TUNESIEN: ZWEI GESCHICHTEN ÜBER DAS LEBEN in TUNIS (ohne Politik) – Tunisie: la vie a Tunis (sans la politique), 2 reportages

1. “Die Nacht der Sterne”: ein Glückwunsch für das Tunesien nach Ben Ali
TUNIS (AFP) – 2011.08.07 07.32
“Ein Wunsch? Gute Reise, Tunesien!”, Naima seufzt. Sie begleitet Tochter und Neffe in der Cité des Sciences (Science City, Wissenschaftsmuseum) für die erste “Nacht der Sterne” im post- Ben Ali Tunesien, in Tunis am Samstagabend. Yasmine, 10, und Ridha, 8 Jahre, sind auch da, um Wünsche zu machen. “Aber wir können sie nicht sagen, oder sie werden nicht wahr”, flüstert das Mädchen mit dem lockigen schwarzen Haar, unschuldig lächelnd.
2. Das Herz von Tunis wird von Ständen erobert, ein permanenter Basar des “Made in China”
TUNIS (AFP) – 2011.08.22 07.03
Früher in den Straßen von Tunis unter der Autorität des Clans Ben Ali verboten, verteilen Straßenverkäufer nun ihre Stände kühn auf wichtigen Straßen, in Ecken und Winkeln der tunesischen Hauptstadt, welche ein großer Basar des “Made in China” wurde.
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1. “Nuit des étoiles”: un voeu de bonne route pour la Tunisie post-Ben Ali
TUNIS (AFP) – 07.08.2011 07:32
“Un voeu? Bonne route pour la Tunisie” soupire Naïma qui accompagne sa fille et son neveu à la Cité des Sciences pour la première “nuit des étoiles” dans la Tunisie post-Ben Ali samedi soir à Tunis.
Yasmine, 10 ans, et Ridha 8 ans, sont également là pour faire des voeux.
“Mais on ne peut les dévoiler sinon, ils ne seront pas exaucés”, susurre innocemment la fillette aux cheveux noirs bouclés, tout sourire.

L'étal d'un vendeur ambulant, avenue de l'Espagne, le 11 mars 2011 à Tunis
Foto (c) AFP: Stand eines fliegenden Verkäufers in Tunis, März 2011
L’étal d’un vendeur ambulant, avenue de l’Espagne, le 11 mars 2011 à Tunis

Après la rupture du jeûne, environ deux cent personnes, essentiellement des familles avec enfants, ont bravé la chaleur moite de cette nuit du ramadan pour venir observer la Lune et Saturne et peut être des étoiles filantes pour les chanceux.
“Les Trois belles d’été, Antares l’étoile la plus brillante de la constellation du Scorpion et presque au zénith la constellation d’Hercule, en forme de H”, énumère Nawfel Ben Mouaïa, responsable du planétarium de la Cité des sciences, tête penchée en arrière et le doigt pointé vers le ciel.
“Nous organisons souvent des soirées astronomiques, la dernière a eu lieu le 15 juin pour l’éclipse solaire, mais c’est la première fois que nous organisons une nuit des étoiles durant le Ramadan”, explique M. Ben Mouaïa.
Une date choisie au hasard? “Non, tranche le responsable. C’est la meilleure période de l’année pour voir les étoiles filantes. La Terre croise la trajectoire des comètes dont les poussières entrent dans l’atmosphère, s’échauffent et se consument en une fraction de seconde, formant des stries lumineuses: une étoile filante est née”, s’enthousiasme le scientifique.
Toutefois, aucune garantie pour apercevoir les étoiles filantes. “Nous sommes au centre de Tunis. Avec autant d’éclairage, il faudrait être chanceux et patient pour en voir”, ajoute-t-il, scrutant la voûte céleste.
Deux télescopes sont installés pour observer la Lune, et un pour Saturne.
Hamza, 6 ans, trop petit pour atteindre l’objectif, est porté par son père. Il s’émerveille en voyant les anneaux de Saturne. Quand il repose les pieds sur terre, il ne sait pas exactement ce qu’il a vu mais reste tout hébété de l’avoir vu.
“Je profite de cette nuit des étoiles pour donner l’habitude à mes enfants de fréquenter la Cité des sciences”, dit le père de Hamza, ravi d’échapper au brouhaha de la capitale très animée la nuit durant le Ramadan.
Main dans la main, attendant leur tour pour voir la Lune, l’unique couple sans enfants de la soirée a voulu profiter de l’une des rares soirées scientifiques à Tunis.
“Cela nous change des cafés, des salons de thé et de la maison”, lance Sadri Sancho, grand quadragénaire grisonnant, analyste financier dans une société de leasing.
Soirée romantique? “Pas du tout! nous deux, ça date”, lâche Ramla sa femme.
A la sortie de la Cité des Sciences, Yasmine et Ridha, voilent à peine leur déception. “Pas d’étoiles filantes pour ce soir”, regrette Naïma, la mère de Yasmine.
Leurs voeux, ils ne les dévoileront pas. Ils préfèrent les garder pour la prochaine étoile filante. D’autres préfèrent croire en “la bonne étoile” de la Tunisie libérée de la dictature, en pleine transition démocratique.
Outre la Cité des sciences, d’autres sites d’observation sont organisés par les amateurs ou les clubs d’astronomie, une science populaire dans les milieux universitaires.
© 2011 AFP

