TUNESIEN: SCHLÜSSELZEUGE BERICHTET DIE FLUCHT BEN ALIs – 3. PROZESS – 14 janvier 2011: la fuite de la famille Ben Ali selon un homme clé du régime

1. 14. Januar 2011: die Flucht von Ben Alis Familie laut einem entscheidenden Mann des Regimes
TUNIS (AFP) – 2011.07.26 03.55
Gefälschte Pässe, Chaos auf dem Flughafen in Tunis, in letzter Minute Änderungen: Seriate Ali, der ehemalige Sicherheitschef des Ben Ali, lieferte Dienstag vor Gericht seine Version des 14. Januar 2011, der Flucht des Präsidenten nach Wochen des Volksaufstands. Verfolgt für “illegale Ausfuhr von Devisen und Reisepass Fälschung”, erschien Seriate, entscheidender Mann des Regimes von Zine El Abidine Ben Ali, vor Gericht in Tunis mit 23 anderen Angeklagten, Mitgliedern der Präsidentenfamilie.
2. Tunesien: Ben Ali zu 16 Jahren Gefängnis verurteilt in seinem dritten Prozess in Abwesenheit
TUNIS (AFP) – 2011.07.28 20.35
Der ehemalige tunesische Präsident Zine El Abidine Ben Ali wurde verurteilt Donnerstag in Abwesenheit zu 16 Jahren Haft wegen Korruption und Immobilienbetrug in zwei Fällen von Kauf und Verkauf von Immobilien und Land in den frühen 2000er Jahren.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEN ORIGINALEN

NEW: TUNESIEN: FREISPRUCH FÜR SICHERHEITSCHEF VON BEN ALI – Tunisie: le chef de la sécurité de Ben Ali blanchi, prison pour ses proches

1er ARTICLE SUR DEUX: 14 janvier 2011: la fuite de la famille Ben Ali selon un homme clé du régime
TUNIS (AFP) – 26.07.2011 15:55
Faux passeports, chaos à l’aéroport de Tunis, changement au dernier moment: Ali Seriati, l’ex-chef de la sécurité de Ben Ali, a livré mardi devant la justice sa version du 14 janvier 2011, date de la fuite du président tunisien après des semaines de soulèvement populaire. Poursuivi pour tentative de “sortie illégale de devises et falsification de passeport”, Seriati, homme clé du régime de Zine El Abidine Ben Ali, comparaissait devant le tribunal de Tunis avec 23 autres prévenus, membres de la famille présidentielle.
Tous ont été arrêtés le 14 janvier à l’aéroport de Tunis-Carthage alors qu’ils tentaient de fuir le pays en possession de sommes d’argent importantes et de bijoux. Ali Seriati, lui, a été interpellé à l’aéroport militaire de l’Aouina, mitoyen de l’aérogare civil, après que l’avion de Ben Ali et quatre membres de sa famille eut décollé vers l’Arabie Saoudite.
La Tunisie est alors plongée dans la révolte et les manifestations se succèdent dans le pays. “Vers 13H00 le 14 janvier, le président m’a demandé de préparer son avion”, raconte Seriati dans la salle d’audience bruyante, bondée de journalistes et d’avocats.
Le chef de la sécurité présidentielle, un corps particulièrement redouté par les Tunisiens, s’exécute. Quelques heures auparavant, Ben Ali lui a demandé de préparer les passeports rouges diplomatiques pour sa famille restreinte. Au moins l’un d’entre eux est un faux, selon l’accusation.
Ben Ali n’avait pas l’intention de partir, il voulait rester en Tunisie pour “assurer la sécurité” du pays, affirme Seriati, qui a fait embarquer le couple et deux de leurs enfants notamment.
Le général Seriati affirme que Ben Ali s’est laissé “attendrir” par ses enfants, notamment le petit Mohamed, âgé de six ans, et qu’il a embarqué dans l’avion. L’appareil présidentiel décolle en fin d’après-midi de l’aéroport militaire de l’Aouina et atterrit quelques heures plus tard en Arabie Saoudite.
“C’est ça, Ben Ali voulait aller faire le pèlerinage de la Mecque!”, interrompt alors un spectateur exaspéré.
Pourquoi l’avion est-il parti de l’aéroport militaire ? “Je voulais les faire partir de l’aéroport de Tunis-Carthage. J’ai appelé le plus haut gradé de l’aéroport, Zouhair Bayati, et ce n’était pas sa voix”, reprend Seriati, qui dit alors avoir compris que l’aéroport civil avait changé de mains.
En outre, Marouane Mabrouk, un autre gendre de Ben Ali, l’appelle pour l’informer que sa femme et d’autres membres du clan ont été arrêtés par des “unités anti-terroristes” à l’aéroport civil.
Le général Seriati a donc changé les plans et fait partir la famille restreinte de Ben Ali depuis l’Aouina.
Parmi toutes les zones d’ombre qui entourent la fuite de Ben Ali, le rôle de Seriati est très questionné en Tunisie, certains le soupçonnant d’avoir poussé le président à partir, dans l’espoir de prendre ensuite le contrôle du pays.
Avant le témoignage de Seriati, les autres prévenus, tous membres de la famille Ben Ali/Trabelsi et tous incarcérés, ont défilé à la barre. Quatorze hommes, arrivés menottés, et neuf femmes, dissimulées sous des abbayas blanches, ont contesté les accusations de tentative de fuite et détention illégale de devises.
“Vous avez tenté de fuir le pays à 15H00 le 14 janvier 2011, en possession de devises et de bijoux”, leur a lancé le président du tribunal Faouzi Jbali.
Parmi les prévenus figuraient deux soeurs de Leïla Trabelsi, et surtout Imed, son neveu préféré, déjà condamné en juin dernier à quatre ans de prison pour consommation de stupéfiants.
L’audience a été suspendue jusqu’au 2 août.
© 2011 AFP

