TUNESIEN: SCHWIERIGE TRANSITION – Tunisie: la transition difficile

1. In Tunesien Ben Alis Partei ausgesetzt und weitere Gewalt in der Provinz
TUNIS (AFP) – 2011.02.06 07.45
Das tunesische Innenministerium kündigte am Sonntagabend die “Aussetzung” der Aktivitäten des demokratischen Rechts-Rallye (RCD, Partei an der Macht unter Präsident Ben Ali) an, in Erwartung seiner Auflösung, in einer Erklärung im nationalen Fernsehen verlesen nach einem Wochenende gekennzeichnet durch Ausbrüche von Gewalt in der Provinz.
2. Tunesien: Le Kef, eine Stadt am Rande des Nervenzusammenbruchs
Le Kef (Tunesien) (AFP) – 2011.02.07 24:08
Die Bergstadt Le Kef, im Nordwesten von Tunesien, ist nur noch ein Nervenbündel. Die Bewohner erleben ein Wochenende der Gewalt mit zwei Tote, Plünderungen und Brandstiftung. Sie sind es leid, 23 Jahre unter Ben Ali zur Stille gezwungen gewesen zu sein. “Sagen Sie ihnen! Aber sage ihnen, was passiert! Wir brauchen das Sprechen”, sagte ein alter Mann einem AFP-Journalisten.
3. Tunesien: Die Abgeordneten ermöglichen dem Präsidenten, ohne sie zu regieren
TUNIS (AFP) – 2011.02.07 18.05
Das tunesische Parlament, obwohl von der ehemaligen Regierungspartei dominiert, hat mit überwältigender Mehrheit Montag ein Gesetz gebilligt, dass der Präsident unter Umgehung des Parlaments regieren kann.
4. Bald eine internationale Konferenz über Reformen in Tunesien
BERLIN (AFP) – 2011.10.02 17.22
Der tunesische Premierminister Mohammed Ghannouchi sagte am Donnerstag der deutschen Bundeskanzlerin Angela Merkel, dass Tunis “bald” eine internationale Konferenz über politische und wirtschaftliche Reformen in Karthago organisieren würde.
5. Tunesien verstärkt die diplomatischen Aktivitäten, um den Übergang zu unterstützen
TUNIS (AFP) – 2011.02.12 14.43
Der deutsche Außenminister Guido Westerwelle ist angekommen Samstag in Tunis, um zu helfen im Übergang von post-Ben Ali-Tunesien , zwei Tage vor der Ankunft der Leiterin der europäischen Diplomatie Ashton.
6. Tunesien: Die Macht ist erschlagen von den dringenden sozialen Herausforderungen
TUNIS (AFP) – 2011.02.10 05.36
Eine tunesische Frau setzte sich in Brand am Donnerstag in Monastir, 160 km südöstlich von Tunis, im Hauptquartier des Gouvernements und ihr Zustand ist “sehr ernst”, sagte die amtliche Nachrichtenagentur TAP.
Die wichtigste Gewerkschaft hat die tunesische Regierung am Donnerstag aufgefordert, “bald” Verhandlungen zu beginnen, um soziale Unruhen, die den Übergang zur Demokratie bedrohen, zu vermeiden.

7. Die tunesische Regierung steht vor einem Exodus und dem Rücktritt des Chefdiplomaten
TUNIS (AFP) – 2011.02.13 21.55
Während Tunesien sich auf die Monatsfeier des Sturzes des Regimes von Ben Ali vorbereitet, steht die Übergangsregierung vor einer Abwanderung von illegalen Einwanderern auf der Suche nach Arbeit in Europa und einem neuen Rückschlag mit dem Rücktritt ihres Außenministers.

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1er ARTICLE SUR SEPT: En Tunisie, le parti de Ben Ali suspendu et nouvelles violences en province
TUNIS (AFP) – 06.02.2011 19:45
Le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé dimanche soir la “suspension” des activités du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir sous le président Ben Ali, en prévision de sa dissolution, dans un communiqué lu à la télévision nationale,, après un week-end marqué par des flambées de violences en province.
“Dans le souci de préserver l’intérêt suprême de la nation et d’éviter toute violation de la loi, le ministre de l’Intérieur a décidé de suspendre toutes les activités du RCD, d’interdire toutes réunions ou rassemblements organisés par ses membres et de fermer tous les locaux appartenant à ce parti ou gérés par lui”, indique un communiqué lu à la télévision nationale.

Le ministre Fahrat Rajhi a pris ces mesures “dans l’attente de présenter une demande officielle à la justice en vue de sa dissolution”, précise le texte.
Cette décision, réclamée par de nombreux Tunisiens depuis la chute du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, intervient dans un contexte très tendu.
Le gouvernement est confronté à une recrudescence des affrontements et violences dans plusieurs régions du pays (nord, sud et centre) alors qu’il vient d’alléger le couvre-feu en vigueur depuis le 12 janvier.
Il doit faire face d’une part à des contestations sociales et politiques, notamment contre les récentes nominations de gouverneurs, et d’autre part à des violences orchestrées, selon lui, par le RCD pour tenter de déstabiliser la transition démocratique.
Dimanche soir, un calme précaire était revenu dans la ville du Kef (nord-ouest), contrôlée par l’armée après de violents affrontements avec des jeunes qui ont incendié le siège de la police, selon des sources syndicales.
© 2011 AFP

Manifestation contre le RCD le 27 janvier 2011 à Regueb près de Sidi Bouzid
Foto (c) AFP: Manifestation contre le RCD le 27 janvier 2011 à Regueb près de Sidi Bouzid
Protest gegen RCD 27. Januar 2011 in der Nähe von Sidi Bouzid Regueb

