TUNESIEN WAHLEN 2011 Part II – WAHLTAG – BETEILIGUNG – WAHLERGEBNISSE – Tunisie élections 2011: participation, résultats etc

=> NACHTRAG TUNESIEN, WAHLEN VERFASSUNGSGEBENDE VERSAMMLUNG; OFFIZIELLE ENDERGEBNISSE – Elections en Tunisie, résultats définitifs du scrutin du 23 octobre

Une femme montre son doigt marqué d'une encre bleue, le 23 octobre 2011 à la sortie d'un bureau de
Foto (c) AFP: Tunesien Wahlen, 23.10.2011, in Tunis, Blauer Zeigefinger: “Ich habe gewählt”
Une femme montre son doigt marqué d’une encre bleue, le 23 octobre 2011 à la sortie d’un bureau de vote de Tunis

1. Die Tunesier reagierten mit überwältigender Mehrheit auf den Aufruf zur Wahl
TUNIS (AFP) – 2011.10.23 09.51
Election en Tunisie d'une Assemblée constituante Die Tunesier waren massiv mobilisiert am Sonntag für die ersten freien Wahlen in der Geschichte ihres Landes, stimmten ruhig und mit viel Emotion, um eine verfassungsgebende Versammlung zu wählen, neun Monate nach der Revolution, die Ben Ali gestürzt und dem arabischen Frühling den Startschuss gegeben hatte.
0. Die Tunesier im Ausland beginnen, in großer Anzahl und in der Emotion zu stimmen
PARIS (AFP) – 20/10/2011 09.34
In Anzahl und in der Emotion begannen die Tunesier im Ausland die Wahlen der verfassungsgebenden Versammlung, drei Tage vor der Abstimmung in Tunesien.
2. Wahlen in Tunesien: die Aussagen der Parteiführer und Funktionäre
TUNIS (AFP) – 2011.10.23 11.52
Hier sind die Aussagen der wichtigsten Parteiführer und Politiker vor den tunesischen Wahllokalen am Sonntag in Tunesien.
3. Weise, feierlich und bedachtauf die Geheimhaltung der Abstimmung: die Tunesier an den Urnen
TUNIS (AFP) – 2011.10.23 05.58
“Ihnen sagen, wofür ich gestimmt habe? Sie machen Witze, hoffe ich. Die Abstimmung ist geheim!” Sie kommen aus den Wahllokalen, der Zeigefinger blau, gleichzeitig lächelnd, stolz und feierlich. Ab 07.00 Uhr Sonntag, stimmten die Tunesier, en masse.
4. In Tunis zählt man die Stimmzettel dreimal, ernst und mit Kaffeepause
TUNIS (AFP) – 2011.10.24 06.41
Der Leiter des Wahllokals Jaouadi Boumnijel ist der letzte, der den Stimmzettel in die Wahlurne gleiten lässt. Die durchsichtige Kunststoff-Box ist mit fünf Siegeln, deren Nummern sorgfältig in einem PV aufgezeichnet sind, versiegelt. Dann ist Kaffeepause.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> ENDERGEBNISSE – RESULTATS DEFINITIFS :

PROVISORISCHE ENDERGEBNISSE (27.10.)

Beteiligung: bis 90%
Ennadah: 42%
Ettakatol (links): 10%
Kongress für die Republik CPR (links-nationalistisch): 13%
Demokratisch- progessistischer Pool PDP (mitte-links): Abgeschlagen

5. Tunisie: les islamistes gagnent les élections neuf mois après la révolution
TUNIS (AFP) – 27.10.2011 22:39
Le parti islamiste Ennahda a remporté les élections du 23 octobre en Tunisie avec 41,47% des suffrages, neuf mois après la chute de l’ex-président Ben Ali, selon le résultat final provisoire annoncé jeudi soir par la commission électorale (Isie).
Ennahda obtient 90 sièges dans l’assemblée constituante de 217 élus, un score plus qu’espéré par les islamistes eux-mêmes.

….Continuez la lecture plus bas. No 5 …….

=> PART I ; 8 ARTICLES : TUNESIEN; WAHLEN 23.10. (Part I) : WAHLKAMPF VORBEI , TESTWAHL GUT, ISLAMISTEN SCHMEICHELN UND HETZEN ! Tunisie, elections (Part I) : fin de la campagne, vote blanc test marche bien, islamistes avec deux discours differents

1er ARTICLE SUR ACTUELLEMENT CINQ : Les Tunisiens ont massivement répondu à l’appel des urnes
TUNIS (AFP) – 23.10.2011 21:51
Les Tunisiens se sont massivement mobilisés dimanche pour la première élection libre de l’histoire de leur pays, votant avec calme et émotion pour élire une assemblée constituante, neuf mois après la révolution qui a chassé Ben Ali et donné le coup d’envoi du printemps arabe.

Un jeune garçon porte le drapeau tunisien en cape, le 23 octobre 2011 alors qu'une foule fait la qu
Foto (c) AFP: Tunesien Wahlen, 23.10.2011, in Tunis
Un jeune garçon porte le drapeau tunisien en cape, le 23 octobre 2011 alors qu’une foule fait la queue pour voter à Tunis

Le président américain Barack Obama a félicité les “millions de Tunisiens” qui se sont mobilisés dans un pays “qui a changé le cours de l’Histoire et lancé le printemps arabe”.
“Moins d’un an après avoir inspiré le monde, le peuple tunisien a effectué un important pas en avant. Je félicite les millions de Tunisiens qui ont voté pour la première élection démocratique du pays”, a déclaré M. Obama.

