TUNESIEN: SELBSTVERBRENNUNGEN GEGEN ARMUT, PROTESTE, POLIZEIGEWALT (Part I) – Tunisie: tensions pour les adieux à Mohamed Bouazizi, qui s’était immolé par le feu

Des Tunisiens enterrent leurs proches, le 9 janvier 2011 à Thala
Foto (c) AFP: Tunesier begraben ihre Angehörigen, 9. Januar 2011 bei Thala
Des Tunisiens enterrent leurs proches, le 9 janvier 2011 à Thala

=> HIERNACH, APRES CECI: PART II, 12.01.2011 – 14.01. : TUNESIEN, REBELLION UND REPRESSION (Teil II) – Tunisie, la révolte (Part II): un régime touche à sa fin
=> PART III, 15.01 – ….. TUNESIEN, REBELLION (Part III): RÜCKTRITT PRÄSIDENT BEN ALI UND FLUCHT NACH SAUDIARABIEN – Ben Ali a quitté la Tunisie et le pouvoir sous la pression de la rue

1. Tunesien / Sidi Bouzid: Zusammenstöße zwischen Studenten und Polizei in Thala
TUNIS (AFP) – 2011.03.01 23.01
Demonstranten und Sicherheitskräfte kollidierten Montag in Thala, 250 km westlich-zentral von Tunis, sagte am Montag eine Gewerkschafts- Quelle.
Rund 250 Demonstranten, meist Oberschüler, versammelten sich um 18:30 lokal für einen friedlichen Marsch, um ihre Unterstützung für die Proteste gegen die Arbeitslosigkeit und die hohen Lebenshaltungskosten in der Region von Sidi Bouzid (West Central) auszudrücken, sagte der AFP eine Gewerkschaft Quelle, die anonym bleiben will.

2. Tunesien: Tod des jungen Tunesiers, der sich selbst in Brand gesetzt hatte
TUNIS (AFP) – 2011.01.05 11.19
Der junge Tunesier Mohamed Bouazizi, der sich selbst in Brand gesetzt hatte am 17. Dezember in Sidi Bouzid (Zentrum für Tunesien) und dessen Handeln ausgelöst hat eine Welle von sozialen Unruhen, starb Dienstag Abend, war es zu hören von übereinstimmenden Quellen.
3. Tunesien, Sidi Bouzid: Spannung für den Abschied von Mohamed Bouazizi
TUNIS (AFP) – 2011.05.01 20.23
Der junge Tunesier, dessen Selbstopferung durch Feuer 17. Dezember in Sidi Bouzid (West Center) eine Revolte gegen die Arbeitslosigkeit auslöste, wurde am Mittwoch in einer angespannten Atmosphäre begraben, nachdem er seinen Wunden erlag am Tag zuvor in einem Krankenhaus in Tunis.

Photo fournie par la présidence tunisienne de Ben Ali au chevet le 28 décembre 2010 de Mohamed Al Bo
Photo fournie par la présidence tunisienne de Ben Ali au chevet le 28 décembre 2010 de Mohamed Al Bouazizi
Tunesischer Präsident am Bett von Mohamed Al Bouazizi, 28.12.2010, Photo von der tunesischen Präsidentschaft

4. Tunesien: Anwälte im Streik, um zu protestieren gegen Repression
TUNIS (AFP) – 2011.01.06 14.02
Tausende von Rechtsanwälten machen einen Streik seit Donnerstag in allen tunesischen Gerichten und verurteilen die Unterdrückung vom 31. Dezember einer Demonstration in Solidarität mit den Einwohnern von Sidi Bouzid, dem Schwerpunkt der Proteste gegen die Arbeitslosigkeit und Prekarität im Land .
5. Tunesien: anhaltende Unruhen, Streiks und Verhaftungen von Internet-Nutzern
TUNIS (AFP) – 2011.07.01 06.34
Zwischen Straßenprotesten, Rechtsanwälte-Streik, Suizidversuchen und Verhaftungen von Internet-Nutzern setzen sich die vor drei Wochen begonnenen sozialen Unruhen in Sidi Bouzid (West Central) fort, trotz beruhigender Maßnahmen seitens der Regierung.
6. Tunesien: Ein Wochenende mit blutigen Zusammenstößen im mittleren Westen
TUNIS (AFP) – 2011.09.01 20.20
Vierzehn Menschen starben bei Zusammenstößen am Wochenende in Kasserine und Thala im zentral-westlichen Tunesien, nach einer neuen offiziellen Zahl gegeben Sonntag von der Regierung.
7. Tunesien: Das Zentrum-West begräbt seine Toten in Wut und Trauer
Regueb (AFP) – 2011.01.10 04.22
Gummigeschosse, Tränengas und Schreie der Wut – ein Tag des Zorns und der Trauer am Montag in den Städten des westlich-zentralen Tunesien, wo die Menschen begraben an diesem Wochenendeihre Toten aus beispiellosen Ausschreitungen gegen die Arbeitslosigkeit.
8. Tunesien: Ben Ali versprach 300.000 Arbeitsplätze bis zum Jahr 2012 um die Krise zu entschärfen
TUNIS (AFP) – 2011.10.01 16.29
Der tunesische Präsident Zine El Abidine Ben Ali hat am Montag in einer im Fernsehen übertragenen Rede die Schaffung von 300.000 Arbeitsplätzen bis zum Jahr 2012 versprochen, nach beispiellosen Ausschreitungen gegen die Arbeitslosigkeit.

9. ANALYSE – Maghreb: ein tiefes soziales Elend, ein Mangel an politischen Perspektiven
PARIS (AFP) – 2011.01.06 03.33
Die gewaltsamen sozialen Proteste in Algerien und Tunesien zeigen ein tiefgreifendes soziales Unbehagen, vor allem bei jungen Absolventen, verschärft von der wirtschaftlichen Krise und der Abnutzung der politischen Eliten, sagen Experten befragt von AFP.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGen) WEITER UNTER DER LANDKARTE; IN DER UNTEREN HÄLFTE

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1er ARTICLE SUR DIX: Tunisie/Sidi Bouzid: affrontements entre lycéens et la police à Thala
TUNIS (AFP) – 03.01.2011 23:01
Des affrontements ont opposé lundi des manifestants et des agents des forces de l’ordre à Thala à 250 km au centre-ouest de Tunis, a-t-on appris lundi de source syndicale.

Manifestation à Sidi Bouzid (centre de la Tunisie) le 23 décembre 2010 après l'immolation par le fe
Foto (c) AFP: Demonstration in Sidi Bouzid (Zentrum für Tunesien) 23. Dezember 2010 nach Selbstverbrennung von Mohammed Bouazizi
Manifestation à Sidi Bouzid (centre de la Tunisie) le 23 décembre 2010 après l’immolation par le feu de Mohammed Bouazizi


Environ 250 manifestants, des lycéens pour la plupart, ont participé à partir de 18h30 locales à une marche pacifique pour exprimer leur soutien aux mouvements de protestation contre le chômage et la cherté de la vie dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), a indiqué à l’AFP une source syndicale qui a requis l’anonymat.
Cette marche pacifique a dégénéré lorsque la police a essayé de contenir les manifestants en tirant des bombes lacrymogènes dont l’une est tombée dans une mosquée, a raconté ce témoin oculaire
Furieux, les manifestants ont mis le feu à des pneumatiques et au local du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), selon la même source.
Aucune information sur ces incidents n’était immédiatement disponible de source officielle.
Par ailleurs, des lycéens ont pu manifester sans problème dans la ville de Sidi Bouzid à 265 km de Tunis, en proie à des troubles sociaux sur fond de chômage et de cherté de la vie, depuis le 17 décembre à la suite d’une tentative de suicide d’un jeune vendeur ambulant de fruits et de légumes.
Ces manifestations de lycéens coïncidaient lundi avec la reprise des cours après les vacances de fin d’année.
© 2011 AFP

Vent de révolte au Maghreb
Afrique | 07.01.2011 | Deutsche Welle World red. francophone
La semaine a été marquée par une propagation de la grogne sociale en Algérie et en Tunisie. Des centaines de jeunes algériens ont manifesté contre la vie chère. Mais la vague de contestation n’a pas atteint le Maroc.
En Algérie comme en Tunisie, ce sont l’augmentation fulgurante des produits de base, le chômage et les inégalités sociales qui étaient au coeur des manifestations. En Tunisie, les avocats protestent également contre la répression et le manque d’indépendance de la justice. Pour l’instant, le Maroc, voisin de l’Algérie, semble épargné par cette vague de mécontentement. Comment l’expliquer?
=> Ecoutez la réponse de Mehdi Lahlou, économiste marocain, au micro de Sandrine Blanchard.