2. Tunisie: Le Kef, une ville au bord de la crise de nerfs
LE KEF (Tunisie) (AFP) – 07.02.2011 12:08
La ville montagneuse du Kef, dans le nord-ouest de la Tunisie, n’est plus qu’une boule de nerfs. Ses habitants viennent de vivre un week-end de violences qui ont fait deux morts, sur fond de pillages et d’incendies.
Ils n’en peuvent plus d’avoir été contraints au silence pendant 23 ans sous Ben Ali. “Dites-leur! Mais dites-leur ce qui se passe! On a tellement besoin de parler”, lance un vieil homme à un journaliste de l’AFP.
Autour, 200 à 300 personnes se sont agglutinées avec un seul et même message: “Qu’on nous entende!”.
La police a totalement disparu de la ville mais les militaires postés alentour, nerveux eux aussi, regardent d’un mauvais oeil cet attroupement. La veille, à quelques rues de là, l’immeuble abritant le siège de la police a totalement brûlé. Des carcasses de voitures calcinées gisent au pied du bâtiment noirci jusqu’au toit.
“Il ne faut pas nous en vouloir après 23 ans de silence et de frustration”, poursuit le vieil Abdallah agrippé à sa pauvre carriole de fruits, comme s’il s’excusait.
Lundi, écoles et commerces restaient fermés, mais le calme semblait revenu dans la ville qui a enterré la veille deux habitants abattus samedi par le chef de la police locale.
Tout avait commencé pacifiquement. Des centaines d’habitants réclamaient le départ du commissaire Khaled Ghazouani, accusé d’abus de pouvoir. Tout a basculé quand le gradé a giflé une manifestante, raconte Jalal, le frère de Fathi Laalaï, un coiffeur de 49 ans tué samedi.
Conspué par la foule, le commissaire a sorti son arme et tiré sur un jeune homme de 17 ans, Ahmed Khammassi, qui prenait des photos avec son téléphone portable. “Mon frère Fathi s’est précipité pour prendre le jeune dans ses bras”, explique Jalal Laalaï. “Quand il a vu qu’il ne respirait plus, il est devenu fou de colère et s’est jeté sur le commissaire en l’insultant. Et le commissaire a tiré à nouveau”.
La gifle de trop au Kef, comme à Sidi Bouzid, plus au sud, pour Mohamed Bouazizi dont le suicide par le feu le 17 décembre avait déclenché la révolte qui a chassé du pouvoir Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier. Mais l’ex-président a laissé derrière lui sa police et son parti, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).
“Au diable le RCD”, crie une personne dans la foule. D’autres embrayent immédiatement.
“Ils (le RCD) sont allés chercher des ivrognes dans certains quartiers de marginaux et ils les ont payés pour s’attaquer aux biens des gens”, assure Kaef, un enseignant du primaire.
Tard dimanche soir, quelques commerces et maisons ont encore été attaqués. “Les milices du RCD!”, accuse un habitant.
Ces deux jours de violence ont fait deux morts et une quarantaine de blessés, dont un homme gravement brûlé dans l’incendie du siège de la police.
Alors qu’à Tunis, le gouvernement a annoncé dimanche soir la “suspension” et à terme la dissolution du RCD, les gens du Kef n’en démordent pas et voient la main du parti-Etat derrière tous leurs malheurs.
“Même si on le dissout, ses affidés, ses milices sont toujours là”, affirme l’enseignant.
“Relayez-ça, s’il vous plaît: je lance un appel au ministre de l’Intérieur, au ministre de la Défense: ramenez la sécurité!”, dit à l’AFP Aida Ayari, une experte comptable de 25 ans.
“Il y a trop de chômage ici, trop de problèmes, mais avant tout on veut que toutes ces attaques arrêtent, on veut une vie normale!”
© 2011 AFP

Un habitant de Kef (Tunisie) près d'un véhicule incendié pendant les violences du week-end
Foto (c) AFP: Ein Bewohner von El Kef (Tunesien) in der Nähe ein Fahrzeug in Brand während der Gewalt des Wochenendes
Un habitant de Kef (Tunisie) près d’un véhicule incendié pendant les violences du week-end

3. Tunisie: les députés autorisent le président à gouverner sans eux
TUNIS (AFP) – 07.02.2011 18:05
Les députés tunisiens ont massivement approuvé lundi une loi permettant au président de gouverner en contournant le parlement, pourtant dominé par l’ex-parti au pouvoir, après un avertissement du Premier ministre sur les “dangers” qui menacent la transition naissante.
Cette loi doit permettre au président intérimaire, Foued Mebazaa, de prendre des décrets concernant notamment l’amnistie générale, les textes internationaux relatifs aux droits de l’homme, l’organisation des partis politiques ainsi qu’une réforme du code électoral.
Pour cette première séance depuis la chute du président Ben Ali le 14 janvier, 195 des 214 députés étaient présents. 177 ont voté pour, 16 contre (des représentants des petits partis d’opposition légaux) et 2 élus du RCD, le Rassemblement constitutionnel démocratique de l’ex-président Ben Ali, se sont abstenus, a indiqué Lazhar Dhifi, le rapporteur de la commission des affaires sociales et des droits de l’homme qui a présenté le texte.
Le Sénat (chambre des conseillers) doit se prononcer mercredi sur ce texte qui doit être ratifié par le président Mebazaa, puis publié au journal officiel.
A l’ouverture du débat qui a duré cinq heures, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi a appelé les députés sur le point de se saborder à voter ces pouvoirs “conformément à l’article 28 de la Constitution”: “la Tunisie est confrontée à des dangers. Il y a des personnes qui veulent faire revenir la Tunisie en arrière mais nous devons honorer nos martyrs qui se sont battus pour la liberté”.
“Le temps est précieux. Ces décrets-lois, la Tunisie en a vraiment besoin pour écarter les dangers”, qui menacent les acquis de la révolution populaire, a-t-il martelé, alors que devant le palais du Bardo (siège de l’assemblée nationale) des centaines de personnes réclamaient la dissolution du parlement.
La bataille contre le RCD avait franchi un premier palier dimanche soir, avec l’annonce par le ministère de l’Intérieur de sa “suspension” avant une “dissolution” programmée et de plus en plus réclamée à travers le pays.
Dans son communiqué le gouvernement, qui depuis plusieurs jours évoque un “complot” rampant qui serait l’oeuvre d’hommes de mains payés par le RCD, a invoqué son “souci de préserver l’intérêt suprême de la nation et d’éviter toute violation de la loi”.
Concrètement, l’intouchable parti du temps de Ben Ali, qui se targuait d’avoir 2 millions d’adhérents dans un pays de 10 millions de personnes, n’a pour l’instant plus le droit d’organiser de réunions ni de rassemblements, et tous ses locaux sont fermés.
Mais nombre de ses cadres noyautent encore les administrations et la police. Et l’opposition redoute que le RCD, seul parti à disposer de structures dans tout le pays, ne rafle la mise lors des élections prévues dans six mois.
Un délai jugé désormais trop court par un nombre croissant de formations politiques, y compris celles représentées au gouvernement.
Cette offensive anti-RCD intervient sur fond de fortes tensions dans diverses régions du pays (nord, sud et centre), alors que le gouvernement vient d’alléger le couvre-feu en vigueur depuis le 12 janvier, après un grand coup de balai à la tête de la police.
Les nominations récentes de 24 nouveaux gouverneurs de provinces ont du mal à passer. Dans plusieurs régions, des manifestants ont rapidement réclamé leur départ pour cause de “RCDisme”.
© 2011 AFP