Scrutin historique en Tunisie; Page spéciale TV5-Monde

Alors que beaucoup redoutaient une victoire des abstentionnistes, les électeurs ont afflué en masse aux bureaux de vote pour élire la future assemblée constituante de la Tunisie, dimanche 23 octobre 2011. Le taux de participation approche près des 90 % selon la commission électorale.
Les Tunisiens ne voulaient pas rater ce scrutin historique, le premier vote libre de leur histoire. Malgré certains couacs, ils ont déposé leur bulletin dans l’urne avec joie et émotion.
=> Revivez cette journée électorale EN DIRECT: COMMENTAIRES; VIDEOS ETC

Tunisie : une campagne électorale disciplinée VIDEO
22/10/2011
Elections en Tunisie : quatre femmes activistes mobilisées contre l’abstention VIDEO
22/10/2011

Le taux de participation était visiblement massif selon la commission électorale (Isie), sans toutefois donner de précisions chiffrées sur l’ensemble du corps électoral.
Les résultats officiels seront annoncés mardi après-midi, a précisé le président de l’Isie Kamel Jendoubi.
“Je pense à mon mari qui a donné sa vie à notre chère patrie, à notre liberté”, déclarait en pleurs Rabia Dalhoumi, veuve d’un des 22 “martyrs” de Kasserine, ville du centre-ouest qui a payé le plus lourd tribut à la révolution.
En fin d’après-midi, ni l’Isie ni les observateurs internationaux n’avaient constaté de dysfonctionnement majeur, même si Kamel Jendoubi a relevé certaines “irrégularités”, notamment des “pressions sur les électeurs analphabètes” et des “SMS pour influencer le vote”.
Crucial pour les Tunisiens, l’enjeu l’est aussi pour le printemps arabe: sa réussite ou son échec enverront un signal déterminant aux peuples qui se sont soulevés dans la foulée de la révolution tunisienne.
Londres et Bruxelles ont salué la tenue de ces élections et coïncidence du calendrier la Tunisie a voté le jour même où la Libye voisine a proclamé sa “libération totale” trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi.
Les principaux responsables et chefs de partis tunisiens ont voté dans la matinée. “Cette affluence démontre la soif du peuple pour la démocratie”, a déclaré Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Ennahda, favori de l’élection en votant à Tunis.
“Le peuple va construire une vraie démocratie”, a assuré le président intérimaire Fouad Mebazaa en votant à Carthage, au nord de Tunis.
Les électeurs devaient choisir dimanche les 217 élus d’une assemblée constituante qui devra rédiger une nouvelle constitution et désigner un exécutif qui gouvernera jusqu’aux prochaines élections générales.
Les Tunisiens devaient départager 11.686 candidats, répartis sur 1.517 listes présentées par 80 partis et des “indépendants” (40%). Alors que la parité est obligatoire, les femmes ne sont que 7% à mener des listes.
Pour les Tunisiens, ce dimanche a constitué un authentique baptême du feu démocratique.
Voter avait perdu tout son sens sous Habib Bourguiba, le père de l’indépendance (1956) et n’était devenu qu’une formalité sous le règne de son successeur Zine El-Abidine Ben Ali, constamment réélu pendant 23 ans avec des scores défiant l’imagination (99,91% en 1994).
Visiblement le scrutin de dimanche devrait profiter au mouvement islamiste Ennahda, durement réprimé sous Ben Ali.
Son chef Rached Ghannouchi se réclame d’un islam modéré proche du parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie AKP, et promet de ne pas toucher au statut de la femme, le plus avancé du monde arabe, tout en prônant un gouvernement de large union.
Incapables de former un front anti-islamiste, les grands partis de gauche ont promis une vigilance de tous les instants pour défendre les libertés et le statut de la femme.
Le dépouillement devait commencer dès la fin du vote dimanche à 19H00 (18H00 GMT) et les premiers résultats étaient attendus dans la nuit.
© 2011 AFP

0. Les Tunisiens de l’étranger commencent à voter en nombre et dans l’émotion
PARIS (AFP) – 20.10.2011 21:34
En nombre et dans l’émotion, les Tunisiens de l’étranger ont commencé à voter jeudi pour élire leurs représentants à l’Assemblée constituante, trois jours avant le scrutin en Tunisie, première élection libre du printemps arabe après les 23 ans du règne de Ben Ali.
“Je rêvais de ce jour, je n’imaginais pas mais maintenant je le vis !” a déclaré les larmes aux yeux l’opposant historique tunisien Kamel Jendoubi, président de l’Instance supérieure pour les élections (Isie) venu voter à Paris. Pour lui, c’est une “revanche contre la dictature”.
Neuf mois après la révolution partie de l’immolation le 17 décembre de Mohamed Bouazizi, jeune vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre), les Tunisiens de l’étranger, qui représentent environ 10% de la population totale, ont donné le coup d’envoi de la transition démocratique.
Ils doivent élire 18 des 217 membres de la Constituante lors d’un vote organisé jeudi, vendredi et samedi dans plus de 400 bureaux installés dans les consulats, ambassades, mairies de six circonscriptions (deux en France, une en Italie, une en Allemagne, une pour l’Amérique du nord et une pour les pays arabes).
Dès les premières heures du vote, les Tunisiens de France, qui représentent la plus grosse communauté des Tunisiens de l’étranger (500.000 à 600.000), se sont massivement mobilisés, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Jeunes, vieux, parents avec poussettes se sont massés au consulat général de Paris si bien que devant une telle affluence les opérations ont commencé avec retard tandis qu’à Marseille (sud-est) les équipes ont dû être renforcées.
“C’est plus qu’un bon signe”, a estimé M. Jendoubi alors que le taux de participation est l’une des grandes inconnues du scrutin. “Déjà voir les Tunisiens voter c’est une victoire”, a commenté une responsable de l’organisation du scrutin en France Layla Riahi.
Partout, ce vote historique a donné lieu à des scènes d’embrassades, de rires et de pleurs.
“Les premiers votants étaient très émus. On a vu une jeune femme qui pleurait et dont les mains tremblaient”, a témoigné au Caire le responsable d’un bureau de vote, Negib Boularef. “Dans le consulat, c’est un état de joie et de liberté”, a raconté à Rome Azaiez Hedi, 57 ans.
Il s’agit de la première élection libre après les deux décennies du régime Ben Ali durant lesquelles les résultats, truqués, étaient toujours connus d’avance. Beaucoup votaient pour la première fois.
“Avant c’était pas pareil, il y avait un seul parti. S’opposer c’était voter nul. Là, je suis conscient que je vote pour quelqu’un pour qui j’ai envie de voter”, explique à Paris Mabrouk Hedi, retraité de 70 ans.
“Jamais je n’aurais imaginé voter pour des élections tunisiennes où tout était décidé depuis le départ. Je suis émue, fière de mon peuple, du pays, de l’avenir”, dit Emna Chouikha, 26 ans.
Certains étaient perdus devant ce vote inédit à la proportionnelle “au plus fort reste” qui favorise les petits partis et la multitude de formations en lice – au total 1.500 listes (partis et indépendants).
“C’est un peu difficile car tout cela est nouveau pour nous”, a reconnu à Berlin Sallouha Maslinski, 50 ans.
Une dizaine de formations sur plus de cent partis agréés pour l’élection dominent l?échiquier politique de la Tunisie. Le parti islamiste Ennahda, durement réprimé sous l’ancien régime, est donné favori. Accusé par ses détracteurs de double langage, il se dit proche de l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie.
Plusieurs électeurs exprimaient leur peur d’une trop grande victoire de ce parti. “Je le crains. Mais j’ai confiance, les Tunisiens ne veulent pas tomber dans le système islamiste. (…) La Tunisie est pionnière et espère être un modèle de réussite pour le monde arabo-musulman”, dit à Paris Najoua Bennaceur, tête de liste indépendante, âgée de 49 ans.
Le dépouillement des bulletins aura lieu samedi et les résultats ne seront annoncés qu’après la clôture du vote en Tunisie.
© 2011 AFP

