TUNESIEN: REGIERUNG ZIEHT ZÖGERLICH SCHRAUBE AN GEGEN salafistische ISLAMISTEN – La Tunisie serre la vis face aux salafistes, non sans hésitations –

Tunesien zieht die Schraube gegen die Salafisten, nicht ohne Zögern
TUNIS (AFP) – 31.10.2012 13:39 – Von Kaouther LARBI
Die von der islamistischen Ennahda geführte tunesische Regierung versichert jetzt, den harten Gang zu gehen um die Angriffe der Dschihad-Bewegung zu replizieren, auch wenn die Realität weniger eindeutig ist, nach von der AFP gesammelten Zeugenaussagen.
KURZMELDUNG : Tunesien: Ausnahmezustand verlängert für drei Monate nach der Gewalt der Salafisten
TUNIS (AFP) – 31.10.2012 22:55 – Von Antoine Lambroschini
Die tunesische Präsidentschaft verlängerte Mittwoch für drei Monate, bis Januar 2013, den Ausnahmezustand, was eine Verschlechterung der Sicherheitslage in dem Land zu bedeuten scheint, nach Zusammenstößen zwischen Sicherheitskräften und islamistischen Radikalen.
© 2012 AFP

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La Tunisie serre la vis face aux salafistes, non sans hésitations
TUNIS (AFP) – 31.10.2012 13:39 – Par Kaouther LARBI
Le pouvoir tunisien, dirigé par les islamistes d’Ennahda, assure désormais vouloir user de la manière forte pour répliquer aux attaques de la mouvance jihadiste, même si sur le terrain, la réalité est moins tranchée selon des témoignages recueillis par l’AFP.

Des manifestants salafistes à Tunis, le 17 septembre 2012
Salafistsche Demonstranten in Tunis
Des manifestants salafistes à Tunis, le 17 septembre 2012
Foto (c) AFP/Archives – by Salah Habibi

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche a ainsi affirmé mercredi, au lendemain de violences dans le quartier de Douar Hicher (La Manouba, banlieue de Tunis) que les forces de sécurité utiliseront “tous les outils permis par la loi” en cas d’attaque des islamistes radicaux, laissant entendre que des balles réelles seront utilisées.
La veille, un militant a d’ailleurs été tué lorsque les forces de l’ordre ont riposté à une attaque contre deux postes de la garde nationale –l’équivalent de la gendarmerie– dans ce quartier.
Cependant, contrairement aux affirmations de M. Tarrouche, aucun dispositif de sécurité renforcé n’a été déployé, et des personnes semblant appartenir à la mouvance salafiste, certains armés de couteaux, promettaient de se venger de la répression de la veille.
Un haut responsable policier a par ailleurs affirmé à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, que les forces de l’ordre n’ont reçu que mardi l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour lancer des opérations contre les salafistes de Douar Hicher.
“On n’a reçu qu’hier les instructions du ministère de l’Intérieur pour appliquer la loi sérieusement”, a-t-il dit. “Je m’étonne de ce laxisme”, a ajouté cet officier.
“C’est le début de la guerre entre nous et les salafistes”, a-t-il ensuite assuré.
Rached Mahjoub, président de l’Association tunisienne pour une police citoyenne qui rassemble les cadres du ministère de l’Intérieur, note pour sa part une volonté accrue au sein du gouvernement pour lutter contre la mouvance jihadiste depuis l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis le 14 septembre.
“La tendance a bien changé depuis le 14 septembre, la société civile et les politiques sont plus à l’écoute des policiers”, a-t-il relevé interrogé par l’AFP.
“Et pour moi, le ministre de l’Intérieur, est clair et net dans ses instructions depuis une semaine”, a-t-il ajouté.
Selon lui, le gouvernement a pris conscience que les forces de l’ordre étaient devenues une cible des islamistes radicaux.
“Ils (les salafistes) sont passés de la menace à l’acte contre la police nationale. On en est conscient et nous sommes prêts à riposter”, a souligné M. Mahjoub.
Les syndicats des forces de sécurité réclament, eux, plus de moyens pour lutter contre les islamistes radicaux, et se sont particulièrement mobilisés après qu’un responsable de la garde nationale a été attaqué et blessé au hachoir à Douar Hicher samedi.
C’est d’ailleurs l’arrestation de suspects dans le cadre de cette affaire qui a déclenché les violences.
Et contrairement à l’attaque de l’ambassade américaine, les forces de l’ordre ont répliqué très rapidement mardi soir aux assaillants, sans se laisser déborder.
Les autorités tunisiennes promettent régulièrement de réprimer tout acte de violence commis par des jihadistes, durcissant leur discours alors que le gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda est accusé par l’opposition de faire preuve de laxisme.
Le président Moncef Marzouki, un laïc de centre-gauche allié à Ennahda, a ainsi qualifié en octobre ces groupuscules de “grand danger” pour le Maghreb arabe, estimant qu’en Tunisie, ces militants étaient au nombre de 3.000.
Leur chef présumé, Abou Iyadh, est pour sa part en fuite, malgré un mandat d’arrêt émis peu après l’attaque de l’ambassade américaine.
Ce dernier et nombre de ses acolytes avaient été emprisonnés sous le régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali avant d’être libérés après la révolution de janvier 2011.
L’état d’urgence est en vigueur en Tunisie depuis la révolution, donnant des pouvoirs d’intervention accrus aux forces armées et à la police.
© 2012 AFP