Edition: Aude Gensbittel, Cécile Leclerc
2. Tunisie: décès du jeune Tunisien qui s’était immolé par le feu
TUNIS (AFP) – 05.01.2011 11:19
Un jeune Tunisien, Mohamed Bouazizi, qui s’était immolé par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid (centre de la Tunisie) et dont l’acte a déclenché une vague de troubles sociaux, est décédé mardi soir,a-t-on appris de sources concordantes.
Ce décès a été annoncé à Paris par Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH) et par le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT).
“Il est mort hier à 19H00”, a déclaré à l’AFP Mme Belhassen. “Il faut une enquête ou une commission nationale pour déterminer les causes et les solutions à cette protestation sociale qui a pris des formes tragiques”, a-t-elle ajouté.
“Nous venons d’apprendre le décès du jeune Mohamed Bouazizi à l’hôpital des grand brûlés de Ben Arous en Tunisie”, a indiqué par ailleurs dans un communiqué le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme e Tunisie (CRLDHT).
Deux membres de la famille du jeune homme ont confirmé à l’AFP son décès.
“Mohamed est mort hier (mardi) à 17H30 à l’hôpital de Ben Arous”, a déclaré son frère Salem Bouazizi, ajoutant que le corps devait être porté mercredi en cortège par la famille à Sidi Bouzid pour y être inhumé.
“C’est une tragédie, toute la famille est réunie au domicile parental de Mohamed pour attendre l’arrivée de la dépouille”, a dit son oncle Mahdi Horchani.
Le ministère tunisien de la Santé a ensuite annoncé le décès mardi soir du jeune homme, dans un communiqué publié par l’agence gouvernementale TAP.
Le ministère a indiqué que le jeune homme avait été entouré d’une “grande attention à l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous” et rappelé qu’il avait reçu la visite du président Zine El Abidine Ben Ali.
La Tunisie connaît des troubles sociaux depuis le suicide de Mohamed Bouazizi. Le jeune vendeur ambulant de fruits et légumes sans permis s’était immolé par le feu, après s’être fait confisquer sa marchandise par la police.
© 2011 AFP

Manifestation à Sidi Bouzi (Tunisie) le 26 décembre 2010Foto (c) AFP: Demonstration in Sidi Bouzi (Tunesien) 26. Dezember 2010

3. Tunisie: tension à Sidi Bouzid pour les adieux à Mohamed Bouazizi
TUNIS (AFP) – 05.01.2011 20:23
Le jeune Tunisien, dont l’immolation par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid (centre-ouest) a déclenché une révolte contre le chômage, a été inhumé mercredi dans un climat de tension, après avoir succombé à ses blessures la veille dans un hôpital de Tunis.
Mohamed Bouazizi, 26 ans, s’était immolé devant les bureaux du gouverneur (préfet) de Sidi Bouzid (260 km de Tunis) pour protester contre la saisie musclée par la police de son étal de fruits et légumes qu’il vendait sans permis pour faire vivre les siens.
Entre tristesse et colère, une foule estimée à 5.000 personnes a marché derrière son cercueil en criant vengeance jusqu’au cimetière de “Garaat Bennour”, à 16 km de Sidi Bouzid, a rapporté à l’AFP Kamel Laabidi, un syndicaliste.
“Adieu Mohamed nous te vengerons!”, “ton sang n’aura pas coulé pour rien”, “Nous te pleurons ce jour, nous ferons pleurer ceux qui ont causé ta perte”, ont scandé les habitants, a ajouté ce témoin présent dans le cortège.
La foule a aussi crié sa colère contre la cherté de la vie “qui a conduit Mohamed au suicide”, répétant “Honte au gouvernement!”, a dit M. Laabidi.
“Mohamed a sacrifié sa vie pour attirer l’attention sur sa condition et celle de ses frères”, a déclaré l’oncle de la victime Mehdi Horchani, décrivant “une douleur immense et un sentiment d’injustice ressentis par tous” à Sidi Bouzid en ce jour de “deuil”.
“Mohamed est devenu le symbole du refus du chômage et du mépris et son décès risque d’exaspérer la tension déjà vive à Sidi Bouzid et dans les régions alentours”, a dit à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat.
Bien qu’il ne soit pas diplômé de l’université, “son acte est symptomatique du malaise des jeunes diplômés acculés à gagner leur vie dans le commerce informel”, a-t-il analysé.
Le mouvement de protestation parti de l’acte de Mohamed Bouazizi a dégénéré provoquant à ce jour quatre morts: deux manifestants tués par balles à Menzel Bouzaiane et deux suicides, celui de Mohamed et d’un autre jeune qui s’était jeté d’un pylône sur des câbles électriques, en lançant un cri contre la misère et le chômage, selon un témoin, Ali Zari.
Le gouvernement a contesté la thèse de ce 2e suicide et mène une enquête.
Mercredi soir, à Sidi Bouzid, les autorités ont coupé l’électricité pour prévenir un suicide collectif, celui d’une femme et ses trois enfants qui avaient escaladé ce même pylône pour exiger du travail et un logement, ont indiqué à l’AFP des syndicalistes témoins.
Par ailleurs, près de Tunis, un lycéen s’est immolé par le feu pour des raisons liées à ses mauvais résultats et la crainte d’être renvoyé de son établissement dont il était accusé d’avoir endommagé une porte, ont indiqué à l’AFP ses camarades et professeurs.
Ces incidents coïncidaient avec les funérailles de Mohamed Bouaziz.
Sa mort a été annoncée depuis Paris et confirmée à Tunis par sa famille, avant que le ministère de la Santé n’en fasse état dans un communiqué.
Le ministère y affirmait que le jeune homme avait été entouré d’une “grande attention à l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous” et rappelé qu’il avait reçu le 28 décembre la visite du président Zine El Abidine Ben Ali.
Fin décembre, M. Ben Ali avait regretté les événements de Sidi Bouzid et dénoncé une “instrumentalisation politique de certaines parties”.
Il avait reçu la famille au palais de Carthage.
Mercredi soir, un syndicaliste de Tala, une localité du centre-ouest, a fait état de “nombreuses” arrestations parmi des jeunes qui étaient pourchassés par la police en armes. Selon Sadok Mahmoudi la police les a poursuivi jusque sur les hauteurs de la ville.
© 2011 AFP

Des forces de l’ordre tunisiennes le 27 décembre 2010 à Tunis

Des forces de l'ordre tunisiennes le 27 décembre 2010 à TunisFoto (c) AFP: Die tunesischen Sicherheitskräfte 27. Dezember 2010 in Tunis

4. Tunisie: les avocats en grève pour dénoncer la répression
TUNIS (AFP) – 06.01.2011 14:02
Des milliers d’avocats ont observé jeudi une grève très suivie dans tous les tribunaux tunisiens pour dénoncer la répression le 31 décembre d’une manifestation de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid, principal foyer de protestations contre le chômage et la précarité dans le pays.
“La grève a été suivie par 95% des avocats dans l’ensemble des tribunaux”, à l’appel du Conseil national de l’Ordre des avocats (CNOA), a indiqué à l’AFP le bâtonnier Abderrazak Kilani.
“Cela s’est déroulé dans le calme et aucun incident n’a été enregistré dans les régions ni dans Tunis, les avocats démontrant qu’ils peuvent riposter avec sagesse et responsabilité”, a-t-il affirmé.
Des permanences ont été assurées auprès de tribunaux pour les affaires présentant un risque de rejet mais l’écarasante majorité des 8.000 avocats que compte la Tunisie a suivi le mouvement, a ajouté le bâtonnier.
A Tunis, les avocats en robe se sont regroupés dans la salle des pas perdus du Palais de justice, sur l’avenue Bab Bnet, où les forces de sécurité très présentes observaient sans intervenir, a constaté l’AFP.
Le CNOA avait appelé à cette grève après la répression le 31 décembre d’une manifestation du barreau en soutien à la population de Sidi Bouzid (centre-ouest), point de départ de troubles et manifestations sociales sur fond de chômage depuis le 19 décembre.
Le 31 décembre, le CNOA avait dénoncé “un usage sans précédent” de la force pour “faire taire les avocats” et affirmé que ceux-ci étaient “déterminés à défendre la liberté d’expression” et “le droit des habitants de Sidi Bouzid et d’autres régions démunies à l’emploi, à la dignité”.
Des avocats avaient été “frappés, pourchassés et insultés” à Tunis, Grombalia, Sousse, Monastir, Mahdia, Gafsa et Jendouba. L’un d’eux avait eu le nez fracturé et un autre avait été “gravement blessé à l’oeil”, selon le CNOA.
Le bâtonnier s’est brièvement adressé à ses confrères jeudi les invitant à “tourner la page maintenant que la profession s’est exprimée pour dire qu’il n’est pas permis de taper sur les avocats”.
Des membres du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, parti au pouvoir du président Zine El Abidine Ben Ali) se sont opposés à la grève. “Cela n’a rien d’une action de défense du barreau, c’est un acte d’intrumentalisation politique” dans le conteste de l’agitation sociale, a affirmé Me Mohsen Harbi.
© 2011 AFP