Des soldats tunisiens le 7 février à Kef après les violences du week-end
Foto (c) AFP: Des soldats tunisiens le 7 février à Kef après les violences du week-end
Tunesische Soldaten am 7. Februar bei Kef nach der Gewalt des Wochenendes

4. Bientôt une conférence internationale sur les réformes en Tunisie
BERLIN (AFP) – 10.02.2011 17:22
Le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi a déclaré jeudi à la chancelière allemande Angela Merkel que Tunis allait “bientôt” organiser à Carthage une conférence internationale sur les réformes politiques et économiques.
Dans un entretien téléphonique avec Mme Merkel, “sur demande tunisienne”, M. Ghannouchi a indiqué que “son gouvernement organisera prochainement une conférence internationale dans le nord de la Tunisie à Carthage” pour discuter du processus de réformes économiques et politiques, a indiqué la chancellerie dans un communiqué.
M. Ghannouchi a insisté sur le fait “que le concours de l’Union européenne (était) indispensable pour le succès du processus de transformation politique et économique de son pays”, selon le communiqué.
Mme Merkel l’a “remercié pour son initiative” et indiqué que son gouvernement était “prêt à participer à une conférence bien préparée”, a-t-on indiqué de même source.
M. Ghannouchi a présenté à Mme Merkel les initiatives politiques de son gouvernement, dans le cadre desquelles s’inscrivent des élections libres et des réformes économiques, insistant sur la nécessité de combattre le chômage, selon la chancellerie.
La chancelière, pour sa part, a assuré à son homologue qu’elle appellerait les entreprises allemandes à aider la Tunisie, a ajouté la chancellerie.
Elle a assuré que l’Allemagne avait “une grande sympathie pour le mouvement démocratique en Tunisie, porté singulièrement par les jeunes”.
Le président tunisien par intérim, Foued Mebazaa, qui a succédé au président en fuite Zine El Abidine Ben Ali, a annoncé mercredi soir l’ouverture “prochainement” de “négociations sociales à l’échelle nationale” tout en appelant à la patience en raison de “la difficile situation à laquelle le pays est confronté”.
A l’instar de l’assemblée nationale lundi, le sénat a accordé mercredi des pouvoirs de crise au président qui lui permettront de gouverner par décrets-loi, en se passant de l’étape parlementaire.
© 2011 AFP

5. Tunisie: l’activité diplomatique s’intensifie pour aider la transition
TUNIS (AFP) – 12.02.2011 14:43
Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle est arrivé samedi à Tunis pour aider à la transition de la Tunisie post-Ben Ali, deux jours avant l’arrivée du chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
M. Westerwelle est le deuxième ministre européen des Affaires étrangères à venir en Tunisie depuis la chute du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, après son homologue britannique William Hague mardi.
La visite du chef de la diplomatie allemande a pour but de “donner un clair signal de la disposition de l’Allemagne et de l’Europe à aider la Tunisie dans cette période de transformation” politique, a indiqué vendredi son ministère.
M. Westerwelle devait rencontrer le Premier ministre Mohammed Ghannouchi ainsi notamment que les responsables des commissions chargées de mener la réforme politique et d’enquêter sur les malversations et les abus de l’ancien régime.
Il a déjà rencontré le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) Mokhtar Trifi qui a salué en lui “un des premiers (ministres étrangers) à visiter le pays pour appuyer la révolution tunisienne”.
L’activité diplomatique s’intensifie alors, que près d’un mois après la chute de Ben Ali, le gouvernement transitoire continue de naviguer à vue et reste soumis à une forte pression politique et sociale.
Dans le pays, le débat fait rage entre les tenants d’une normalisation rapide avec un scrutin présidentiel et législatif dans six mois comme prévu et ceux qui mettent en garde contre une “confiscation” de la révolution, plaidant pour un report d’au moins un an afin de permettre l’émergence de nouvelles forces politiques.
Dans le même temps, l’impatience des couches sociales les plus défavorisées s’accentue, en particulier dans les provinces d’où est partie la révolution.
Les autorités ont multiplié dernièrement les appels à la communauté internationale pour un soutien à l’économie du pays, conscientes que la bonne marche de la transition dépend de la relance de l’activité, en particulier du secteur touristique (6,5% du PIB, 350.000 emplois) plombé par des semaines de chaos et de flou.
Mardi, le commissaire européen en charge de la Politique de voisinage Stefan Füle avait annoncé un plan d’aide en faveur de la Tunisie et de l’Egypte pour répondre à leurs “nouveaux besoins” et “apporter un large soutien au processus de transition”.
Mais avant la visite lundi de la diplomatie européenne Catherine Ashton, des eurodéputés ont mis en garde contre le “risque de vide politique” en Tunisie. Leur délégation, en visite en début de semaine, a mis l’accent sur la nécessaire indépendance de la justice et “l’importance de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections pluralistes, libres et transparentes”.
© 2011 AFP

Des Tunisiens lisent la presse près d'un kiosque à Tunis, le 12 février 2011
Foto (c) AFP: Tunesier Zeitungen lesen in der Nähe einen Stand in Tunis, 12. Februar 2011
Des Tunisiens lisent la presse près d’un kiosque à Tunis, le 12 février 2011

