der Akazu im inneren Kreis an der Spitze des Staates betrachtet, verantwortlich für den Befehl zum Völkermord.
Meist weniger bekannt, die “Präsidentinnen” aber besetzen “eine führende Rolle in der Macht”, sagte dieser Französisch Beamte, für den Antoinette Sassou Nguesso (Republik Kongo) “nicht nur Perlen aufreiht” und Monique Bozize ( en Centrafrique) “nicht nur strickt.”
Afrikanischen First Ladies “animieren alle viele Vereinigungen oder Stiftungen für Kinder oder Patienten, haben oft ein höheres Budget als das Ministerium für Gesundheit”, sagte Antoine Glaser, ein Spezialist im frankophonen Afrika.
Sie fungieren als Vermittler und können eine politische Wählerbasis machen: wie Antoinette Sassou Nguesso “, die die Region (Öl) von Pointe-Noire (Westen) ist, während ihr Mann (Präsident Denis Sassou Nguesso) ist der Norden”, erklärt er.
Diese starken Frauen auch versuchen, die Nachhaltigkeit ihrer Macht sicherzustellen, indem Sie versuchen die “Förderung dynastischer Erbfolge, wie Viviane Wade”, die blonde Frau vom Präsident Senegals, der träumt, die Präsidentschaft als Vermächtnis an seinen Sohn Karim weiterzugeben, Laut Herrn Glaser.
Bleibt als die mächtigste Präsidentengattin Simone Gbagbo, für ein hartes Regime und unerschütterliche Unterstützung für den scheidenden Präsidenten der Elfenbeinküste Laurent Gbagbo, von dem die internationale Gemeinschaft verlangt den Rückzug. Spitznamen “The Queen of Blood” von ihren Feinden, ist sie offen angeklagt von der Familie von Guy-André Kieffer, Französisch-kanadische Journalistin, die im Jahr 2004 in Abidjan gestorben, als “nicht sehr weit von Todesschwadronen”, damals bezahlt für die Ermordung von Gegnern.
Sie hat das Ohr der Straße, darunter das der “jungen Patrioten”, das Bollwerk Laurent Gbagbos, und sie gibt den Ton der nationalistischen Rede noch vor dem amtierenden Präsidenten.
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3. Mohammed Ghannouchi, Ministerpräsident unter Ben Ali: “Ich habe wie alle Tunesier Angst”
TUNIS (AFP) – 2011.01.22 11.36
Premierminister seit über 11 Jahren von Zine El Abidine Ben Ali, Mohammed Ghannouchi hat im Fernsehen am Freitagabend in Amtstracht gesprochen, mit seinen Momenten des Zweifels, Bescheidenheit und Emotion.
Sprechen über eine Stunde mit zwei unabhängige Journalisten, Ridha Saloua und Charfi Kafi, Herr Ghannaouchi, Chef vom ÜbergangsKabinett, stark von der Straße angefochtenen, wollte eine Menge von Punkten auf der i setzen.
Keine politischen Ambitionen für das Amt Ben Ali, den Willen zum Erfolg des Übergangs des Landes zur Demokratie und das Bekenntnis zu den Errungenschaften der Ära von Habib Bourguiba, der Vater der Unabhängigkeit, einschließlich der Erhaltung des Verbotes der Polygamie.
Denn dieser Mann, der schon lange ein Diener des Willens des Präsidenten Ben Ali in dessen Ära war, durch Erpressung, Diebstahl von Staatseigentum und Korruption geprägt, gab eine dringende Erklärung.
“Ich hatte Angst, wie alle Tunesier”, versicherte Herr Ghannouchi vor wenigen Tagenbei einer Französisch Radiosender, “und hatte das Gefühl, dass es Leila Ben Ali, die Frau des gestürzten Präsidenten, war die tatsächlich regierte das Land.”.
In elf Jahren ist das erste Mal, dass der Mann in diesem Ton spricht und aufgefordert, sich an die Tunesier zu wenden, beginnt er mit den Worten “ich bin aus einer armen Familie, die für die Unabhängigkeit gekämpft hatte” – vor der Änderung seines Geistes … “Ich möchte lieber nicht über mich reden.”
Unter Tränen für drei Sequenzen des historischen Interviews für einen Mann, der niemals an die Tunesier sprach unter Ben Ali, der ehemalige und jetzige Premierminister porträtiert sich als eine bescheidene, exekutive Person, von der Sorge animiert, einen Übergang von Straßenproteste angerempelt abzuschließen.