Des tunisiens patientent pour observer les étoiles dans la nuit du 6 août 2011, à la Cité des Sciences de Tunis
des tunisiens patientent pour obsrever les étoiles dans la nuit du 6 août 2011, à la Cité des SciencSterne gucken in Tunis, August 2011

2. Le coeur de Tunis envahi par des étals, un souk permanent du “made in China”
TUNIS (AFP) – 22.08.2011 07:03
Autrefois cantonnés dans une rue de Tunis et sous l’autorité du clan Ben Ali, les vendeurs ambulants étalent désormais audacieusement leurs commerces sur les grandes artères, coins et recoins de la capitale tunisienne, devenue un vaste souk du “made in China”.
Défiant la police municipale et les commentaires de Tunisois agacés, les étals s’étendent sur les places, trottoirs et quais du tramway dans un indescriptible chaos multicolore de produits comestibles, parfums et produits de beauté de marque contrefaits, shampoings, bijoux, jouets, outils de bric et de broc à des prix défiant toute concurrence.
Ce “made in China” fait le bonheur des clients touchés par le renchérissement du coût de la vie et consommateurs frénétiques en ce mois de ramadan. Il met en rage les boutiques ayant pignon sur rue.
A l’approche de la fête de l’Aïd qui suit le mois de jeûne musulman, l’achat d’habits neufs et de jouets pour les enfants est un must: Djellabas, jeans, baskets, t-shirts et chaussures sont proposés pour quelques dinars jusque devant les devantures de boutique de la rue marchande Charles De Gaulle, coeur battant de Tunis.
Camelote? Qu’importe, “l’essentiel est de faire plaisir aux enfants et aux vieux à petits prix”, affirme Saida, les bras chargés d’achats pour l’Aïd.
Autrefois cantonnés dans la rue Boumendil, le commerce informel détenu par des barons du clan des Trabelsi, du nom de l’épouse de l’ex-président Ben Ali, les marchands du made in China se sont multipliés et ont envahi par centaines Tunis. Certains tolèrent, d’autres ne cachent pas leur agacement.
“Avant sur l’Avenue Bourguiba, il ne se vendait que des fleurs et du jasmin, c’est révoltant de voir la capitale transformé en souk de camelote”, s’énerve Ridha, un chauffeur de taxi vivant depuis son enfance dans la capitale. “Je n’ai jamais vu un tel désordre”, ajoute ce quadragénaire.
Le phénomène inquiète de plus en plus les Tunisois. “Quelle image de Tunis aux yeux des visiteurs étrangers, déjà rares après la révolution ?”, s’interroge Mosbah sur la terrasse d’un café touristique. “Ils sont là jour et nuit”.
“Il faut arrêter les dégâts. Tunis était l’une des capitales les plus belles et les plus propres du monde arabe, c’est honteux de voir tuniques et rideaux cacher la belle entrée de la médina”, déplore Majid, un ingénieur de 57 ans.
“Même les merguez se vendent maintenant sur l’avenue Habib Bourguiba”, principale promenade de la capitale envahie par les odeurs de méchoui la nuit. “On se croirait dans une scène de film égyptien”, se lamente-t-il.
La plupart des vendeurs ambulants sont “des jeunes chômeurs originaires de provinces pauvres, et qui offrent des produits à la portée des petites bourses, se défend un des vendeurs, Slah.
Exposant des verres multicolores sur un carton à même le sol, Mounir, un jeune bachelier de 25 ans originaire de Sidi Bouzid (centre-ouest) se dit contraint à ce petit métier.
“Je suis obligé pour nourrir ma famille, j’ai besoin de sous”, explique-t-il, emballant à la va-vite une douzaine de verre dans du papier journal.
Près d’un quart de la population vit actuellement en-dessous du seuil de pauvreté, et le chômage touche 700.000 personnes, dont 170.000 titulaires de diplômes universitaires, notamment à l’ouest du pays, selon des statistiques officielles post-révolution.
© 2011 AFP