6. Tunisie: le pouvoir sommé de répondre aux urgences sociales
TUNIS (AFP) – 10.02.2011 17:36
Une Tunisienne s’est immolée jeudi par le feu à Monastir, à 160 km au sud-est de Tunis, devant le siège du gouvernorat et son état est “jugé grave”, a annoncé l’agence officielle TAP.
La principale centrale syndicale de Tunisie a pressé jeudi le gouvernement d’engager “rapidement” des négociations afin de contenir l’explosion sociale qui menace la transition démocratique, alors qu’une femme s’est immolée par le feu à Monastir.
Jeudi, une Tunisienne s’est immolée par le feu devant le gouvernorat de Monastir, ville natale du père de l’indépendance tunisienne Habib Bourguiba à 160 km au sud-est de Tunis, a annoncé l’agence officielle TAP.
Cette femme, qui “éprouvait des difficultés à obtenir des médicaments pour son mari atteint d’un cancer” selon sa soeur citée par l’agence TAP, “souffre de brûlures au troisième degré” et est dans un état “jugé grave”.
Dans la matinée, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) avait prévenu qu’il était “de l’intérêt du gouvernement d’engager rapidement des négociations avec la centrale syndicale” face à une “situation sociale explosive”.
Abid Briki, un des dirigeants et porte-parole de l’UGTT, réagissait à la déclaration du président intérimaire, Foued Mebazaa, qui a annoncé mercredi soir l’ouverture “prochainement” de “négociations sociales à l’échelle nationale”, peu après avoir été investi par le Parlement de pouvoirs de crise.
Depuis plusieurs jours, les signaux d’alarme sont au rouge.
Dans tout le pays, des grèves organisées ou spontanées ralentissent l’économie et la grogne sociale continue de monter dans les catégories les plus défavorisées de la population.
Parallèlement, la situation sécuritaire reste tendue en province, où l’armée est déployée pour suppléer à l’absence totale de la police, bras armé du régime déchu et dont la population se méfie.
Des pillages ont été signalés ces derniers jours à Jendouba (nord-ouest) et dans la ville voisine du Kef, un groupe d’agents de sécurité accusés d’être impliqués dans la flambée de violences du week-end dernier a été arrêté, selon l’agence TAP.
“Il y a des réponses immédiates que le gouvernement peut apporter, à savoir la titularisation des centaines de milliers de contractuels qu’il faut intégrer dans les entreprises”, a affirmé à l’AFP Abid Briki, qui réclame également la création d’une caisse de chômage.
Le syndicaliste a reconnu que la puissante UGTT était désormais “débordée face à l’agitation sociale”.
Pour la centrale, l’enjeu est aussi de parvenir “à endiguer la grogne dans des secteurs ou entreprises dont l’UGTT a été chassée et remplacée par des cellules” du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), tout puissant parti au pouvoir sous Ben Ali.
“Dans ces entreprises où des grèves spontanées ont été déclenchées, nous tentons d’organiser un retour en force de nos représentants et d’occuper le terrain”, a-t-il déclaré.
Marginalisée et divisée sous Ben Ali, l’UGTT a retrouvé un rôle de premier plan lors de la révolte qui a conduit à la chute de l’ex-président. Mais sa direction est contestée par un courant de gauche qui organise épisodiquement des rassemblements devant ses locaux à Tunis pour réclamer son départ en l’accusant de “composer” avec le gouvernement transitoire.
© 2011 AFP

7. Le pouvoir tunisien confronté à un exode et à la démission du chef de la diplomatie
TUNIS (AFP) – 13.02.2011 21:55
Alors que la Tunisie se prépare à fêter la chute du régime de Ben Ali, le gouvernement de transition se trouve confronté à un exode de clandestins à la recherche d’emplois en Europe et à un nouveau couac avec la démission de son ministre des Affaires étrangères.
L’arrivée massive de clandestins tunisiens sur la petite île italienne de Lampedusa, à 138 km des côtes tunisiennes, vient cruellement rappeler au gouvernement l’ampleur de la réponse à apporter à la détresse de nombreux habitants au chômage, un mois après la chute du régime, le 14 janvier, du président Zine El Abidine Ben Ali.
Quelque 5.000 clandestins sont arrivés à Lampedusa en cinq jours, pour la plupart des Tunisiens expliquant avoir fui un “pays à la dérive”, comme en écho aux centaines de personnes qui manifestent tous les jours en Tunisie pour réclamer un emploi, un meilleur salaire ou un toit.
“Nous passons par une période exceptionnelle et les forces (de la garde maritime) font beaucoup d’efforts pour essayer d’arrêter le flux” qui inquiète l’Italie, a assuré dimanche une source proche du gouvernement, indiquant que “des renforts ont été envoyés” pour enrayer ces départs des côtes tunisiennes.
Des centaines de jeunes originaires des villes de Zarziz, Ben Guerdane, Tataouine, Médenine (sud) et de Gafsa (centre), marquées par un fort taux de chômage, ont ainsi pris dans la nuit de vendredi à samedi le chemin de l’exode en payant aux passeurs 2.000 à 2.500 dinars (1.003 à 1300 euros), a déclaré à l’AFP un syndicaliste de la centrale UGTT à Ben Guerdane, Hassin Betaieb.
“Je voulais partir pour trouver un emploi. A cause des troubles, la situation est difficile, des sociétés ont fermé et j’ai voulu tenter ma chance en Europe”, a raconté le survivant d’un naufrage, Abdelhamid Betaib, 18 ans, diplômé en mécanique.
Selon des sources sécuritaires citées par le quotidien Effadah, les autorités ont arrêté ces derniers jours 1.000 à 1.500 candidats à l’émigration.
A Ben Guerdane, les syndicats ont appelé les familles à surveiller leurs enfants pour les empêcher de partir, alors qu’en Italie les débarquements se sont poursuivis dimanche “à un rythme incessant”.
Rome, qui craint une crise humanitaire, a réclamé le déploiement d’une mission Frontex pour patrouiller au large de la Tunisie et entend demander le déploiement de ses policiers en Tunisie.
Mais l’idée d’un déploiement de policiers italiens a été jugée “inacceptable” par le porte-parole du gouvernement tunisien, dans une déclaration à la télévision Al-Arabiya.
Le porte-parole, Taïeb Baccouche, a ajouté que le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni, qui avait évoqué cette possibilité, appartenait à “l’extrême droite raciste”.
A Bruxelles, la Commission européenne a affirmé examiner les mesures qu’elle pourrait prendre pour aider l’Italie.
Le sujet devrait être évoqué lors d’une visite à Tunis lundi de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui doit rencontrer le Premier ministre Mohamed Ghannouchi.
Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini est également attendu à Tunis lundi.
L’exode des clandestins intervient alors que le chef de la diplomatie tunisienne Ahmed Ounaïes a présenté dimanche sa démission, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.
Une démission qui arrive au plus mauvais moment et constitue un nouveau couac pour le gouvernement qui semble dépassé, au point qu’opposants et observateurs se demandent de plus en plus qui commande.
Cet ancien ambassadeur de 75 ans avait été critiqué pour ses propos tenus lors de sa visite à Paris le 4 février et accusé à son retour de “déni de révolution”.
En France, dont le ralliement tardif à la révolution a fait grincer des dents à Tunis, il avait salué en son homologue Michèle Alliot-Marie “avant tout une amie de la Tunisie”. Au même moment, cette dernière était sommée de s’expliquer sur les largesses d’un grand patron tunisien lié en affaires avec le clan Ben Ali et pour avoir proposé au régime vacillant le “savoir-faire” des policiers français alors que la répression battait son plein.
Dans ce contexte d’incertitude et d’inquiétude, les Tunisiens s’apprêtaient à célébrer le premier mois de la chute du régime.
© 2011 AFP