2. Tunisie: Ben Ali condamné à 16 ans de prison pour son 3e procès par contumace
TUNIS (AFP) – 28.07.2011 20:35
L’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a été condamné jeudi par contumace à 16 ans de prison pour corruption et fraude immobilière, dans deux affaires d’achat et cession de terrains immobiliers au début des années 2000.
Il s’agissait du troisième procès à l’encontre du président déchu réfugié en Arabie Saoudite, qui a déjà été condamné à plus de 50 ans de prison dans deux autres affaires jugées fin juin et début juillet.
Sa fille Nesrine et son gendre Sakher al Materi étaient également poursuivis par contumace dans les affaires examinées jeudi. Nesrine a écopé de 8 ans de prison pour le premier dossier, et Sakhr al Materi a été condamné à 16 ans pour les deux affaires, qui ont trait à l’achat et la cession de deux terrains immobiliers dans un quartier huppé de Tunis.
L’ancien président tunisien est accusé d’être intervenu personnellement pour permettre à son gendre d’acheter et de vendre les deux lots de terrain, situés aux Berges du Lac de Tunis.
Selon le chargé des contentieux de l’Etat, Ahmed Bouzekri, présent à l’audience, un rapport établit que les terrains ont été acquis à 23 dinars (11,5 euros) le mètre carré au lieu de 350 dinars (175 euros) leur prix réel, pour être revendus à 1.500 dinars/m2, soit plus de six fois le prix en bénéfice illicite.
“Les faits prouvent qu’il y a des infractions et des excès de pouvoir commis par l’ex-président pour les deux lots de terrain” concernés, a-t-il indiqué à l’AFP.
“C’est une perte pour l’Etat et le bien public. Nous réclamons la peine la plus lourde”, avait déclaré le représentant du procureur après la lecture des chefs d’inculpation.
Pour la première affaire, concernant l’achat du terrain, Ben Ali et ses deux proches ont été également condamnés à verser 30 millions de dinars (environ 15 millions d’euros) chacun.
Ils sont également condamnés à verser collectivement 20 millions de dinars (10 millions de dinars) de dommages et intérêts à l’Etat dans cette affaire.
Dans le deuxième dossier, le président déchu et son gendre sont condamnés à verser chacun 14 millions de dinars et, ensemble, 5 millions de dommages et intérêts.
Lors de l’audience, l’avocat de Nesrine et Sakher Al Materi, Hosni Béji, a dénoncé “un dossier monté de toute pièces” et critiqué les conditions du procès.
La Cour a rendu son verdict à l’issue d’une demi-journée d’audience et plusieurs heures de délibération.
Plus d’une centaine d’affaires sont actuellement instruites par la justice tunisienne à l’encontre du président déchu, qui doit répondre de 93 chefs d’accusation dont 35 devant une juridiction militaire.
Ben Ali est réfugié depuis le 14 janvier en Arabie Saoudite, qui n’a pas répondu pour l’instant aux demandes d’extradition de la Tunisie.
Sakhr al-Materi, le gendre préféré de Ben Ali, est quant à lui réfugié au Qatar.
Dans un autre procès, qui s’est tenu jeudi juste avant l’audience consacrée à M. Ben Ali, Sofiane, son neveu, a été condamné à huit ans de prison et 2000 dinars d’amende pour consommation de stupéfiants.
Sofiane, incarcéré depuis son arrestation à l’aéroport de Tunis-Carthage le 14 janvier, a comparu jeudi devant la Cour. Il est également poursuivi dans une autre affaire (tentative de fuite du territoire et détention illégale de devises) avec 22 autres membres du clan Ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi. Ce procès, ouvert mardi, doit reprendre le 2 août.
© 2011 AFP