Er versicherte die Unumkehrbarkeit der Transformation des Landes. “Wir haben einen 180-Grad-Wende”, “kann nicht zurückspulen” und “Vertrauen in die Zukunft” waren die Schlagworte dieser Rede, dazu bestimmt, die Revolte in den Straßen zu ersticken.
Als man sagte “Danke Herr Ministerpräsident”, um das Ende des Gesprächs unterschreiben, wollte er das letzte Wort. “Für Frauen und Männer der Geschäftswelt, ich möchte sagen, dass eine neue Ära beginnt und man muss sich nun zeigen zu investieren, zu unternehmen und Erfolg haben.”
“Jedes Hindernis für das Geschäft wird aufgehoben werden”, betont er auf die Frage nach den Schwierigkeiten, die die Clans des Präsidenten Familie, die über weite Teile der Wirtschaft des Landes einsackten, verursachten für alle ausländischen Unternehmen, die Geschäfte in dem Land tun wollten.
In dieser Übung, um das Bild eines Kopfes der Übergangsregierung ehrlich und kompetent zu verkaufen, ist Herr Ghannouchi als Politiker sehr versiert in wirtschaftlichen Fragen aufgetaucht und hat feste Zusagen während der Übergangszeit für die politischen Fragen gemacht.
Bleibt die Frage, ob dieses Bild von einem “neuen Ghannouchi” genug ist, um zu beschwichtigen die Wut der Straße kurz vor dem Wochenende, wo noch mobilisieren Tausende von Demonstranten und fordern den Abzug der Regierungschefs der früheren Macht.
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4. Das Unbehagen der Islamisten, von der Revolution verlassen
TUNIS (AFP) – 25/01/2011 14.43
Abwesend von “Jasmin Revolution”, die sich das autoritäre Regime von Ben Ali vornahm, die Islamisten jetzt teilnehmen täglich an Demonstrationen für den Rücktritt von der Übergangsregierung, aber sehen sich abgehängt von der Bewegung.
“Es sind wir, die wir seit vielen Jahren an der Spitze der Opposition gegen das Regime waren, und wir zahlten den Preis, wir alle Ungerechtigkeiten erlitten haben, ist: Gefängnis, Folter, Verweigerung von Pässen, Schikanen durch die Polizei”, sagte Mohamed Hedi Ayani Aktivist der verbotenen islamistischen Partei Ennahdha (Renaissance), strafbar unter Präsident Zine El Abidine Ben Ali.
Die Übergangsregierung hat versprochen, alle Parteien, die es beantragen, zu legalisieren und das Anti-Terror-Gesetz aufzuheben. Aber die Islamisten ist es nicht genug.
“Wir müssen Freilassung aller Gefangenen Islamisten haben”, forderte Dienstag Ines, 27, inmitten einer Schar von Verwandten der Inhaftierten außerhalb des Justizministers, die fordern Nachrichten von ihren Lieben.
Ines ist im Niqab (voller Schleier), der in Tunesien ist außergewöhnlich.
“Vorher habe ich es nicht gewagt herauszugehen, nicht mal um Brot zu kaufen, aber jetzt protestiere ich die ganze Zeit”, verkündet sie.
“Das Gebet war ein Verbrechen in Tunesien”, sagte ein junger Islamist, während ein anderer erinnert an die Demütigungen durch die Polizei, die manchmal gewaltsam die Bärte der Militanten rasiert hatten.
Die meisten islamistischen Gefangenen wurden im Rahmen der Anti-Terror-Gesetze im Jahr 2003 von Ben Alis Regime verurteilt, stark durch die Menschenrechtler in Tunesien und im Ausland kritisiert und durch den Ausschuss der Menschenrechte der Vereinten Nationen.
Fast 3.000 Tunesier waren Opfer dieses Gesetzes, sagte Samir Ben Amor, ein Anwalt, spezialisiert auf die Verteidigung islamistische Gefangene, die zwischen 500 und 1.000 inhaftierten Islamisten heute sind, von denen nur drei auf die Bewegung Ennahdha gehören, laut Schätzungen.
“Sie waren in unfairen Gerichtsverfahren unter dem verbrecherischen Regime von Ben Ali, der sie benutzt, um sich selbst gut aussehen in Amerika und Europa und zeigen, dass er voll ist verpflichtet dem Kampf gegen den Terrorismus “, denunziert der Anwalt.