BREVE — Tunisie: l’état d’urgence prolongé de 3 mois après des violences salafistes
TUNIS (AFP) – 31.10.2012 22:55 – Par Antoine LAMBROSCHINI
La présidence tunisienne a prolongé mercredi de trois mois, jusqu’en janvier 2013, l’état d’urgence, semblant signifier une détérioration des conditions de sécurité dans le pays, au lendemain d’affrontements entre forces de l’ordre et islamistes radicaux.
© 2012 AFP

Des policiers tunisiens dans une rue de La Manouba, en banlieue de Tunis, le 31 octobre 2012De la fumée s'élève du parking de l'ambassade américaine de Tunis lors de manifestations contre le
Tunesische Polizei im Vorort La Manouba, Tunis
Parkplatz amerikanische Botschaft, Tunis, bei Demonstration gegen Anti-Islam-Film
Des policiers tunisiens dans une rue de La Manouba, en banlieue de Tunis, le 31 octobre 2012
De la fumée s’élève du parking de l’ambassade américaine de Tunis lors de manifestations contre le film anti-islam, le 14 septembre 2012
Fotos (c) AFP/Archives – by Fethi Belaid

Tunesien zieht die Schraube gegen die Salafisten, nicht ohne Zögern
TUNIS (AFP) – 31.10.2012 13:39 – Von Kaouther LARBI
Die von der islamistischen Ennahda geführte tunesische Regierung versichert jetzt, den harten Gang zu gehen um die Angriffe der Dschihad-Bewegung zu replizieren, auch wenn die Realität weniger eindeutig ist, nach von der AFP gesammelten Zeugenaussagen.
Der Sprecher des Innenministeriums Khaled Tarrouche sagte am Mittwoch, einen Tag nach der Gewalt in der Nachbarschaft von Douar Hicher (La Manouba, Tunis Vorort), dass die Sicherheitskräfte mit “allen Instrumenten, die gesetzlich zulässig sind”, im Falle eines Angriffs von radikalen Islamisten antworten werden, was darauf hindeutet, dass Munition verwendet werden könnte.
Am Tag zuvor wurde ein Aktivist auch getötet, als die Polizei auf einen Angriff gegen zwei Positionen der National Guard – das entspricht der Polizei – in der Gegend reagierte.
Im Gegensatz zu den Behauptungen von Herrn Tarrouche wurde aber keine erhöhte Sicherheit bereitgestellt, und Leute anscheinend aus der salafistischen Bewegung, einige bewaffnet mit Messern, versprachen Rache für die Unterdrückung des Vortages.
Auch ein hochrangiger Polizeioffizier sagte AFP unter der Bedingung der Anonymität, dass die Polizei Dienstag die Erlaubnis erhalten habe aus dem Innenministerium, Operationen gegen die Salafisten in Douar Hicher einzuleiten.
“Wir haben gestern nur Anweisungen aus dem Ministerium des Innern erhalten, das Gesetz ernsthaft durchzusetzen”, sagte er. “Ich bin überrascht über den Laxismus”, sagte der Offizier.
“Dies ist der Beginn des Krieges zwischen uns und den Salafisten”, sagt er dann sicher.