Un vendeur ambulant, avenue de l'Espagne, le 11 mars 2011 à Tunis
Foto (c) AFP: Stand eines fliegenden Verkäufers in Tunis, März 2011
L’étal d’un vendeur ambulant, avenue de l’Espagne, le 11 mars 2011 à Tunis

1. “Die Nacht der Sterne”: ein Glückwunsch für das Tunesien nach Ben Ali
TUNIS (AFP) – 2011.08.07 07.32
“Ein Wunsch? Gute Reise, Tunesien!”, Naima seufzt. Sie begleitet Tochter und Neffe in der Cité des Sciences (Science City, Wissenschaftsmuseum) für die erste “Nacht der Sterne” im post- Ben Ali Tunesien, in Tunis am Samstagabend. Yasmine, 10, und Ridha, 8 Jahre, sind auch da, um Wünsche zu machen. “Aber wir können sie nicht sagen, oder sie werden nicht wahr”, flüstert das Mädchen mit dem lockigen schwarzen Haar, unschuldig lächelnd.
Nach dem Fastenbrechen, etwa 200 Menschen, meist Familien mit Kindern, trotzten der schwülen Hitze der Nacht des Ramadan, um zu kommen und zu beobachten den Mond und Saturn und vielleicht Sternschnuppen, für die Glücklichen.
“Die drei schönen des Sommers hier, und da Antares, der hellste Stern im Sternbild Skorpion. Und fast Überkopf das Sternbild des Herkules, H-förmig”, zählt Nawfel Ben mouaia, der Leiter des Planetarium Science City, Kopf nach hinten geneigt und mit dem Finger zum Himmel.
“Wir haben oft astronomische Partys veranstaltet, die letzte am Juni 15 für die Sonnenfinsternis, aber dies ist das erste Mal, dass haben wir eine Nacht im Ramadan”, sagt Ben mouaia.
Ein Termin nach dem Zufallsprinzip ausgewählt? “Nein. Dies ist die beste Zeit des Jahres, um die Sternschnuppen zu sehen. Die Erde kreuzt den Weg des Kometen, Staub kommt in die Atmosphäre, erwärmt sich und brennt – im Bruchteil einer Sekunde bilden sich helle Streifen: eine Sternschnuppe wird geboren, ” ruft der Wissenschaftler begeistert.
Dennoch kann keine Garantie für Sternschnuppen sehen gegeben werden. “Wir sind im Zentrum von Tunis. Bei so viel Licht, es braucht das Glück und Geduld, um sie zu sehen”, sagt er, schaut in den Himmel.
Zwei Teleskope sind installiert, um den Mond zu beobachten, und Saturn.
Hamza, 6, zu klein, um das Gerät zu erreichen, wird von seinem Vater getragen. Er staunt über die Ringe des Saturn. Wieder unten, ist es ihm unklar, was er sah, er bleibt aber ergötzt, es gesehen zu haben.
“Ich nehme diese Nacht der Sterne, um meine Kindern daran zu gewöhnen, die Science City zu besuchen”, sagte Hamzas Vater, freut sich, vom Trubel der geschäftigen Hauptstadt in der Nacht während des Ramadan zu entkommen.
Hand in Hand warten sie ihrerseits, den Mond zu sehen: das einzige kinderlose Paar des Abends wollte von einer der wenigen wissenschaftlichen Nächte in Tunis profitieren.
“Dies verändert uns von Cafés, Teestuben und Zuhause”, scherzte Sadri Sancho, großer grauhaariger Vierziger, ein Finanzanalyst in einer Leasing-Gesellschaft.
Romantischer Abend? “Überhaupt nicht, wir sind schon lange zusammen”, sagt locker seine Frau Ramla.
Am Ende der Cité des Sciences, Yasmine und Ridha haben kaum ihre Enttäuschung verschleiert. “Keine Sternschnuppen für heute Abend”, klagt Naima, die Mutter von Yasmine. Ihren geheimen Wunsch wollen sie immer noch nicht erzählen; der bleibt fürs nächste Mal.
Andere bevorzugen es, in den “lucky star” eines Tunesien, befreit von der Diktatur und in vollem Übergang zur Demokratie, zu glauben.
Neben der Stadt für Wissenschaft gibt es weitere Beobachtungsstellen, organisiert durch die Amateur-Astronomie Clubs in den Universtätsmilieus.
© 2011 AFP