photo_1319109168297-7-0Foto (c) AFP: Tunesisches Konsulat Paris, 20.10.2011, Wahlen, elections

2. Elections en Tunisie: les déclarations des chefs de partis et responsables
TUNIS (AFP) – 23.10.2011 11:52
Voici les déclarations des principaux chefs de partis et responsables politiques tunisiens devant les bureaux de vote dimanche en Tunisie, où se déroulent les premières élections libres de l’histoire du pays.

– Le président intérimaire Foued Mebazaa, qui a annoncé son retrait de la vie politique après l’installation d’un nouvel exécutif, a voté à Carthage, près de Tunis.
“Je ressens beaucoup de fierté. Le peuple tunisien qui a réalisé beaucoup de miracles tout au long de son histoire, va construire une vraie démocratie”.

– Le Premier ministre de transition Béji Caïd Essebsi a voté à La Soukra, dans le nord de Tunis.
“C’est un jour historique sans pareil. En ce jour le peuple tunisien exerce sa souveraineté (…) je ne suis qu’un citoyen comme les autres, parmi les autres. Je suis désormais ex-Premier ministre!”, dit M. Caïd Essebsi, dont le gouvernement gère le pays depuis huit mois et passera la main à une nouvelle équipe formée par un exécutif désigné par l’assemblée constituante.
Pour qui avez-vous voté, lui demandent les journalistes. “J’ai donné ma voix au peuple tunisien”, répond-il.

– Le fondateur du Parti démocrate progressiste (PDP) Ahmed Néjib Chebbi a voté à La Marsa, banlieue nord résidentielle de Tunis.
“C’est une journée exceptionnelle. Je n’ai jamais vu ça. Les files d’attente sont extrêmement longues. C’est la victoire de la Tunisie. On verra qui l’emportera, mais c’est secondaire par rapport à l’importance de cette mobilisation. C’est un bel exemple pour tout le monde arabe”.

– Maya Jribi, secrétaire générale du PDP et seule femme à diriger un grand parti, a voté à Ben Arous (banlieue sud de Tunis):
“J’ai un sentiment de grande fierté et de dignité. Nous tournons la page de la tyrannie pour entrer dans une nouvelle ère où les citoyens choisissent leurs représentants en toute liberté, sans peur, sans influence et sans clientélisme”.

– Le fondateur du parti islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi, a accompli son devoir électoral dans le quartier résidentiel d’El Menzah. Arrivé en famille il a commencé à se diriger vers l’entrée du bureau, avant d’être rappelé à l’ordre par la foule: “La queue! la queue! La démocratie commence par là!”. Souriant, il a alors pris sa place dans la file d’attente, à plus d’un kilomètre de l’entrée du bureau de vote.
“Cette affluence démontre la soif du peuple pour la démocratie”, a-t-il déclaré, assailli par des dizaines de journalistes.
Il a été hué à sa sortie, plusieurs personnes criant: “Dégage! Dégage!, “terroriste!” ou encore “assassin!”

– Abdelfattah Mourou, co-fondateur d’Ennahda qui se présente sur une liste indépendante, a voté à La Marsa.
“Ca va très très bien, je suis très fier et très content. La Tunisie renaît pour la première fois depuis l’indépendance. C’est un jour de fierté pour tous les Tunisiens. L’affluence prouve que les Tunisiens ont compris qu’ils sont responsables et que le choix ne s’effectue que par les urnes.”