Des immigrants tunisiens après leur débarquement sur l'ïle italienne de Lampedusa le 11 février 201
Foto (c) AFP: Tunesische Einwanderer nach ihrer Landung auf der italienischen Insel Lampedusa 11. Februar 2011
Des immigrants tunisiens après leur débarquement sur l’ïle italienne de Lampedusa le 11 février 2011

1. In Tunesien Ben Alis Partei ausgesetzt und weitere Gewalt in der Provinz
TUNIS (AFP) – 2011.02.06 07.45
Die tunesische Innenministerium kündigte am Sonntagabend die “Aussetzung” der Aktivitäten des demokratischen Rechts-Rallye (RCD, Partei an der Macht unter Präsident Ben Ali) an, in Erwartung seiner Auflösung, in einer Erklärung im nationalen Fernsehen verlesen nach einem Wochenende gekennzeichnet durch Ausbrüche von Gewalt in der Provinz.
“Um das höchste nationale Interesse zu bewahren und jede Verletzung des Gesetzes zu vermeiden, hat der Innenminister entschieden, alle Aktivitäten des RCD auszusetzen, alle Sitzungen oder Versammlungen von den Mitgliedern organisiert zu verbieten und zu schließen alle Räumlichkeiten der Partei oder verwaltet von ihr “, sagte eine Erklärung im nationalen Fernsehen verlesen.
Minister Fahrat Rajhi nahm diese Maßnahmen “vor einem förmlichen Antrag an die Justiz für seine Auflösung”, so die Erklärung.
Diese Entscheidung, die von vielen Tunesier seit dem Sturz von Präsident Zine El Abidine Ben Ali am 14. Januar gefordert wurde, kommt zu einem sehr angespannten Zeitpunkt.
Die Regierung steht vor einer Eskalation der Gewalt und Auseinandersetzungen in mehreren Teilen des Landes (Nord, Süd und Mitte), während sie die Ausgangssperre in Kraft seit dem 12. Januar erleichtert hat.
Sie steht vor einer Teilnahme an gesellschaftlichen und politischen Protesten, vor allem gegen die jüngsten Ernennungen von Gouverneuren und zweitens vor Gewalt, laut Regierung orchestriert von der RCD in einem Versuch, den Übergang zur Demokratie zu destabilisieren.
Sonntagabend kehrte ungute Ruhe in der Stadt El Kef (NW) ein, nach heftigen Zusammenstößen von der Armee mit Jugendlichen, die das Polizeipräsidium in Brand gesteckt hatten, nach GewrkschaftsquellenQuellen.
.. s.u. ….
In der Nacht zum Samstag und Sonntag gab es Unruhen in Kebili City (Süden), wo ein Jüngling nach einer Tränengasgranate im Kopf bei Zusammenstößen mit der Polizei starb, nach dem offiziellen Agentur April
Die Agentur sagte, eine “Jugendgruppe” versuchte anzugreifen und niederzubrennen eine Position der National Guard, bevor sie von Sicherheitskräften zurückgeschlagen wurde. Wieder einmal war die Armee im Einsatz.
Im mittleren Westen wurde der neue Gouverneur von Gafsa, Mohamed Gouider gezwungen, seine Büros zu verlassen Sonntag an Bord eines Militärfahrzeugs, unter dem Druck der vielen Demonstranten, die seinen Rücktritt forderten, nach TAP.
Nach einer tabula rasa in der Polizei und dem Ersatz der Gouverneure der 24 Provinzen, hatte die Übergangsregierung noch auf die Verbesserung der Sicherheit gesetzt.
Aber in den letzten Tagen, Demonstranten und Oppositionsparteien haben die Ablösung einiger Gouverneure als zu dem ehemaligen Regime nahe und eine gründliche Reinigung aller Gerichtsbarkeiten gefordert.
© 2011 AFP