2. Das Herz von Tunis wird von Ständen erobert, ein permanenter Basar des “Made in China”
TUNIS (AFP) – 2011.08.22 07.03
Früher in den Straßen von Tunis unter der Autorität des Clans Ben Ali verboten, verteilen Straßenverkäufer nun ihre Stände kühn auf wichtigen Straßen, Ecken und Winkeln der tunesischen Hauptstadt, welche ein großer Basar des “Made in China” wurde.
Sie ignorieren die Stadtpolizei und die Kommentare der gereizten Tunesier und verbreiten die Stände über die Plätze, Bürgersteige und Docks der Straßenbahn, in einem unbeschreiblichen Chaos aus bunten essbaren Produkten, Parfums und Kosmetika, gefälschte Marken- Shampoos, Schmuck, Spielzeug, Werkzeug und Krimskrams zu günstigen Preisen.
Das “Made in China” ist ein Vergnügen für die durch die steigenden Lebenshaltungskosten betroffenen Kunden. Es erzürnt die regulären Boutiquen.
Wie nähern wir uns dem Fest der Aïd, die dem muslimischen Fastenmonat Ramadan folgt – Kauf neuer Kleidung und Spielzeug für Kinder ist ein Muss: Djellabas, Jeans, Turnschuhe, T-Shirts und Schuhe sind im Angebot für paar Dinar, bis vor die Ladenfronten der Einkaufstraße Charles De Gaulle, das schlagende Herz von Tunis.
Alles Plunder? Egal, “wichtig ist, den Kindern und Alten für wenig Geld eine Freude zu machen”, sagt Saida, die Arme voller Einkäufe für Eid.
Einige vertragen es, andere nicht verstecken ihre Verärgerung.
“In der Avenue Bourguiba wurden früher Blumen und Jasmin verkauft, jetzt ist es empörend, die Stadt in einen Basar von Junk verwandelt zu sehen”, ärgerte sich Ridha, ein Taxifahrer, der seit seiner Kindheit lebt in der Hauptstadt . “Ich habe noch nie so ein Durcheinander gesehen”, fügte der Vierzigjährige hinzu.
Das Phänomen beunruhigt mehr und mehr Tunesier. “Welches Bild von Tunis gibt das in den Augen der ausländischen Besucher, die bereits knapp nach der Revolution kommen?”, Fragt Mosbah auf der Terrasse eines Cafés. “Sie sind da, Tag und Nacht.”
“Wir haben die Schäden, das muss aufhören. Tunis war eine der schönsten und saubersten Hauptstädte in der arabischen Welt, es ist beschämend, den schönen Eingang zur Medina hinter Mäntel und Vorhänge versteckt zu sehen”, klagt Majid, ein Ingenieur von 57 Jahren.
“Auch Würste verkaufen sie jetzt auf der Avenue Habib Bourguiba,” die Hauptstraße der Hauptstadt, in der Duft von Gegrilltem in der Nacht regiert. “Es ist wie eine Szene aus einem ägyptischen Film”, klagt er.
Die meisten Anbieter sind “arbeitslose Jugendliche aus armen Provinzen, und die Produkte sind innerhalb der Reichweite von kleinen Gehältern”, bestreitet einer der Anbieter, Slah.
Farbige Gläser stellt er auf Karton auf dem Boden aus, Mounir, ein Hochschulabsolvent von 25 Jahren aus Sidi Bouzid (West Central), und sagt, er ist zu dem kleinen Geschäft gezwungen.
“Ich bin verpflichtet, meine Familie zu ernähren, ich muss”, sagte er, und verpackt in Eile ein Dutzend Gläser in der Zeitung.
Fast ein Viertel der Bevölkerung lebt unterhalb der Armutsgrenze und die Arbeitslosigkeit betrifft 700.000 Menschen, 170.000 Hochschulabsolventen, vor allem im Westen des Landes, laut der amtlichen Statistik nach der Revolution.
© 2011 AFP

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