Das einzige “Verbrechen” von vielen von ihnen: auf “verboten” Internet-Sites zugegriffen, einschließlich der von salafistischen Gruppen oder Organisationen wie die Verteidigung der Menschenrechte.
Für das frühere Regime, gab es keine “politische Gefangene”, nur gewöhnliche Kriminelle.
Mehrere islamistische Demonstranten weisen darauf hin, bitter, dass die Inhaftierung von Hunderten von Islamisten viel weniger schwerer wiegt als die Festnahme eines Journalisten oder ein Verteidiger der Menschenrechte in den westlichen Medien.
“Mein Vater verbrachte fünf Jahre in Guantanamo, er entlassen wurde und deportiert, ohne dass die Vereinigten Staaten hält Anklage gegen ihn. Die tunesische Justiz verurteilte ihn zu sieben Jahren Haft nach seiner Rückkehr. Es ist seit einem Jahr und die Hälfte mir nicht erlaubt, ihn zu sehen “, klagt Aicha El Hajj.
“Mein Vater sagte, er lieber nach Guantanamo zurück, einen Tag in tunesischen Gefängnissen war schlimmer als fünf Jahren dort”, sagt sie.
Fethi Abado Soumri, ein islamistischer Aktivist von 40 Jahren wird nie vergessen das Grauen während seiner acht Jahre im Gefängnis “, wo auf 50m2 Zellen 100 Gefangene, und Mangel an Nahrung führte uns zu der Maus essen, Folter, wo die Gefangenen gefesselt waren, an der Decke aufgehängt und geschlagen zu quälen”.
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5. Tunesien: Haftbefehl gegen Ben Ali, Regierungsumbildung auf Donnerstag verschoben
TUNIS (AFP) – 26/01/2011 08.25
Die tunesische Justiz hat einen internationalen Haftbefehl gegen den ehemaligen Präsidenten Ben Ali und seine Frau Leila Trabelsi gestartet, während die schwierige Neugestaltung des Übergangskabinetts, das den Zorn der Straße kristallisiert hat, bis zum Donnerstag vertagt worden ist.
Mittwoch, der Minister für regionale Entwicklung, Ahmed Najib Chebbi, nicht darüber hinwegtäuschen Schwierigkeit: Es gibt “intensive Diskussionen” über “eine endgültige Zusammensetzung der Regierung, die in der Öffentlichkeit überzeugend ankommen.”
Weil der Druck ist stark: Tausende von Menschen jeden Tag lagern in Tunis unter den Fenstern des Ministerpräsidenten, mit der Forderung der Abfahrt von sieben Ministern, die unter Ben Ali dienten, und des Premierministers Mohamed Ghannouchi.
Laut staatlichen Quellen von AFP befragt, stoßen Diskussionen vor allem an “souveräne Ministerien” – Inneres, Verteidigung, auswärtige Angelegenheiten – , derzeit alle in den Händen der Bosse des alten Regimes.
Premierminister von Ben Ali für 11 Jahre bis zu seinem Sturz am 14. Januar, Herr Ghannouchi würde jedoch im Amt bleiben, sagten Quellen.
Die tunesische Justiz hat auch einen internationalen Haftbefehl gegen den ehemaligen Präsidenten und seine Frau Leila Trabelsi wegen “illegaler Erwerb von beweglichen und unbeweglichen Sachen” und “der illegalen Verbringung von Währung ins Ausland” lanciert, sagte gestern Morgen Justizminister Lazhar Karoui Chebbi.
Laut Interpol hat die ihre Niederlassung Tunis eine “globale Alarm” ausgegeben, zu verhaften den ehemalige Präsident, der Zuflucht gefunden hat in Saudi-Arabien, und sechs seiner Angehörigen.
Leila Trabelsi, dessen Familie gelegt hatte das Land in seinem Griff, hat auch das Land mit unbekanntem Ziel verlassen. Der Bruder der ehemaligen First Lady, Benhassen Trabelsi, auf der Flucht, ist auch durch diesen Haftbefehl zusammen mit acht anderen Familienmitgliedern in Tunesien abgedeckt.
Sechs Mitglieder der Präsidentengarde, darunter der ehemalige Sicherheitschef Ben Alis, General Ali Seriate, sind ihrerseits in einer Untersuchung wegen Übergriffen gegen die Bevölkerung und die Sicherheitskräfte strafrechtlich verfolgt.