Des avocats, dont Radhia Nasraou militaiantes des droits de l'homme, le 6 janvier à Tunis
Foto (c) AFP: Rechtsanwälte, darunter Radhia Nasraoui, Aktivisten der Menschenrechte, den 6. Januar in Tunis
Des avocats, dont Radhia Nasraou militants des droits de l’homme, le 6 janvier à Tunis

5. Tunisie: l’agitation continue, grèves et arrestations de cybernautes
TUNIS (AFP) – 07.01.2011 06:34
Entre manifestations de rue, grève des avocats, tentatives de suicide et arrestations d’internautes, l’agitation sociale partie de Sidi Bouzid (centre-ouest) il y a trois semaines s’est poursuivie jeudi en Tunisie, malgré des mesures d’apaisement du gouvernement.
A Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis), la plupart des lycées et collèges étaient en grève dans cette ville endeuillée au lendemain de l’enterrement de Mohamed Bouaziz, a indiqué à l’AFP Ali Zari, responsable syndical local.
Mohamed Bouazizi, 26 ans, s’était immolé le 17 décembre pour protester contre la saisie de son étal de primeurs par des agents municipaux. Il est devenu depuis le symbole d’une révolte contre la précarité sociale et le chômage, notamment celui des jeunes diplômés.
Le mouvement qui s’est étendu depuis à d’autres régions enclavées du centre et du sud ouest, a gagné jeudi des localités du littoral-est plus nanti.
A Jbeniana, près de Sfax (300 km au sud-est de Tunis), la police a dispersé une manifestation de lycéens et d’autres plus violentes à Tala (ouest) où des arrestations musclées avaient été signalées dès mercredi soir.
Un nouveau suicide, le 3e depuis le début des troubles, a eu lieu à Chebba, sur le littoral-est, où Mohamed Slimane, 52 ans, un ouvrier du bâtiment, père de deux diplômés de l’université sans emploi, a été retrouvé pendu.
L’homme était malade et aurait désespéré de recevoir une aide pour se soigner et nourrir sa famille.
A Regueb, près de Sfax, un jeune a menacé de se donner la mort par électrocution pour dénoncer la corruption et l’inégalité face à l’emploi et un autre s’est immolé à Metlaoui, un zone minière ayant connu des troubles en 2008.
Des milliers d’avocats ont observé une grève pour dénoncer la répression le 31 décembre d’une manifestation de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid, selon le bâtonnier Abderrazak Kilani.
Le barreau avait dénoncé “un usage sans précédent” de la force et affirmé le devoir de “défendre la liberté d’expression” et “le droit des habitants de Sidi Bouzid et d’autres régions démunies à l’emploi, à la dignité”.
La grève a été cependant été dénoncée comme un acte “politique” contre le régime par des avocats du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, parti au pouvoir du président Zine El Abidine Ben Ali).
Par ailleurs, un rappeur et deux blogueurs ont été arrêtés jeudi, au lendemain de cyber-attaques de groupes d’internautes solidaires du mouvement de protestation sociale. Celle d’un troisième n’a pu être confirmée.
Ces attaques répondaient à un mot d’ordre lancé par les “Anonymes” (Anonymous) qui se présentent comme un groupe d’internautes attachés à la liberté d’expression.
Selon son frère, Hamada Ben Amor, dit “Le Général”, arrêté à Sfax, est l’auteur d’un rap intitulé “Président, ton peuple est mort” diffusé sur internet, devenu un espace d’expression pour des milliers de jeunes tunisiens notamment sur Facebook et Twitter.
Slim Amamou et El Aziz Amami, cybernautes très actifs contre la censure ont été également arrêtés jeudi, selon le journaliste opposant Sofiene Chourabi.
A Paris, 200 personnes se sont rassemblées dans le cadre d’une journée internationale de solidarité avec la révolte sociale en Tunisie, et d’autres devant le consulat de Tunisie à Lyon (centre-est).
Une soixantaine de Tunisiens du Canada, dont de nombreux étudiants, ont manifesté jeudi soir devant le consulat de leur pays à Montréal pour réclamer le départ du président Ben Ali.
La France suit de près la situation en Tunisie, a dit la porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, Christine Fages.
“Nous continuons de suivre de très près la situation en Tunisie et souhaitons que les tensions, qui ne sont dans l?intérêt de personne, s?apaisent. Il n’appartient pas à la France, pas plus qu’à un autre État, de conseiller les autorités tunisiennes dans le domaine économique et social”, a-t-elle ajouté.
Le président Ben Ali avait accusé l’opposition d’instrumentaliser la révolte à des fins “malsaines” avant de retoucher son gouvernement et de débloquer 116,6 millions d’euros pour l’emploi, en plus de 7,8 millions d’euros pour la création de projets à Sidi Bouzid.
© 2011 AFP

Heurts entre manifestants et forces de sécurité, le 27 décembre 2010 à Tunis
Foto (c) AFP: Heurts entre manifestants et forces de sécurité, le 27 décembre 2010 à Tunis
Zusammenstöße zwischen Demonstranten und Sicherheitskräften, 27. Dezember 2010 in Tunis

6. Tunisie: le patronat promet 50.000 emplois, le gouvernement se défend
TUNIS (AFP) – 08.01.2011 20:12
Le patronat tunisien a annoncé samedi une campagne d’embauche de jeunes diplômés, alors que le gouvernement mettait en avant une batterie de mesures prises au profit des régions, dont Sidi Bouzid, point de départ d’une révolte contre le chômage depuis le 19 décembre.
“Cette campagne vise à engager 50.000 diplômés des universités durant les quatre à huit semaines à venir”, a indiqué Hédi Djilani, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).
M. Djilani a enjoint aux entreprises de “procéder immédiatement” à ces recrutements supplémentaires pour atteindre au moins 4% du total de leurs effectifs en donnant “la priorité aux chômeurs de longue durée et aux enfants de familles nécessiteuses”.
Le chômage, en particulier celui très élevé des diplômés du supérieur, est à l’origine de l’agitation que connaît la Tunisie depuis la mi-décembre et qui avait été déclenchée par le suicide d’un vendeur sans permis qui s’était fait confisquer sa marchandise de fruits et légumes à Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis).
Dans un document intitulé “mesures concrètes”, le gouvernement a affirmé que la région de Sidi Bouzid a engrangé 2,350 milliards de dinars d?investissement depuis 1987 (1 dinar= 0,6 euro).
Le gouvernement a détaillé des projets lancés à Sidi Bouzid au début de l’agitation: un complexe industriel et technologique, renforcement du réseaux routiers et de télécommunications, un fonds commun à capital-développement d?un montant de 5 millions de dinars, outre un programme de formation pour les diplômés du supérieur.
Trois localités ayant connu des troubles ont été assurées d’abriter “des projets de développement intégré” pour un coût de 15 millions de dinars, 30 dans les petits métiers, 55 dans l?artisanat et 122 dans l’agriculture.
Un de ces villages, Menzel Bouzaïane, situé à 60 km de Sidi Bouzid, a été le théâtre d’affrontements ayant fait un tué et dix blessés le 24 décembre.
Dans la même région, plus 220 familles devaient être approvisionnées en eau potable et les sans emplois devraient disposer de 698 nouveaux postes avec des retombées pour 40.000 habitants, selon les chiffres publiés par le gouvernement.
Des mesures et projets chiffrés ont été avancées pour Kasserine (centre), Jendouba et Kef, deux villes du nord-ouest gagné par l’agitation, ainsi que Makthar, où des heurts et des dégâts “très lourds” étaient signalés samedi par des sources locales.
© 2011 AFP

Funérailles à Regueb le 9 janvier 2011 après la mort d'un manifestant
Foto (c) AFP: Beerdigung in Regueb 9. Januar 2011 nach dem Tod eines Demonstranten
Funérailles à Regueb le 9 janvier 2011 après la mort d’un manifestant