– Yadh Ben Achour, qui a présidé la Haute instance chargée de piloter les réformes politiques pendant la période de transition en Tunisie, a voté à La Marsa:
“Mes impressions sont très positives et excellentes. Dès le début de l’ouverture des bureaux et même avant, le nombre de votants était impressionnant. Ca dépasse ce que nous attendions. Les Tunisiens sont conscients que ça représente pour eux une page nouvelle de leur histoire. C’est très émouvant.”
© 2011 AFP

Des Tunisiens font la queue devant un bureau de vote à Tunis le 23 octobre 2011
Foto (c) AFP: Tunesien Wahlen, 23.10.2011, in Tunis
Des Tunisiens font la queue devant un bureau de vote à Tunis le 23 octobre 2011

3. Sages, solennels et soucieux du secret du vote: les Tunisiens aux urnes
TUNIS (AFP) – 23.10.2011 17:58
“Vous dire pour qui j’ai voté ? Vous plaisantez, j’espère. Le vote est secret!” Ils sortent des bureaux de vote, l’index bleu, le sourire aux lèvres, fiers et solennels à la fois. Depuis 07H00 du matin dimanche, les Tunisiens votaient, en masse.
Après une affluence record dans la matinée, le flux s’est ralenti, mais à une heure de la fermeture des bureaux, des dizaines d’électeurs patientaient encore, carte d’identité en main.
Un quart d’heure avant l’ouverture, ils étaient des centaines à attendre dans certains quartiers. Sagement, tranquillement. Pas de débordement de joie, mais une fierté évidente. A Mutuelleville, un quartier chic de la capitale, un jeune homme s’est enroulé dans le drapeau tunisien pour venir accomplir son devoir électoral.
A Ettadhamen, une cité populaire, hommes et femmes attendaient séparément. Les voiles multicolores tranchaient sur les costumes noirs. Militaires et policiers étaient discrets, mais très présents.
La majorité des électeurs votent pour la première fois.
“Avant, je ne faisais aucun effort pour venir voter, c’était une mascarade”, dit Salma Cherif, un médecin de 48 ans, à Mutuelleville.
“Je suis très content, je me sens bien”, sourit Ahmed Radali, en s’enroulant dans une grande cape d’un geste théâtral et en agitant son index couvert d’encre bleue — marque indélébile 48 heures que portent tous les votants — à la sortie d’un bureau d’Ettadhamen.
“Non, je ne vous dirai pas pour qui j’ai voté. Aujourd’hui, il n’y a plus personne pour vous mettre un pistolet sur la tempe, pour vous étrangler ou vous donner des coups dans les côtes les jours d’élection!”, dit-il dans un grand éclat de rire.
Les gens attendent patiemment, sans bousculade. Les observateurs tunisiens, de jeunes gens identifiables à leur badge, dirigent gentiment, appellent le service téléphonique dédié pour aider les électeurs perdus à retrouver leur bureau.
Dans le bureau d’Ettadhamen, un homme reste longtemps dans l’isoloir aux couleurs de la commission électorale indépendante (Isie) qui a organisé cette élection historique. L’énorme bulletin de vote, de format A3, suscite sa perplexité, il avouera avoir hésité jusqu’au dernier moment. Il sort finalement, le bulletin plié en quatre, et le dépose dans l’urne transparente. “C’est beau”, murmure l’agent de l’Isie debout à côté de la boîte en plastique déjà bien remplie.
Dans la cour de l’école, des vieux se sont assis derrière les pupitres d’écolier, en attendant leur tour.
Hassen et Latifa, accrochés l’un à l’autre, sont venus en couple. Ils ont coché la liste d’Ennahda, le parti islamiste favori du scrutin. “C’est une décision réfléchie, j’ai bien lu leur programme”, dit Hassen. “C’est la première fois qu’on pratique la démocratie en Tunisie, il faut faire ça bien”, ajoute-t-il solennellement.
En fin d’après-midi, dans un bureau de vote de la Cité Olympique de Tunis, des dizaines d’électeurs attendent encore, une majorité d’hommes. Là aussi, hommes et hommes en files séparées. “Apparemment par galanterie”, glisse Souad, une étudiante de 21 ans, avec ironie. Elle, votera “à gauche”.
Dans ce bureau “d’habitués”, “seule une dizaine de personnes sur des centaines” d’électeurs a été refoulée, affirme Maha Gattoufi, jeune volontaire de l’Isie. A 17H00, “70% des électeurs” avaient voté, estime-t-elle, montrant des listes d’émargement bien remplies.
Abdallah Zidi, 66 ans et belle barbe blanche taillée en trapèze à la Karl Marx, tient à montrer sa carte d’identité: “Je suis né le 1er avril 1945. Toute ma vie a été un poisson d’avril, mais là, cette fois, je suis venu pour faire valoir mon droit”, dit-il.
Malgré un mal de jambe tenace, il a tenu à faire la queue: “on m’a proposé de m’asseoir, mais je ne voulais pas. Je voulais voter comme tout le monde, debout”.
© 2011 AFP

photo_1319117065412-7-0Foto (c) AFP: Tunesisches Konsulat Paris, 20.10.2011, Wahlen, elections