2. Tunesien: Le Kef, eine Stadt am Rande des Nervenzusammenbruchs
Le Kef (Tunesien) (AFP) – 2011.02.07 24:08
Die Bergstadt Le Kef, im Nordwesten von Tunesien, ist nur noch ein Nervenbündel. Die Bewohner erleben ein Wochenende der Gewalt mit zwei Tote, Plünderungen und Brandstiftung. Sie sind es leid, 23 Jahre unter Ben Ali zur Stille gezwungen gewesen zu sein. “Sagen Sie ihnen! Aber sage ihnen, was passiert! Wir brauchen das Sprechen”, sagte ein alter Mann einem AFP-Journalisten.
Rund 200 bis 300 Menschen mit einer einzigen Nachricht gruppierten sich: “Hört uns!”.
Die Polizei, zu nervös, verschwand aus der Stadt, aber die Soldaten in der Nähe stationiert beobachteten ein düsteres Bild dieser Menge. Am Tag zuvor ein paar Blocks entfernt, das Gebäude des Polizeipräsidiums war total verbrannt. Verkohlte Kadaver von Autos liegen am Fuße der bis zum Dach geschwärzten Gebäude.
“Werft es uns nicht vor nach 23 Jahren des Schweigens und der Frustration”, der alte Abdullah stützt sich auf seinen mickrigen Obstwagen, wie zur Entschuldigung.
Montag, Schulen und Geschäfte blieben geschlossen, schien aber die Stadt ruhig zu sein nach der Beerdigung zweier vom örtlichen Polizeichef Samstag erschossenen Menschen.
Alles war friedlich begonnen. Hunderte Menschen forderten den Abzug von Kommissar Khaled Ghazouani, beschuldigt des Machtmissbrauchs. Alles änderte sich, als der Offizier einen Demonstranten schlug, sagte Jalal, Bruder von Fathi Laala, ein Friseur von 49 Jahren getötet Samstag.
Von der Menge ausgepfiffen, zog der Kommissar seine Pistole und schoss auf einen jungen Mann im Alter von 17, Ahmed Khammassi, der Aufnahmen mit seinem Handy machte. “Mein Bruder Fathi eilte zu dem jungen, ihn in seine Arme nehmen”, sagte Jalal Laala. “Als er sah, daß er nicht mehr atmete, wurde er noch wütender und warf sich auf und beleidigte den Kommissar. Der Kommissar feuerte zurück.”
“Zum Teufel mit der RCD”, rief jemand in der Menge. Andere folgten sofort.
“Sie (RCD) suchten nach Betrunkenen in einigen marginalen Vierteln und sie sie bezahlt haben, um Güter zu zerstören”, sagt Kaef, ein Grundschullehrer.
Am späten Sonntag Abend, mehrere Geschäfte und Häuser wurden angegriffen. “Die Milizen vom RCD waren es!”, Sagte ein Bewohner.
Diese beiden Tage der Gewalt haben zwei Menschen getötet und vierzig verletzt.
“Auch wenn RCD aufgelöst ist, seine Vertrauten, seine Milizen sind immer noch da”, sagt der Lehrer.
“Es gibt zu viel Arbeitslosigkeit hier, zu viele Probleme, vor allem aber wollen wir all, dass diese Angriffe stoppen, wollen wir ein normales Leben!”
© 2011 AFP

3. Tunesien: Die Abgeordneten ermöglichen dem Präsidenten, ohne sie zu regieren
TUNIS (AFP) – 2011.02.07 18.05
Das tunesische Parlament, obwohl von der ehemaligen Regierungspartei dominiert, hat mit überwältigender Mehrheit Montag ein Gesetz gebilligt, dass der Präsident unter Umgehung des Parlaments regieren kann.
Dieses Gesetz ermöglicht dem Interims-Präsident Fouad Mebazaâ Dekrete, insbesondere in Bezug auf eine Generalamnestie, internationale Texte bezüglich der Menschenrechte, die Organisation der politischen Parteien und die Reform des Wahlgesetzes.
Bei diesem ersten Treffen seit dem Sturz von Präsident Ben Ali am 14. Januar, 195 der 214 Abgeordneten waren anwesend. 177 stimmten dafür, 16 dagegen (Vertreter der kleineren Oppositionsparteien) und 2 Deputierte RCD haben sich der Stimme enthalten, sagte Lazhar Dhifi, der Berichterstatter des Ausschuss für soziale Angelegenheiten und Menschenrechte, der den Text eingebracht hatte.
Der Senat (Haus der Räte) muss Mittwoch über den Text, der dann von Präsident Mebazaâ ratifiziert werden soll, entscheiden.
Zu Beginn einer Debatte, die fünf Stunden dauerte, Ministerpräsident Mohammed Ghannouchi rief zur Abstimmung für diese Vollmachten “gemäß Artikel 28 der Verfassung”: “Tunesien ist konfrontiert mit Gefahren. Es gibt Leute, die wieder zurück in das alte Tunesien wollen, aber wir müssen unsere Märtyrer, die für die Freiheit gekämpft haben, ehren. ”
“Zeit ist kostbar. Diese Dekrete, Tunesien wirklich braucht sie, um die Gefahren, die die Errungenschaften der Revolution des Volkes bedrohen, zu überwinden”, betonte er, während vor dem Bardo-Palast (Sitz der Versammlung national) Hunderte von Menschen forderten die Auflösung des Parlaments.
Der Kampf gegen den RCD hatte den ersten Schritt Sonntag mit der Ankündigung des Innenministeriums seiner “Aussetzung” vor einer “Auflösung”.
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Aber viele ihrer Führungskräfte sind noch in Verwaltungen und der Polizei. Und die Opposition befürchtet, dass die RCD, die einzige Partei, die Strukturen im ganzen Land hat, alle Wahlen in sechs Monaten geplant einsackt.
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© 2011 AFP

4. Bald eine internationale Konferenz über Reformen in Tunesien
BERLIN (AFP) – 2011.10.02 17.22
Der tunesische Premierminister Mohammed Ghannouchi sagte am Donnerstag der deutschen Bundeskanzlerin Angela Merkel, dass Tunis “bald” eine internationale Konferenz über politische und wirtschaftliche Reformen in Karthago organisieren würde.
In einem Telefongespräch mit Merkel, “auf Verlangen von Tunesien,” Ghannouchi sagte, dass “seine Regierung werde bald eine internationale Konferenz einberufen im nördlichen Tunesien in Karthago, um den Prozess der wirtschaftlichen und politischen Reformen zu diskutieren”, sagte der die Kanzlerin in einer Erklärung.
Herr Ghannouchi betonte, dass “die Unterstützung der Europäischen Union nötig (sei) für einen erfolgreichen Prozess der politischen und wirtschaftlichen Transformation seines Landes”, so die Erklärung.
Merkel hat ihn “für seine Initiative gelobt” und sagte, ihre Regierung sei “bereit, eine Konferenz gut vorbereitet zu besuchen”, hieß es der gleichen Quelle.
Herr Ghannouchi legte Frau Merkel die politischen Initiativen seiner Regierung vor, in welchem Teil von freien Wahlen und wirtschaftlichen Reformen unter Betonung der Notwendigkeit zur Bekämpfung der Arbeitslosigkeit die Rede ist, nach der Kanzlerin.
Die Kanzlerin unterdessen versicherte ihrem Amtskollegen, dass sie die deutschen Unternehmen aufrufe, Tunesien zu helfen.
Sie versicherte, Deutschland habe “große Sympathie für die demokratische Bewegung in Tunesien, die konzentrierte sich vor allem von jungen Menschen.”
Der tunesische Präsident Acting Fouad Mebazaâ teilte am Mittwoch die Eröffnung “bald” von “sozialen Verhandlungen auf nationaler Ebene” mit, während er verlangt Geduld wegen “die schwierige Situation des Landes.”
Wie die Nationalversammlung am Montag gab der Senat Mittwoch dem Präsidenten Notstandsbefugnisse.
© 2011 AFP