7. Tunisie : week-end sanglant dans des affrontements dans le centre-ouest
TUNIS (AFP) – 09.01.2011 20:20
Quatorze personnes sont mortes pendant les affrontements survenus le week-end à Thala et Kasserine, dans le centre-ouest de la Tunisie, selon un nouveau bilan officiel donné dimanche par le gouvernement.
La révolte sans précédent que connaît la Tunisie depuis la mi-décembre contre le chômage a dégénéré ce week-end en émeutes sanglantes, faisant quatorze morts à Thala et Kasserine selon le gouvernement, et au moins 20 selon l’opposition.
Selon le ministère de l’Intérieur, deux personnes ont été tuées dimanche parmi les “assaillants” à Kasserine et trois autres blessées plus ou moins grièvement, portant à cinq le nombre des morts dans cette ville depuis samedi.
Des agents de police ont été blessés dont un grièvement, à Kasserine, ville de plus de 77.000 habitants, à 290 km au sud de Tunis et seulement 65 km de la frontière algérienne. Le bilan de cinq morts annoncés auparavant à Thala est resté inchangé, selon le ministère, qui a évoqué pour la première fois des affrontements survenus à Regueb.
Quatre morts et deux blessés graves ont été signalés dans cette localité proche de Sidi Bouzid (265 km de Tunis), où plusieurs agents des forces de l’ordre ont été blessés, dont deux sont dans un état “critique”, a indiqué le ministère.
Des manifestations y ont dégénéré dimanche à la suite d’une altercation entre un chauffeur de camion et un officier de police qui lui avait confisqué ses papiers et son téléphone portable, ont raconté à l’AFP des témoins.
Cependant, selon des témoignages concordants recoupés par l’AFP, au moins quatre personnes ont été tuées dimanche par balle à Kasserine, et quatre autres au moins la veille à Thala.
Ces sources ont affirmé que le bilan devrait s’alourdir en raison d’un “grand nombre de blessés graves”, alors que des syndicalistes parlant sous couvert d’anonymat ont fait état dimanche à l’AFP de 35 morts entre Thala et Kasserine et Regueb, dans la région de Sidi Bouzid.
Un dirigeant de l’opposition Ahmed Nejib Chebbi a annoncé quant à lui, au moins vingt tués par balle et appelé le président Zine El Abidine Ben Ali à ordonner “un cessez-le-feu immédiat”.
“Les informations qui nous proviennent de Kasserine et Thala font état d’au moins vingt morts tombés sous les balle depuis samedi”, a déclaré à l’AFP Ahmed Nejib Chebbi, chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale).
“On a tiré sur les cortèges funèbres”, a-t-il affirmé, expliquant tenir ses informations des relais de son parti dans les deux villes.
Les émeutes sont parties de Sidi Bouzid, après le suicide le 17 décembre d’un vendeur ambulant sans permis qui s’était immolé pour protester contre la saisie de sa marchandise de fruits et légumes.
Mohamed Bouazizi, 26 ans, soutien de famille, est devenu le symbole d’une révolte sans précédent contre la précarité sociale et le chômage qui a gagné d’autres régions, où actes suicidaires, grèves et manifestations se sont multipliés.
Le gouvernement avait précédemment fait état de “nombreux agents de l’ordre blessés dont deux “dans un état critique”, indiquant que les forces de sécurité ont fait usage de leurs armes, après sommation, dans un acte de “légitime défense”, lorsque des individus ont voulu forcer le siège de la Délégation de Thala (sous-préfecture) au moyen de bouteilles incendiaires, de pierres et de bâtons.
Dans un bulletin spécial, la télévision nationale TV-7 a diffusé des images de bâtiments mis à sac à Thala, avec des équipements calcinés, des toits éventrés, des portes et fenêtres cassées.
Cet accès de violence “traduit un ras-le-bol des jeunes qui sont sortis la nuit pour se venger des forces de répression et crier leur colère contre un régime qui méprise leurs aspirations”, a estimé Menzli Chaabani, un opposant de Kasserine.
Samedi, alors que l’agitation entrait dans sa 4e semaine, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT, centrale syndicale unique) a proclamé son appui aux revendications “légitimes” des populations à Sidi Bouzid et dans les régions intérieures.
© 2011 AFP

(c) AFP: Des manifestants manifetsent aux cris de “liberté pour tous les prisonniers”, désignant les opposants faits détenus après des manifestations, à Tunis le 8 janvier 2011
Demonstranten riefen “Freiheit für alle Gefangenen”, das heißt der verhafteten Gegner nach Demonstrationen in Tunis, 8. Januar 2011
Des manifestants manifetsent aux cris de liberté pour tous les prisonniers détenus après des manifes8. Tunisie: le centre-ouest enterre ses morts dans la colère et le deuil
REGUEB (AFP) – 10.01.2011 16:22
Balles en caoutchouc, gaz lacrymogènes et cris de rage ont marqué une journée de colère lundi dans les localités du centre-ouest de la Tunisie qui enterraient leurs morts tombés ce week-end lors d’émeutes sans précédent contre le chômage.
A Regueb, prés de Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis), plus de 3.000 manifestants partagés entre la colère et le deuil ont défilé en cortège jusqu’au domicile de Manal Boualagui, une jeune femme, tuée dimanche d’une balle dans le dos.
Selon un correspondant de l’AFP, la police est intervenue et a dispersé le cortège en tirant des balles en caoutchouc pour prévenir les manifestants de faire le tour des autres domiciles endeuillés.
Les forces de l’ordre ont également empêché des mises en terre de victimes tombées la veille sous les balles dans le “carré des “martyrs” de la ville, totalement paralysée en ce jour de marché hebdomadaire.
Selon un enseignant défenseur des droits de l’Homme, Slimane Roussi, l’armée s’est interposée entre la police et les manifestants dans cette localité, dont les rues étaient jonchées de douilles de balles.
A Thala, la police à tiré des balles en caoutchouc pour disperser la foule des manifestants venus protester contre des “arrestations massives” et des perquisitions notamment aux domiciles de victimes, a relaté un témoin à l’AFP.
Kasserine, ville de 77.000 habitants à 290 km de Tunis et à 65 km de la frontière algérienne, a été le théatre d’affrontements entre des manifestants retranchés dans les locaux du syndicat régional et la police.
Selon Sadok Mahmoudi, membre du bureau exécutif de l’union régionale des travailleurs tunisiens (UGTT, centrale syndicale), les commerces étaient fermés et les habitants ont crié “leur colère contre leur régime” accusé de perpétrer “une tuerie contre le peuple”.
Plusieurs personnes se sont retranchés dans les locaux du syndicat pour fuir des tirs massifs de gaz lacrymogènes, selon M. Mahmoudi, qui a vu des ambulances sillonner la ville.
“La police est allée jusqu’à lancer des lacrymogènes dans un hammam de femmes”, les obligeant à quitter les lieux dans la panique, a-t-il assuré.
Il a indiqué qu’un homme blessé par balles dimanche avait succombé à sa blessure lundi à l’hôpital, placé sous contrôle de l’armée.
M. Mahmoudi a également fait état d'”grand nombre” de blessés en réanimation, et indiqué que, selon des sources sanitaires, l’hôpital était à cours de sang.
A Tunis, des unités de la police anti-émeute ont dispersé à coups de matraques une manifestation de quelques dizaines de jeunes sur la place du Passage, dans le centre de la ville.
Ces derniers s’y étaient donné rendez-vous par le biais de leur compte Facebook, où le drapeau national entâché de sang s’affiche en photo, en signe de protestation contre les récentes violences.
Des émeutes contre le chômage, sans précédent en Tunisie, ont fait samedi et dimanche au moins 14 morts selon le gouvernement, et plus de 20 selon des sources de l’opposition.
Lundi, des manifestations et des affrontements ont été signalés à l’AFP par des témoins à Ferina et Redyef, près de Gafsa (350 km au sud-ouest), à Kairouan et sa région (centre-ouest) et au Kef (nord-ouest).
En fin d’aprés midi, le président Zine El Abidine Ben Ali a annoncé dans un discours télévisé que des centaines de milliers d’emplois allaient être créés pour tenter d’endiguer la colère d’une jeunesse qui se plaint du manque de perspectives. Il a également condamné “les actes terroristes perpétrés par des voyous cagoulés”.
© 2011 AFP