4. A Tunis, on compte trois fois les bulletins, avec sérieux et pause café
TUNIS (AFP) – 24.10.2011 06:41
Le chef du bureau de vote Jaouadi Boumnijel est le dernier à glisser son bulletin dans l’urne. La boîte en plastique transparent est fermée avec cinq scellés dont les numéros sont scrupuleusement consignés dans un PV. Puis c’est la pause café.
Le bureau numéro 4 attend le président du centre de vote, qui supervise les quatre bureaux de cette école primaire d’Ibn Khaldoun, cité populaire de l’ouest de Tunis. “Il n’est pas là”, constatent, sérieux et fatigués, les agents de la commission électorale (Isie).
Les cinq agents, deux hommes et trois femmes dont une voilée, prennent une pause café et s’organisent pour le dépouillement.
Un représentant de la coalition du Pôle démocrate moderniste (PDM, qui regroupe cinq partis de gauche) et un observateur tunisien du centre Chahed (témoin) les regardent, sans faire de commentaire.
Un formulaire de PV manque, les membres du bureau discutent. Une des agents, Olfa, exige d’appeler l’Isie avant de commencer le dépouillement sans le précieux formulaire. Nouveau débat.
Le décompte commence enfin vers 20H15. Les bulletins, des posters au format A3 sur lesquels figurent les numéros, noms et logos des 80 listes qui se présentaient dans cette circonscription de Tunis, sont dépliés.
Ils comptent une fois, deux fois, trois fois: 762 votants sur les 898 inscrits sur les listes électorales dont disposait le bureau. Puis nouveau décompte, cette fois pour calculer le nombre de bulletins non utilisés, sur les mille remis au bureau de vote avant l’ouverture du scrutin.
“Les illettrés ont été manipulés”, lance Me Ryadh Ouslati, l’obervateur. “Des femmes âgées voulaient entrer dans l’isoloir avec une étiquette dissimulée portant le numéro et logo d’Ennahda”, le parti islamiste favori du scrutin, affirme Olfa, exhibant des bouts de papier confisqués.
Dans la cour de l’école, le responsable du PDM dit avoir entendu des hommes crier “Hamama! Hamama! 54!” (colombe! 54!), logo symbole et numéro de la liste d’Ennahda, alors qu’ils auraient dû quitter le centre juste après le vote.
Le chef du bureau de vote finit par avoir l’Isie au téléphone et réclame le “le formulaire manquant”.
L’urne était encore scellée à 21H00. Le dépouillement attendra encore un peu.
“Nous sommes fatigués, mais les choses doivent être faites convenablement”, assène Olfa.
Pourtant ils croyaient avoir vu le bout de cette longue journée, quand peu après 19H00, un officier d’une cinquantaine d’année a poussé un “ouf” de soulagement: deux jeunes militaires venaient de fermer les grilles de l’école.
Quelques dizaines d’électeurs, essentiellement des femmes de ménage venues après leur journée de travail, arrivés avant l’heure officielle de clôture ont pu voter. Puis les grilles se refermées pour de bon.
“Nous sommes sur le pied de guerre en non stop depuis vendredi pour sécuriser l’acheminement du matériel et surveiller le déroulement du vote”, explique l’officier, qui n’a noté “aucun incident” malgré l’affluence, massive dès l’ouverture du bureau.
© 2011 AFP

5. Tunisie: les islamistes gagnent les élections neuf mois après la révolution
TUNIS (AFP) – 27.10.2011 22:39
Le parti islamiste Ennahda a remporté les élections du 23 octobre en Tunisie avec 41,47% des suffrages, neuf mois après la chute de l’ex-président Ben Ali, selon le résultat final provisoire annoncé jeudi soir par la commission électorale (Isie).
Ennahda obtient 90 sièges dans l’assemblée constituante de 217 élus, un score plus qu’espéré par les islamistes eux-mêmes.
Le parti Ennahda, durement réprimé sous l’ancien régime de Ben Ali, et légalisé après la révolution, fait ainsi une entrée par la grande porte sur la scène politique tunisienne et pèsera sur toutes les grandes décisions concernant l’avenir du pays.
Il devance le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) avec 30 sièges (13,82%) et Ettakatol (gauche), avec 21 sièges (9,68%), a précisé le président de la Commission M. Kamel Jendoubi, quatre jours après les premières élections libres dans l’histoire du pays.
Un concert d’avertisseurs a salué la victoire d’Ennahda et se poursuivait peu avant minuit dans les rues de Tunis.
Selon l’Isie, les formations politiques disposent désormais d’un délai de deux jours pour introduire, si elles le souhaitent, un recours contre le résultat du scrutin.
La liste surprise de ces élections, “La pétition populaire pour la justice et le développement” d’Hechmi Haadmi, un richissime homme d’affaires tunisien basé à Londres, se positionne en quatrième position avec 19 sièges malgré son invalidation dans six circonscriptions pour “irrégularité de financement”.
Toutefois, en raison de cette mesure, M. Haamdi a annoncé à l’AFP qu’il se retirait de l’assemblée.
© 2011 AFP

Dépouillement des bulletins de vote le 23 octobre 2011 à Tunis

Dépouillement des bulletins de vote le 23 octobre 2011 à TunisFoto (c) AFP: Stimmenauszählung

0. Die Tunesier im Ausland beginnen, in großer Anzahl und in der Emotion zu stimmen
PARIS (AFP) – 20/10/2011 09.34
In Anzahl und in der Emotion begannen die Tunesier im Ausland die Wahlen der verfassungsgebenden Versammlung, drei Tage vor der Abstimmung in Tunesien.
“Ich träumte von diesem Tag, ich konnte ihn mir nicht vorstellen, aber jetzt sehe ich ihn!” sagte mit Tränen der tunesische historische Oppositionelle Kamel Jendoubi, Präsident der übergeordneten Behörden für die Wahlen (ISIE), gekommen, um in Paris zu stimmen. Für ihn ist es ein “Rache gegen die Diktatur.”

Sie müssen mindestens 18 der 217 Mitglieder der Verfassunggebenden Versammlung in einer Abstimmung wählen Donnerstag, Freitag und Samstag in über 400 Büros in Konsulaten, Botschaften und Rathäusern von sechs Bezirken (zwei in Frankreich, eins in Italien, eine in Deutschland, eine für Nordamerika und eine für den arabischen Ländern).
Von den ersten Stunden der Abstimmung an, die Tunesier in Frankreich, die die größte Gemeinde der Tunesier im Ausland (500000-600000) darstellen, waren stark engagiert, laut Journalisten von AFP.
Junge, Alte, Eltern mit Kinderwagen waren im Generalkonsulat von Paris versammelt, so dass vor einer solchen Menge begannen die Operationen mit Verzögerung, während in Marseille die Teams wurden verstärkt.
“Es ist mehr als gutes Zeichen”, sagte Mr. Jendoubi, während die Wahlbeteiligung eine der großen Unbekannten der Wahl ist. “Schon sehen die Tunesier: die Abstimmung ist ein Sieg”, sagte eine Beamte der Organisation von Wahlen in Frankreich, Layla Riahi.
Überall hat diese historische Wahl zu Szenen von Umarmungen, Lachen und Tränen geführt.
“Die ersten Wähler waren tief bewegt. Wir sahen eine junge Frau, die weinte und deren Hände zitterten”, sagte in Kairo vor einem Wahllokal Negib Boularef. “In dem Konsulat, es ist ein Zustand der Freude und der Freiheit”, sagte in Rom Azaiez Hedi, 57.
Dies ist die erste freie Wahl nach zwei Jahrzehnten des Ben Ali-Regimes, in dem die Ergebnisse immer im Voraus bekannt waren. Viele stimmten zum ersten Mal.
“Früher es war nicht das gleiche, es war eine einzige Partei. Widersetzen bei der Abstimmung war null. Hier bin ich bewusst, dass ich für jemanden, für den ich will, stimmen kann,” sagte in Paris Mabrouk Hedi, Rentner 70 Jahre.
“Nie hätte ich Stimmabgabe für tunesische Wahlen gemacht, wo alles von Anfang an entschieden war. Ich bin bewegt, stolz auf mein Volk, auf die Zukunft des Landes”, sagte Emna Chouikha, 26.
Insgesamt 1500 Listen (Parteien und Unabhängige) – Einige Wähler waren vor dieser beispiellosen Abstimmung verloren.
“Es ist ein bisschen schwierig, weil es neu für uns ist”, bestätigt Sallouha Maslinski in Berlin, 50.