1. 14. Januar 2011: die Flucht von Ben Alis Familie laut einem entscheidenden Mann des Regimes
TUNIS (AFP) – 2011.07.26 03.55
Gefälschte Pässe, Chaos auf dem Flughafen in Tunis, in letzter Minute Änderungen: Seriate Ali, der ehemalige Sicherheitschef des Ben Ali, lieferte Dienstag vor Gericht seine Version des 14. Januar 2011, der Flucht des Präsidenten nach Wochen des Volksaufstands. Verfolgt für “illegale Ausfuhr von Devisen und Reisepass Fälschung”, erschien Seriate, entscheidender Mann des Regimes von Zine El Abidine Ben Ali, vor Gericht in Tunis mit 23 anderen Angeklagten, Mitgliedern der Präsidentenfamilie.
Alle waren 14 Januar am Flughafen Tunis-Carthage verhaftet worden bei dem Versuch, das Land im Besitz großer Summen von Geld und Schmuck zu fliehen. Seriate Ali wurde auf dem Militärflughafen von Aouina festgenommen, neben dem Terminal für zivile Flugzeuge, nachdem Ben Ali und vier Familienmitglieder nach Saudi-Arabien abgeflogen waren.
Tunesien war damals in der Revolte eingetaucht und täglich fanden Massendemonstrationen in dem Land statt. “Rund um 13.00 Uhr 14. Januar hat der Präsident mich gebeten, sein Flugzeug vorzubereiten”, sagte Seriate in dem lärmenden Saal, mit Journalisten und Rechtsanwälten gefüllt.
Der Chef der Sicherheit des Präsidenten, eine von den Tunesiern gefürchtete Person, führt aus. Ein paar Stunden früher bat Ben Ali ihn, rote Diplomatenpässe für die enge Familie vorzubereiten. Mindestens einer von ihnen ist eine Fälschung, sagen die Staatsanwälte.
Ben Ali hatte zunächst nicht die Absicht das Land zu verlassen, er wollte in Tunesien bleiben für die “Sicherheit” des Landes, sagt Seriate, der das Paar zwei ihrer Kinder in den Flieger setzte.
General Seriate sagt, Ben Ali wurde “aufgeweicht” von seinen Kindern, besonders dem kleinen Mohamed, im Alter von sechs, und er bestieg das Flugzeug. Das Präsidentschafts-Flugzeug hebte ab im späten Nachmittag im Militärflughafen von Aouina und landete wenige Stunden später in Saudi-Arabien.
“Das ist es: Ben Ali wollte die Pilgerfahrt nach Mekka machen!” unterbricht ein Zuschauer verärgert.
Warum der Militär- Flughafen? “Ich wollte es vom Flughafen Tunis-Karthago tun. Ich rief den Chef des Flughafens, Zouhair Bayati, an, und es war nicht seine Stimme”, so Seriate, dann sagte er, dass er verstanden hatte, dass der zivile Flughafen in andere Hände gelangt war.
Darüber hinaus informiert Marwan Mabrouk, ein weiterer Sohn von Ben Ali, ihn, dass seine Frau und andere Mitglieder des Clans von “Anti-Terror-Einheiten” im zivilen Flughafen verhaftet wurden.
General Seriate hatte also Pläne geändert und die engste Familie von Ben Ali ab Aouina evakuiert.
Von all den grauen Flächen rund um das Entweichen von Ben Ali, die Rolle von Seriate ist in Tunesien in Frage gestellt, einige haben ihn im Verdacht stehen, er forcierte den Präsidenten das Land zu verlassen, in der Hoffnung, dann die Kontrolle über das Land selber zu übernehmen.
Vor ihm, die anderen Angeklagten, alle Familienmitglieder Ben Ali / Trabelsi und alle inhaftiert, marschierten auf die Bank. Vierzehn Männer kamen mit Handschellen gefesselt und neun Frauen, unter weißen Abaya versteckt, dementierten die Anklage wegen Fluchtversuch und illegalen Besitz von Fremdwährung.
“Sie haben versucht, das Land um 15.00 zu fliehen 14. Januar 2011, im Besitz von Devisen und Schmuck”, antwortete der Vorsitzende Richter Faouzi Jbala.
Unter den Angeklagten waren zwei Schwestern von Leila Trabelsi, und vor allem Lieblingsneffe Imed, bereits im Juni zu vier Jahren Gefängnis für Drogenkonsum verurteilt.
Die Verhandlung wurde bis zum 2. August ausgesetzt.
© 2011 AFP