9. Tunisie: Ben Ali promet 300.000 emplois d’ici 2012 pour désarmorcer la crise
TUNIS (AFP) – 10.01.2011 16:29
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a promis lundi dans un discours télévisé la création de 300.000 emplois d’ici 2012 après des émeutes sans précédent contre le chômage.
Il a également dénoncé des “actes terroristes impardonnables perpétrés par des voyous cagoulés” dans le centre-ouest du pays, théâtre d’émeutes qui ont fait au moins 14 morts selon le gouvernement, et plus de 20 selon des sources de l’opposition.
“Nous avons décidé de multiplier les capacités d’emploi et la création de sources de revenus (…) dans tous les secteurs durant les années 2011 et 2012”, a-t-il dit, annonçant 300.000 emplois supplémentaires, outre les 50.000 postes promis récemment par le patronat pour les régions.
Par ailleurs, il a dénoncé “des actes terroristes” qui “ont été perpétrés durant la nuit par des bandes de voyous cagoulés”, accusant des manipulateurs “n’hésitant pas impliquer nos enfants dans des actes de vandalisme et de destruction en diffusant des slogans et des informations mensongères”.
Trois localités –Kasserine, Thala et Regueb– étaient en proie à des violences lundi, signe de la poursuite des émeutes contre le chômage qui secouent la Tunisie depuis la mi-décembre.
“A ceux qui veulent porter atteinte aux intérêts du pays, ou manipuler notre jeunesse, nous disons que la loi sera appliquée”, a-t-il ajouté appelant les Tunisiens “à protéger leurs progénitures contre les malfaiteurs”.
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10. ANALYSE – Maghreb: un profond malaise social, une absence de perspectives politiques
PARIS (AFP) – 06.01.2011 15:33
Les violentes protestations sociales en Algérie et en Tunisie témoignent d’un malaise social profond, touchant en particulier les jeunes diplomés, aggravé par la crise économique et l’usure des élites politiques, estiment des experts interrogés par l’AFP.
La Tunisie est en proie, depuis le 17 décembre, à une révolte sociale inédite, partie du centre-ouest du pays, qui a fait 4 morts au total: deux lors de manifestations et deux suicides. En Algérie, des émeutes ont éclaté ces derniers jours dans les villes du pays pour dénoncer le chômage et le coût de la vie.
Selon les analystes, il y a des points communs entre les deux pays, ainsi qu’avec le Maroc voisin. Leurs économies ne parviennent pas à offrir des perspectives aux jeunes, souvent diplômés, qui arrivent sur le marché du travail.
“Dans ces trois pays, il y a eu des efforts dans le domaine de l’éducation, mais on n’a pas pensé aux mécanismes d’intégration des jeunes diplômés à la collectivité, une intégration qui passe évidemment par l’emploi”, estime Driss Benali, économiste, professeur à l’université Mohammed V de Rabat.
Le Tunisien de 26 ans qui s’était immolé par le feu en décembre et qui est mort mardi des suites de ses blessures était l’un de ces jeunes diplômés. Il était vendeur ambulant, faute de mieux, et sa marchandise venait d’être confisquée par la police.
La crise mondiale est venue s’ajouter à ces difficultés, de même que la hausse des prix alimentaires qui, dans ces pays, sont pourtant subventionnés par l’Etat. Après les manifestations en Algérie, le gouvernement vient d’assurer que l'”Etat continuera à subventionner les produits” de première nécessité.
“Il y a beaucoup de chômage, beaucoup de diplômés-chômeurs et ça fait longtemps que ça dure. La situation tient tant qu’il y a de la croissance économique”, observe Pierre Vermeren, maître de conférence à l’université de Paris I.
“De plus, la crise économique a bloqué l’émigration” qui était une soupape pour les économies du Maghreb, en offrant un débouché à certains diplômés, note-t-il.
En outre, explique le chercheur, l’Algérie et la Tunisie sont “deux pays qui ont des systèmes politiques en crise” avec deux présidents, Abdelaziz Bouteflika et Zine el Abidine Ben Ali, qui s’approchent de la fin de leur carrière. En l’absence de relève, “cela crée une situation politique d’attente, sans perspective”, note-t-il.
Les régimes politiques des pays du Maghreb sont pourtant très différents, la Tunisie étant très critiquée pour l’absence de libertés politiques.
“En Tunisie, ils manifestent parce qu’ils étouffent, ce n’est pas une violence seulement sociale mais une protestation contre le fonctionnement du régime. Le régime et la famille Ben Ali ont écarté toutes les relèves potentielles. Il n’y a plus de relais du pouvoir, il y a la peur qui règne”, souligne Antoine Basbous, de l’Observatoire des pays arabes.
De fait, le président Ben Ali, qui tient le pays d’une main de fer, a peu de craintes de voir son pouvoir menacé par la révolte sociale, selon les analystes.
“Au Maroc, la situation n’est pas aussi fermée, il y une opposition constituée. Les jeunes au chômage peuvent manifester durant des mois devant l’Assemblée nationale à Rabat”, ajoute Karim Pakzad, de l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), à Paris.
En Algérie, “le FLN (au pouvoir) a gardé une légitimité du parti de libération nationale” et “dans l’espace public, les partis d’opposition peuvent s’exprimer”, précise-t-il.
Pour les trois pays, il faut aussi désormais prendre en compte la dimension internet et le possible effet de contagion. “Les gens sont toute la journée sur internet, sur Facebook et les Algériens voient très bien ce qui se passe en Tunisie”, relève Pierre Vermeren, qui souligne aussi le rôle de la chaîne Al-Jazirah dans la diffusion de l’information au Maghreb.
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Localisation de quelques villes où ont été tués les manifestants

1. Tunesien / Sidi Bouzid: Zusammenstöße zwischen Studenten und Polizei in Thala
TUNIS (AFP) – 2011.03.01 23.01
Demonstranten und Sicherheitskräfte kollidierten Montag in Thala, 250 km westlich-zentral von Tunis, sagte am Montag eine Gewerkschafts- Quelle.
Rund 250 Demonstranten, meist Oberschüler, versammelten sich um 18:30 lokal für einen friedlichen Marsch, um ihre Unterstützung für die Proteste gegen die Arbeitslosigkeit und die hohen Lebenshaltungskosten in der Region von Sidi Bouzid (West Central) auszudrücken, sagte der AFP eine Gewerkschaft Quelle, die anonym bleiben will.

Dieser friedliche Marsch wurde gewalttätig, als die Polizei die Demonstranten durch Tränengas zu stoppen versuchte, und eine Granate davon fiel in eine Moschee, sagten Augenzeugen.
Wütend, steckten die Demonstranten in Brand Reifen und das örtliche Büro der Regierungspartei gesetzt, der Sammlungsbewegung für verfassungsmäßige Demokratie (RCD), sagte die Quelle.
Keine Informationen über diese Vorfälle waren nicht sofort verfügbar aus offiziellen Quellen.
Darüber hinaus konnten die Studenten ohne ein Problem in der Stadt Sidi Bouzid (265 km von Tunis) demonstrieren, in einem schwierigen sozialen Hintergrund von Arbeitslosigkeit und Teuerung seit dem 17. Dezember (nach einem Versuch Selbstmord eines jungen Straßenverkäufers von Obst und Gemüse).
Diese Ereignisse fielen am Montag mit dem Schulbeginn der High-School-Klassen nach der Ferienzeit zusammen.
© 2011 AFP

2. Tunesien: Tod des jungen Tunesiers, der sich selbst in Brand gesetzt hatte
TUNIS (AFP) – 2011.01.05 11.19
Der junge Tunesier Mohamed Bouazizi, der sich selbst in Brand gesetzt hatte am 17. Dezember in Sidi Bouzid (Zentrum für Tunesien) und dessen Handeln ausgelöst hat eine Welle von sozialen Unruhen, starb Dienstag Abend, war es zu hören von übereinstimmenden Quellen.
Der Tod wurde in Paris gemeldet von Belhassen, Präsidentin der Internationalen Föderation der Menschenrechte (FIDH) und vom Ausschuss für die Achtung der Freiheiten und Menschenrechte in Tunesien (CRLDHT).
“Er starb gestern um 19.00 Uhr”, sagte der AFP Frau Belhassen. “Wir brauchen eine Untersuchung oder eine nationale Kommission, um die Ursachen und Lösungen für die sozialen Proteste, die viele tragische Formen angenommen haben, zu bestimmen”, fügte sie hinzu.
“Wir haben nur den Tod des jungen Mohamed Bouazizi an schweren Verbrennungen im Krankenhaus von Ben Arous, Tunesien, zu melden”, so in einer Erklärung des Ausschusses für die Achtung der Freiheiten und Menschenrechte e Tunesien ( CRLDHT).
Zwei Mitglieder der Familie des jungen Mannes bestätigten seinen Tod zu AFP.
“Mohammed starb gestern (Dienstag) um 05.30 Uhr im Krankenhaus in Ben Arous”, sagte sein Bruder Salem Bouazizi und fügte hinzu, dass der Körper durch Autokolonne gebracht Mittwoch in Sidi Bouzid zur Familie zur Beerdigung wurde.
“Es ist eine Tragödie, die Familie in das Elternhaus von Mohamed ist wiedervereinigt, um seine Ankunft abzuwarten”, sagte der Onkel Horchani Mahdi.
Die tunesische Ministerium für Gesundheit dann meldete den Tod Dienstag abend in einer Erklärung von der staatlichen Behörde TAP freigegeben.
Das Ministerium sagte, der junge Mann von eine “große Aufmerksamkeit in der Klinik für schweren Verbrennungen in Ben Arous” umgeben war und erinnerte daran, dass er den Besuch von Präsident Zine El Abidine Ben Ali erhielt.
Tunesien erlebt Unruhen seit dem Selbstmord von Mohamed Bouazizi. Der junge Hausierer von Obst und Gemüse ohne Genehmigung hatte sich in Brand gesetzt, nachdem seine Waren von der Polizei beschlagnahmt worden waren.
© 2011 AFP