Die Auszählung der Stimmen findet am Samstag statt und die Ergebnisse werden nach Abschluss der Wahlen in Tunesien bekannt gegeben….
© 2011 AFP

1. Die Tunesier reagierten mit überwältigender Mehrheit auf den Aufruf zur Wahl
TUNIS (AFP) – 2011.10.23 09.51
Die Tunesier waren massiv mobilisiert am Sonntag für die ersten freien Wahlen in der Geschichte ihres Landes, stimmten ruhig und mit viel Emotion, um eine verfassungsgebende Versammlung zu wählen, neun Monate nach der Revolution, die Ben Ali gestürzt und dem arabischen Frühling den Startschuss gegeben hatte.
US-Präsident Barack Obama lobte die “Millionen von Tunesier”, die sich in einem Land mobilisierten, “das den Lauf der Geschichte veränderte und den arabischen Frühling startete”.
“Weniger als ein Jahr, nachdem es die Welt inspirierte, hat das tunesische Volk einen wichtigen Schritt nach vorne gemacht. Ich gratuliere den Millionen Tunesiern, die in den ersten demokratischen Wahlen in dem Land gewählt haben”, sagte Obama.
Die Wahlbeteiligung war sichtlich sehr hoch, so die Wahlkommission (ISIE), ohne genaue Zahlen zu nennen.
Die offiziellen Ergebnisse werden bekannt gegeben Dienstag Nachmittag, sagte der Präsident der Isie, Kamel Jendoubi.
“Ich denke an meinen Mann, der sein Leben unserem geliebten Land, unserer Freiheit gab”, sagte Rabia Dalhoumi in Tränen, die Witwe eines der 22 “Märtyrer” von Kasserine, einer Stadt im mittleren Westen, die am schwersten bezahlt hat für die Revolution.
Am späten Nachmittag hatten weder Isie noch internationale Beobachter eine große Störung gefunden, obwohl Kamel Jendoubi “Unregelmäßigkeiten” feststellte, darunter “Druck auf die Wähler Analphabeten” und “SMS zur Beeinflussung der Abstimmung. ”
Entscheidend für die Tunesier ist die Herausforderung, aber auch für den arabischen Frühling: Erfolg oder Misserfolg wird ein entscheidendes Signal für die Völker, die im Zuge der Revolution in Tunesien rebelliert haben.
London und Brüssel begrüßten die Abhaltung dieser Wahlen zufällig am selben Tag, wo das benachbarte Libyen seine “totale Befreiung” drei Tage nach dem Tod von Muammar Gaddafi erklärt.

Die Wähler hatten Sonntag die 217 Abgeorneten für eine verfassungsgebende Versammlung gewählt, daie eine neue Verfassung zu entwerfen wird und ernennt einen Regierungschef, der bis zur nächsten allgemeinen Wahl regieren wird.
Die Tunesier hatten unter 11.686 Kandidaten auf 1517 Listen von 80 Parteien und “unabhängige” (40%) zu wählen. Während Parität obligatorisch ist, sind Frauen nur 7%, um die Listen zu führen.
Für die Tunesier war es an diesem Sonntag eine echte demokratische Feuertaufe.
Wahlen hatten alle Sinne unter Habib Bourguiba, dem Vater der Unabhängigkeit (1956) verloren und waren Formsache in der Regierungszeit seines Nachfolgers, Zine El-Abidine Ben Ali, ständig für 23 Jahre mit Bestnoten wiedergewählt (99,91% in 1994).
Offensichtlich profitieren von der Wahl am Sonntag sollte die islamistische Bewegung Ennahda, hart unter Ben Ali verdrängt.
Ihr Führer Rached Ghannouchi sagt sich in der Nähe des moderaten Islam wie die islamisch-konservative AKP an der Macht in der Türkei, und versprach, nicht den Status von Frauen, den modernsten in der arabischen Welt, zu berühren, und spricht von einer breiten Einheitsregierung.
Unfähig eine anti-islamische Front bilden, haben die großen linken Parteien Wachsamkeit zu jeder Zeit versprochen, um die Freiheiten und den Status der Frauen zu verteidigen.
Die Auszählung sollte am Ende der Abstimmung Sonntag um 19.00 Uhr beginnen (1800 GMT) und erste Ergebnisse werden in der Nacht erwartet.
© 2011 AFP

2. Wahlen in Tunesien: die Aussagen der Parteiführer und Funktionäre
TUNIS (AFP) – 2011.10.23 11.52
Hier sind die Aussagen der wichtigsten Parteiführer und Politiker vor den tunesischen Wahllokalen am Sonntag in Tunesien.

– Amtierender Präsident Foued Mebazaa, der seinen Rückzug aus dem politischen Leben nach der Installation eines neuen Executive ankündigt, stimmte in Karthago, in der Nähe von Tunis.
“Ich fühle mich sehr stolz. Die tunesischen Menschen, die viele Wunder im Laufe ihrer Geschichte erbrachten, werden eine echte Demokratie aufbauen.”