Schlüsselmann für die Sicherheit von Ben Ali, ist General Seriation als der Sponsor der Kampagne des Terrors betrachtet, geführt von Milizen des ehemaligen Präsidenten in den Tagen unmittelbar nach seinem Sturz.
Die starke Gewerkschaftsverband UGTT setzt weiterhin sein Gewicht ein zum Sturz der derzeitigen Regierung.
Sie rief einen Generalstreik und eine Demonstration aus für Donnerstag in Sidi Bouzid (West Central), der Heimat des Volksaufstandes, nach dem am Mittwoch in Sfax (Mitte), die zweitgrößte Stadt, wo Tausende von Demonstranten forderten die Regierung Resignation.
Die Behörden haben eine Reduzierung der Sperrstunde nun in der Tat von 22.00 bis 04.00 Uhr, “aufgrund der verbesserten Sicherheitslage”, angekündigt.
Der Ausgangssperre, 20.00 Uhr bis 05.00 Uhr vorher, trotzten in den vergangenen drei Tagen mehrere hundert Demonstranten, die kampieren Tag und Nacht unter den Fenstern des Ministerpräsidenten, auf der Place de la Kasbah Tunis.
An der diplomatischen Front, hat Frankreich seinen Botschafter in Tunis, Pierre Menat, abgezogen wegen Fehlern Einschätzungen Französisch Diplomatie auf die Bewegung, die das tunesische Regime besiegte.
Barack Obama hat am Dienstag ein hoher Diplomat in Tunis geschickt, und nutzte er die traditionelle Diskurs über den Zustand der USA zu bekräftigen, am Mittwoch, dass die Vereinigten Staaten “mit den Tunesiern (Volk) solidarisch sind.”
Und in der Schweiz, wo er in das Forum von Davos teilgenommen, sagte der russische Präsident Dmitri Medwedew, dass der Sturz von Ben Ali eine “wesentliche Lektion” war, aber er wollte nicht, dass diese Lektion ansteckend ist.
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6. Tunesien: fast 700 Festnahmen wegen Plünderungen und Gewalt
TUNIS (AFP) – 26/01/2011 02.38
Der tunesische Minister für Justiz, Lazhar Karoui Chebbi, teilte am Mittwoch mit, dass 698 Personen wegen Beteiligung an den Unruhen, die vor und nach dem Sturz des ehemaligen Präsidenten Zine El Abidine Ben Ali am 14. Januar stattfanden, verhaftet sind.
Diese Menschen stehen im Verdacht von “Sabotage, Angriffe und Plünderungen”, sagte der Minister auf einer Pressekonferenz.
Von diesen wurden 133 vorläufig freigelassen, von denen 31 unschuldig erklärt wurden wurden durch die Untersuchung.
Herr Chebbi hat angedeutet, dass seine Abteilung prüft Möglichkeit der Freilassung über 60 Häftlinge, die nicht für schwere Straftaten belangt werden, und Jugendliche von 18 bis 20, die erfüllen dasselbe Kriterium.
Er sagte auch, dass die Mitglieder des Strafvollzugs Dienstag demonstriert haben vor dem Sitz seiner Abteilung zur Verbesserung der Löhne und Arbeitsbedingungen und zu fordern das Recht, eine Gewerkschaft ähnlich wie die Mitarbeiter des Innenministeriums zu bilden.
Es wurde auch beschlossen, sagte er, alle disziplinarischen Vorwürfe gegen Gefängniswärter fallen zu lassen und ihnen einen monatlichen Bonus von 120 Dinar (60 Euro)zu geben, von dem die Mitarbeiter des Departements des Innern profitiert haben.
Vierundsechzig Häftlinge starben in Tunesien im Laufe des Monats des Volksaufstands, Präsident Ben Ali gestürzt und dann, darunter 48 während dem Feuer in dem Gefängnis in Monastir (Mitte), laut Minister.
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7. Tunesischer Journalist und Regimegegner Ben Brik wird Präsidentschaftskandidat
TUNIS (AFP) – 2011.01.21 13.20
Der tunesische Journalist Taoufik Ben Brik, “harter” Regimegegner von Zine El Abidine Ben Ali, ist ein Kandidat für die innerhalb von sechs Monaten in Tunesien geplanten Präsidentschaftswahlen, sagte er gegenüber AFP am Freitag.
“Natürlich bin ich ein Kandidat. Ich habe seit 2000 Kampagne gemacht. Und heute fühle ich mich ein beliebter Kandidat, weil ich derjenige bin, der über all die Jahre offen gegen Ben Ali kämpfte”, sagte er.
=> HIER LESEN