3. Tunesien, Sidi Bouzid: Spannung für den Abschied von Mohamed Bouazizi
TUNIS (AFP) – 2011.05.01 20.23
Der junge Tunesier, dessen Selbstopferung durch Feuer 17. Dezember in Sidi Bouzid (West Center) eine Revolte gegen die Arbeitslosigkeit auslöste, wurde am Mittwoch in einer angespannten Atmosphäre begraben, nachdem er seinen Wunden erlag am Tag zuvor in einem Krankenhaus in Tunis.
Mohamed Bouazizi, 26, hatte sich außerhalb des Büros des Gouverneurs (Präfekt) von Sidi Bouzid (260 km von Tunis) verbrannt, aus Protest gegen die muskulöse Beschlagnahme durch die Polizei seines Sortiments von Obst und Gemüse, dass er ohne Lizenz verkauft, um seine Familie zu unterstützen.
Zwischen Trauer und Wut, eine Menge von schätzungsweise 5.000 Menschen marschierten hinter seinem Sarg auf den Friedhof 16 km von Sidi Bouzid, und schrien Rache “Garaat Bennour”, berichtete der AFP Laabidi Kamel, ein Gewerkschafter.
“Mohamed wir rächen Dich, Lebt wohl!”, “Dein Blut wird nicht umsonst fließen”, “Wir beweinen Dich heute, wir werden diejenigen, die Deinen Tod verursachten, zum Weinen bringen”, schrie das Volk in der Prozession, sagte der Zeuge.
“Die Menge schrie ihre Wut auch gegen die hohen Lebenshaltungskosten”, die zum Selbstmord führten von Mohamed, “Schande über die Regierung”, sagte Laabidi.
“Mohamed hat sein Leben geopfert, um die Aufmerksamkeit auf seine Situation und die seiner Brüder zu ziehen,” sagte der Onkel des Opfers Horchani Mehdi, beschreibt die “enorme Schmerzen und Gefühl der Ungerechtigkeit, gefühlt von allen” in Sidi Bouzid an diesem Tag der “Trauer”.
“Mohamed wurde zum Symbol der Ablehnung und Verachtung der Arbeitslosigkeit und der Tod wird wahrscheinlich die Spannungen, zu leben bereits in Sidi Bouzid und in den umliegenden Regionen, verschärfen”, sagte ein Diplomat gegenüber AFP, unter der Bedingung der Anonymität.
Obwohl es nicht ein Hochschulabsolvent war “, seine Tat ist symptomatisch für die Malaise der jungen Absolventen, die gezwungen sind, ihren Lebensunterhalt im informellen Handel zu verdienen”, analysierte er.
Der Protest nach dem Akt des Mohamed Bouazizi degeneriert und verursachte vier Todesfälle bisher: zwei Demonstranten durch Schüsse getötet in Bouzaiane Menzel und zwei Selbstmorde, der von Mohammed und der eines anderen Jugendlichen, der sich von einem Strommast auf elektrische Leitungen geworfen hat, mit einem Schrei gegen Armut und Arbeitslosigkeit, nach einem Zeugen namens Ali Zari.
Die Regierung bestreitet die These dieses zweiten Selbstmord und untersucht.
Mittwoch Abend in Sidi Bouzid, schneiden die Behörden die Stromversorgung ab, um einen Massenselbstmord zu verhindern von einer Frau und drei Kindern, die den gleichen Strommast bestiegen hatten, mit dem Ruf nach Arbeit und Wohnungen, sagten der AFP Zeugen von Gewerkschaft.
Außerdem in der Nähe von Tunis, ein Gymnasiast hatte sich selbst in Brand gesetzt Gründen im Zusammenhang mit seiner schlechten Leistung und der Angst, von seiner Schule verwiesen zu werden, weil man ihm die Beschädigung einer Tür vorwarf, teilten der AFP Mitschüler und Lehrer mit.
Diese Vorfälle fallen zeitlich mit dem Begräbnis von Mohamed Bouaziz zusammen.
Das Ministerium für Gesundheit bekräftigte, dass der junge Mann von “große Aufmerksamkeit des Krankenhauses Burn Ben Arous” umgeben war und erinnert daran, dass er am 28. Dezember den Besuch von Präsident Zine El Abidine Ben Ali erhielt.
Ende Dezember hatte Herr Ben Ali die Ereignisse in Sidi Bouzid bedauert und verurteilte die “politische Instrumentalisierung von bestimmten Parteien.”
Er hatte die Familie das Toten im Palast in Karthago empfangen.
Mittwoch Abend, Mahmoudi Sadok, ein Gewerkschafter von Tala, einer Stadt im mittleren Westen, berichtete von “zahlreichen” Festnahmen bei jungen Menschen, die gejagt wurden von der bewaffneten Polizei bis zu den Höhen der Stadt.
© 2011 AFP

4. Tunesien: Anwälte im Streik, um zu protestieren gegen Repression
TUNIS (AFP) – 2011.01.06 14.02
Tausende von Rechtsanwälten machen einen Streik seit Donnerstag in allen tunesischen Gerichten und verurteilen die Unterdrückung vom 31. Dezember einer Demonstration in Solidarität mit den Einwohnern von Sidi Bouzid, dem Schwerpunkt der Proteste gegen die Arbeitslosigkeit und Prekarität im Land .
“Der Streik ist von 95% der Anwälte bei allen Gerichten befolgt worden” nach dem Aufufuf des Nationalen Rates der Rechtsanwälte (CNOA), sagte gegenüber AFP der Rechtsanwalt Abderrazak Kilani.
“Es passiert in Ruhe und keine Zwischenfälle wurden in den Regionen oder in Tunis aufgezeichnet, Anwälte zeigen, dass sie klug und verantwortungsbewusst zu reagieren wissen”, sagte er.
Hotlines mit den Gerichten in Fällen bei denen die Gefahr der Klageabweisung besteht wurden eingerichtet, aber die überwältigende Mehrheit der 8.000 Anwälte Tunesiens folgt dem Streikaufruf, sagte der Präsident.

CNOA hatte den Streik ausgerufen nach der Niederschlagung am 31. Dezember einer Demonstration zur Unterstützung der Menschen in Sidi Bouzid (West Central), dem Ausgangspunkt für soziale Unruhen und Protesten vor dem Hintergrund der Arbeitslosigkeit seit 19. Dezember.
Am 31. Dezember verurteilte CNOA “eine noch nie dagewesene Verwendung” von der Macht “zum Schweigen zu bringen die Anwälte” und sagte, sie seien “entschlossen, die Meinungsfreiheit zu verteidigen” sowie “das Recht des Volkes in Sidi Bouzid und in anderen Bereichen, der Beschäftigung, derr Würde beraubt. ”
Rechtsanwälte seien “geschlagen, beleidigt und verfolgt” worden in Tunis, Grombalia, Sousse, Monastir, Mahdia Gafsa und Jendouba. Einer hatte eine gebrochene Nase und ein anderer war laut CNOA “ernsthaft in die Augen verwundet”.
Der Anwalt hat kurz angesprochen seine Kollegen am Donnerstag, die auf “Turn the Page nun, dass der Beruf gesprochen hat zu sagen, man darf nicht auf Anwälte schlagen.”
Mitglieder des demokratischen Rechts-Rally (RCD, die regierende Partei von Präsident Zine El Abidine Ben Ali) haben den Streik abgelehnt. Im Kontext der sozialen Unruhen “ist dies keine defensive Maßnahme der Justiz, es ist ein Akt der politischen Intrumentalisation”, sagte Mr. Harbi Mohsen.
© 2011 AFP