5. Tunesien verstärkt die diplomatischen Aktivitäten, um den Übergang zu unterstützen
TUNIS (AFP) – 2011.02.12 14.43
Der deutsche Außenminister Guido Westerwelle ist angekommen Samstag in Tunis, um zu helfen im Übergang von post-Ben Ali-Tunesien , zwei Tage vor der Ankunft der Leiterin der europäischen Diplomatie Ashton.
Westerwelle ist der zweite europäische Außenminister in Tunesien seit dem Sturz von Präsident Zine El Abidine Ben Ali am 14. Januar nach seinem britischen Amtskollegen William Hague am Dienstag kommen.
Der Besuch des Leiters der deutschen Diplomatie zielt darauf ab, “ein klares Signal aus Deutschland und Europa nach Tunesien zu bringen, in dieser Zeit der Transformation politisch zu helfen”, sagte Freitag sein Dienst.
Westerwelle bat Premierminister Mohammed Ghannouchi, gerecht zu werden, und insbesondere, die Verantwortlichen für Fehlverhalten und Missbrauch des alten Regimes zu untersuchen.
Er hat schon den Präsident der tunesischen Liga für Menschenrechte (LTDH) Mokhtar Trifi besucht, der ihn als “einen der ersten (Außenminister)” begrüßte, um das Land zu besuchen, um die Revolution zu unterstützen.
Die diplomatischen Aktivitäten sind intensiviert fast einen Monat nach dem Sturz des Ben Ali seitens der Übergangsregierung, die bleibt weiterhin unter starkem politischen und sozialen Druck.
Auf dem Lande, die Debatte tobt zwischen den Befürwortern einer raschen Normalisierung mit Parlaments-und Präsidentschaftswahlen in sechs Monaten wie geplant und denjenigen, die gegen eine “Einziehung” der Revolution warnen, die für eine Verschiebung von mindestens einem Jahr sind für das Entstehen neuer politischer Kräfte.
Zur gleichen Zeit, die Ungeduld der in der Gesellschaft am stärksten Benachteiligten wächst, insbesondere in den Provinzen, wo die Revolution begonnen hatte.
Die Behörden vor kurzem forderten die internationale Gemeinschaft bewusst auf, die Wirtschaft des Landes für das reibungslose Funktionieren des Übergangs und die Wiederbelebung der Tätigkeit, insbesondere im Bereich des Tourismus (6,5% des BIP , 350.000 Arbeitsplätze), zu unterstützen.
Am Dienstag hat der Europäische Kommissar für die Nachbarschaftspolitik Stefan Fule angekündigt einen Plan von Beihilfen für Tunesien und Ägypten, um ihre “neue Bedürfnisse zu befriedigen” und “eine breite Unterstützung für den Übergangsprozess” zu stellen.
Aber vor dem Besuch Montag der europäischen Diplomatin Ashton haben die Abgeordneten des EU-Parlaments gegen die “Gefahr eines politischen Vakuums” in Tunesien gewarnt. Ihre Delegation besuchte Tunesien Anfang dieser Woche und unterstrich die Notwendigkeit der Unabhängigkeit der Justiz und “die Bedeutung der Schaffung der notwendigen Voraussetzungen für die Abhaltung von Mehrparteienwahlen, frei und transparent”.
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6. Tunesien: Die Macht ist erschlagen von den dringenden sozialen Herausforderungen
TUNIS (AFP) – 2011.02.10 05.36
Eine tunesische Frau setzte sich in Brand am Donnerstag in Monastir, 160 km südöstlich von Tunis, im Hauptquartier des Gouvernements und ihr Zustand ist “sehr ernst”, sagte die amtliche Nachrichtenagentur TAP.
Die wichtigste Gewerkschaft hat die tunesische Regierung am Donnerstag aufgefordert, “bald” Verhandlungen zu beginnen, um soziale Unruhen, die den Übergang zur Demokratie bedrohen, zu vermeiden.
Die Frau, die “hatte Schwierigkeiten bei der Beschaffung von Medikamenten für ihren Mann an Krebs leidend”, so ihre Schwester von TAP zitiert, “leidet unter Verbrennungen dritten Grades” und ist in “ernsthaftem Zustand”.
Am Morgen, warnte der Chef der Union der tunesischen Arbeitnehmer (UGTT), es sei “das Interesse der Regierung, baldige Verhandlungen mit der Gewerkschaft zu führen” gegen eine “soziale Explosion”.
Briki Abid, ein Führer und Sprecher der UGTT, reagierte auf die Erklärung des Interims-Präsident, Fouad Mebazaâ, der Mittwoch meldete die Eröffnung “bald” von “sozialen Verhandlungen auf nationaler Ebene”.
Seit einigen Tagen Warnsignale blinken.
Bundesweite Streiks, organisiert oder spontan. lähmen langsam die Wirtschaft und die sozialen Unruhen gehen weiter in den am meisten benachteiligten Teilen der Bevölkerung.
Unterdessen bleibt die Sicherheitslage angespannt in den Provinzen, wo die Armee eingesetzt wird, um das völlige Fehlen von Polizei, des bewaffneten Flügels des gestürzten Regimes, zu ergänzen und deren Bevölkerung ist vorsichtig .
“Es gibt eine sofortige Reaktion, die die Regierung machen kann, nämlich Hunderttausende Zeitarbeiter müssen in die Unternehmen integriert werden”, sagte der AFP Abid Briki, der auch fordert die Schaffung einer Arbeitslosenversicherung.
Die Gewerkschaft hat anerkannt, dass die mächtige UGTT jetzt “überwältigt ist angesichts sozialer Unruhen.” Die Herausforderung sei “zu stoppen das Murren in bestimmten Sektoren oder Unternehmen, aus denen UGTT wurde entfernt und durch RCD-Zellen ersetzt”.
“In jenen Unternehmen, in denen spontane Streiks stattfanden, haben wir zu einer Wiederbelebung unserer Vertreter zu organisieren und das Terrain erneut zu gewinnen”, sagte er.
Marginalisiert und gespalten unter Ben Ali, fand UGTT eine führende Rolle in der Revolte. Doch seine Führung wird durch eine linke Strömung herausgefordert, die episodisch Demonstrationen außerhalb seines Büros in Tunis organisiert, ihren Rücktriit fordert und sie beschuldigt des “Paktierens” mit der Übergangsregierung.
© 2011 AFP