– Ministerpräsident (Übergang) Beji Caid Essebsi hat gewählt in Soukra, im Norden von Tunis.
“Dies ist ein historischer Tag wie kein anderer. Heute gewinnt das tunesische Volk seine Souveränität (…) Ich bin ein Bürger wie die anderen, unter anderen. Ich bin jetzt Ex-Ministerpräsident”, sagte Mr. Caid Essebsi, der verwaltete die Regierung das Land für acht Monate und übergibt an ein neues Team, gebildet durch einen Geschäftsführer von der verfassunggebenden Versammlung ernannt.
Wen er gewählt hat, fragen Journalisten. “Ich habe meine Stimme dem tunesischen Volk gegeben”, sagt er.

– Der Gründer der Demokratischen Progressiven Partei (PDP) Ahmed Najib Chebbi stimmte in La Marsa, nördlicher Vorort von Tunis.
“Dies ist ein außergewöhnlicher Tag. Ich habe das noch nie gesehen. Die Warteschlangen sind sehr lang. Es ist der Sieg von Tunesien. Wir werden sehen, wer gewinnt, aber es ist zweitrangig gegenüber der Bedeutung dieser Mobilisierung. Es ist ein schönes Beispiel für die gesamte arabische Welt. ”

– Maya Jribi, Generalsekretärin der PDP und einzige Frau, die eine der großen Parteien führt, stimmte in Ben Arous (Vorort südlich von Tunis)
“Ich habe ein Gefühl von Stolz und Würde. Wir wenden die Seite der Tyrannei in eine neue Ära, in der die Bürger wählen ihre Vertreter, ohne Angst, ohne Beeinflussung und Patronage.”

– Der Gründer der islamistischen Partei Ennahda, Rached Ghannouchi, absolvierte seine Wahlpflicht in der Wohngegend von El Menzah. Mit seiner Familie angekommen fing er an, sich gegen den Eingang des Büros zu bewegen, aber die Menge rief: “Schlange stehen! Die Schlange! Demokratie fängt hier an!”. Lächeln, dann nahm er seinen Platz in der Warteschlange für mehr als eine Meile vom Eingang zum Wahllokal.
“Das Publikum zeigt den Durst der Menschen für die Demokratie”, sagte er, umringt von Dutzenden von Journalisten.
An seinem Ausgang wurde er ausgepfiffen, viele Menschen riefen: “Raus! Raus hier!” “Terrorist” oder “Mörder!”

– Abdelfattah Mourou, Mitbegründer von Ennahda, der auf einer unabhängigen Liste angezeigt wird, stimmte in La Marsa.
“Es ist sehr gut, bin ich sehr stolz und sehr glücklich. Tunesien wiedergeboren zum ersten Mal seit der Unabhängigkeit. Es ist ein stolzer Tag für alle Tunesier. Der Zustrom zeigt, dass die Tunesier haben verstanden, dass sie verantwortlich sind und dass die Auswahl erfolgt nur durch die Wahlurne. ”

– Yadh Ben Achour, der den ‘Hohen Körper zuständig für die Lenkung der politischen Reformen in der Übergangsphase in Tunesien’ leitet, stimmte La Marsa:
“Meine Eindrücke sind sehr positiv und sehr gut. Von Anfang an von der Eröffnung des Lokals und auch zuvor war die Zahl der Wähler beeindruckend. Es geht über das, was wir erwarten. Tunesier sind sich bewusst, dass es für sie steht für eine neue Seite ihrer Geschichte. Es ist sehr bewegend. ”
© 2011 AFP