5. Tunesien: anhaltende Unruhen, Streiks und Verhaftungen von Internet-Nutzern
TUNIS (AFP) – 2011.07.01 06.34
Zwischen Straßenprotesten, Rechtsanwälte-Streik, Suizidversuchen und Verhaftungen von Internet-Nutzern setzen sich die vor drei Wochen begonnenen sozialen Unruhen in Sidi Bouzid (West Central) fort, trotz beruhigender Maßnahmen seitens der Regierung.
In Sidi Bouzid (265 km südlich von Tunis), die meisten High Schools und Colleges sind im Streik in dieser Stadt in Trauer nach der Beerdigung von Mohamed Bouaziz, sagte gegenüber AFP Ali Zari, ein lokaler Gewerkschaftsführer.
… s.o. …
Die Bewegung hat sich seither auf andere entlegene Gebiete in Mittel-und Süd-Westen verbreitet, gewann am Donnerstag wohlhabendere Küstengemeinden.
In der Nähe von Sfax, in Jbeniana (300 km südöstlich von Tunis), zerstreute die Polizei eine Demonstration von Studenten und anderen, heftiger aber noch Tala (West), wo muskulöse Verhaftungen so früh wie gestern Abend gemeldet wurden.
Ein neuer Selbstmord, der dritte seit Beginn der Unruhen fand in Chebba, an der Ostküste statt, wo Mohamed Slimane, 52, ein Bauarbeiter und Vater von zwei Hochschulabsolventen arbeitslos, erhängt gefunden wurde.
Der Mann war krank und hat verzweifelt Hilfestellung nicht gefunden, um seine Familie zu ernähren.
In der Nähe von Sfax, in Regueb, hat ein Jugendlicher mit Selbstmord gedroht durch Stromschlag zu begehen, mit der Anklage von Korruption und Ungleichheit in der Beschäftigung. Ein weiterer hat sich in Metlaoui verbrannt, ein Bergbaugebiet, das Probleme im Jahr 2008 erlebte .
Tausende von Rechtsanwälten vollziehen einen Streik wegen der Niederschlagung am 31. Dezember einer Protestdemonstration der Solidarität mit den Bewohnern von Sidi Bouzid, sagte der Anwalt Abderrazak Kilani.
Die Gerichtsbarkeit hatte verurteilt “eine noch nie dagewesene Verwendung” von Macht und sie habe die Pflicht zu “verteidigen die Meinungsfreiheit” und “das Recht des Volkes von Sidi Bouzid und anderen benachteiligten Gebieten auf Beschäftigung, auf Würde” .
Der Streik wurde jedoch als Akt der “Politik” gegen das Regime angeprangert, von Anwälten aus der Demokratischen konstitutionelle Rally (RCD, die regierende Partei von Präsident Zine El Abidine Ben Ali).
Darüber hinaus wurden ein Rapper und zwei Blogger festgenommen Donnerstag, dem Tag nach Cyber-Angriffen von Gruppen von Internet-Solidaritätsbewegung des sozialen Protests.
Diese Angriffe wurden nach einer Losung von “Anonymous” gestartet, die sich als eine Gruppe von Benutzern für freie Meinungsäußerung definiert.
Laut seinem Bruder ist Ben Amor Hamada, genannt “The General”, in Sfax verhaftet, der Autor eines Rapsongs mit dem Titel “Präsident, Dein Volk ist tot”. Broadcasted im Internet hat sich der Song zu einem Raum für Ausdruck für Tausende von jungen Tunesiern entwickelt, einschließlich Facebook und Twitter.
Amamou Slim und El Aziz Amami, Internet-Nutzer sehr aktiv gegen die Zensur, wurden ebenfalls festgenommen Donnerstag, laut dem oppositionellen Journalisten Sofiene Chourabi.
….
© 2011 AFP

6. Tunesien: Der Arbeitgeber versprechen 50.000 Arbeitsplätze, die Regierung verteidigt sich
TUNIS (AFP) – 2011.08.01 08.12
Die tunesischen Arbeitgeber haben Samstag angekündigt eine Kampagne der Einstellung von jungen Akademikern, während die Regierung eine eine Reihe von Maßnahmen für die Regionen einleitete, einschließlich Sidi Bouzid, dem Ausgangspunkt einer Revolte gegen die Arbeitslosigkeit seit dem 19. Dezember .
“Diese Kampagne zielt darauf ab 50.000 Universitätsabsolventen in den kommenden acht Wochen zu engagieren”, sagte Hedi Jilani, Präsident der tunesischen Union für Industrie, Handel und Handwerk (UTICA).
Herr Jilani forderte die Unternehmen auf, “sofort zu beginnen” diese zusätzlichen Einstellungen von mindestens 4% ihrer gesamten Belegschaft, “vorrangig Langzeitarbeitslose und Kinder aus bedürftigen Familien.”

In einem Dokument mit dem Titel “konkrete Maßnahmen” die Regierung sagte, dass die Region von Sidi Bouzid hat 2,350 Mrd. Dinar Investment seit 1987 (1 Dinar = 0,6 Euro) bekommen.
Die Regierung hat umfassende Projekte in Sidi Bouzid benannt: Ausbau der industriellen und technologischen Kapazitäten, der Straßennetze und der Telekommunikation, eine Pool-Fonds Kapital für Entwicklung $ 5.000.000 Dinar, neben einem Trainingsprogramm für Hochschulabsolventen.
Drei Gemeinden, die mit Problemen konfrontiert waren, bekommen ein “Integrated Development Project” mit einem Kostenaufwand von 15 Millionen Dinar, 30 Projekte in kleinen Unternehmen, 55 in Handwerk und 122 in Landwirtschaft.
Eines dieser Dörfer, Menzel Bouzaiane, gelegen 60 km von Sidi Bouzid, war der Schauplatz von Auseinandersetzungen mit einem Toten und zehn verwundeten am 24. Dezember.
In der gleichen Region werden über 220 Familien mit Trinkwasser angeschlossen und Arbeitslose sollten 698 neue Arbeitsplätze bekommen mit Vorteilen für 40.000 Menschen in der Region, nach Angaben der Regierung.
Quantitative Maßnahmen und Projekte sind für Kasserine vorgebracht worden (Mitte), in Jendouba Kef und Makthar, zwei Städte im Nordwesten von “sehr schwerer” Agitation.
© 2011 AFP

6. Tunesien: Ein Wochenende mit blutigen Zusammenstößen im mittleren Westen
TUNIS (AFP) – 2011.09.01 20.20
Vierzehn Menschen starben bei Zusammenstößen am Wochenende in Kasserine und Thala im zentral-westlichen Tunesien, nach einer neuen offiziellen Zahl gegeben Sonntag von der Regierung.
Der beispiellose Aufstand der Tunesier seit Mitte Dezember gegen die Arbeitslosigkeit hat an diesem Wochenende in blutige Unruhen eskaliert, mit 14 Toten nach der Regierung, und mindestens 20 nach der Opposition.
Laut dem Innenministerium waren zwei Menschen am Sonntag bei den “Aufrührern” in Kasserine getötet und drei andere waren mehr oder weniger schwer verwundet, womit auf fünf die Zahl der Todesfälle in dieser Stadt seit Samstag steigt.
Polizisten wurden verletzt, einer schwer, bei Kasserine, einer Stadt mit mehr als 77.000 Einwohner, 290 km südlich von Tunis und nur 65 km von der algerischen Grenze. Die Zahl von fünf Todesfällen angekündigt für Thala war unverändert, teilte das Ministerium mit, das auch über die ersten Zusammenstöße bei Regueb aufgetreten sprach.
Vier Tote und zwei Schwerverletzte gab es in dieser Stadt in der Nähe von Sidi Bouzid (265 km von Tunis), wo auch mehrere Polizeibeamte verletzt wurden, von denen zwei “kritisch”, erklärte das Ministerium .
Proteste haben dort am Sonntag eskaliert nach einer Auseinandersetzung zwischen einem LKW-Fahrer und einem Polizisten, der seine Papiere und sein Handy beschlagnahmt hatte, sagten der AFP Zeugen.
Allerdings, nach Aussagen von AFP gesammelt, mindestens vier Menschen wurden am Sonntag erschossen in Kasserine und vier andere mindestens am Vortag bei Thala.
Diese Quellen sagten, dass zu erwarten ist Anstieg durch eine “große Zahl von schweren Verletzungen”, während Gewerkschaftsmitglieder, die unter der Bedingung der Anonymität sprachen, berichteten der AFP am Sonntag von 35 Toten zwischen Thala und Kasserine und Regueb in der Region von Sidi Bouzid.
Ein Oppositionsführer, Ahmed Nejib Chebbi, historischer Führer der Progressiven Partei (PDP legale Opposition), sprach von mindestens zwanzig Erschossenen und hat Präsident Zine El Abidine Ben Ali zu einem “Waffenstillstand sofort” aufgerufen.
“Sie schossen auf Trauerzüge”, sagte er gegenüber AFP und erklärt die Beibehaltung der Informationsstellen seiner Partei in beiden Städten.
….
Die Regierung hatte zuvor “zahlreiche Mitarbeiter der Strafverfolgungsbehörden” als verletzt gemeldet, davon zwei “in einem kritischen Zustand”, und sagt, dass die Sicherheitskräfte ihre Waffen benutzt haben, nach Summierung, in einem Akt der “Selbstverteidigung”, als Menschen haben versucht, den Sitz der Thala-Unterpräfektur mit Brandsätzen Flaschen, Steinen und Stöcken anzugreifen.
In einem speziellen Bulletin ausgestrahlt im TV-7 nationalen Fernsehen gab es Aufnahmen von geplünderten Gebäuden in Thala, mit verkohlten Ausrüstung, Dächer aufgerissen, Türen und Fenster kaputt.
Dieser Ausbruch von Gewalt, “spiegelt eine Schnauze-voll der Jugendlichen, über Nacht, um sich gegen die Kräfte der Repression zu rächen und ihre Wut gegen ein Regime auszudrücken, das seine Hoffnungen verachtet”, sagte Menzli Chaabani, ein Oppositioneller aus Kasserine.
Samstag, während die Erregung in seiner vierten Woche war, erklärte der General Union der tunesischen Arbeitnehmer (UGTT, einzige Gewerkschaft) seine Unterstützung für “die legitimen” Forderungen der Menschen in Sidi Bouzid und im Binnenland.
© 2011 AFP
=> siehe auch, bei Telepolis, 10.01.
Tunesien: Tödliche Schüsse auf Demonstranten
“Mindestens 23 Tote” bei Auseinandersetzungen zwischen Sicherheitskräften und Demonstranten in mehreren Städten; die Regierung geht mit drastischen Maßnahmen gegen soziale Unruhen vor