7. Die tunesische Regierung steht vor einem Exodus und dem Rücktritt des Chefdiplomaten
TUNIS (AFP) – 2011.02.13 21.55
Während Tunesien sich auf die Monatsfeier des Sturzes des Regimes von Ben Ali vorbereitet, steht die Übergangsregierung vor einer Abwanderung von illegalen Einwanderern auf der Suche nach Arbeit in Europa und einem neuen Rückschlag mit dem Rücktritt ihres Außenministers.
Der Zustrom illegaler Einwanderer auf der tunesischen kleinen italienischen Insel Lampedusa, 138 km von der tunesischen Küste, lässt erinnern die Regierung das grausame Ausmaß der Reaktion auf die Not vieler arbeitsloser Menschen, einen Monat nach dem Fall von Ben Ali.
Rund 5.000 illegale Einwanderer auf Lampedusa in fünf Tagen, die meisten Tunesier die sagten, sie flohen eine “sinkende Nation”, sind wie ein Echo von den Hunderten von Menschen, die demonstrieren jeden Tag in Tunesien für anspruchsvolle Arbeitsplätze, bessere Bezahlung oder ein Dach.
“Wir gehen durch außergewöhnliche Zeiten und Kräfte (Marine Guard) haben große Schwierigkeiten, um den Fluss zu stoppen”, so die Bedenken Italiens.
Hunderte von jungen Leuten aus den Städten Zarziz Ben Guerdane, Tataouine Medenine (Süden) und Gafsa (Mitte), markiert durch hohe Arbeitslosigkeit, hatten in der Nacht von Freitag auf Samstag den Weg des Exodus genommen durch die Zahlung von 2000-2500 Dinar (1003-1300 Euro) an Menschenschmuggler, sagte AFP der Gewerkschafter UGTT aus Ben Guerdane, Hassin Betaieb.
“Ich wollte gehen, um Arbeit zu finden. Wegen der Unruhen, die Situation ist schwierig, Unternehmen wurden geschlossen, und ich wollte mein Glück in Europa versuchen”, sagte der Überlebende eines Schiffsunglücks, Betaib Abdelhamid, 18, Abschluss in Maschinenbau.
Laut Sicherheitsexperten von der Tageszeitung Effadah zitiert haben die Behörden in den letzten Tagen von 1000 bis 1500 Kandidaten für die Auswanderung verhaftet.
In Ben Guerdane, die Gewerkschaften haben Familien aufgerufen, zu überwachen ihre Kinder um deren Flucht zu verhindern, während in Italien fortgesetzt Landungen Sonntag “in einem unaufhörlichen Rhythmus stattfanden.”
Rom, das eine humanitäre Krise befürchtet, ist für die Entsendung einer Mission von Frontex auf Patrouille an der tunesischen Küste, und beabsichtigt, den Einsatz der Polizei in Tunesien zu fordern.
Aber die Idee eines italienischen Polizeieinsatzs wurde als “inakzeptabel” durch den Sprecher der tunesischen Regierung in einer Erklärung im Al-Arabiya Fernsehen abgelehnt.
Der Sprecher, Taieb Baccouche, sagte dem italienischen Innenminister Roberto Maroni, der diese Möglichkeit aufgeworfen hatte, dies gehörte in “die extreme rassistische Rechte.”
In Brüssel sagte die EU-Kommission, sie würde Maßnahmen zur Unterstützung Italiens untersuchen.

Der Exodus von illegalen Einwanderern kommt, während der tunesische Außenminister Ahmed Ounaïes am Sonntag seinen Rücktritt einreichte, teilte das Ministerium für Auswärtige Angelegenheiten.
Eine Resignation, die zur falschen Zeit kommt und ist ein Quecksilber für die neue Regierung, die überfordert scheint und Beobachter fragen sich mehr und mehr, wer das Kommando führt.
Der ehemalige Botschafter von 75 Jahren wurde für seine Äußerungen bei seinem Besuch in Paris am 4. Februar kritisiert und belastet bei seiner Rückkehr wegen “Verleugnung der Revolution.”
In diesem Kontext der Unsicherheit und Angst waren die Tunesier bei der Vorbereitung, den ersten Monat des Fall des Regimes zu feiern.
© 2011 AFP

0 thoughts on “TUNESIEN: SCHWIERIGE TRANSITION – Tunisie: la transition difficile”

  1. The firing of the dictators is finally free path for a truly democratic for Egypt and Tunisia.
    A free Ademocracy defined by the people of Egypt and Tunisia and not imposed from outside.

  2. Nachlese: Zeugnisse aus den Revolutionen in Tunesien und Ägypten
    Die taz hat am 17.02.2011 ein “Dossier Arabische Revolution” veröffentlicht und diejenigen zu Wort kommen lassen, die mittendrin gewesen sind und weiter kämpfen.
    Sieben Artikel, zusammengefasst von meiner Co-Autorin aramata:

    “Ich wusste, wir würden…

  3. Virus Sozial- und Regimeprotest: Bahrain, Jemen, Iran, Irak, Jordanien, Libyen, Algerien – La contestation au Maghreb et Moyen-Orient
    Francais + deutsch: Momentaufnahme 17.02. der Protestwelle, die durch die arabische Welt zieht. Der Virus sind natürlich nicht die Proteste, der Krebs sind die Regime. Wird in diesem Blog nur in den afrikanischen Ländern weiter verfolgt. More: Rechte S…

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