2. Tunesien: Ben Ali zu 16 Jahren Gefängnis verurteilt in seinem dritten Prozess in Abwesenheit
TUNIS (AFP) – 2011.07.28 20.35
Der ehemalige tunesische Präsident Zine El Abidine Ben Ali wurde verurteilt Donnerstag in Abwesenheit zu 16 Jahren Haft wegen Korruption und Immobilienbetrug in zwei Fällen von Kauf und Verkauf von Immobilien und Land in den frühen 2000er Jahren.
Dies war der dritte Prozess gegen den gestürzten Präsidenten, im Exil in Saudi-Arabien, der bereits zu mehr als 50 Jahren im Gefängnisverurteilt wurde in zwei weiteren Prozessen im späten Juni und frühen Juli.
Nesrine, seine Tochter, und Schwiegersohn Sakher al Materi wurden auch in Abwesenheit in den Fällen strafrechtlich verfolgt am Donnerstag. Nesrine wurde zu acht Jahren Gefängnis für die erste Akte verurteilt und Sakhr al Materi wurde zu 16 Jahren verurteilt für zwei Fälle im Zusammenhang mit dem Kauf und Verkauf von zwei Immobilien in einer exklusiven Gegend von Tunis.
Der ehemalige tunesische Präsident hatte persönlich interveniert, damit sein Sohn zu kaufen und zu verkaufen vermochte die beiden Parzellen, in Les Berges du Lac in Tunis gelegen zu haben.
Nach Staatsanwalt Bouzekri Ahmed, ein Bericht besagt, dass das Land bei 23 Dinar (11,5 Euro) pro Quadratmeter statt wahrem Wert 350 Dinar (175 Euro) erworben wurde, und zu zu 1500 dinars/m2 verkauft wurde, mehr als das Sechsfache des Preises in illegalen Gewinnen.
“Die Fakten beweisen, dass es Verbrechen und Exzesse der Macht durch den ehemaligen Präsidenten für die zwei Grundstücke” in Frage gab, sagte er AFP.
“Es ist ein Verlust für den Staat und das öffentliche Wohl. Wir fordern die Höchststrafe”, sagte der Vertreter der Staatsanwaltschaft nach der Lesung der Anklage.
Für den ersten Fall, über den Kauf des Grundstücks waren Ben Ali und seine beiden Verwandten auch verurteilt, 30 Millionen Dinar (ca. 15.000.000 €) Strafe jeweils zu zahlen.
Sie sind auch aufgefordert, gemeinsam 20 Millionen Dinar (10 Millionen Euro) Schadenersatz an den Staat in diesem Fall zu zahlen.
Im zweiten Fall wurden der gestürzte Präsidenten und sein Sohn jeweils zu einer Strafe von 14 Millionen Dinar und zusammen 5 Millionen Schadenersatz verurteilt.
In der mündlichen Verhandlung verurteilte der Anwalt von Nesrine und Sakher Al Materi, Hosni Beji, “einen Schauprozess” und kritisierte die Bedingungen des Prozesses.
Das Gericht hat seine Entscheidung nach einem halben Tag der Anhörungen und mehreren Stunden Beratung getroffen.
Mehr als hundert Fälle werden derzeit von der tunesischen Justiz gegen den gestürzten Präsidenten untersucht, es gibt 93 Ladungen, darunter 35 vor einem Militärgericht.
Ben Ali ist ein Flüchtling seit 14. Januar in Saudi-Arabien, ase noch nicht auf Auslieferungsersuchen von Tunesien reagiert hat.
Sakhr Al-Materi, der Lieblingssohn Ben Ali, ist selbst ein Flüchtling in Qatar.
….
© 2011 AFP

Leave a Reply