8. DIE REVOLTE IM BLICK DER KARIKATURISTEN – La révolte, vue par les dessinateurs

Liebe Leserinnen und Leser,
zum Thema der sozialen Revolten in Nordafrka biete ich mehrere Karikaturen plus Autorenlinks
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0 thoughts on “TUNESIEN; PROTESTE (IV): VOLK WILL REGIME KOMPLETT STÜRZEN – Tunisie, mouvement democratique populaire (part IV): mandat d’arrêt contre Ben Ali, remaniement reporté”

  1. Die Internet- und facebook-Geschichte

    “Vous pouvez nous censurer, vous pouvez nous pirater, mais vous ne pourrez pas nous empêcher d’écrire !”,

    et PARTAGER NOUS SAUVERA

    était le mot d’ordre des Tunisiens avant la fuite de Ben Ali.
    Et ils ont gagné!

    Dazu Hintergrundinformationen – informations supplémentaires:

    tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20110104.OBS5680/sidi-bouzid-ou-la-revolte-tunisienne-organisee-sur-facebook.html

  2. anonymousFür die deutschen Leser hänge ich mich noch mal an: Der empfohlene Artikel ist wirklich außerordentlich, denn er bringt, mit mindestens 20 weblinks garniert, die Geschichte der Mobilisierung per Internet und der Zensur.
    Ich habe das mal probeweise in den google-Übersetzer getan, und siehe!, es ist fast verständlich lesbar.
    Der Witz bei der Technik: Sie können in der Übersetzung auf jeden link klicken, und bleiben immer im Modus der deutschen Übersetzung drin. Lohnt sich!
    => Hier

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