Rached Mahjoub, Präsident der tunesischen Vereinigung für bürgernahe Polizei, die Beamte aus dem Ministerium des Innern organisiert, stellte dagegen seit dem Angriff auf die Botschaft der USA am 14. September eine erhöhte Bereitschaft der Regierung fest, gegen die Dschihad-Bewegung zu kämpfen.
“Der Trend hat sich geändert seit September 14, Zivilgesellschaft und Politiker hören mehr auf die Polizei”, sagte er AFP.
“Und für mich, ist der Minister des Innern scharf und klar in seinen Anweisungen, seit einer Woche”, fügte er hinzu.
Ihm zufolge hat die Regierung erkannt, dass die Polizei ein Ziel für radikale Islamisten geworden ist.
“Sie (die Salafisten) sind gegen die nationale Polizei von der Drohung zur Tat übergegangen. Wir sind uns dessen bewusst, und wir sind bereit zu reagieren”, sagte Mahjoub.
Polizeigewerkschaften forderten, den Sicherheitskräfte sollten mehr Möglichkeiten gegeben werden, um die radikalen Islamisten zu bekämpfen, und sind besonders aktiv, nachdem ein Beamter der National Guard angegriffen und verletzt wurde in Douar Hicher am Samstag.
Es war auch die Festnahme von Verdächtigen in diesem Fall, die die Gewalt ausgelöst hat.
Und im Gegensatz zum Angriff auf die US-Botschaft reagierte die Polizei schnell und kontrolliert den Angreifern gegenüber Dienstag Abend.
Die tunesischen Behörden versprechen regelmäßig, jede Handlung der Gewalt durch Dschihadisten zu unterdrücken, mit harter Rede, während der von der islamistischen Ennahda geführten Regierung von der Opposition vorgeworfen wird zu lax zu sein.
Präsident Moncef Marzouki, ein säkularer Mitte-links-Verbündeter von Ennahda, hat diese salafistischen Fraktionen im Oktober als “große Gefahr” für den arabischen Maghreb qualifiziert, in Tunesien seien diese Aktivisten an der Zahl 3000.
Ihre angeblicher Anführer Abu Iyadh ist für seinen Teil auf der Flucht, trotz eines Haftbefehls kurz nach dem Angriff auf die US-Botschaft.
Er und viele seiner Anhänger wurden unter dem gestürzten Präsidenten Zine El Abidine Ben Ali inhaftiert, bevor sie nach der Revolution im Januar 2011 freigelassen wurden.
Der Ausnahmezustand gilt in Tunesien seit der Revolution, was erhöhte Eingriffsbefugnisse der Streitkräfte und der Polizei beinhaltet.
© 2012 AFP

KURZMELDUNG : Tunesien: Ausnahmezustand verlängert für drei Monate nach der Gewalt der Salafisten
TUNIS (AFP) – 31.10.2012 22:55 – Von Antoine Lambroschini
Die tunesische Präsidentschaft verlängerte Mittwoch für drei Monate, bis Januar 2013, den Ausnahmezustand, was eine Verschlechterung der Sicherheitslage in dem Land zu bedeuten scheint, nach Zusammenstößen zwischen Sicherheitskräften und islamistischen Radikalen.
© 2012 AFP

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