3. Weise, feierlich und bedacht auf die Geheimhaltung der Abstimmung: die Tunesier an den Urnen
TUNIS (AFP) – 2011.10.23 05.58
“Ihnen sagen, wofür ich gestimmt habe? Sie machen Witze, hoffe ich. Die Abstimmung ist geheim!” Sie kommen aus den Wahllokalen, der Zeigefinger blau, gleichzeitig lächelnd, stolz und feierlich. Ab 07.00 Uhr Sonntag, stimmten die Tunesier, en masse.
Nach einer Rekordbeteiligung am Morgen bremste der Strom etwas, aber eine Stunde vor Schliessung der Wahllokale warten Dutzende von Wählern wieder geduldig, Personalausweis in der Hand.
Fünfzehn Minuten vor der Eröffnung gab es Hunderte Wartende in manchen Vierteln. Ruhig, leise. Kein Überlaufen der Freude, sondern ein offensichtlicher Stolz. In Mutuelleville, einem gehobenen Viertel der Hauptstadt, kommt ein jungen Mann in die Flagge Tunesiens gewickelt zu seiner Wahlpflicht.
In Ettadhamen, einem Volksviertel, warten Männer und Frauen getrennt. Die bunten Schleier stechen sich mit den schwarzen Anzügen. Militär und Polizei waren diskret, aber sehr präsent.
Die Mehrheit der Wähler stimmt zum ersten Mal.
“Früher machte ich mir keine Mühe, um zu kommen und zu wählen, es war eine Farce”, sagte Salma Cherif, ein Arzt von 48 Jahren, in Mutuelleville.
“Ich bin sehr glücklich, ich fühle mich wohl”, lächelte Ahmed Radal, wickelt sich mit großer Geste in einen Umhang und winkt seinen Zeigefinger mit blauer Tinte bedeckt – 48 Stunden unauslöschliche Spuren, von allen Wählern getragen – am Ausgang von einem Büro in Ettadhamen. “Nein, ich werde Ihnen nicht sagen, wen ich gewählt habe. Heute gibt es niemanden, von dem bekommen Sie eine Pistole an den Kopf oder der Sie in die Rippen tritt am der Tag der Wahl “, sagte er in ein lautes Lachen.
Die Menschen warten geduldig, ohne Gedränge. Die Beobachter, tunesische Jugendliche durch ihre Abzeichen gekennzeichnet, sanft führen, rufen die spezielle Telefon-Service, um verlorenen Wählern zu helfen, ihr Wahllokal zu finden.
Im Ettadhamener Büro bleibt ein Mann sehr lange in der Kabine mit den Farben der Unabhängigen Wahlkommission (ISIE), die diese historische Wahl organisiert. Der enorme Wahlzettel in A3 Größe hebt seine Ratlosigkeit, er gestand, bis zum letzten Moment gezögert zu haben. Schließlich kam er heraus, faltete den Zettel in die transparente Wahlurne. “Es ist schön”, flüstert der Isie-Wahlhelfer, der stand neben der bereits gefüllten Kunststoff-Box.
In dem Schulhof sitzen die Alten hinter Schulpulten und warten, dran zu sein.
Hassen und Latifa, aneinandergeklammert, kamen als Paar. Sie wählten die Liste der Ennahda, die islamistische Partei. “Es ist eine bewusste Entscheidung, ich las ihr Programm”, sagte Hassen. “Dies ist das erste Mal, dass wir die Praxis der Demokratie in Tunesien haben, es notwendig, das gut zu machen”, sagt er feierlich.
Am späten Nachmittag, in einem Wahllokal in der Olympischen Stadt in Tunis, sind Dutzende von Wählern immer noch am Warten, eine Mehrheit der Männer. Auch hier Männer und Frauen in separaten Schlangen. “Offenbar eine Galanterie”, witzelt Souad, eine Studentin von 21, ironisch. Sie stimmt “links”.
In diesem Büro der “Stammgäste”, “nur ein Dutzend Menschen auf Hunderten” der Wähler mussten woandershin geschickt werden, sagt Maha Gattoufi, junge Freiwillige der Isie. Um 17.00 Uhr hatten “70% der Wähler” gewählt, sagte sie und zeigt dass fast volle Blatt.
Zidi Abdallah, 66, mit schönen weißen Bart wie Karl Marx, will seinen Personalausweis zeigen: “Ich wurde am 1 April 1945 geboren, aber mein ganzes Leben war ein Witz, aber jetzt komme ich, um endlich mein Recht wahrzunehmen”, sagte er.
Trotz anhaltender Wunden am Bein, hielt er sich in der Warteschlange: “Ich wurde gebeten, zu sitzen, aber ich wollte nicht. Ich wollte wie alle anderen stehen, um zu stimmen..”
© 2011 AFP

4. In Tunis zählt man die Stimmzettel dreimal, ernst und mit Kaffeepause
TUNIS (AFP) – 2011.10.24 06.41
Der Leiter des Wahllokals Jaouadi Boumnijel ist der letzte, der den Stimmzettel in die Wahlurne gleiten lässt. Die durchsichtige Kunststoff-Box ist mit fünf Siegeln, deren Nummern sorgfältig in einem PV aufgezeichnet sind, versiegelt. Dann ist Kaffeepause.
Das Wahlbüros Nummer vier erwartet den Präsident des Polling-Zentrums, der die vier Wahllokale der Grundschule von Ibn Khaldun, Volksviertel westlich von Tunis, überwacht. “Er ist nicht hier”, sagen sie schwer und müde, die Vertreter der Wahlkommission (ISIE).
Die fünf, zwei Männer und drei Frauen, eine verschleiert, nehmen eine Kaffeepause und organisieren das Zählen.
Ein Vertreter der Demokratischen Koalition der Modernisten (PDM, zu der fünf Parteien des linken Flügels gehören) und ein Beobachter vom Zentrum Chahed (Zeugen) beobachten sie, ohne Kommentar.
Ein Formblatt fehlt, man diskutiert. Eine der Agenten, Olfa, fordert Isie zu rufen, bevor Sie das Zählen ohne das Formblatt beginnen. Neue Debatte.
Der Countdown beginnt endlich um 08.15 Uhr. Stimmzettel, Poster in A3-Format mit Nummern, Namen und Logos der 80 Listen, die im Rennen von Tunis liefen, werden entfaltet.
Sie zählen, einmal, zweimal, dreimal: 762 von 898 registrierten Wählern sind im Büro. Dann wieder zählen, diesmal, um die Anzahl der nicht genutzten Stimmzettel zu berechnen von den Tausend bereitgestellten.
“Die Analphabeten sind manipuliert worden”, meint Beobachter Mr. Riyadh Ouslati. “Die älteren Frauen wollten in die Wahlkabine mit einem versteckten Zettel mit der Nummer und dem Logo von Ennahda”, sagt Olfa, zeigt Zettel beschlagnahmt.
Im Hof der Schule, sagte der Leiter des PDM, hörte er Männer rufen: “Hamama! Hamama! 54!” (Taube! 54!), Logo und Symbol-Nummer der Liste der Ennahda, dann mussten sie aber das Zentrum unmittelbar nach der Abstimmung verlassen.
Der Wahlleiter hat endlich die Isie am Telefon und fordert die “fehlenden Formblätter.”
Die Urne war noch um 21:00 Uhr verschlossen. Die Zählung wird ein wenig länger warten.
“Wir sind müde, aber die Dinge sollten ordnungsgemäß durchgeführt werden”, behauptet Olfa.
Doch sie dachten, sie wären am Ende dieses langen Tages, als kurz nach 19.00 Uhr zwei junge Soldaten die Schultore schlossen.
Ein paar Dutzend Wähler, vor allem Mädchen, kamen nach ihrem Arbeitstag und konnten kurz vor der offiziellen Sperrstunde abstimmen. Dann sind die Tore endgültig geschlossen.
“Wir sind auf Kriegsfuß non-stop seit Freitag mit der Lieferung von Ausrüstungen zu sichern und zu überwachen den Wahlprozess”, sagte der Offizier, der “kein Ereignis” trotz der Menschenmassen festgestellt hat, seit der Eröffnung des Büros.
© 2011 AFP

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