7. Tunesien: Das Zentrum-West begräbt seine Toten in Wut und Trauer
Regueb (AFP) – 2011.01.10 04.22
Gummigeschosse, Tränengas und Schreie der Wut – ein Tag des Zorns und der Trauer am Montag in den Städten des westlich-zentralen Tunesien, wo die Menschen begraben an diesem Wochenendeihre Toten aus beispiellosen Ausschreitungen gegen die Arbeitslosigkeit.
In Regueb, bei Sidi Bouzid (265 km südlich von Tunis), mehr als 3.000 Demonstranten geteilt zwischen Wut und Trauer zogen in einer Prozession zum Haus von Manal Boualagui, eine junge Frau getötet Sonntag durch eine Kugel.
Laut einem AFP-Korrespondent, griff die Polizei an und zerstreute die Prozession durch feuern von Gummigeschosse auf Demonstranten und machten die Runde durch andere Häuser in der Trauer, um Protest zu verhindern.
Die Polizei hat auch am Vorabend mit Kugeln in der “Platz der Märtyrer ” der Stadt, ganz in der wöchentlichen Markttag, Beerdigungszüge verhindert.
Nach einer Lehrerin, Aktivistin der Menschenrechte, Slimane Roussi, die Armee trat zwischen Polizei und Demonstranten in der Stadt, deren Straßen mit Patronenhülsen übersät waren.
In Thala feuerte die Polizei Gummigeschosse auf die Menge der Demonstranten protestieren gegen “Massenverhaftungen” und durchsucht darunter auch die Wohnungen der Opfer, berichtete ein Zeuge der Nachrichtenagentur AFP.
Kasserine, Stadt von 77.000 Einwohnern und 290 km von Tunis und 65 km von der algerischen Grenze, war der Schauplatz von Auseinandersetzungen zwischen Demonstranten im Gewerkschaftsbüro verschanzt und regionaler Polizei .
Nach Sadok Mahmoudi, ein Mitglied der Exekutive des Regionalen Vereinigung der tunesischen Arbeitnehmer (UGTT Zentralverband), waren die Geschäfte geschlossen und Bewohner haben geschrien “ihre Wut gegen ihr Regime” zu begehen “ein Massaker gegen die Bevölkerung.”
Viele Menschen sind in der GewerkschaftBüro verschanzt, um zu entkommen massiven Feuer von Tränengas, nach Herrn Mahmoud, der Krankenwagen in der Stadt sah.
“Die Polizei ging sogar mit Tränengas in ein Dampfbad von Frauen,” sie zu zwingen, es in Panik zu verlassen, sagte er.
Herr Mahmoudi berichtet auch über eine “große Anzahl” von Todesopfern auf der Intensivstation, und hat darauf hingewiesen, dass medizinische Quellen sagten, lief das Krankenhaus von Blut über.
In Tunis verteilten Einheiten der Anti-Aufruhr-Polizei Schlagstöcke gegen eine Demonstration von Dutzenden von jungen Menschen im Zentrum der Stadt.
Diesen wurden der Demonstrations- Termin über ihre Facebook-Account genannt, wo die Nationalflagge in Blut gebadet gezeigt wird, aus Protest gegen die jüngste Gewalt.
Ausschreitungen gegen die Arbeitslosigkeit, beispiellos in Tunesien, forderten Samstag und Sonntag mindestens 14 Tote nach der Regierung, und mehr als 20 nach Opposition Quellen.
Am Montag wurden Demonstrationen und Zusammenstöße an AFP berichtet von Zeugen in Ferina Redyef in der Nähe von Gafsa (350 km südwestlich), in Kairouan und seine Umgebung (mittleren Westen) und Kef (Nord Westen).
Am späten Nachmittag, sagte Präsident Zine El Abidine Ben Ali in einer im Fernsehen übertragenen Rede, dass Hunderttausende von Arbeitsplätzen geschaffen würden, zu versuchen, die Wut einer Jugend zu dämpfen, die von Mangel an Perspektive klagt. Er verurteilte auch “terroristische Handlungen verübt durch Kapuzen- Schläger.”
© 2011 AFP

8. Tunesien: Ben Ali versprach 300.000 Arbeitsplätze bis zum Jahr 2012 um die Krise zu entschärfen
TUNIS (AFP) – 2011.10.01 16.29
Der tunesische Präsident Zine El Abidine Ben Ali hat am Montag in einer im Fernsehen übertragenen Rede die Schaffung von 300.000 Arbeitsplätzen bis zum Jahr 2012 versprochen, nach beispiellosen Ausschreitungen gegen die Arbeitslosigkeit.
Er verurteilte auch ” unverzeihliche terroristische Handlungen verübt von Schlägern die tragen Kapuzen”.
“Wir haben beschlossen, die Kapazität der Schaffung von Arbeitsplätzen und Einkommen (…) in allen Sektoren in den Jahren 2011 und 2012 zu erhöhen”, sagte er und kündigte weitere 300.000 Arbeitsplätze an, zusätzlich zu den 50.000 Arbeitsplätze versprochen vor kurzem von den Arbeitgebern für die Regionen.
Er prangerte auch “terroristische Handlungen”, die “in der Nacht von Schlägerbanden mit Kapuze begangen wurden”, warf Manipulatoren vor, sie “scheuten sich nicht, unsere Kinder in Vandalismus und Zerstörung zu ziehen durch Parolen verbreiten und irreführende Informationen “.
“An jene, die die Interessen des Landes schaden, oder manipulieren unsere Jugend, sagen wir, dass das Gesetz angewendet wird”, sagte er mit der Aufforderung an Tunesier “ihre Nachkommen gegen die Verbrecher zu schützen.”
© 2011 AFP

9. ANALYSE – Maghreb: ein tiefes soziales Elend, ein Mangel an politischen Perspektiven
PARIS (AFP) – 2011.01.06 03.33
Die gewaltsamen sozialen Proteste in Algerien und Tunesien zeigen ein tiefgreifendes soziales Unbehagen, vor allem bei jungen Absolventen, verschärft von der wirtschaftlichen Krise und der Abnutzung der politischen Eliten, sagen Experten befragt von AFP.

Analysten zufolge gibt es Gemeinsamkeiten zwischen den beiden Ländern sowie mit den benachbarten Marokko. Ihre Volkswirtschaften sind nicht in der Lage, Möglichkeiten für Jugendliche, oft Hochschulabsolventen, zu schaffen, in den Arbeitsmarkt einzutreten.
“In diesen drei Ländern gibt es Bemühungen auf dem Gebiet der Bildung, aber wir haben nicht über die Mechanismen der Integration von jungen Absolventen in der Gemeinde nachgedacht, einen Integrationskurs, der die durch die Beschäftigung geht”, sagte Driss Benali, Ökonom, Professor an der Universität Mohammed V in Rabat.
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Die globale Krise hat diese Schwierigkeiten verschärft, sowie die steigenden Lebensmittelpreise in diesen Ländern, obwohl sie doch vom Staat subventioniert sind. Nach den Ereignissen in Algerien hat die Regierung dafür gesorgt, dass der “Staat wird auch

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